Left To Rot – Breath of the tomb

Left To Rot – Breath of the tomb

Note du SoilChroniqueur (M.L.A.M.) : 8/10

 

Left to die est un jeune trio Texan qui donne dans un death metal plutôt old school. Comme pas mal de formations actuelles, le groupe s’est formé en 2021 et a sorti pour le moment une démo quatre titres et ce nouvel EP.
Après la courte intro qui nous met directement dans l’ambiance car non, nous ne sommes pas sur du hard FM mais bien sur du death comme on l’aime par chez nous.

« Breath of tomb », le premier titre, reste assez lourd musicalement avec une bonne voix bien caverneuse. Certaines parties pourraient faire penser légèrement à un mariage musical entre un Dying Fetus bien lourd auquel on aura enlevé les parties ultra brutales, et un Obituary restant traditionnel dans son style de prédilection. J’aurais pu citer aussi Massacre ou Master comme influences à la place de la bande à John Tardy.

On reste dans le même registre musical sur les autres titres, quelques accélérations certes, mais nous avons surtout droit ici à une belle leçon de death metal bien massif voire groovy par moment.
Il est clair que Jason Dalhle reste assez proche de John Gallagher question chant et le groupe nous propose même une deuxième voix comme en trouve aussi chez Dying Fetus.

Pochette en adéquation avec le contenu, très bonne production, compositions qui tiennent la route : voici un produit très recommandable qui tient la route, et un nouveau nom de la scène US qui mérite toute votre attention.

Groupe à suivre !

 

Tracklist:

1. Intro 00:58
2. Breath of the Tomb 03:02
3. The Hidden One 03:32
4. Come to Me 04:35
5. Already Dead 04:16

 

Bandcamp
Facebook
Instagram
Apple Music

Rockiavelic 2023 + Warm Up à l’Ho Penn Bar (Carantec, 11 et 12 août 2023)

Rockiavelic 2023 + Warm Up à l’Ho Penn Bar (Carantec, 11 et 12 août 2023)

Rockiavelic 2023 – Live Report du 11 et 12 Août 2023 à Carantec, par Mémé Migou… mais pas que !

Que fait-on en Bretagne à la mi-août d’un été bien pourri ? On va en Fest Noz, pardi ! Et je dois bien avouer que même sans la pluie et les tempêtes qui se sont succédé, Mémé aurait quand même pris sa petite voiture bleue pour filer vers la plage du Kelenn à Carantec. Pas pour danser l’Hanter Dro ou la Gavotte en Fest Noz… mais bien pour un Fest de nuit (un Fest Noz, somme toute) où les seuls mouvements de danse tiendront du pogo ou du headbang. En ce samedi 12 août 2023, le Rockiavelic fête ses 20 ans ! Il était temps pour Mémé d’aller y jeter un œil, une oreille, et le corps tout entier !

rockiavelic

Et pour marquer cet anniversaire, toute l’équipe avait mis les petits plats dans les grands en proposant deux « Before » assez sympatoches : Jeudi, en partenariat avec le cinéma l’Étoile de Carantec qui propose la diffusion du film « Pop Redemption » de Martin Le Gall, suivi d’un débat sur le Metal et les musiques extrêmes ; Vendredi, au tour de l’Ho Penn Bar d’offrir une Warm Up de choc avec deux groupes locaux mais qui envoient du lourd, Anthares (Thrash Metal) et Tregorgones (Death Metal) ; Samedi pour terminer, l’affiche même du Rockiavelic, savoir Willingness (Metal Alternatif), Basaalt (Groove Metal Alternatif), Infern (Death Metal) et Mezel (Spectral Blackenned Death Metal). Joli, non ? Il n’en a pas fallu plus pour décider Mémé.

Bon… Il faut bien avouer que Mémé était quelque peu marrie de travailler en ce vendredi 11 août. Elle s’est donc tournée vers ses copains, les papys du Léon, pour qu’ils lui rapportent, telles de petites souris fouineuses, les nouvelles du front. Alors, un grand merci à Didier, qui a pris le temps de relater cette warm up pour vous :

ho penn bar

Dans une ambiance familiale, une cinquantaine de personnes, dont une bonne poignée d’habitués du festival Rockiavelic, s’est massée à l’Ho Penn Bar (Carantec) pour profiter des deux concerts proposés en amont du Fest.

