Troisième album après “The devil’s ride” (2011) et “At your service” (2014) auquel on peut rajouter un EP éponyme en 2016, les Suédois de Lou Siffer And The Howling Demons continuent leur bonhomme de chemin avec douze nouvelles petites bombes incendiaires suintant méchamment les bons vieux Motörhead, Misfits et Turbonegro.
Ici, ça pue bon l’urgence, les odeurs de moteur, de diésel, de transpiration, de clope et de whisky ! Et ça n’y va pas avec le dos de la cuillère : je ne sais pas ce qu’ils mettent dans leurs kanelbüllar ou dans leur knäckelbröd, mais toujours est-il que le quatuor balance du riff sévère à haute dose d’énergie bien keuponne ! Douze titres d’une moyenne de trois minutes, autant dire que ça va directement à l’essentiel avec pour seul but de dépoter le plus possible. Riffs rock ‘n’ roll bien énergiques, basse omniprésente qui claque méchamment, chant éraillé, batterie nerveuse et production à la hauteur, ce “Too old to die young” a tout de l’album qui permet de passer un pur moment de… rock’n’roll !
Aucune faiblesse à déplorer, cet album est juste le parfait défouloir pour qui a un peu de folie entre les oreilles ou la parfaite bande-son d’un road trip sur la route 66 pendant lequel aucun bar ou club enfumé ne sera oublié, avec la partie de billard, la murge au whisky et la traditionnelle baston de rigueur !
La vie, quoi !
Tracklist :
1. The Worm (2:45)
2. Sucks To Be You (3:14)
3. Amplifire (2:59)
4. The Song That Wrote Itself (3:21)
5. White Hollow God (3:14)
6. Night Of The Damned (2:45)
7. The Last Word (3:27)
8. Too Old To Die Young (3:38)
9. Devil In Me (2:22)
10. Fuel On The Fire (2:45)
11. Final Nail In The Coffin (2:47)
12. Can’t Slow Down (3:14)
Les brésiliens de Kiko Shred’s nous présentent ici leur quatrième album Rebellion et il s’agit du groupe du guitariste multi instrumentiste Kiko shred qu’on retrouve également au coté de Christian Lodge chez Savage Grace.
Forcement quand on évoque le terme guitariste shredder ayant une formation à son nom, cela peut nous faire penser à Yngwie Malsteen et Timo Tolkki.
Après une magnifique intro, c’est donc le speed « Mirror » qui ouvre le bal et bizarrement c’est le Angra période « Angel’s cry » qui me vient à l’esprit et d’ailleurs la voix a quelques intonations de notre regretté André Matos (RIP).
« Rainbow after the storm », « Rebellion » ou « Thorn across my heart » sont aussi fort réussis et, niveau solos ,c’est un pur régal pour les oreilles, Kiko est juste un tueur, un Shredder de chez Shredder!!!!!!!.
D’ailleurs on retrouve comme invité Doogie White en guest sur le morceau « Thorn accros my heart » et, comme à son habitude, le monsieur déchire grave !!
L’instrumental « Mores non sperarabit » aurait pu se retrouver sans aucun problème sur les albums qu’avait sorti Jason Becker ou Marty Friedman dans les années 80.
On a donc affaire a un vrai virtuose de la six cordes…
« Honour to the fallen brothers » aussi est très bon et nous rappelle par certains aspects les groupes Symphony X voire Dream Theater… mais si, la période « Images and words » – c’est carrément l’ensemble du groupe qui musicalement frôle la perfection -.
Le deuxième instrumental « The hierophant » est un peu le deuxième effet Kiss Cool ou plutôt, comme on dirait dans une certaine religion, quand on te donne une baffe sur le joue droite, tu tends la joue gauche et c’est juste mortel .
« Voodoo Queen » rappelle toujours Symphony X, et c’est pas pour nous déplaire, bien au contraire !
« Information war » est un brulot bien speed, juste fantastique, qui clôture de fort belle manière cet album fort réussi.
La production est juste énorme et le son est parfait – Normal vu l’excellence musicale proposée par le quatuor.
Un album très bon qui fera partie des grands crus de cette année 2021.
Tracklist :
1. Intro (0:57)
2. Mirror (4:37)
3. Rainbow After The Storm (5:59)
4. Rebellion (5:37)
5. Thorn Across My Heart (feat. Doogie White) (5:39)
6. Mors Non Separabit (5:54)
7. Honour To The Fallen Brothers (6:21)
8. The Hierophant (4:17)
9. Voodoo Queen (4:14)
10. Information War (5:40)
Si on recherche le chaînon manquant entre Exciter, Overkill et Agent Steel, c’est surement du côté du Piémont (Asti) qu’on risque de le trouver tant la musique d’Iron Jaws se fond dans un speed metal à la fois des plus passéistes et des plus fluides.
