Souvent, je me fais la réflexion de ce qui peut bien nous rendre à ce point nostalgique des années 80. Lorsqu’il s’agit de ma génération, née au début des années 70 et qui a eu son adolescence à cette période, ça peut se concevoir. Les années qui s’accumulent tout doucement avec tous les changements sociaux, mais aussi physiques qui en découlent, visibles ou non, nous font regretter notre jeunesse. C’est un fait.
Mais nombreuses sont les générations qui restent ancrées dans cette faste période, assurément la plus prolifique artistiquement, mais aussi vectrice, pour nos pays Occidentaux, de libertés de paroles, de libertés artistiques (dans l’humour ou la musique notamment), qu’on voit disparaitre petit à petit. On ne peut plus rire de tout, et surtout plus avec n’importe qui : certes, ça a permis de poser quelques jalons, surtout lorsque l’humour pouvait faire mal, mais d’un autre côté, on perd l’art de la spontanéité et de la provocation… Un mal pour un bien ? A chacun d’être juge. Mais il est évident que moi, honorable quinquagénaire, plus proche désormais des soixante balais que des cinquante, devenant une source de raillerie pour une nouvelle génération qui ne voit en nous que des boomers ou des vieux cons qui ne connaissent rien, j’éprouve une réelle fierté d’avoir vécu mon adolescence dans les années 80. Tu n'imagines pas à quel point je n'envie pas cette génération... Certes, pas de smartphone, pas d’internet, pas de réseaux sociaux, avec pour seule source d’information sur le metal (genre très discrédité par la bienpensance collective) les radios locales, la presse spécialisée et… le bouche-à-oreille ! Pas de téléchargement mais du tape-trading à tire-larigot. On se ruinait plus en cassettes vierges qu’en vinyles, on s’enregistrait et se réenregistrait les albums avec plus ou moins de réussite : il arrivait régulièrement qu’il y avait tellement de souffle sur la cassette que la musique en devait quasiment inaudible. Mais on kiffait ça, pour parler djeunz !
Je pourrais en écrire des pages et des pages sur le sujet mais là n’est pas le propos. La seule chose que je retiens, c’est qu’en aucun cas, au risque de me répéter, je n’échangerais ma jeunesse contre celle des ados actuels. La technologie n’était peut être pas aussi évoluée, mais combien de soirée a-t-on passé entre jeunes à écouter entre autres le dernier Iron Maiden qu’un seul d’entre nous avait acheté pour mieux le tapetrader aux autres ensuite ?
Bref, tout ça pour parler d’un groupe qui, lui, est fondé en 2015. Les Madrilènes de Rave In Fire, qui n’étaient assurément pas nés pendant mes années de lycéen boutonneux, nous sortent en 2026, avec ce “Square one”, leur deuxième full length après un “Sons of a lie” (2022) et un EP “Chronicle of a timeless end” (2018) et force est de constater, après seulement une écoute, qu’eux aussi, à leur façon, sont de sacrés nostalgiques de cette époque. Ici, tout me ramène dans les mid eighties, à l’époque des “Turbo” ou “Defenders of the faith” de Judas Priest, “Sacred heart” de Dio, “Hellbound” de Warlock ou “Somewhere in time” d’Iron Maiden là où le groupe se réclame des légendes Espagnoles de Barón Rojo ou Obús mais aussi de Witchtower, Leather Heart, Steelhorse ou Hitten. Excusez du peu !
Rarement un album m’aura autant fait faire psychologiquement un tel bond de quarante en arrière depuis les premiers Enforcer, c’est dire la qualité du groupe. Véritable Dorothee Pesch de la péninsule Ibérique, Selene Perdiguero chante ses lyrics d’une voix puissante et survitaminée, le tout sur des titres oscillant entre le pur speed metal (“Dark poison”, “Untiring eagles”) et un heavy metal des plus racés (“Crown of stars”, “Still standing”, “Speed and rave”, “Knightwalker”, “Witches’ Hell”) en passant par un titre des plus épiques, plus intimiste (“Square one”) mais non sans une véritable énergie qui monte en puissance pendant plus de sept minutes. Et le bonheur ne serait pas complet si le groupe n’était pas capable de nous composer des refrains absolument imparables et des parties musicales d’une fluidité telle qu’on ne voit pas le temps passer.