Tregorgones (2)

Tregorgones, trio de Death Metal de Tréguier dans le 22, a l’honneur d’ouvrir cette Warm Up et ça démarre très fort avec les titres « Disincarnate » et « The Back Up of the Soul », chansons tirées de leur mini EP La mort, ma Muse sorti en 2021.

Tregorgones (1)

3 Titres enchaînés sans temps mort, « Deus Ex-Machina », « Sic Mundus Cretaus Est » et « Beyond the Creation ». Ce sera le moment fort du set où on ne pourra que relever la très grande maîtrise de leurs instruments respectifs. A noter, notamment, la prestation de Melaine à la batterie, qui aura impressionné beaucoup de monde ce soir-là.
Au final, Tregorgones aura conquis le public présent.

Set List : The Back Up of the Soul, Disincarnate, Like a Ship in a Bottle, Alone Together, La Mort Ma Muse, Les Larmes du Temps, Deus Ex-Machina, Sic Mundus Creatus Est, Beyond the Creation, Perpetual Motion, The Threads of Fate

Crédits photos et texte de la Warm Up: Didier LB, Crédits Vidéo : Bruno Guezennec


Anthares (1)

Le set d’Anthares ressemble fortement à une release party, car tous les titres du nouvel album ont été joués ce vendredi soir (After The War devrait sortir courant septembre ). Seuls 2 anciens titres seront joués « Addicted to the Chaos » de l’album du même nom, et « Dance with the Fog », véritable hymne du groupe, qui clôture tous les concerts d’Anthares.

Anthares (2) Anthares (3)

C’est le 3è concert pour le nouveau guitariste Alex Hamon, également guitariste chanteur dans le groupe The Blast Wave. Le show est propre, carré, malgré un petit problème de micro dû à la transpiration, en milieu de set, pour le chanteur Yann Hamon. Il faisait très chaud dans la salle ! Certains des nouveaux titres passent vraiment bien sur scène et deviendront à coup sûr de véritables classiques du groupe à l’avenir !
Set List : Burning Light, Arise the War Cry, Lost, Addicted to Chaos, Trance Thrash, Invaders, The Day After, Sinister Sirus, Pain, After the War, Dance With the Fog

Crédits photos et texte de la Warm Up : Didier LB, Crédits Vidéo : Bruno Guezennec

Miam

Merci Didier ! Il est temps que Mémé te retrouve à Carantec pour partager la soirée du samedi !

Ça commence sur les chapeaux de roue, en embarquant en stop trois jeunes en plein « barathon ». Ils étaient bien polis, ces p’tits jeunes de 20 berges. Ils ont même donné du « Madame » à notre Mémé qui pensait qu’ils se rendaient sur le lieu du Fest. Un petit détour de 5 minutes, rien de bien grave. Pourtant, arrivée sur place, elle ne pouvait que constater : « Mais où est passé le Rockiavelic ?! » en faisant un tour sur la plage où les restos étaient bondés, mais point de Fest à l’horizon.

Tatouage

Allez… on lui dit, à Mémé, qu’il faut qu’elle chausse ses lunettes et qu’elle monte le sonotone ? La grande tente du Fest, elle est juste derrière, sur le parking ! Y a qu’à traverser la route… pour trouver du bon son et des copains ! Au passage, un petit coucou à Lili et Gwendal de Lazarus Prod, dont je vous ai déjà parlé lors du concert de Teska/Butcher’s Rodeo à la Carène, Brest. Je ne suis pas étonnée de les voir là, ils ont accompagné plusieurs des groupes de la soirée dans leurs démarches administratives. Coucou également à Mickaël, ancien chroniqueur chez Soil Chronicles, que Mémé avait eu le plaisir de rencontrer lors du concert mythique de Lux Incerta/Monolithe/Old Dead Tree à Brest. Quelques mots échangés sur la petite aire aménagée en extérieur avec bar, Food Truck et vente de merch (Ragnarock). A l’intérieur, ça tatoue également !