Troisième album pour le quintet formé en 2006 après les déjà excellents “Louder is not enough” (2010) et “Guilty of ignorance” (2013) qui, à défaut d’être inoubliables, avaient la qualité d’être déjà bien suffisamment percutants pour séduire les fans de heavy metal rapide qui n’a pas la prétention de franchir les frontières du thrash.
Et en ça, Iron Jaws semble avoir décidé de perpétuer cette bonne vieille habitude !
En douze titres pour quarante sept minutes, on se prend une bonne brassée de riffs qui faisaient fureur dans les mid eighties et cette déclaration de guerre aurait très bien pu avoir sa place entre des “Taking over”, “Heavy metal maniac”, “Skeptics apocalypse” ou autre “Tales of terror” tant le côté rafraichissant de l’ensemble fleure bon cette époque bénie.
Si on pouvait faire un reproche à cet album, c’est peut être un côté très homogène : chaque titre semble être attaqué de la même façon avec du riff puissant sur une rythmique rapide, avec un chant rageur qui n’exclut pas quelques cris suraigus lors des refrains.
Et on retiendra aussi que, sur ce troisième album, Iron Jaws se fend d’une troisième reprise : après “Violence and force” (Exciter) sur le premier album, puis “Metal merchants” (Hallow’s Eve) sur le deuxième, on a droit à une revisite explosive du “Ton of bricks” de Metal Church sur celui-ci !
Et elle est particulièrement efficace.
Pour le reste, les Italiens enchaînent les titres efficaces qui sont autant d’invitations à un headbanging effréné et décomplexé, mentions spéciales à “Speed metal commando”, l’explosif “The Hell of boiling metal (big trouble in Chinatown)”, “Declaration of war”, le très Overkill “Idiots’ prophet”, “Back on the hunt” ou le très Running Wild “Horns up for metal” qui clôt un album bien réussi !
Bref, un album plus que conseillé pour toute personne ayant un peu de folie entre les oreilles !
Tracklist :
1. Satan’s Bride (3:19)
2. Speed Metal Commando (4:07)
3. The Brawl (4:47)
4. The Hell Of Boiling Metal (Big Trouble In Chinatown) (3:53)
5. Declaration Of War (2:56)
6. Tone Of Bricks (reprise Metal Church) (2:43)
7. Evil Bringer (4:55)
8. Idiots’ Prophet (4:09)
9. Grandier’s Damnation (3:51)
10. B.M.W. (Black Metal Wheels) (3:19)
11. Back On The Hunt (3:40)
12. Horns Up For Metal (6:04)
Si un jour on m’avait dit que j’aurai une citation de cet humoriste pour introduire une chronique, je ne l’aurais pas cru !
Et pourtant, “plaisir” est bien le mot qui me vient à l’esprit dès lors que j’ai reçu les mp3 d’un nouvel album d’un groupe que j’avais cru disparu depuis plus de trente ans !
En effet, Axewitch risque de ne parler qu’au quadras-quinquas et plus tant cet Out of the Shadows Into the Darkness est le premier album de la formation depuis un certain Hooked on High Hells qui date quand même de… 1985 !
C’est donc après 36 années que le groupe suédois revient avec un nouvel album !
Formé en 1979 sous le nom de Hazy, c’est en 1981 que le groupe changera son nom en Axewitch et sort coup sur coup en 1982 une demo et un EP (Pray for Metal), ce dernier déjà bien salué par la critique.
Et l’explosion du groupe intervient en 1983 avec le légendaire The Lord of Flies, suivi de près l’année suivante par le tout aussi excellent Visions of the Past. Un EP de trois titres suivra en 1984, puis ce Hooked on High Heels en 1985.
C’est en 1986 que le quintet sortira une ultime démo The Losers avant de splitter une première fois en 1987.
On en entendra parler furtivement en 1991 mais sans suite, et c’est en 2007 que la véritable reformation a lieu… avec le même line up à l’exception du bassiste. Bassiste qui changera plusieurs fois jusqu’en 2012 et l’arrivée de Björn « Berta » Hernborg (Scendrag, ex-Rubicon).
Et enfin, 14 années après la reformation, arrive ce nouvel album !
Clairement, être fan d’ Axewitch revient à être d’une patience hors norme…
Malgré tout, je vais être honnête : si je n’avais pas reçu cet album dans ma boite mail, jamais je n’aurais su qu’Axewitch existait à nouveau.
