Les Bâtards du Roi + Galibot + Decima (Lyon, Rock ‘n’ Eat, 23 février 2026)

Les Bâtards du Roi + Galibot + Decima (Lyon, Rock ‘n’ Eat, 23 février 2026)

Photos : Fast Freddy // Report : Quantum

Retour au Rock 'n' Eat pour moi, salle Lyonnaise qui a depuis longtemps maintenant, pignon sur rue !

Profitant en effet de ma présence deux jours auparavant en résidence studio à Monistrol-sur-Loire, en Haute-Loire, à environ une heure et demi de Lyon, je ne pouvais pas rater l'occasion offerte de voir les trois groupes présents sur l'affiche, corrélée par le fait d'être donc dans les parages. Le Rock 'n' Eat, c'est un fait, est une salle qui pèse dans le jeu du metal extrême Lyonnais depuis un moment. Salle où, à titre personnel, j'adore me rendre occasionnellement, quand mon emploi du temps me le permet. Pour y avoir joué là-bas, je reçois généralement un très bon accueil et cela fait du bien de se sentir à l'aise dans une salle où l'on va voir un concert. Salle qui n'en est pas qu'une par ailleurs, puisque, pour ceux qui ne connaissent pas, vous avez une partie bar et repas très sympathique, toujours au top concernant les personnes derrière le comptoir, et vous avez dans une autre salle jouxtant celle où se déroulent les concerts, un coin merchandising aménagé du meilleur effet ! Bref, vous l'aurez deviné : c'est une salle que j'adore. Longs sont les regrets pour moi de ne pas pouvoir venir plus souvent, tandis que Grenoble n'est qu'à une bonne heure de Lyon, mais avec un emploi du temps comme le mien, il faudrait que les journées durent plus de vingt-quatre heures… Comme à mon habitude, je déboule en avance, à dix-neuf heures, croyant que l'ouverture des portes se ferait une heure avant le début du concert qui est affiché pour vingt heures ! Voyant porte close, je me demandais bien ce que j'allais pouvoir faire pour tuer le temps. C'était sans compter sur le staff de la salle qui, profitant d'une pause à l'extérieur, m'ont tout simplement invité à rentrer ! Franchement, je ne m'y attendais pas, et me sentant un peu penaud de bénéficier de cette offrande, et voyant que j'assistais aux balances, je me suis fait tout petit en buvant ma bière, n'osant pas interférer dans les balances ni n'osant me présenter aux groupes. Il faut dire que, à la base, je ne m'étais pas imaginé faire le report du concert ce soir. Etant perclus de fatigue après deux jours de résidence, et sachant que mon acolyte Fast Freddy venait pour les photographies, j'étais parti pour ne rien faire sauf profiter et bavarder avec les quelques personnes qui venaient et dont la joie m'envahissait à l'idée de les revoir. Et puis, finalement, les trois groupes ont fini non seulement par me tirer de ma torpeur digne d'une après-compétition de sport (mes années rugby et handball, bonjour !), mais aussi par m'inspirer quelques mots ! Enfin… "quelques" à la Quantum quoi. Un roman.

L'affiche est rare dans le coin car hormis la première partie bien Lyonnaise, les deux groupes qui se partagent la tête d'affiche ce soir et qui sont en tournée depuis cinq jours, nous font l'honneur de venir pour la première fois dans notre région ! Je veux parler de Galibot, les Bâtards du Roi et les locaux de l'étape, Decima. Et j'ai envie de dire : surtout ! Parce qu'avec Decima, j'ai un rapport particulier car ces derniers ont longtemps bénéficié d'un coup de main dans leur booking par mon amie et membre de Soil Chronicles, Cassie di Carmilla ! C'est donc un groupe dont j'entendais parler depuis un moment déjà, sans jamais véritablement franchir le cap de les écouter ! Ce soir, je répare donc si l'on veut, une sorte d'affront. Une pierre trois coups ! Pour ce qui est de Galibot et des Bâtards du Roi, c'est plus simple et plus récent. J'ai été amené à faire la sortie de leurs derniers albums respectifs en chronique, via le partenariat dont je suis l'heureux détenteur avec Solstice Promotion et le label Les Acteurs de l'Ombre Productions. J'avais été plutôt content de mes écoutes, avec un ou deux petites réserves mais cela nous rappelle qu'un album n'est pas parfait, et que la marge de progression demeure présente. On ne se repose pas sur ses lauriers comme cela ! Petit rappel biographique. Galibot est un groupe qui nous vient du Nord de la France, d'une commune nommée Wallers-Arenberg et qui est un ancien bassin minier, univers dont Galibot a fait de son concept musical le maitre. Fort d'un album réédité cette année après avoir signé sur le label nommé plus haut et bien connu désormais, nos jeunes nordistes font donc leur première tournée en France avec leurs camarades des Bâtards du Roi qui, quant à eux, viennent d'Orléans et en sont à deux albums, le premier étant sorti sur le label l'Ordalie Noire, le second donc chez les Acteurs de l'Ombre Productions. Pour l'anecdote : j'avais vu le tout premier concert des Bâtards du Roi à Orléans en 2024, en ouverture de Hell Gate et Pénitence Onirique (du même label). L'enjeu de ce soir est donc de voir s'il y a eu une progression en deux ans, ce dont je ne doute pas. Nous avons donc ce soir deux groupes en nette progression, avec peut-être une vitesse un peu trop rapide qui m'effraie toujours un peu, de peur que ces derniers perdent la tête froide et viennent à s'écrouler sur eux-mêmes après. J'avais eu cette pensée pour Houle, qui pour le moment continue de me faire mentir, mais sait-on jamais. C'est que je commence à accumuler quelques années de scène metal en tant que musicien et chroniqueur, la bouteille devient vieille…