Willingness 1 Willingness 2

C’est une jeune formation de Metal Alternatif qui marquera le coup d’envoi du Rockiavelic 2023Willingness s’est formé il y a à peine 1 an ½. La superbe chanteuse, seule femme sur scène de la soirée, nous révélera qu’ils étaient présents dans le public lors du Rockiavelic 2022 et s’étaient promis d’un jour y participer. Rêve devenu réalité, les voilà sur scène à défendre leurs morceaux aux effluves marquées de SOAD et d’Evanescence dont ils proposeront des covers.

Willingness 3 Willingness 4

Malgré des arrêts un peu trop marqués entre chaque morceau, ils assurent leur show, montrant ainsi leur rage et leur volonté de s’inscrire définitivement dans la scène locale. Guitariste et bassiste se sont d’ailleurs fait plaisir en descendant jouer dans la fosse.

Willingness 5 Willingness 6

Dans la salle, on sent bien l’influence d’une ville côtière en plein été. Nul doute que cette entrée en matière était la plus propice à plaire à un public encore un peu clairsemé et somme toute assez hétéroclite. J’aurai plaisir à retrouver Willingness d’ici quelques temps pour suivre leur progression.

Set List : Find The Way, Dream Or Reality, Crazy, Going Under, Whisper, Toxicity, One More Angel, Beautiful Planet, What You Want.

Crédit vidéo : Bruno Guezennec

A l’inter scène, Mémé demande : « c’est quoi après ? » Du Groove Metal Alternatif, lui répond-on. J’avoue qu’une petite grimace est apparue. Mémé est tout de même plus portée sur (…pas sur la boisson, je vous vois venir, vils petits garnements !) le Death et le Black Metal. Mais haut les cœurs ! On est là pour être objectif et faire chauffer l’objectif !

Basaalt 1 (19) - Copie Basaalt 2 - Copie

Basaalt entame son set. Et là… ni vu ni connu, ils foutent à Mémé une grosse mandale ! Ce gros son, que voilà ! Ces morceaux bien foutus ! Ah ça ! On ne l’avait pas vue arriver, cette petite bombe ! Le regard que se sont jeté Mémé et les papys du Léon ne trompe pas.

Basaalt 3 - Copie Basaalt 4 - Copie

Ils sont 4 sur scène et n’ont également que 18 mois de formation. Ouais ouais ouais… On ne la fait pas à Mémé, les p’tits gars ! Vous aviez déjà joué avant, hein ? Dans d’autres formations, c’est ça ? Vous n’êtes pas nouveaux dans le métier, c’est juste pas possible ! Tout y était : de la mise en place au show délivré.

Nous étions ici, face à du Groove Metal, du Metal Alternatif, certes, mais de ce genre de Metal qui te prend le corps pour le faire bouger dans tous les sens. Il faut bien avouer que nous avons monté d’un cran le level, et le public un peu plus nombreux a pu entrapercevoir la diversité des genres dans le Metal. Du chant saturé, de la voix claire, des parties de guitares lead ciselées, des changements de tempo, du groove dans la lourdeur du Metal.

En bref, Basaalt nous a embarqué dans son aventure. Nul doute que Mémé va les suivre de près.

Basaalt 5) - Copie Basaalt 6 - Copie

Set List : Right Place, Left Behind, Soldiers of Mercy, Requiem For a New World, Born in Darkness, Mordor, Bezaaaalt, Beyond the Fear

Crédit vidéo : Bruno Guezennec

Dans la salle, il fait désormais bien sombre. Certains restent sur le parking aménagé, une bière à la main… Certainement pour tenter de choper les Perséides. C’est dommage, d’ailleurs. Les étoiles, ce soir, elles étaient sur scène, notamment avec le groupe prêt à en découdre, Infern.

Infern 1 Infern 2

Comment vous dire… Infern… Groupe de Death Metal dont les têtes ne me sont pas inconnues. Effectivement, d’emblée, je reconnais Julien, le frontman de Edwood, mais aussi l’un des guitaristes et le bassiste, repérés lors du Morehell Fest en juin dernier. Je m’attendais donc à un set bien énergique, aux allures de HxC.

Infern 3 Infern 4

Comment vous dire… Infern a littéralement retourné la salle, au moment le plus comble de la soirée. Vous en voulez la preuve ? Voici quelques mots glanés pour vous : « Si je dois choisir 10 concerts à revoir de cette année, celui-là en fera partie à coup sûr. », dixit Bruno. Ce à quoi répond Didier : « La claque de la soirée ». « D’un point de vue objectif Infern a mis une claque à toute la salle mais d’un point de vue encore plus objectif le plateau était à la hauteur des 20 ans du Rockiavelic 2023 » rajoute Jeff (batteur du groupe de Mezel).

