Endseeker – Coffin Born

Endseeker – Coffin Born

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10

« Nous avons accompli bien plus que ce que nous avions jamais osé imaginer, même dans nos rêves les plus fous. Nous avons joué avec des groupes fantastiques, participé à des festivals géniaux et sorti quatre albums et deux EPs dont nous sommes extrêmement fiers. Nous avons eu la chance d’avoir des fans formidables et fidèles et avons réussi à conserver une formation stable tout au long de notre « carrière ». Mais après plus d’une décennie d’efforts acharnés et avoir consacré autant de temps et d’énergie à ce groupe, nous sentons qu’il est temps de passer à d’autres projets.
Nous voulions terminer cette aventure comme nous l’avons commencée : en bons amis.
Nous avons commencé avec un EP et nous la terminons avec un EP.
Il nous semble naturel de le faire maintenant, alors que nous avons encore la capacité d’offrir un adieu mémorable, aussi bien en studio que sur scène. »

C’est l’aveu même du groupe !
A l’instar de Sepultura, voilà un autre groupe qui, en 2026, arrête.
Un groupe au talent réel, un quintet inchangé en douze ans qui nous aura sorti la bagatelle de quatre albums, dont les deux derniers en date, “Mount Carcass” (2021) et “Global worming” (2023), sont autant de leçons de death metal, un split live avec cinq autres groupes en 2017 (“Awaking Corpses: Live at Bambi Galore 2017”) et désormais deux EP.

Il faut dire que s’il est un genre qui, certes évolue… un peu, ne réserve que peu de surprises, c’est bien le death metal old school “à la Entombed” dans lequel Endseeker s’est engouffré en 2014.
Et pourtant, combine de formations continuent de perpétuer ce genre intemporel ? A commencer par les dizaines de groupes dans lesquels joue l’indécrottable Rogga Johansson

Mais soucieux d’offrir aux fans quelque chose de digne en guise de sortie, le quintet d’Hambourg nous colle dans les oreilles quatre nouvelles compositions de death metal bien plombé, dignes de ce que le genre a offert de mieux depuis un certain “Left hand path”.
Et en guise de dessert, une reprise surprenante d’un titre de David “Alerte à Malibu” Hasselhoff accompagné de façon tout aussi surprenante par Lord Of The Lost !
La boucle est bouclée, Endseeker peut s’enorgueillir d’avoir fait, en quatorze ans d’existence, un sans-faute artistique complet, sans le moindre changement de line up !

Eux, clairement, ils vont me manquer.
Merci pour tout, Messieurs !

Tracklist :

  1. Enemies of Peace (4:34)
  2. No After. No Before. (4:27)
  3. Coffin Born (4:36)
  4. Life Breeds Death (5:32)
  5. True Survivor (reprise David Hasselhoff) (feat. Lord of the Lost) (3:47)

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Slayer – Hell Awaits (40th anniversary edition)

Slayer – Hell Awaits (40th anniversary edition)

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9,5/10

Je ne le dirai jamais assez en ces pages mais s’il est un groupe pour lequel je peux dire « c’est celui-là que tout a commencé », c’est bien Slayer.
En 1983, je n’avais que 13 ans, un collégien boutonneux avec un caractère rebelle, rétif à toute forme d’autorité et véritable pile électrique.
J’écoutais du rock, du hard rock et du heavy metal depuis déjà quelques années grâce à des ainés dans ma famille qui aimaient les sons électriques.
Mais lorsque j’ai entendu « Show no mercy » autour de Noël 1983, ça a fait tilt dans ma tête ! Enfin une musique qui allait aussi vite que moi ! Avec la rage en plus !
Déjà que, quelques mois plus tôt, un certain « Kill ‘em all » m’avait mis la cafetière en ébullition, Slayer ne faisait qu’enfoncer le clou profondément !
J’étais définitivement crucifié sur la croix renversée d’un speed metal (ce n’est que plus tard que le terme « thrash » est apparu).
Passer du statut de « connard de hardos » à celui de « connard de speedos » aux yeux des âmes bien pensantes, ça avait un côté on ne peut plus bandant ! Si si !
Tu penses bien que, l’année suivante, lorsque mon disquaire favori, Atlantis Records, un obscur bouiboui au centre-ville de Bâle (Suisse) m’a montré qu’il avait un « Haunting the chapel » de seulement trois titres, j’ai de suite sauté dessus.
Quelques mois passent et une radio, toujours Suisse (DRS3), passait dans son émission hebdomadaire du mercredi soir (22h00-minuit) « Rock Special » un certain « Necrophiliac », extrait d’un « Hell awaits » qui venait tout juste de sortir.
Clairement, je me serais damné pour que le 08 avril, jour de la sortie de cet album qui deviendra cultissime avec le temps, devienne un jour férié !
C’est ainsi que, le 24 avril 1985, pour mes 15 ans, on m’offrait le vinyle du deuxième full length de Slayer.