Voici donc sur scène Decima et leurs accoutrements bizarres. Les instrumentistes sont vêtus de noir avec des masques flippants, qui ont des airs étranges de Jack Skellington mais quand il n'est pas content. C'est en tout cas ce que cela m'inspire ! On a les références que l'on mérite. Et le chanteur, quant à lui, se voit porter une tenue blanche et un tablier en cuir marron qui fait penser à des personnages de films d'horreurs qui commettent des boucheries, dans le genre bien gore. Un tablier en cuir qui peut provenir de plusieurs métiers différents ceci dit, donc difficile en l'état de savoir de quoi il s'agit. En tout cas, cela a le mérite de voir Decima proposer un visuel certes, comme beaucoup de groupes de black metal actuels, mais qui est intéressant et à ma connaissance, jamais vu encore sur scène !

Rapidement en tout cas, on sent que l'on va avoir à faire avec un black metal sombre et torturé. Une musique qui résonne beaucoup sur les âmes et qui cloue littéralement le public en fosse qui, pour la majorité, reste pantois devant la prestation de Decima. La musique n'est clairement pas là pour nous enjailler, mais plutôt pour plomber le moral de nous autres, misérables amateurs de ce genre de black metal qui prend aux tripes. Les musiciens joueront un jeu très porté sur une certaine énergie, en se montrant mobiles et en rythme selon les riffs, et un chanteur particulièrement dans son rôle, dans une sorte de torpeur étrange, mélange subtil d'une dépression sourde et d'une certaine noirceur. Ce dernier adopte un calme étrange sur scène, déambulant, cherchant le contact avec ses musiciens, dans une sorte de transe qui, personnellement, me captive totalement. Je suis très sensible aux jeux de scène des chanteurs et chanteuses, et Decima démontre que ce dernier est primordial pour faire passer leur message.

Musicalement, on note que ce black metal est assez classique de ce qui se fait de nos jours, avec tantôt des passages en clean, mélodiques et dramatiques, tantôt des passages agressifs et violents, en blast beat, dans une forme d'explosion sentimentale terrible. Cela reste assez convenu dans le paysage de plus en plus vaste du black metal français dans lequel il est devenu très difficile de se faire une place, j'en sais quelque chose. Mais étonnamment, au plus le concert avance, au plus je ne peux m'empêcher de me dire qu'un projet comme Decima me plonge toujours en plein paradoxe. Je me dis qu'ils mériteraient largement plus de reconnaissance et pourquoi pas une signature digne de ce nom sur un gros label (suivez mon regard), mais je me dis aussi que cela ferait perdre une forme d'authenticité à un projet comme Decima qui semble en osmose totale tant le concept leur parle et tant leur univers est établi, et ne devrait souffrir d'aucune contestation ni concertation pour siérer à un label.

Le jeu de lumière rendra une forme de grâce à Decima qui maitrise vraiment son jeu, se montre efficace et hypnotise et m'achève de penser que ce black metal là, émotionnel et authentique, devrait être largement plus valorisé. Finalement, une prestation très "pro" qui fera l'effet d'une fantastique découverte. Une très très belle surprise !

Alors, question : qui jouera en deuxième entre Les Bâtards du Roi et Galibot ? Eh bien, il est temps pour moi de révéler qu'il s'agit des enfants illégitimes de sa majesté Décapitée ! Enfin, on ne sait pas de quel roi il s'agit, mais comme le disait un professeur de fac que j'avais adoré : "vous étudierez cela à tête reposée, comme ce bon Louis XVI…" Bref ! L'enjeu leur semblait énorme quand j'avais évoqué leur premier concert à Orléans, notamment après m'avoir rappelé que ce n'était plus le même line up et que de l'eau avait coulé sous les ponts. Bon, ce ne sont pas non plus des vieux de la vieille mais force est de constater que le parcours est exponentiel.

Petite surprise : il n'y a pas de bassiste ! Cette dernière est samplée sur un système son que je connais très bien puisqu'avec mon groupe principal, on a le même. Donc, pas de bassiste, il s'agit d'un trio composé du batteur Daemonicus et des deux guitaristes Regicide et Æni qui officie également au chant. Les costumes demeurent à peu de choses près les mêmes, du moins dans mes souvenirs lointains, hormis les visages recouverts non pas des cagoules noires de l'époque, quoique les cagoules sont toujours là, cachées derrière des sacs en toile de jute percés pour montrer les yeux et la bouche. Mention spéciale à celui du chanteur qui est carrément flippant et évoque un mélange entre Leatherface et un consanguin de premier degré. J'apprécie beaucoup la symbolique des visages masqués qui selon moi, rappelle que les Bâtards du Roi étaient surement des enfants illégitimes et vivaient cachés, sans réelle existence.