Bref, une vraie réussite, qui ravira tant les plus nostalgiques que les adorateurs de bon heavy metal. Bel album !
Depuis toujours, lors de mes chroniques d’albums qui concernent les groupes de heavy / speed metal old school avec une chanteuse, j’ai souvent comparé ces dernières avec Kate de Lombaert, vocaliste légendaire des non moins légendaires Acid Belges dont les trois albums “Acid” (1983), “Engine Beast” (1985) et surtout “Maniac” (1983), sans oublier l’EP “Black car” (1984), sont pour moi référentiels dans le monde heavy / speed metal de la première moitié des eighties. Devenus cultes avec les années, tant le groupe que ces albums, ainsi que sa chanteuse, ont continué à être régulièrement cités parmi les plus nostalgiques des metalheads.
Alors tu penses bien que la sortie d’un live d’Acid – ou plutôt de Kate’s Acid vu que le nom semble être disputé entre les anciens membres et les actuels – en 2024 a fait naître bon nombre de fantasmes, d’autant que le groupe a joué les titres des quatre sorties citées plus haut. Hormis une reprise de Dio (“Stand up and shout”), tous les titres provenaient de leur (courte) discographie.
Autant dire que la perspective de la sortie d’un nouvel album avec neuf nouveaux titres nous mettaient, nous autres nostalgiques, le bulbe en ébullition. C’est avec autant d’excitation que de craintes (et si on pouvait être déçus ?) que je mets en route l’album. Dès les premières notes du titre “Hellbender”, je suis rassuré ! Bon sang, on se demande si, réellement, 41 années se sont écoutées entre “Engine Beast” et cet “Hellbender” tant Kate’s Acid reprend les choses là où elles étaient restées en 1985. Quel bond dans le temps !!!
Tout y est : des titres speed d’une fluidité remarquable (“Hellbender”, “The lightning conductor”, “Do not burn the witch”, “Valkyrie”, “Stormchaser”), des mid tempos assassins (“Taking back my wings”, le très Warlock “Riding out”, “Buccaneers”) et nous refait même le coup de la ballade avec “Air raid”, véritable “Prince of hell and fire” des années 2020.
On en vient même à être surpris que ce line up, articulé autour du guitariste Geert Annys (ex-Ostrogoth, ex-Stainless Steel, ex-Thunderfire), du batteur Ash et du bassiste Colombien Camilo “Thunder Screamer” Ortega (Axe Steeler, Invoker, Old Skull, ex-Nekromante, ex-The Ripper) que la chanteuse connaissait déjà pour avoir chanté sur le titre “She was born in Hell” de l’album “Back to attack” d’Axe Steeler, réussisse à ce point à retranscrire si bien les caractéristiques de l’Acid de l’époque. Kate de Lombaert possède toujours ce joli timbre de voix qui nous fait ressentir les émotions dans lesquelles elle veut nous amener.
« Je voulais faire un nouvel album studio depuis très longtemps, mais je ne trouvais pas les bons musiciens », commente-t-elle. « Il était temps pour moi de rompre le silence. À mon avis, ce nouvel album regorge de superbes chansons, et j'ai hâte de les partager avec les fans de la première heure et les nouveaux amateurs de rock enthousiastes. À mes oreilles, ça sonne toujours comme du bon vieux metal”. Et avec une telle bombe, elle risque bien tant de faire adhérer les anciens fans que d’en fédérer des nouveaux. Et ça ne sera que mérité. Vite vite, la suite !!!