Ils avaient la haine de n’avoir pu jouer au Morehell Fest #2 la veille, ce dernier ayant été annulé par décret municipal, ainsi que Basaalt d’ailleurs. Eh bien, toute cette énergie, on l’a prise en pleine face. Quel concert !

Infern vous donne rdv au Destrock Fest, les 20 et 21 Octobre prochains où ils joueront aux côtés de Akiavel et Chabtan, entre autres. J’en piaffe d’impatience !

Infern 5 Infern 6

Et pour ne pas faire la Mémédinette (mot valise pour Mémé en mode midinette) de première classe, je vais aborder un touuuuuuut petit point négatif : la salle était donc très sombre, peu de lumières sur scène, donc assez difficile pour Mémé de shooter correctement. Surtout quand le frontman se place devant les lights (rouges bien entendu) et la fumée, tout en bougeant sans cesse… pour le plus grand plaisir du public qui finira par pogoter, circle piter (enfin un début de Circle Pit)… Mais bon, le public avant tout, je le conçois amplement !

Ils finiront sur leur hymne mettant le public un genou à terre, « Victim of the Doom ».

Set List : Undertow, State Puppet Theater, Tormented Paranoid, March of The Grotesque, Buried Alive, Ecocide, Archetype of Brutal Agressor, Gaining Ground, Burning Fields, To the Extreme, Phineas Case, Victim of the Doom

Crédit vidéo : Bruno Guezennec

Si Bruno nous dit que Infern est l’un des dix concerts de l’année (pas encore terminée non plus) qu’il gardera en mémoire, Didier confirmera en rajoutant Mezel qu’il attendait avec impatience. Mezel (ça ne s’écrit pas comme ça, mais Mémé étant vieille, elle n’a pas l’habitude d’aller chercher les caractères spéciaux sur son clavier de PC), je me souviens qu’on m’en avait déjà parlé. Style « tiens, toi qui aimes le Black Metal, écoute ça, c’est vraiment bien ». Et pourtant, Mémé n’en a rien fait. Quelle erreur !

Mezel 1 Mezel 2

Plus de lights, imprimant à la scène une ambiance digne de ce nom pour le Blackenned Death qui débarque. Tout y est, du corpse paint à l’exorason porté par le chanteur, le sweat capuche et l’écharpe noire masquant le visage pour l’un des guitaristes, la tête encapuchonnée par la chape du claviériste… Y a pas à s’y tromper, ça sent le souffre. Et on en aura pour notre argent (ouais… je sais, l’event était gratuit ! Mais on en a eu pour notre déplacement, tiens !)

Mezel 3 Mezel 4

Tout au long des 9 titres présentés, le chanteur va nous balancer voix Black et Growls. Les nappes de clavier offrent ce côté spectral, une petite touche que n’aurait pas reniée Shagrath. C’est à la fois vénère et malsain, brute à la Mayhem et des touches mélo à la Emperor, le tout sur un Death Metal bien noirci.
On ne peut passer à côté des breaks, de ces moments de lourdeur qui vont nous retenir comme un élastique tendu avant de relâcher la pression et libérer la force qui est en nous (Private Joke autour du titre « La Naissance de l’Astre Noir »).

C’est un show carré, léché, que les amateurs du genre vont garder en mémoire… Un peu moins les badauds venus jeter un œil et une oreille par curiosité et qui seront repartis assez vite (façon Pop Redemption, vous voyez…). Il faut dire que l’horaire tardif du set de Mezel n’a pas aidé à garder une salle comble . Dommage ! Et tant mieux pour ceux qui sont restés et ont eu comme une sensation de concert privé. Une chance !

Mezel 5 Mezel 6

Sur ce, je vais m’empresser d’aller check leurs prochaines dates ! Surtout qu’ils progressent à vitesse grand V, dixit les papys du Léon, qui n’en étaient pas à leur premier concert du groupe. Mezel est clairement à suivre ! Alors ne faites pas comme Mémé et allez voir sur vos canaux d’écoute préférés.