En tout cas, franchement, j'ai été littéralement scotché, soufflé ! La prestation du groupe orléanais est incroyablement carré, pro et doté d'un son bluffant. J'ai rarement entendu un son aussi beau au Rock 'n' Eat ! On sent que le groupe joue au clique, avec des ears et toute une programmation à la seconde près qui rend leur show réglé au millimètre près. C'est fluide, cela coule tout seul et vraiment on sent que Les Bâtards du Roi ont sacrément bossé leurs concerts ! Dire qu'il y a un grand écart entre leur premier concert à Orléans et ce soir est un euphémisme. Leur black metal, je l'avais adoré en chronique, notamment leur dernier album "Les chemins de l'exil", et je retrouve exactement la même énergie, la même intensité en écoute que sur scène. D'ailleurs, le groupe a tout simplement retourné la fosse et on sent que la majorité du public présent est très acquis à leur cause.

Ce black metal teinté d'ambiances médiévales et d'une dimension grandiloquente, qui bastonne quand-même pas mal, je l'ai trouvé dingue. Et vraiment, il y a une énergie remarquable de leur part qui fait que je me suis moi-même prêté au jeu du headbang alors que je suis censé rester de marbre ! Ce que je trouve encore plus fou, c'est que Les Bâtards du Roi n'ont même pas eu besoin de harranguer la foule pour qu'elle massacre la fosse. C'est signe en général que la musique fonctionne follement ! Voilà !

Vous l'aurez compris, j'ai été époustouflé par la prestation de nos enfants illégitimes du soir ! Eux ne sortent pas d'une pouponnière, mais forment un escadron de l'enférique royauté, et je dois admettre que de tous les groupes estampillés Les Acteurs de l'Ombre Productions, c'est celui qui m'aura offert ma plus grosse impression en concert depuis… Pénitence Onirique à Orléans ! C'est vous dire. Je suis prêt à parier d'une présence au Hellfest l'an prochain ou dans deux ans. A ce rythme, le pari sera vite gagné. Incroyable prestation !

Galibot se présente à nous pour clôturer cette belle soirée black metal qui a déferlé sur Lyon. Et d'emblée, je me dis qu'après la claque phénoménale que je viens de me prendre, passer après va être un exercice périlleux. Petit détail révélateur d'organiser un concert à Lyon un lundi soir : un bon gros tiers de la salle est parti. Probablement le tiers qui attendait de voir Les Bâtards du Roi. C'est donc devant un auditoire légèrement - et injustement - clairsemé que nos ami(e)s Nordistes se présentent à nous. Pour une première tournée, et devant la prestation des Orléanais précédemment, je ne peux m'empêcher de penser que selon les dates, Galibot a partagé la tête d'affiche et a joué en deuxième sur certaines dates. Supposition foireuse ? Pas tant que cela. Car autant vous le dire tout de suite et à mon corps défendant : Galibot est le groupe pour lequel j'ai le moins accroché ce soir.

En concert je précise, car en CD c'est autre chose ! J'en avais fait quelques louanges, hormis sur la rythmique chant et la pochette, j'avais en effet été assez dithyrambique. Mais au vu de la prestation ce soir, qui est à mettre sur le compte de la fatigue - cinq dates d'affilée, ce n'est pas rien tout de même - et éventuellement la "jeunesse" du groupe, je ne crois pas que Galibot méritait d'être tête d'affiche ce soir. A choisir, j'aurais misé sur Les Bâtards du Roi. Pourquoi ? D'abord parce qu'on sent la scénographie un peu (beaucoup) brouillonne. On sent que les musiciens n'ont pas tellement bossé une mise en scène, chacun joue et se déplace un peu comme il veut, sans se soucier du peu de place qu'offre la scène du Rock 'n' Eat pour se mouvoir, rendant la dynamique de scène un peu nébuleuse. Musicalement, le black metal de Galibot est vraiment très bon, j'adore leur concept sur le monde des mines et même si la prestation en elle-même est bancale, on sent que l'énergie et la ferveur ne sont pas volées et cela, j'en suis particulièrement sensible.

L'énergie et la folie dans le regard de Thomas Deffrasnes, le guitariste, choriste et compositeur de Galibot, me touche beaucoup et c'est lui que je vais majoritairement scruter ce soir, contrairement à quelques individus libidineux qui n'auront de cesse à côté de moi de commenter la plastique de Diffamie, comme s'il n'y avait que cela qui les intéressait ce soir… Ce comportement m'écœure au plus haut point et je finirai d'ailleurs par leur faire remarquer qu'ils peuvent "gentiment" (grosses, très grosses guillemets) la fermer.

Bien évidemment que les protagonistes de Galibot ont sorti les costumes de circonstances pour nous plonger davantage dans les profondeurs abyssales des mines de charbon, et en cela le concept est bel et bien représenté. Diffamie a un chant qui est très bon, un peu fatigué tout de même, une articulation qui est en revanche tout à fait remarquable, plus appréciable sur scène que sur album et j'ai vraiment aimé quand elle endosse un costume blanc avec une capuche (cela doit avoir un nom mais j'ignore lequel, si le groupe peut m'éclairer !) et une sorte de voile qui cache son visage, sorte d'entité fantomatique qui ondule sur scène.

Très bon passage, mon préféré ! Mais le problème avec Diffamie, c'est que je n'arrive vraiment pas à comprendre sa posture. Quand les autres musiciens sont plus en retrait, dans leurs bulles respectives, Thomas Deffrasnes lui étant comme je disais hyper transcendé, Diffamie adopte une posture étrange, indicible, avec ce roulement des épaules, cet espèce de mouvement lent en balancier, le regard qui se promène sur nous en mode "pas contente", le bas du visage sale et noirci sur des yeux… Maquillés et soignés, cela sent vraiment le jeu surjoué à mort et donc pas convaincant du tout pour moi. Même quand elle s'adresse à nous, mon voisin en fosse me dit "mais… Elle ne peut pas parler avec sa vraie voix ? On dirait une racaille !" Bon, moi je ne la compare pas à cela, mais je pense qu'elle pourrait effectivement bosser un peu plus sa manière de parler au public. Et cette posture limite lascive, un peu trop féminine, je verrais vraiment autre chose.