Mais, l’air de rien, à l’écoute de cet album, on se demande s’il s’est bien passé 36 ans entre les deux derniers albums du groupe tant on y retrouve tout ce qui avait fait le charme d’ Axewitch sur The Lord of Flies et Visions of the Past.
On retrouve ce bon vieil heavy metal, fortement teinté de NWOBHM, disséminé sur dix titres (auxquels s’additionnent deux bonus) pour près d’une heure d’un agréable voyage dans le temps qui ravira les anciens nostalgiques de cette époque.
A un seul petit detail près, c’est que l’évolution des méthodes d’enregistrement donnent un son plus lourd et puissant. Et en ça, c’est bénéfique à la musique d’ Axewitch : on ne peut qu’être certains que si les deux principaux albums du groupe, s’ils avaient été enregistrés avec ce son, ils auraient eu certainement une encore meilleure carrière que celle-là !
Parce que ces dix nouveaux titres sont de pures bombes de bon vieil heavy metal, bien lourds, aux mid tempos terrassants avec des refrains implacables et des soli bien foutus !
Et ce constat est d’autant plus criant de vérité que les deux titres bonus, “Axewitch” et “Nightmare”, tous deux issus de la première démo de 1982, sont deux quasi hymnes d’un genre qui ne vieillira jamais.
Et quand on connait les versions originales, comparées au nouvelles, on en vient presque à rêver d’un réenregistrement total des trois premiers albums du groupe.
Et manifestement, ils n’auront pas pris une ride.
Et Out of the Shadows Into the Darkness enchaîne les titres puissants et de bravoure, un vrai “true” heavy metal à la croisée de la NWOBHM et de la scène scandinave des mid eighties.
J’ai beau écouter et réécouter cet album, je n’y trouve aucun point faible : entre heavy metal racé (“The pusher”, “Dues to pay”, “Let sleeping dog lie” et ses riffs proches d’Accept, “The healer”, “Nightmare”), hard rock bien carré (“In pitch black darkness”, “Lie to me”, “Violator”), heavy bien nerveux (“Boogie of death”, “Losing you”, “Axewitch”) et la traditionnelle power ballade (“Going down”), Axewitch nous propose un album riche et varié, avec son lot de choeurs et de refrains implacables, avec des guitaristes qui nous prouvent que 40 années d’expérience feront toujours la difference.
Un vrai retour gagnant qui, en effet, fait plaisir !
Tracklist :
1. The Pusher (4:04)
2. In Pitch Black Darkness (5:33)
3. Dues To Pay (5:34)
4. Let Sleeping Dogs Lie (4:30)
5. Boogie Of Death (4:52)
6. Losing You (4:57)
7. Going Down (5:31)
8. The Healer (5:11)
9. Lie To Me (4:51)
10. Violator (4:25)
11. Nightmare (bonus) (5:03)
12. Axewitch (bonus) (3:21)
C’est comme une mousse bien fraiche , agréable et reposant. IronBourne est une formation de heavy metal classique qui vient de sortir son premier album « Ironbourne » avec le label Pure Steel Records.
Un disque assez plaisant au demeurant, bien qu’on ne renouvelle en rien le heavy… Mais IronBourne nous offre neufs titres qui tiennent quand même bien la route. Certes oui, je ne pense pas qu’il y ait un moment où vous allez hurler : « Whoaa la vache t’as entendu ? »…
Il est vrai que la prise de risque est quand même minime, voir inexistante et un petit grain de folie, le rythme, aurait mérité quand même quelques pointes de vitesse. « Twilight Of Gods » a en effet un beau solo de guitare mais avoir une bonne accélération derrière aurait pu donner un meilleur effet. Au lieu de cela, le groupe préfère continuer la même route sur un rythme martial. Tout est bien orchestré et bien ficelé mais tellement passé au rouleau que c’est aussi plat qu’une pâte à tarte.
Ce premier disque nous fait donc une bande son parfaite. Assez agréable pour rester en fond sonore et pas assez captivant pour nous déconcentrer. En cette période de télétravail c’était le bon moment de se lancer. Tout est bien fait, pas de fausses notes et les neufs titres passent d’une traite. Une fois fini, c’est le moment de faire une pause dans le travail.
Une minuterie parfaite.
Tracklist :
1 The Dreamer (4:53)
2 Elusive Reality (5:02)
3 Varsel (5:27)
4 Twilight of Gods (5:00)
5 Too Late (6:14)
6 Covenant (3:33)
7 Hit the Wall (6:19)
8 Runaway (6:03)
9 Year of Judgement (8:29)