Putain, quarante ans !
On ne va pas refaire la chronique de cet album, maintes et maintes fois rédigée dans tous les médias spécialisés de la planète. Il y a ceux qui adorent cet album et lui vouent un culte au-delà du raisonnable (hep hep, moi moi !!!) et ceux qui détestent, mais une chose est sure, toute personne qui baigne un tant soit peu dans le metal savent de quoi il retourne.

Aujourd’hui encore, je le réécoute et ne lui trouve aucune faiblesse.
Moins « punk » que son prédécesseur, moins dans l’urgence, des titres beaucoup plus longs, mais d’une noirceur et d’une sauvagerie qui aura influencé la plus grande partie des groupes de metal extrême.
« Hell awaits » était pour « Show no mercy” ce que « Ride the lightning” était pour “Kill’em all” : l’album de la maturité !
J’ai beau essayer d’être de mauvaise fois en me montrant sévère mais lorsque je me réécoute (ce qui se fait plus que très régulièrement, encore en 2026), je n’arrive pas à sortir un titre par rapport aux autres tant il n’y a absolument rien à jeter dans ces 37 minutes de légende.
Et dire que le meilleur album de Slayer – et surement du genre –, « Reign in blood », n’était pas encore sorti !

Évidemment, on ne fête pas dignement un tel anniversaire sans faire plaisir aux fans : que ce soit la version triple CD comme la version triple vinyle, chacun y apporte son petit bonus.
La version 33 tours offre un coffret à couvercle coulissant, l’album avec effet éclaboussures de feu en pochette gatefold et un double LP « Live from Bochum 1985 », un concert complet (Vinyle noir 180g en pochette gatefold) déjà sorti en double bootleg sous le nom de « Bochum Bastards » en 2015 et limité à 500 exemplaires. En plus, on a droit à un livret 30 cm (60 pages avec photos et notes de pochette de J. Bennett), un tapis de platine, deux posters, une réplique du bulletin Slatanic Wehrmacht, une réplique de la fiche produit, deux flyers, une réplique du badge de tournée et du billet du concert de Bochum.
Quand à la version CD, ou l’album et le double live, on se prend un livret de 60 pages et un poster.

Concernant le live, c’est de la folie pure : enregistré à partir de la table de mixage, on se prend pleine face toute la folie du groupe à l’époque.
Tous les titres sont joués plus vite que sur album et si, en début de concert, on regrette que la voix de Tom Araya soit trop invasive dans le mix (jusqu’à « Crypts of eternity », ça va mieux ensuite), on se sent imprégner de la moiteur de la salle tant ce concert transpire de rage et de folie.
Document exceptionnel sur un groupe qui ne l’est pas moins, ce live permet de démontrer, pour ceux qui en doutaient encore, à quel point Slayer ont été longtemps les patrons du thrash metal en live. Un son amplement perfectible, mais qui donne l’impression d’assister au concert.
On a droit sur ce live à tous les titres sortis sur « Show no mercy », « Haunting the chapel » et « Hell awaits » à l’exception de « Metal storm / Face the Slayer”, “Crionics” et « Tormentor”.
Un concentré de furie et d’authenticité…

Maintenant, il n’y a plus qu’à espérer que « Reign in blood » a aussi le même genre de « 40th anniversary edition » qu’« Hell Awaits » !

Tracklist :

CD 1 – Hell Awaits (40th Anniversary Edition)

  1. Hell Awaits (6:18)
  2. Kill Again (4:57)
  3. At Dawn They Sleep (6:21)
  4. Praise of Death (5:21)
  5. Necrophiliac (3:46)
  6. Crypts of Eternity (6:41)
  7. Hardening of the Arteries (4:04)

CD 2 – Live from Bochum 1985

  1. Hell Awaits (6:18)
  2. Aggressive Perfector (2:43)
  3. Captor of Sin (3:52)
  4. The Final Command (2:15)
  5. Kill Again (5:07)
  6. Crypts of Eternity (6:53)
  7. Fight Till Death (3:40)
  8. Necrophiliac (4:08)
  9. Haunting the Chapel (4:03)
  10. Hardening of the Arteries (2:25)