Pourquoi ne pas mutualiser ce costume fantomatique pour sortir une sorte d'entité ectoplasmique des profondeurs ? En revanche, les fois où elle s'agite plus, j'ai trouvé cela mieux, plus raccord avec les autres. Et j'ai vraiment aimé la communion avec Les Bâtards du Roi en fin de set car même si cela sortait du cadre très noir de la musique de Galibot, ils ont bien fêté cette dernière date sur scène ! Bref ! Pour moi, Galibot a encore pas mal de boulot pour arriver à combler les attentes que l'on poserait facilement sur eux. C'est une bonne formation mais qui a encore des progrès à faire. En tout cas j'y reviendrai avec plaisir !

Ainsi s'achève cette belle soirée black metal sur Lyon ! Une soirée vraiment très bonne, entouré de belles personnes que j'aime revoir quand je viens au Rock 'n' Eat ! Pour sûr que je reviendrai car même si Lyon est mort ce soir, la noirceur des trois groupes ce soir ont remis un peu de lumière dans la ville des Lumières ! Merci à vous.

Amon Sethis + Syr Daria + Ever After (Lyon, Rock ‘n’ Eat, 20 février 2026)

Amon Sethis + Syr Daria + Ever After (Lyon, Rock ‘n’ Eat, 20 février 2026)

« Once Upon a Metal Night »

Photos + report : Fast Freddy

Metal symphonique, Heavy Metal et Power Metal progressif sont à l’affiche en cette fin de semaine au Rock 'n' ’Eat, lieu emblématique de la scène Rock et Metal dans la capitale des Gaules, avec Ever After, les locaux de l’étape, les Alsaciens de Syr Daria et les Pharaons Grenoblois d’Amon Sethis… Autant dire qu’il y a matière à passer un bon moment dans les sous-sols des quais de Saône !

Ambiance tranquille en arrivant sur place, le public arrive progressivement, certains se restaurent là où d’autres veillent à maintenir leur teneur en houblon à un niveau respectable ; les discussions vont bon train et on se rapproche de la scène aux environs de 20h30 pour accueillir Ever After qui ouvre la soirée sur une scène qu’ils connaissent bien pour l’avoir foulée nombre de fois !

Leur show est rôdé et comprend neuf titres dont les cinq composant leur dernier EP « Fallen Archangel », trois de leur album « Fucking Phoenix » ainsi qu’« Eternity » un inédit, le tout s’enchainant de manière fluide ; le public savoure mais est davantage dans une appréciation introspective que dans une manifestation plus expressive. Toutefois, la magie opère et des morceaux comme « Earth Rehab » ou « Fucking Phoenix » le sortent progressivement de sa zone de confort.

Sur scène, chacun est à sa place et assure sa partie sans en rajouter ; Hélène excelle dans la partie claire du chant là où Lolo (basse) vient apporter des touches de growl au gré de certains refrains. Une certaine émotion est palpable puisqu’il s’agit du dernier live de Romain (guitare) au sein du groupe ; un hommage lui est d’ailleurs rendu par Lolo avant que le set ne se termine sur « Fallen Archangel », une des compos de Romain.

Merci pour ce set solide et entrainant et bonne chance à Romain dans ses nouveaux projets !

Du metal symphonique au heavy metal, il n’y a qu’un pas que Syr Daria franchit en prenant possession de la scène du Rock 'n' Eat ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les Alsaciens ont rapidement mis tout le monde d’accord avec un set solide et bourré d’énergie positive ! Il faut dire qu’après bientôt deux décennies d’existence, quatre albums au compteur et un nombre incalculable de scènes égrenées, ça forge son metalleux !

Guillaume (chant) envoie du bois dans son rôle de frontman, assurant une excellente communication avec le public qui, pour une partie, a fait le déplacement depuis le 6-8 et hurle les refrains de tous les morceaux à tue-tête ! Pascal (basse) est intenable, sillonnant la scène de long en large et débordant même dans la fosse, apportant une touche groovy sur certains titres ; personne n’est à l’économie, ça joue bien, la complicité est de mise entre les lascars et la joie d’être sur les planches est indéniable !

Dans la fosse, ça headbangue et ça participe à l’allégresse générale sans se faire prier. Sur les neuf titres joués ce soir, seuls « Mr Gray » et « Tears of a Clown » ne sont pas issus de « Dark Carrousel », leur dernière galette sortie en 2025. Chapeau les gars et à une prochaine fois !

Quelques discussions et une bière plus tard, le temps qu’il faut pour changer de plateau, et c’est au tour d’Amon Sethis de s’emparer de la scène pour un show « à la Amon Sethis » serais-je tenté de dire : inspiré, tout en feeling et très pro !

L’univers musical du groupe s’appuie sur l’un des berceaux de notre civilisation, à savoir l’Egypte Antique qui aujourd’hui fascine encore et n’a pas livré tous ses secrets. La majeure partie du set est composée sur la base de « Part III – Dawn of an Apocalyptic World », leur dernier opus sorti il y a tout juste un an.