Originaire de Linz en Autriche, Zepter a vu le jour début 2024 et le moins qu’on puisse dire, c’est que le quatuor Autrichien ne perd pas de temps avec un EP sorti la même année et un premier album qui vient tout juste de gonfler les bacs en cette fin d’hiver ! Il faut dire que les membres du groupe se connaissent depuis un moment et qu’ils ont, pour certains, bourlingué dans d’autres groupes ce qui permet plus facilement de griller quelques étapes ! L’album comprend huit morceaux dont une reprise de Screem « Lonely Night » pour un peu plus de trente trois minutes d’écoute, les compos tournant autour des quatre minutes en moyenne. Côté pochette, l’artwork est réalisé par Sebastian Frigerio et semble tout droit sorti de la période des débuts du heavy, tranchant avec les très (trop) nombreuses pochettes générées par IA qui pullulent au nom du modernisme et de l’air du temps ! Du reste, l’aspect heavy traditionnel est celui qui se ressent tout au long de l’écoute et la cover de Screem, groupe Suédois passé sous les radars dans les années 80, trouve ici toute sa place ! A noter qu’Alex (batterie) endosse aussi le chant sur ce morceau.
A l’écoute des deux premiers morceaux « Slasher of the Highway » et « Everlasting », la première impression est très bonne : on est face à un concentré de heavy authentique, celui qui va à l’essentiel sans s’emmerder avec les à-côtés ! Compos efficaces, pureté des riffs, travail complémentaire des guitares avec des solis incisifs du plus bel effet, jeu basse-batterie pleinement dans son rôle le tout avec la voix de Lukas dont la réverbération ajoutée donne le timbre si particulier des chanteurs de ce registre !
« The Slayer » prend le relais, orienté speed metal via le riff d’intro et le rythme imposé mais la voix prend, quant à elle, un chemin différent, ne s’emballant pas, étant posée presque façon Ozzy de mon point de vue. « Hit the Streets » débute avec un riff qui aurait très bien pu sortir des guitares d’ADX, incisif et accrocheur d’emblée ! Dommage que la suite soit sur un mid tempo qui casse selon moi la dynamique créée par l’intro ; par ailleurs, la première partie du solo ramollit quelque peu le tout et me laisse un sentiment d’insatisfaction, l’âme de thrasher qui m’habite en attendait probablement plus ! « The Exterminator » confirme qu’en matière de riffs, Zepter a son mot à dire ; en fermant les yeux, on pourrait penser à du Saxon de la première heure auquel on aurait ajouté des solis ou des harmonies très Maiden de l’époque Di Anno ! Comment ne pas headbanguer avec « Dark Angels » tant le riff d’intro est une invitation à secouer la tête plus que de raison ; le reste du morceau est globalement conforme à ce que Zepter nous montre depuis le début de cet album ; la voix peut donner un sentiment de monotonie car manquant de peps (trop de réverb ?) là où le solo arrivant sur la fin du titre et exécuté avec feeling produit son effet ! « The Lords », morceau le plus court du haut de ses quasi trois minutes, vient clore ce premier opus arborant un rythme énergique et efficace avec là encore une ambiance à la Maiden de la période « Killers » ! Honnêtement, Zepter nous offre une première galette qui mérite qu’on y accorde une oreille et qui rappelle à chacun, dans cette période de progressisme à tout va et de core à toutes les sauces, ce qu’est l’âme du début du heavy ! Une sorte de voyage dans le temps qui fait grand bien !
C’est à Dresde, en Allemagne, poumon politique de la Saxe, que Lead Injector, trio clouté et bardé de cuir, sévit depuis trois années maintenant, arpentant tout ce que la région compte de salles plus ou moins obscures pour répandre à qui veut l’entendre un black / speed / thrash metal sans concession, de celui qui te fait saigner les oreilles ! En cette fin février, ils jettent dans les bacs une première galette long format qui reprend la majorité des titres que leur démo sortie en 2024 contenait, en y ajoutant deux nouveaux ! Si tu lis ces lignes, c’est que tu es probablement amateur d’un metal sans fioriture, peu soucieux de l’emballage du produit tant que le contenu te secoue les esgourdes et te botte le cul sans ménagement ! Alors au final est-ce que ce premier opus vaut le détour ? Voyons ça !
