Achtung, Deutsche Qualität !
On n’en a pas encore fini avec un virus venu de Chine que des parasites de l’espace nous envoient leur deuxième vague.
C’est depuis 2017 que le quintet Berlinois nous assène son thrash metal old school : un EP “A date with thrash doctor” (2018) et un premier full length “Raw and violent” ont vu le jour coup sur coup.
Il aura fallu attendre quatre années pour voir ce “The spellbound witch” arriver dans les bacs !
Le premier album s’appelait “Raw and violent” ? Celui-ci aurait pu s’intituler “le retour du fils de Raw and violent vol. 2” tant le groupe perpétue ce thrash old school à la façon d’un Destruction sous amphétamines (pléonasme).
Parce que c’est que ça riffe sévère chez Space Parasites : ça reste du thrash metal tout ce qu’il y a de plus classique mais ça a le mérite d’être non seulement bien fait mais très accrocheur.
Une intro calme annonciatrice de la tempête qui va suivre et boum, “Crimson eyes” attaque crescendo son travail de sape à gros coups de riffs sauvages et principalement rapides, les mélodies sont bien présentes et le chant est celui de la progéniture légitime de Schmier et de Wendy O’ Williams.
On ne va pas se mentir, la musique des parasites de l’espace ne révolutionne rien et la seule surprise qu’elle contient se situe dans sa qualité tant le quintet nous ressort des plans maintes et maintes fois ressortis.
En même temps, l’appellation “thrash metal old school”, aussi jouissif soit-il à écouter pour le commun des thrashers, n’est pas sujet à grande révolution et cette nouvelle vague du genre ne cherche pas forcément la nouveautés… Sinon ça ne servirait à rien de le nommer “old school”.
Bref, si tu as cette appellation, y a pas de raisons que tu ne saches pas à quoi t’attendre.
Toujours est-il que les 38 minutes de “The spellbound witch” nous permettent de passer un putain de bon moment de frénésie donnant envie de lever le poing et les horns up en secouant la tête !
Et moi, personnellement, ça me va très bien !
Tracklist :
1. Intro (0:47)
2. Crimson Eyes (4:24)
3. Rot in Hell (4:27)
4. Cross the Line (3:42)
5. …And Again (5:21)
6. Enter the Void (4:12)
7. The Spear (5:02)
8. He-M-An (3:11)
9. The Spellbound Witch (6:23)
10. Outro (1:21)
Le désormais duo allemand Exxperior revient avec un album « Escalating conflicts » complètement barré !
Articulé autour de Falk Mittenentzwei (Antyra, BitchHammer, Sic(k)reation) et du multi instrumentiste Tom « Exx Tom » Liebing (Psychaotic, Rodent (with Glasses), ex-Triopus, Cyber Messiah, ex-Bloodbeat, ex-Hateful Agony, ex-Slaughtered Existence), Exxperior, formé en 2010, a déjà une démo (2010), deux EP (« Sort of weird » en 2012 et « From weird to magical » en 2016) une compilation en 2016 (« Leftover and mutated« ) et cet « Escalating conflicts » est le troisième full length après « Call for sanity » (2011) et « Killing entertainment » (2014).
Avec en prime une chiée de guests.
Voyez plutôt : Ryan Taylor (Malevolent Creation, Solstice, ex-Atomik, ex-Combat, ex-Condition Critical, ex-Thrash Or Die), Chris McEwen (Hidden Intent, ex-Abyzmal), Michael Apelt (Warfoger, Räd Räts), Chris « Keksgrinder » Carl (Adrenicide, First Aid, Harmony Dies, ex-Apostasy, ex-Disgorge, ex-Exxperior), Richard Gamnitzer (Carrozer, Lumberhead) viennent pousser quelques vocalises là où Chris Meisl (Battlecreek), Charlie Young (Tracer), Konst Fischer (Smoke The Sky), Martín Martínez (Consolamentum, Eclectic pawn, Miquian, Slaves Of Pain, Xipe Totec, Yatrogeny, ex-Dew Of Nothing), Christopher James Mason (Almeida), Tom Tschernig (Exa), Florian Dehn (Dust Bolt), Bart Tadla (Straightline), Benjamin « Jimi » Socha (Toxic Waltz) et Stefan Kern (First Aid, ex-Wasteland, ex-Square Waves) viennent nous gratifier de quelques solos de guitare.