Set List : Les Vents Luminiques, Dissociation Divine, Le Prisme du Mal, Naissance de l’Astre Noir, Les Cohortes de l’Ombre, Les Louanges du Passé, Les Confins du Néant, Incantation Funeste, La Part du Diable

Crédit vidéo : Bruno Guezennec

Voilà, ici se terminent les aventures de Mémé dans les terres du Rockiavelic 2023. On se retrouve pour d’autres aventures ?

Pestilence – Spheres.

Pestilence – Spheres.

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10

Il me faut bien l’avouer : des quatre premiers Pestilence, ce “Spheres” est celui pour lequel j’ai eu le plus de mal ! Encore aujourd’hui, trente années après sa sortie, je me demande si je ne dois pas me prendre quelques Doliprane une fois réécouté.
Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : cet album n’est pas mauvais, loin de là, mais il se disperse dans tellement d’influences et de breaks qui nous prennent à contre-pied, qu’on a parfois tendance à s’y perdre.
Et pourtant, les titres sont relativement courts – 33 minutes pour onze compositions – mais il y a un tel condensé de riffs, de breaks et d’influences diverses (pas mal de Jazz) qu’il peut s’avérer indigeste pour qui n’est pas fan de l’exercice !
Est-ce la raison pour laquelle Pestilence a jeté l’éponge un an après la sortie de “Spheres”, pensant qu’ils ont été au bout de leur démarche, pour renaître en 2008 sur des bases moins complexes ?
A chacun de juger !

Toujours est-il que cet album fait partie des albums à la fois les plus complexes et les plus sous-estimés du genre.
La réécoute de cet album, aujourd’hui, est à la fois une (re)découverte et une curiosité : il est vrai qu’à sa sortie, je l’avais mis de côté après deux écoutes et ne lui ai jamais redonné sa chance.
Et pourtant, il est moins jusqu’au-boutiste que des “Control and Resistance” (Watchtower) ou “Elements” (Atheist) en matière de puzzle musical mais se montre malgré tout, encore de nos jours, difficile d’accès.

A la croisée de Death, Voivod, Rush et Cynic, ce “Spheres” est à la fois d’une richesse monstrueuse et d’une prise de tête assumée.

Il est juste dommage qu’il n’ait pas trouvé son public à l’époque.
Et aujourd’hui ?

Tracklist :

1. Mind Reflections (3:21)
2. Multiple Beings (4:05)
3. The Level of Perception (3:49)
4. Aurian Eyes (instrumental) (1:32)
5. Soul Search (3:18)
6. Personal Energy (4:08)
7. Voices from Within (instrumental) (1:12)
8. Spheres (3:28)
9. Changing Perspectives (3:23)
10. Phileas (instrumental) (1:16)
11. Demise of Time (3:40)

Bandcamp
Deezer
https://www.facebook.com/Pestilenceofficial
Site officiel
Instagram
Myspace
Soundcloud
Spotify

Pestilence – Testimony of the Ancients

Pestilence – Testimony of the Ancients

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10

 

On ne va en refaire des caisses : “Testimony of the Ancients” a déjà fait l’objet d’une réédition vinyle en 2021 et notre Arno en avait brièvement parlé >> ici <<.
Avec cet album, Pestilence continuait d’explorer les méandres d’un Death Metal moins Thrash mais beaucoup plus technique, et agrémentait ses propos d’introductions instrumentales entre chaque titre.
Plus ambitieux, beaucoup plus riche, ce troisième album de Pestilence est d’une complexité telle qu’il faut un nombre conséquent d’écoutes successives pour en discerner toutes les petites nuances qui fourmillent de la première à la dernière seconde.

Martin Van Drunen parti, c’est Patrick Mameli qui prend le micro et s’en sort plutôt très bien ! Mais il lui a fallu abandonner la basse et c’est l’ex-Cynic et futur Atheist Tony Choy qui s’y est collé ! Et tant qu’à faire, pour les ambiances plus éthérées, quoi de mieux que Kent Smith, celui-là même qui a collaboré avec Coroner (“Mental Vortex”, “Grin”), Loudblast (“Disincarnate”, “Sublime Dementia”), No Return (“Contamination Rises”) ou Obituary (“Cause of Death”) pour des parties de claviers parfois inquiétantes ?