L’absence de clavier sur cette date lime un peu le côté prog mais n’altère en rien la qualité du set. Julien livre une prestation de haute volée au niveau du chant, navigant dans les octaves avec une facilité déconcertante et confirmant (s’il le devait) tout son potentiel ; Laetitia quant à elle malmène sa basse six cordes avec détermination et un niveau de maitrise impressionnant !

Le publie communie, se régalant sur chaque morceau. L’ovation finale ne trompe pas, la prestation d’Amon Sethis a marqué les esprits !

Merci aux trois groupes pour la qualité des sets envoyés, au public pour l’ambiance apportée et au staff du Rock 'n' Eat pour l’accueil !


Antediluvian + Ceremonial Bloodbath + Miasmes (Lyon, Rock ‘n’ Eat, 27 août 2025)

Antediluvian + Ceremonial Bloodbath + Miasmes (Lyon, Rock ‘n’ Eat, 27 août 2025)

Photos + Report : Fast Freddy

event

La rentrée se profile petit à petit et le Rock ‘n’ Eat a placé celle-ci sous le signe de la noirceur absolue avec une date concoctée par MoonFog Productions, orfèvre en la matière ! Au programme, une déferlante de black Canadien avec Antediluvian et Ceremonial Bloodbath auxquels s’ajoutent nos hexagonaux de Miasmes, excusez du peu !

2025 MIASMES (8)

C’est à Miasmes, trio maléfique qui sévit depuis quatre ans maintenant, mais qui n’est pas tombé de la dernière pluie car composé de musiciens expérimentés ayant bourlingué dans d’autres formations obscures, que revient l’honneur d’engager les hostilités. Pas de round d’observation, le set démarre sur les chapeaux de roues, livré sans concession avec une hargne et une brutalité dans l’exécution qui ne tarde pas à se répandre au sain du pit qui s’agite pour mêler la sueur à la bière !

2025 MIASMES (12)

Le trio ne ménage pas son énergie et envoie du lourd sur scène, vidant les soutes sans retenue sur chaque morceau ! Une setlist aux petits oignons qui concatène les meilleurs titres de leurs deux premiers méfaits discographiques (EP « Vermines » et LP « Répugnance ») auxquels s’ajoute même un morceau qui figurera sur le prochain album, que demandé de plus !? Avec un black brutal d’écorché vif, clairement old school, brut de fonderie et à l’énergie punk, Miasmes peut se targuer d’avoir fait l’unanimité dans les sous-sols des quais de Saône ce soir ! Well done guys !

2025 MIASMES (5)
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2025 CEREMONIAL BLOODBATH (7)
Changement de plateau, de back drop et au tour des Canadiens de Ceremonial Bloodbath de s’emparer de la scène ! Malgré ce qu’aurait pu laisser présager leur nom, pas de cérémonie basée sur des bains de sang ce soir mais un set là aussi exécuté sans temps mort ni mollesse !
C’est un black rugueux venu d’outre-Atlantique qui jaillit de la scène et qui s’empare des âmes peuplant la fosse, réceptives à ce registre à en croire l’agitation qui règne !

2025 CEREMONIAL BLOODBATH (10)
Le son est gras, renforcé par les voix d’Adam (basse) et de D.M. (guitare rythmique) qui se partagent le chant agressif à souhait ! Derrière les fûts, A.C. fait parler la poudre et les soli de G.C. finissent de tourmenter l’assemblée ! Une prestation qui a séduit le public au vu de la sueur qui a coulé !

2025 CEREMONIAL BLOODBATH (9)
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2025 ANTEDILUVIAN (6)
Installation d’un filet de camouflage en guise de backdrop, réduction des lights à leur plus simple expression, projection d’une reproduction camo pour compléter le tout, le trio Canadien, à l’exception de la batteuse, arbore bas de treillis militaire, filet de camouflage individuel en guise de cape et face painting histoire de plonger l’auditoire dans une ambiance particulière !

2025 ANTEDILUVIAN (9)

Combo d’Edmonton (Alberta) qui a vu le jour il y a presque vingt ans, Antediluvian n’est pas venu à Lyon pour enfiler des perles et a expurgé un set black des plus sombres et des plus gras, teinté d’un soupçon de death. La présence scénique est bonne et le visage expressif d’Haasiophis (guitare, chant) ajoute quelque chose de captivant !

2025 ANTEDILUVIAN (7)

Les morceaux s’enchainent sans répit, ravageurs à souhait façon rouleau compresseur que rien ne semble pouvoir arrêter ! En envoyant un set solide, sans détour et qui a reçu un excellent accueil du public qui, il faut le reconnaitre, aura répondu présent en nombre en cette fin d’été, Antediluvian aura clôturé la soirée de la meilleure des manières !

2025 ANTEDILUVIAN (3)
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Il convient de remercier le Rock ‘n’ Eat pour leur accueil toujours bienveillant, MoonFog Productions qui, une fois encore, nous a gratifié d’une date de derrière les fagots qui nous a permis de passer une excellente soirée, les trois formations qui ont marqué le public par la noirceur de leurs sets, l’énergie déployée et l’atmosphère maléfique qu’ils ont faite planée et enfin le public nombreux en cette fin de mois d’août qui marque le retour dans les salles obscures pour beaucoup !