La dizaine de morceaux totalise un peu plus de quarante cinq minutes d’écoute et côté production, elle est de celles qui collent parfaitement au registre proposé par les trois brutes, laissant une impression d’enregistrement « dans le jus » voire en une seule prise, ce qui confère un indéniable rendu old school ! Côté old school que l’artwork de la pochette traduit également, il faut reconnaitre que celle-ci n’aurait pas dénaturé dans les années 80 !
« Siege Upon Heaven » ouvre les hostilités avec une ambiance pesante mais rapidement le morceau s’emballe et le rythme « de croisière » est pris ! Compo plutôt simple tout comme les riffs, un break plus lent à mi-parcours mais toujours avec la voix éraillée de Leo, avant qu’un solo Slayerien de la première heure ne retentisse pour un final qui revient au rythme principal ! Rien de vraiment surprenant, un classique pour le genre qui plante le décor ! « Sacrifice this Bitch », un des deux nouveaux titres avec « Pest Thrash », est construit sur le même schéma, modulo une courte intro ainsi qu’une outro en son clair, le côté raw et la simplicité étant la ligne de conduite. A peine les premières notes d’« Evil Executionner » résonnent qu’irrémédiablement il est impossible de ne pas y voir une influence plus que marquée de la période Slayer de la première moitié des eighties ; ça sonne nettement plus thrash et la voix me fait parfois penser à celle de Mateo Tervonen de Sarcator ! Premier coup de fouet !
Que dire de la suite ? Morceau le plus court dépassant à peine les deux minutes et ayant donné le nom à l’album, « Witching Attack » n’est pas du genre à transcender, pas plus que « Chains » de mon point de vue, le tout étant très (trop) basique. « Angel Destructor » et « Pest Thrash » rebooste l’ensemble sans pour autant faire hérisser. Les trois derniers morceaux me laissent également sur ma faim, ne parvenant pas à me sortir d’une certaine torpeur musicale. Lead Injector livre donc un premier long format qui s’avère solide et plutôt basique dans le registre black thrash, sans surprise, ni originalité ce qui confère à l’ensemble un côté répétitif et de déjà vu qui pourrait éloigner les plus exigeants !
Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10
Aujourd’hui, direction l’Est de l’Allemagne, à Dresde, pour le premier album “Witching attack” de Lead Injector ! Speed metal ? Black metal ? Thrash metal ? Tout ça à la fois !
Le trio, formé en 2022, nous a collé une demo de neuf titres (“From the Crypts… of Hell”) en 2024, dont sept se retrouvent réenregistrés ici. Nous voilà replongés dans un obscur revival d’une musique totalement old school, à la croisée des premiers Venom, Sodom, Destruction ou Bulldozer alliant l’agressivité du thrash metal propre au précurseurs Sodom, Kreator ou Destruction avec la noirceur du black metal (Bathory époque “The return…”, Hellhammer, Bulldozer) de la première heure, non sans coller un soupçon de rock ‘n’ roll dans l’ensemble !
Et ça matche ! L’album, de dix titres pour 45 minutes, nous colle son lot de riffs tranchants au son crasse avec l’attitude qui va avec. Tout est cru, spontané et réellement authentique ! Un chant rageur bien éraillé tout comme il faut, légèrement sous réverb’, qui noircit l’ensemble, avec quelques petits cris suraigus que ne renierait pas Schmier himself, des titres d’une fluidité qui passent à vitesse grand V, une section rythmique qui n’est pas en reste : tout y est pour passer un bon moment de pur nostalgie en matière de metal extreme ! L’ensemble va vite, pour ne pas dire très vite ! Les amateurs les plus nostalgiques de vitesse et de ténèbres vont se régaler tant le trio se révèle implacable et sans compromis ! Un premier album pour le moins réussi !
Enregistré au Stereoid Studio à Schoenfels (Saxe) en août 2025 puis mixé et masterisé au Temple of Disharmony au mois d’octobre suivant, l’album bénéficie en outre d’une production certes crasse mais puissante. Bref, très convaincant et à suivre !