CD 3 – Live from Bochum 1985

  1. Black Magic (3:43)
  2. Die by the Sword (3:52)
  3. The Antichrist (3:47)
  4. At Dawn They Sleep (8:26)
  5. Show No Mercy (4:40)
  6. Evil Has No Boundaries (3:27)
  7. Chemical Warfare (6:13)
  8. Praise of Death (5:05)

 

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Six Feet Under – Next to Die

Six Feet Under – Next to Die

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7/10

Bon ! Vu le pedigree des dernières sorties, je ne m’attendais pas à grand-chose, voire même, en fait, j’avais peur d’être déçu. De qui je veux parler ? Et bien de Six feet Under et de son dernier-né « Next to Die ».

Et pourtant, même s’il ne crève pas le plafond, et bien ma foi, on peut y trouver des titres qui font plaisir à entendre. Bon, attention cette nouvelle cargaison est sans aucune prise de risque, Six feet Under fait du Six feet Under, seulement dès l’ouverture de cet opus, on a le droit à un « Approach Your Grave » bien lourd, bien gras, aux lignes entendues mille fois, mais ça « matche » ! Et puis s’ensuit un « Destroyed Remains » avec un passage particulièrement prenant. Autres compositions sympathiques, « Mister Blood and Guts » avec son petit riff ultra simple qui te prend bien la tête, comme une ritournelle vicieuse, sans oublier « Skin Coffins » au groove attachant et surtout « Wrath and Terror Takes Command » bien construit. Et en fin d’album, il y a « Grasped from Beyond » un peu dans l’état d’esprit de « Mister Blood and Guts » et « ll Wishes » qui drive une ambiance assez particulière. De plus, la tenue de route de cette galette est plutôt énergique et la voix de Chris Barnes a retrouvé son grain particulier.

Après, voilà, il y a d’autres compositions comme « Naked and Dismembered », « Mind Hell », « Mutilated Corpse in the Woods », « Unmistakable Smell of Death » qui sont nourrie de bonnes idées, mais qui traînent dans la longueur, du moins qui manquent d’un certain ressort, de ce truc en plus qui fait qu’un morceau explose le cerveau, mais ce n’est que mon humble avis.

Au final, c’est du 50/50, mais cela faisait quand même un bail que la bande à Chris Barnes n’avait pas réussi à se hisser hors de l’eau à ce point-là. Un album avec des titres tièdes, mais d’autres vraiment sympas et accrocheurs, même si le coté groove est moins présent qu’avant. Voilà mon ressenti.

Tracklist :

  1. Approach Your Grave (4:53)
  2. Destroyed Remains (5:00)
  3. Mister Blood and Guts (2:41)
  4. Mutilated Corpse in the Woods (3:35)
  5. Unmistakable Smell of Death (3:38)
  6. Wrath and Terror Takes Command (4:38)
  7. Skin Coffins (3:32)
  8. Mind Hell (2:48)
  9. Naked and Dismembered (3:06)
  10. Grasped from Beyond (4:16)
  11. Next to Die (3:24)
  12. Ill Wishes (4:25)

 

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Monstrosity – Screams from Beneath the Surface

Monstrosity – Screams from Beneath the Surface

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10

Il y a ce growl caverneux, le coté mélodique de la musique, les différents plans qui se succèdent, cette ambiance à la fois lumineuse au travers de solos véloces au milieu d’une agressivité compacte. Une certaine majesté se dégage du tout porté par un riffing accrocheur.

Voilà comment j’ai ressenti « Banished to the Skies”, premier titre de l’album “Screams from Beneath the Surface”, le nouveau-né du groupe Monstrosity, groupe américain de death technique né en 1990 en floride, qui fait suite à « The Passage of Existence » paru en 2018.
Aux manettes, plutôt aux baguettes, le batteur et compositeur Lee Harrison, accompagné du guitariste Matt Barnes, avec le retour du bassiste originel du line up des débuts, Mark Van Erp, le micro étant désormais tenu par Ed Webb.
Et ça joue, pas de problème !