Imperial Age + Grotesco Karma + Aeon Gods + Inhuman (Lyon, Rock ‘n’ Eat, 13 mai 2025)

Imperial Age + Grotesco Karma + Aeon Gods + Inhuman (Lyon, Rock ‘n’ Eat, 13 mai 2025)

Photos + report : Lolo Sixty Nine

event

!!! Report également lisible >> ici << !!!

Je suis de retour au Rock ‘n’ Eat Live pour une date proposée par Access Live. La dernière fois que j’étais venu, c’était pour voir Serious Black et c’était une super date. La tête d’affiche de ce soir est le groupe Imperial Age. Comme j’ai bien bossé mon dossier, j’apprends en arrivant qu’il va y avoir trois groupes en plus. Eh oui, on va être gâtés !

INHUMAN 13
Lorsque je débarque au Rock ‘n’ Eat, le premier groupe, Inhuman, est en train de se mettre en place. 19h30 pétantes et c’est parti ! Premier constat, le groupe a une belle mise en scène. La guitariste et le bassiste portent un masque et ça fait un peu danse macabre.
Dès les premières notes, on est dans du Metal Symphonique sauf que, même si on est bien dans le milieu symphonique, on s’expatrie pas mal sur le versant gothique. Je dirais qu’on se rapproche du monde de Therion avec un petit côté à la Ghost pour les masques. Du coup, tu rentres direct dans leur univers. Le public encore clairsemé à cette heure ne s’y trompe pas et est très réactif.

INHUMAN 4
Comme j’ai vraiment aimé ce groupe, je suis allé discuter un peu plus tard avec la chanteuse, une Bruxelloise, qui m’a dit que le groupe s’appelait Anwynn avant et que ce groupe tournait depuis 2007. Ce qui explique pourquoi ils sont si bien rodés ! En fait, ce n’est qu’en 2021 qu’Inhuman a sorti son 1er album. La setlist de ce soir est donc principalement composée de cet album qui s’appelle tout simplement « InHuman ».

INHUMAN 6
La chanteuse, évolue en chant clair pendant que le chanteur pousse des growls puissants. C’est agréable parce que les deux voix se marient bien. C’est bien fait, bien joué et ça joue ! Je suis agréablement surpris par la qualité de ce premier groupe qui ne va malheureusement nous faire qu’un set de 35 mn, mais avec 4 groupes à l’affiche, on ne pouvait en espérer mieux. A revoir avec plaisir.

AEN GODS 5

Le groupe suivant s’appelle Aeon Gods. C’est un groupe de Metal Symphonique, Power Metal allemand. Leur musique a une grosse touche de Power et c’est, à vrai dire, bien plus Power que Symphonique. Formé en 2022, c’est un groupe récent. Il n’a qu’un seul album à son actif : « King of Gods », album qui raconte des histoires sur les légendes babyloniennes.
Alors là, c’est marrant parce qu’ils arrivent sur scène avec un look à la « Stargate ». J’ai même inconsciemment cherché la roue du temps. On dirait qu’ils viennent d’un autre monde. Avec Aeon Gods, tu rentres dans un univers parallèle.

AEN GODS 13
Après, à l’écoute, c’est guitare, basse, batterie. On a des hymnes Power Metal. Chose pas trop courante, ils ont une claviériste au synthé. Le rendu de l’ensemble est plutôt bien. On sent quand même que c’est un jeune groupe même s’ils ont mis tout ce qu’il faut. Ce qui est dommage, c’est que le chanteur manque un peu de charisme mais je pense que c’est probablement lié au manque d’expérience de la scène parce qu’il bouge bien. Le public qui s’est pas mal étoffé (il y a du monde mais on peut circuler) est attentif et ça bouge mais tranquillement.

AEN GODS 6
Musicalement, on est dans du Gamma Ray mélangé à du Rhapsody sauf que le chanteur n’a pas encore la prestance d’un Fabio Leone. Ils nous font eux aussi un set court de 35 minutes. A revoir dans quelques temps pour voir comment ils auront évolué.

GROTESCO KARMA 2

C’est au tour de Grotesco Karma de monter sur scène. C’est un groupe grec qui évolue en trio. On oublie le bassiste, il n’y en a pas. le groupe donne dans un style Metal Prog’ avec un côté gothique et son guitariste, George Constantine Kratsas, en est le principal compositeur. Pour le côté gothique, il est bien mis en valeur par la mise en scène mais j’entends aussi – non sans surprise – des sonorités orientales dans leur musique. Si la chanteuse évolue généralement en voix claire et en lyrique, elle part aussi dans le violent en mode death.

GROTESCO KARMA 5
Leur monde est particulier et à l’écoute, c’est particulier aussi. On aime ou on n’aime pas mais musicalement c’est chiadé et ça joue. Je n’ai personnellement pas trop accroché mais c’est loin d’être mauvais. C’est juste que ce n’est pas mon style et que la chanteuse ne m’a pas fait vibrer.

IMPERIAL AGE 27

Il est enfin l’heure pour Imperial Age de se présenter à nous ! Le groupe a été fondé à Moscou en 2012 par les deux chanteurs, Alexander Osipov et Jane Odintsova. On pourrait croire qu’ils sont tous Russes mais non car depuis que la guerre contre l’Ukraine a commencé, ils sont partis vivre au Royaume-Uni après un arrêt en Turquie.
Je suis content de les revoir car je les ai déjà vus il y a quelques années au Kao de Lyon en première partie de Therion et que j’avais bien aimé. A l’époque, ils venaient de sortir leur deuxième album « Legacy of Atlantis ». C’est d’ailleurs Christofer Johnsson, le chanteur de Therion, qui avait distribué cet album sous le label Adul Runa Records. Ils ont depuis sorti un troisième album nommé « New World » mais qui date de 2022 quand même.