On retrouve aussi Lenny Bruce (Dust Bolt) pour des chants additionnels et des solos de guitare, ainsi qu’un certain Nikolai Kemeny pour des… claquettes.
Bref, bien du monde pour un album de folie.
C’est bien simple, ça part de partout, c’est souvent déjanté et ça nous colle plus d’une heure et quart d’un bon vieux thrash metal à l’esprit très cinématographique ou théâtral.
Et ce n’est rien de le dire : c’est qu’ils nous font tourner en bourrique pendant plus d’une heure et quart avec ses quinze titres de folie.
Comment décrire ?
Il y a bien une attitude très Strapping Young Lad dans l’outrance musicale parfois complètement déjantée de l’ensemble. On rajoute un soupçon de Mr. Bungle pour l’aspect barré de l’ensemble, et quelques réminiscences rock alternative à la façon d’un System Of A Down dans ses titres les plus incroyables.
Parce que, franchement, par moment, une chatte n’y retrouverait pas ses petits tellement ça prend des proportions progressives, voire jazzy, avec des breaks en veux tu en voilà à tire larigot.
Passionnant, mais il vaut mieux s’accrocher à son siège et rester bien concentré si on ne veut pas perdre le fil.
Bref, la musique d’Exxperior se veut être un véritable patchwork à la croisée de genres dont l’addiction peut se trouver improbables, mais le tout est d’une richesse telle qu’on a envie non seulement d’écouter le tout d’une traite, mais en plus d’y retourner plusieurs fois d’affilée pour bien s’imprégner de toute cette foultitude de détails qu’on aurait zappé lors des précédents écoutes.
Exclusivement réservé à toute personne ayant beaucoup de folie entre les oreilles !
Tracklist :
1. Exitiabilis Creatura (2:49)
2. Escalating Conflicts ? A World Goes Astray (4:34)
3. Timeless but_Mindless (6:35)
4. A.A.A. (5:10)
5. The Agnostic Jam (5:58)
6. Spirituality (2:09)
7. Multidimensional Mindblow (6:34)
8. Transformatus Erat (2:09)
9. A Murderer´s Excuse (8:11)
10. About Peace / The Presence of Justice (7:39)
11. Masks of Men (5:32)
12. XX (2:39)
13. Join the Brigade ! (5:31)
14. The Ethical Meaning of Success (8:46)
15. Anything (1:51)
Avec tout le retard que je me prends dans mes chroniques d’albums, je me retrouve à rédiger en décembre celle d’un album qui est sorti en septembre dernier.
La facilité eût été de faire l’impasse mais ne pas parler d’un album coup-de-cœur et ne pas le partager n’aurait pas rendu justice au talent des teutons (flingueurs) de Sceptor, groupe fondé en 2009.
Là où on aurait pu éventuellement croire de par son nom qui finit une nouvelle fois par –tor qu’on avait droit à un énième groupe de thrash metal old school, on se retrouve vite fait à écouter un album de pur heavy / power metal de l’école US.
En même temps, le quintet se compose de quatre allemands (les guitaristes Torsten Lang et Timo “Moe” Nolden, le bassiste Kelle Keller et le batteur Florian Bodenheimer), tous ayant fait partie d’autres formations, et d’un américain en la personne du chanteur Bob Mitchell, qui a fait les beaux jours notamment d’Attacker sur les albums “Battle at Helm’s deep” (1985), “Soul taker” (2004) et “The unknown” (2006).
En 2010, Sceptor sort un EP de deux titres “Introducing… Sceptor”, puis un premier album “Take command !” en 2012 relativement bien accueilli.
Est-ce suite à de nombreux changements de line up, mais toujours est-il que le groupe se sépare en 2014 pour se reformer en 2019. Un changement de bassiste en 2020 suivi d’un changement de batteur en 2021 et c’est sous cette version (définitive ?) que le groupe sort ce deuxième album, avec en bonus les deux titres de “Introducing… Sceptor”.
Au programme, un heavy metal tout ce qu’il y a de classique, aux forts relents de power metal US, avec un chanteur qui assure carrément : on croirait un bon mix entre Rob Halford et Udo Dirkschneider !
Les couplets / refrains sont purement accrocheurs et les riffs souvent bien acérés.
On navigue entre mid tempos implacables et heavy metal véloce qui flirte avec le speed metal (“Sovereign”, “Spartacus”) et chaque titre semble taillé pour la scène histoire de faire headbanguer bien frénétiquement tout auditoire.