Un album de grande classe qui, depuis 32 ans maintenant, fait partie des références du genre, tant il est passionnant de bout en bout.
Et quel final avec “Stigmatized” !!!!

Un must !

 

Tracklist :

 

1. The Secrecies of Horror (4:55)
2. Bitterness (instrumental) (0:30)
3. Twisted Truth (4:02)
4. Darkening (instrumental) (0:30)
5. Lost Souls (3:40)
6. Blood (instrumental) (0:28)
7. Land of Tears (4:46)
8. Free Us from Temptation (instrumental) (0:31)
9. Prophetic Revelations (5:21)
10. Impure (instrumental) (0:59)
11. Testimony (3:51)
12. Soulless (instrumental) (0:32)
13. Presence of the Dead (5:50)
14. Mindwarp (instrumental) (0:24)
15. Stigmatized (5:22)
16. In Sorrow (instrumental) (1:11)

 

Bandcamp
Deezer
Facebook
http://pestilence.nl/
Instagram
Myspace
Reverbnation
Soundcloud
Spotify

Pestilence – Consuming Impulse

Pestilence – Consuming Impulse

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10

 

S’il est une chose dont je suis nostalgique de l’époque, c’est qu’on n’attendait pas trop longtemps entre deux albums d’un groupe qu’on aimait : à peine treize mois après la claque “Malleus Maleficarum”, Pestilence remettait le couvert avec ce “Consuming Impulse” qui reste pour de nombreux fans le meilleur album du groupe.
Et, malgré tout l’amour que je porte à l’album précédent, je suis proche de dire qu’ils ne sont pas loin de ne pas avoir tort.
Seul petit bémol que je mettrais, c’est que je ne retrouve pas le côté malsain du prédécesseur.
Par contre, “Consuming Impulse” a intensifié son propos : titres à la fois plus directs et plus techniques, production plus puissante. Plus de puissance, plus de breaks, plus de brutalité… plus de tout !

On prend les mêmes et on recommence ?
Presque : le guitariste Randy Meinhard est parti former Sacrosanct, accompagné du batteur Marco Foddis resté dans Pestilence, et c’est Patrick Uterwijk qui reprend le poste !
Le groupe passera également de Roadrunner à Roadracer Records et ce n’est pas moins que l’incontournable Harris Johns qui se charge de la production ! “Pleasure to Kill”, “A Shedding of Skin”, “Killing Technology”, les Sodom, Tankard, Vendetta, Exumer, Deathrow de l’époque ou le “RIP” de Coroner… C’est lui !

1989 était décidément une année faste pour le Death Metal : “Severed Survival” (Autopsy), “World Downfall” (Terrorizer), “Symphonies of Sickness” (Carcass), “Slowly We Rot” (Obituary), “Altars of Madness” (Morbid Angel), “Piece of Time” (Atheist), “Realm of Chaos” (Bolt Thrower), “Beneath the Remains” (Sepultura) : autant dire une concurrence des plus rudes pour une formation qui ne venait pas des USA ou d’Angleterre !
Si la musique de Pestilence reste très rapide et technique, le Death Metal prend plus de place par rapport au Thrash / Death Metal initial et, encore une fois, les dix titres s’ingurgitent immédiatement pour ne plus nous quitter !
Le growl de Martin Van Drunen s’est intensifié pour devenir plus profond et proche de celui qu’on lui connait aujourd’hui : il a l’art de vomir ses lyrics avec une telle conviction qu’on ressent une sensation oppressante (particulièrement flagrant sur “Echoes of Death”) malgré des riffs rapides et saccadés.

Bref, clairement, ce deuxième album “Consuming Impulse” a définitivement installé Pestilence dans la cour des grands.

 

Tracklist :

1. Dehydrated (3:08)
2. The Process of Suffocation (2:40)
3. Suspended Animation (3:27)
4. The Trauma (3:19)
5. Chronic Infection (3:54)
6. Out of the Body (4:38)
7. Echoes of Death (4:14)
8. Deify Thy Master (4:52)
9. Proliferous Souls (instrumental) (2:07)
10. Reduced to Ashes (4:53)

 

Bandcamp
Deezer
https://www.facebook.com/Pestilenceofficial
Site officiel
Instagram
Myspace
Reverbnation
Soundcloud
Spotify