IMPERIAL AGE 10
D’entrée de jeu, je vois que le style n’a pas changé. On reste dans leur monde Opera Metal avec leurs héros, leurs histoires. Jane emmène bien son public. Et comme en plus elle est très jolie, elle n’a pas de mal à nous emmener dans son monde. J’adore son chant tout en feeling et, même si les qualités vocales d’Alexander sont indéniables, comparé à Jane, il donne une certaine impression de froideur.
La part belle de la setlist est faite à leur dernier album mais on a aussi quelques titres de « Legacy of Atlantis ».

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Malheureusement, il y a un truc qui va rapidement me chiffonner et ça ne va plus me lâcher : malgré leur talent, j’ai l’impression que ce soir les voix des deux chanteurs ne se coordonnent pas correctement, comme s’ils n’étaient pas en phase. Du coup, ils ne m’emballent pas autant cette fois-ci que lors du concert avec Therion. Les chansons sont loin d’être tristes pourtant mais alors que ce genre de groupe donne souvent beaucoup de spectacle sur scène, là je les trouve un peu en retrait. Peut-être un mauvais jour…
Il faut dire qu’il y a pas mal de fog sur scène et que ce truc assèche bien les voix… sans parler que ça n’aide pas avec les photos. A un moment, Alexander sort de scène pour aller chercher de l’eau et, comme il n’est pas chien, il en distribue à son batteur.

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Le public, lui, continue à être tranquille et, même si les fans d’Imperial Age sont bien là avec leurs beaux T-Shirts du groupe, ce n’est pas la folie. On a quand même quelques personnes qui chantent à l’unisson avec le groupe mais l’ambiance ne décolle pas vraiment.
Le set se termine avec « The Wheel » après 1h15 de show et, même si je reste un peu déçu, je trouve que ce concert a été pas mal.
Le concert fini, on est tous contents de retrouver les groupes au merch’ et je me dois de dire qu’Imperial Age a d’ailleurs un super merch’ (pas craquer Lolo, pas craquer… Oups, c’est raté !). Bon, il est déjà tard et je ne traîne pas longtemps dans la salle car je dois me lever super tôt demain.
Merci le Rock ‘n’ Eat et merci Access Live pour cette affiche !
PS : petit coup de gueule aux « grands » qui se mettent devant collés à la scène et à ceux qui filment l’intégralité du concert les bras levés. Vous gênez tout le monde. Même moi qui doit faire un report, je sors moins mon appareil photo que vous vos portables ! Perso, j’ai vraiment apprécié le concert de Ghost, sans portable, alors tentez le coup et appréciez pleinement vos groupes sur scène !


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Blaze Bayley + Star Rider (Lyon, Rock ‘n’ Eat, 25 avril 2025)

Blaze Bayley + Star Rider (Lyon, Rock ‘n’ Eat, 25 avril 2025)

Report et Photos : Lolo Sixty Nine

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!!! Report également lisible >> ici << !!!

Direction ce soir le Rock ‘n’ Eat Live de Lyon ! C’est un peu compliqué sur la route (on est à Lyon) donc j’arrive juste avant que le premier groupe joue. Il y a un Meet and Greet gratuit avant le concert avec des séances d’autographes pour que les fans puissent faire dédicacer leurs albums de Blaze Bayley ou les « The X-Factor » et « Virtual XI » d’Iron Maiden sur lesquels Blaze a officié en tant que chanteur. Cette année, on fête le 25e anniversaire du premier album solo de Blaze Bayley, « Silicon Messiah » qui est, pour ma part, un petit bijou. Pour l’occasion, Blaze l’a réédité en vinyle coloré.

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Après cette petite séance de dédicaces et de photos, en place pour la première partie : Star Rider. Et c’est une première bonne surprise ! C’est la première fois que je vois cette formation grenobloise, même si j’ai déjà vu plusieurs membres dans d’autres formations. On a donc sur scène : le chanteur Killer Kim (Shotgun Logic, Swine Diamond), Chainsaw Charly (Electric Shock) et Läther Deth (Butchered, Rising Steel, Restful, Electric Shock – et Lonewolf lors du Lyon’s Metal Fest 2019) aux guitares, Alex Renegade (Takedown) à la basse et pour finir, Duncan Chamieh (ex-Scritikall) à la batterie.

STAR RIDER 1
Dès son arrivée, la bande de Star Rider, très lookée années 80, est aux taquets. Ils ont d’entrée de jeu une bonne présence sur scène et ça fait plaisir à voir. Le set démarre avec « Outta Time », le titre éponyme de leur album. Kim, le Stéphanois du groupe, lance : « Bienvenue Rock ‘n’ Eat ! Ca fait plaisir de venir à Lyon après la victoire des Verts ! ». Ca titille la salle qui s’agite en rigolant et on entend même quelques « Allez, les Verts ». L’ambiance festive est lancée, ça chambre mais surtout, ça rigole comme on aime.
Le groupe fait évidemment la part belle à leur album. C’est très Hard-Rock et Heavy Metal mais on a aussi, sur certains titres, quelques petites touches de Power Metal.