On a même droit à la “semi” power ballade (“Armour black”) histoire de varier les plaisirs.
Bref, ce “Rise to the light” est un très bel album qui ravira les adeptes du genre.
Tracklist :
1. Past Reflections (Instrumental) (1:33)
2. Crown of Nails (4:36)
3. The Curse of Orlac (4:36)
4. Rise to the Light (5:05)
5. Dissension (5:12)
6. Beyond the Unknown (4:03)
7. Sovereign (3:58)
8. Armour Black (4:38)
9. Spartacus (3:58)
10. Powerhouse (bonus) (3:27)
11. Shadows in the Maze (bonus) (5:31)
Nouvelle réédition en vue pour les suédois de Mindless Sinners qui avaient sorti au début de leur carrière, deux excellents premiers méfaits : l’EP « Master of Evil » (1983), et l’excellent « Turn on the power » (1986) d’où sera extrait l’hymne « We go together ».
D’ailleurs, pour ce troisième opus qui remonte à l’année 1989, le groupe avait choisir de le sortir à l’époque sous le nom de Mindless et avait opté pour un style nettement plus commercial que sur les deux premiers.
En plus de l’album en lui même, on retrouve donc en bonus les 5 titres de la démo de 1986.
Un album qui se tient et qui devrait plaire sans problème aux fans de hard rock mélodique / AOR, d’ailleurs cet opus devrait ravir les fans du groupe Europe.
Mais si vous voulez découvrir le Mindless Sinner en version pur heavy metal, alors foncez sur les deux premiers albums qui restent des incontournables du genre.
Tracklist :
1 Heaven Will Know
2 Rockin’ In The Heat Of The Night
3 A Dream Of A Dream
4 Hold On
5 Run Away
6 Missin’ Pieces
7 Caught Up In The Action
8 Reflections Of Fantasia
9 Stranger
10 End Of The Road
11 A Dream Of A Dream – Demo -86
12 Hold On – Demo -86
13 Run Away – Demo -86
14 Reflections Of Fantasia – Demo -86
15 End Of The Road – Demo -86
Les Mexicains de Split Heaven exercent depuis 2003 dans le heavy / speed metal alternant aussi bien avec le thrash que le heavy. Le premier album éponyme avait permis au groupe d’être distribué à plus grande échelle et de traverser les océans pour nous présenter les très très bon « Psycho Samouraï » (2008) et « Street Law » (2011). Les deux opus suivants, « The Devil’s Bandit » (2013) et « Death Rider » (2016), ont confirmé à l’époque le bien que l’on pensait du groupe, même si l’effet de surprise avait disparu. Il faudra donc attendre un peu plus qu’habituellement pour avoir un nouveau disque de Split Heaven, nous voici donc cinq années après avec le sixième album du groupe : « Electric Spell« .
Vous aviez besoin d’un titre qui fasse hymne, un morceau que vous aviez envie de hurler ? Du heavy avec des chœurs guerriers, de la musique, de la vraie, celle qui sent la testostérone et les muscles, celle qui vous fait sentir la sueur dès le premier refrain ? Alors écoutez donc ce « Revolution », sans doute ce que le groupe a fait de mieux dans le style depuis ses débuts.
Il faut dire que Split Heaven ne fait pas dans la dentelle. On est dans du heavy metal avec un chant qui monte dans les aigus, des rythmiques de guitares qui se veulent tranchantes à souhait et un jeu de batterie assez fort pour flirter avec le thrash par moment. Bref, rien de bien nouveau mais quand c’est bien fait c’est toujours aussi bon.
Les amateurs de solos de guitares devraient trouver leur bonheur sur « Electric Spell » : on a droit à une partie instrumentale plus longue qu’à l ‘accoutumé histoire de donner une connotation peut être un peu plus heavy que le semi speed auquel on était habitué. Il faut dire qu’entre l’introduction acoustique et « Immolation » on comprend bien que la part belle était donnée aux six cordistes cette fois-ci.
Ce « Electric Spell » confirme le bien qu’on pensait du groupe. Certes l’effet de surprise n’est plus présent, du coup l’album nous marque moins, mais Split Heaven reste quand même une valeur sûre.
Tracklist :
01 Gerudo Valley Author- Koji Kondo
02 Sacred Fire
03 Soul Possessor
04 The Haunted Palace
05 Revolucion
06 Back From Purgatory
07 Hellion’s Night
08 Split Heaven
09 Let’s Fight
10 Electric Spell
11 Immolation