Lorsqu’on est un thrasher nostalgique des mid eighties, la réapparition des Belges de Cyclone est ni plus ni moins qu’un pur plaisir. Formé en 1980 sous le nom de Centurion, c’est l’année suivante que le groupe prendra son nom définitif. Après trois demos entre 1983 et 1985, puis un split (“Metal race”) avec trois autres groupes de heavy ou speed metal Belges (Iron Grey, Explorer et Lightning Fire), les voilà prêts pour passer le cap du premier album. C’est ainsi qu’à l’automne 1986 est arrivé sans crier gare un “Brutal destruction” qui fait encore office d’album culte dans le cœur des fans du genre. Dès lors, quelques portes leur ont été ouvertes et se retrouvent à assurer les premières parties de cadors du genre comme Agent Steel, Anthrax ou Overkill. Quatre ans plus tard, un second album, “Inferior to none” a suivi : produit à l'automne 1990 par Eric “Griffy” Greig, également responsable de la production de groupes devenus légendaires (Acrophet, Death, Morbid Saint, Invocator, Num Skull ou le fameux “Fit of anger” de Wrath), cet album se verra sortir en édition plus que limitée dû à des difficultés financières du jeune label belge Justice Records, au point que peu de personnes possèdent voire connaissent l’existence de cet album. L'histoire ne dit pas si c’est la raison pour laquelle Cyclone jette l’éponge en 1993 mais on n’en entendre plus parler jusqu’en 2019, lors de l’annonce de sa reformation et de plusieurs passages sur scène, comme notamment le Headbangers Open Air (Allemagne). On ne va pas se mentir : du Cyclone de 1993, seul le chanteur Guido Gevels est le dernier membre originel, les autres membres du line up actuel sont arrivés petit à petit. Entre autres musiciens passés (et repartis) depuis la reformation, on a vu passer les guitaristes Didier Kapelle (membre légendaire des non moins légendaires Warhead dont le “Speedway” a longtemps fait trembler la Belgique et au delà) et Kevin Verleysen (Bütcher, Spauch), ainsi que le batteur Matthias Debaets (Indemnity).
Aujourd’hui, le line up est composé, outre du chanteur, du bassiste Vincent Heyman (ex-Illumination, Collapse of Mind), et de trois ex-Sanity’s Rage en les personnes du batteur Gabriel Deschamps (Magic Kingdom, Primevil, Scavenger, Spauch) ainsi que des guitaristes Maxime Deschamps et Jesse Van den Bossche. En 2025, on voit que les choses sérieuses reprennent avec la sortie du single “Eliminate” après une signature chez M-Theory Audio.
Et là, Cyclone réapparait enfin concrètement avec la sortie de cet EP “Known unto God” qui montre une envie de revenir sérieusement et d’en découdre. Parce que ces cinq titres, excusez du peu, ils ne sont pas là pour faire de la figuration, le groupe non plus ! Cyclone reste résolument old school et hume bon le vieux thrash metal tel que Guido Gevels le concevait il y a quarante ans, la production puissante en plus, le chant encore plus agressif !
Niveau riffing, c’est du sérieux ! Ca tranche comme des lames de rasoirs et ça jour l’efficacité. En à peine vingt minutes, Cyclone prouve que ce ne sont pas 33 ans de sommeil qui vont entamer l’envie de thrasher en rond. Il ne manquerait plus que ça ! Non, ces cinq compositions inédites prouvent que le thrash metal reste avant tout une question de passion et là, sans chercher à s’auto plagier, Cyclone a voulu composer des titres comme s’ils étaient la suite directe des deux albums sortis en 1986 et 1990. Plus courts, plus directs, plus incisifs que par le passé, ces cinq titres se veulent accrocheurs au possibleet sont quasiment tous impitoyablement thrash ! Seul le plus heavy (encore que…) “Nothing is real” cherchent une approche plus portée vers la NWOBHM que le thrash metal des quatre autres titres. Pour le reste, rythmique rapides, riffs saccadés, chant agressif et production soignée… Tout y est pour que les nostalgiques tant du groupe que du genre y trouvent leur compte. Et en ça, le pari est réussi, on tient là l’archétype du retour gagnant…
Le groupe promet une suite à cet EP, pour ma part, le rendez-vous est pris !