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Star Rider nous fait deux reprises : « Toxic Waltz » d’Exodus et « Les Fils du Metal » de Satan Jokers. S’ensuit un « Deal Breaker » de leur album et du « Rock Brigade » de Def Leppard.
La salle est chauffée à blanc, d’autant plus qu’une bonne partie connait visiblement très bien leurs chansons, et c’est avec « Too Fast to Die » de leur EP qu’ils terminent ce set qui à mon goût est passé trop vite. Hâte de les revoir !
C’est l’heure du petit entracte et de ma traditionnelle petite bière bien fraîche qui fait du bien. J’en profite pour dire bonjour à tout un tas de potes qui ont fait le déplacement.

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Et c’est vite l’heure de Blaze Bayley. Yeah !!!
Curieusement, il n’attaque pas la setlist par un titre de « Silicon Messiah » comme on aurait pu s’y attendre (vu que c’est l’anniversaire du disque) mais par dix secondes de « Blood and Belief » de son troisième album. Après avoir chauffé d’entrée le Rock ‘n’ Eat qui est archi plein, il nous sort un deuxième titre et là, toujours pas de « Silicon Messiah » ! C’est donc « Circle of Stone », titre éponyme de son dernier album qu’il nous fait.
Je m’impatiente de son album anniversaire mais il nous balance « Ghost in the Bottle », encore un morceau du dernier album. Ce n’est pas grave, je sais qu’on va être gâtés après.
Et enfin, pour mon plus grand plaisir, il attaque « Ghost in the Machine » Ca y est, la machine est lancée pour « Silicon Messiah » ! C’est un morceau sur lequel il fait chanter le public. En même temps, c’est un titre qui se retient facilement et qui s’y prête bien. On a ensuite « Evolution » puis « Silicon Messiah » qui est le 3e titre de l’album. Donc là, ça y est, on est en plein dans l’anniversaire.

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Sur sa lancée, Blaze continue avec « Born as a Stranger », « The Brave », « The Hunger ». Cinq titres d’affilée de l’album, je suis comme un fou ! Mais ce n’est pas fini, il finit par « Stare at the Sun » qui est mon morceau favori. J’ai attendu trois chansons avant qu’il s’y mette mais là, on a tout l’album ! C’est vraiment sympa pour les fans.
La salle est chauffée à bloc. Les fans sont ravis de fêter aussi bien cet anniv’. Blaze Bayley nous dit « qu’à cette occasion, il a ressorti le vinyle en bleu et rouge (il était en noir lors de la première sortie), qu’il aurait pu le ressortir en noir parce que c’est moins cher mais que, malgré le fait qu’il ait été malade, il voulait vraiment remercier ses fans en créant un bel objet ».
Il nous sort ensuite encore un titre du dernier album « The Year beyond this Year » puis deux titres toujours du dernier album, « Absence » et « Mind Reader » suivis de « Warrior » et « Pull Yourself up » de « War within Me » (2021).

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Il remercie encore le public et ses fans d’être toujours là. Il nous dit qu’il est venu jouer beaucoup de fois à Lyon et qu’il est heureux de revoir ses amis. « Je vous remercie beaucoup, mes amis ! ». Il est, comme toujours, très chaleureux et tactile avec son public.
Après nous avoir bien remerciés, il attaque une reprise de Maiden, « Wratchild » et on a droit à un petit hommage à Paul Di’Anno, récemment décédé. Ce n’est pas un morceau qu’il joue d’habitude et pour moi qui suis un grand fan d’Iron Maiden, c’est un vrai plaisir car je n’ai pas entendu ce morceau en live depuis la tournée « X-Factor » en 96.
Blaze attaque « Man on the Edge » qui est le titre phare de « The X-Factor ». Lorsque l’intro du morceau commence, on est bien chaud, aux taquets mais Blaze s’arrête à la fin de l’intro et il fait style « On ne va pas jouer ce morceau ». Sauf que finalement, si ! Tout le monde est aux anges. On continue sur la période Maiden avec « Futureal », le single de « Virtual XI ». Il s’avance en bord de scène, penché sur la foule. Des gars le retiennent pour empêcher qu’il tombe pendant qu’il touche les mains et les bras des gens. Il semble se nourrir de leur présence, de leur énergie, et puis je crois que c’est vraiment un morceau qu’il kiffe.

BLAZE BAYLEY RNE 2025 11Pour finir, il attaque le « Doctor, Doctor » de UFO qui est l’intro des concerts de Maiden depuis des années (de mémoire, la première fois c’était en 2006). Tout le monde reprend la chanson en chœur. Qui ne connait pas ce titre ? C’est un super final.
Blaze Bayley remercie tout le monde et présente ses musiciens habituels, les musiciens d’Absolva, avec Chris Appleton qui nous a encore fait un show exceptionnel à la guitare et son frangin Luke à la basse ainsi que Martin McNee à la batterie. Je conseille à ceux qui ne connaissent pas Absolva d’aller jeter une oreille sur ce qu’ils font parce que c’est un super groupe. Blaze finit en s’auto présentant en français, ce qui fait sourire le public avec le charme de son accent. Il remercie, en français encore, le public d’être venu.

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Mais quelle super soirée ! Je n’ai tellement pas envie que ça se finisse que je reste bien une heure de plus à discuter avec les potes et les musiciens. Du coup, pendant le trajet retour, même s’il est déjà presque deux heures du mat’, je n’arrive pas à m’empêcher de chanter « Doctor, Doctor » à tue-tête !
Merci le Rock ’n’ Eat Live !