Une explosion de flagrances sonores qui se succèdent comme un feu d’artifice, un vrai « bouquet » de plans musicaux qui jaillissent sur des tempos nerveux telle une fontaine sonique (“The Colossal Rage”). Quand ils alternent lenteur et speed, dans les moments calmes, on sait que cela va exploser et ça vous tombe dru sur la tête l’instant d’après (“Spiral”).
Souvent, leurs titres commencent sur les chapeaux de roue pour ensuite varier le tempo, traversés de multiples riffs techniques, mais toujours emprunt d’un sens de la musicalité entre densité et fluidité.
Et puis il y a des morceaux comme « The Dark Aura » ; lent, joué en mode doom avec une légère tournure arabisante, créant une atmosphère atmosphérique tout en étant puissant et empreint d’une certaine profondeur.
L’album se termine avec « Veil of Disillusion », morceau plein de panache et on se dit qu’on a passé un bon moment.

Au final, un opus agressif, sous tension, technique, old school, mais d’un old school “high” level” au niveau du jeu. Servi par un mixage aux petits oignons, c’est précis, changeant et maîtrisé de façon parfaite comme un torrent un jour de cru qui peut se calmer brusquement pour repartir de plus belle.
Une bande de « vieux » briscards qui viennent de pondre une galette qui n’est pas l’opus de l’année, mais qui s’écoute comme un death solide et tumultueux. Bien aimé !

Tracklist :

1. Banished to the Skies (6:40)
2. The Colossal Rage (3:24)
3. The Atrophied (5:28)
4. Spiral (3:15)
5. Fortunes Engraved in Blood (3:33)
6. Vapors (3:24)
7. The Thorns (3:54)
8. Blood Works (3:17)
9. The Dark Aura (4:08)
10. Veil of Disillusion (5:17)

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Vomitory – In Death Throes

Vomitory – In Death Throes

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10

 

Et voici « In Death Throes » qui signifie « Dans les dernières convulsions de la mort », le dernier-né du groupe Vomitory, faisant suite à « All Heads Are Gonna Roll ».
En tous les cas, à l'écoute de cet opus, on se dit, que les Suédois ne sont pas arrivés aux prémices de leur fin, car il y a du carburant dans ce nouveau méfait.
Taillé dans le même bois que « All Heads Are Gonna Roll », il n’y a pas surprise, si ce n’est peut-être une densité supérieure. Ils ont gardé ce qui fait leur son à savoir un mélange de death metal old school Suédois, de thrash saupoudré d’une pointe de grind, du moins de quelque chose d’extrêmement excité par endroit.
A savoir que le nouveau guitariste, Christian Fredriksson, a participé à l’élaboration de quatre morceaux.

https://www.youtube.com/watch?v=voOD1qQ9BYY

Boosté par un growl viril de bucheron colérique, « Rapture in Rupture » ouvre le bal, en mode rageur, death de la tête aux pieds.
« Cataclysmic Fleshfront » déboule dans vos oreilles, à fond la caisse, avec son death survitaminé pour ensuite muter via un thrash construit comme une grosse poutre dense et compacte, éclaboussé d’une « odeur de note » délétère. Mais pour « Erased in Red », on prend la même formule, mais à l’envers ; on commence par un thrash qui groove avec lenteur, nanti d’un petit riff accrocheur, soutenu par une basse qui ronronne pour ensuite s’énerver et rentrer dans le lard.
Bref, une formule maîtrisée sans surprises, mais d’une efficacité redoutable.
Au fil de l’écoute, on découvre « In Death Throes », qui, selon mes impressions, porte en lui un peu de Vader.
J’aime particulièrement « Two and a Half Men » et son tempo death n’roll, métronomique, speed qui enfonce le mur du son, mutant ensuite dans un maelström sonique à grand coup de blast beat… pour ensuite ramper sur un tempo « doomesque ».
Quant à « Wrath Unbound, » il baigne dans une aura nocive et addictive, comme seul le death peut en faire naître.

https://www.youtube.com/watch?v=Kq-PdDuC2xo

Alors même si je suis plus fan de leur époque « Redemption », force m’est de reconnaitre que cet « In Death Throes » tient ses promesses que ce soit pour son inspiration et sa force d’impact.
Et puis les mecs respirent à pleins poumons leur sujet. Et j’imagine que sur scène, ça doit faire mal, très mal.
C’est un peu, dans un autre style, comme le dernier Exodus : plus tu écoutes et plus tu aimes, du moins, ce fut mon cas.

 

Tracklist :

  1. Rapture in Rupture (2:55)
  2. For Gore and Country (3:24)
  3. Forever Scorned (4:11)
  4. Wrath Unbound (3:42)
  5. In Death Throes (4:33)
  6. Cataclysmic Fleshfront (3:39)
  7. Two and a Half Men (3:27)
  8. Erased in Red (3:27)
  9. The Zombie War General (3:56)
  10. Oblivion Protocol (3:56)

 

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