Warsenal – Endless Beginnings…

Warsenal – Endless Beginnings…

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils prennent leur temps.
Warsenal, c’est ce groupe Québécois qui m’avait bien mis sur le cul en 2015 avec son premier album “Barn Burner”.
Ensuite, le deuxième album “Feast your eyes” qui enfonçait méchamment le clou et enfin, ce 10 avril 2026, le troisième méfait “Endless beginnings…”.
Trois albums en quinze ans, quelques changements de bassiste et de batteur.
Enfin, “quelques”… on notera surtout le retour en 2026 du bassiste Francis Labine après six ans d’absence, remplacé dans cet intervalle par Jeffrey Millaire (Göorgée, Skortue, Zero State), et l’arrivée du batteur Zack Osiris (November Grief, Voor, Shroud, Venomous Wrath, ex-Pallor Mortis, ex-Canceric, ex-Violentada, ex-Necrosphere).
Presque sept ans d’attente pour un nouvel album, on peut penser que Warsenal a pris le temps de peaufiner ces “débuts sans fin”.

Déjà, niveau compositions, un premier regard sur la tracklist permet de voir qu’aucun des neuf titres n’est en dessous des 4mn50, ce qui laisse entrevoir que les parties instrumentales sont assez longues.
On pourrait se permettre de penser qu’on va se prendre un album rébarbatif et poussif, ou que Warsenal a viré prog metal… mais que nenni !
Endless beginnings…” est un album de pur thrash metal, old school bien évidemment, qui lorgne toujours du côté des premiers Kreator, Razor, Destruction ou Exumer.
Un bon compromis entre les scènes thrash metal Canadiennes et Allemandes de la deuxième moitié des années 80.

Si on pouvait considérer un point faible sur cet album, c’est son manque de prise de risques. Niveau originalité, on repassera, Warsenal se contentant de ne pas sortir des sentiers balisés d’un speed / thrash metal tout ce qu’il y a de plus classique. Pour preuve ce refrain sur “Feeding the wildfire” qui a comme quelques intonations de celui de “Show no mercy” de Slayer.
Parce que, niveau technique et du point de vue de l’efficacité, c’est du haut niveau.
Si Warsenal cherchait à privilégier l’authenticité et l’urgence d’un genre usé jusqu’à la moëlle mais toujours dévastateur, le pari est réussi.
Le trio nous donne la preuve qu’on peut se permettre de composer des titres d’une moyenne de presque six minutes sans se montrer ennuyeux, ce que peu de groupes du même tonneau peuvent se vanter de réaliser !
Un album de 52 minutes d’une intensité qui ne faiblit jamais, d’une fluidité intéressante, mais peut être un rien trop homogène pour les plus regardants, malgré tout qui offre quelques changements de rythmes salvateurs.

Endless beginninss…”, c’est l’urgence et la spontanéité d’un premier album avec la maturité d’un troisième, un revival des précurseurs du thrash metal avec une production moderne et puissante.
Et en ça, Warsenal risque de faire secouer plus d’une nuque en concert et il me tarde d’être au 20 avril pour me rendre compte de la chose quand ils joueront au Brin de Zinc de Chambéry en première partie de Suicidal Angels

Tracklist :

1. Mass Grave Mass (4:50)
2. Flying Fortress (4:56)
3. Phantom Hope (7:06)
4. Feeding the Wildfire (5:03)
5. The Numbening (5:19)
6. Dawn Mowers (5:28)
7. Dusk Dwellers (5:50)
8. Onward to Our Death (6:53)
9. Endless Beginnings (6:02)

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Chronique “Barn Burner

Bloodred – Colours of Pain

Bloodred – Colours of Pain

Note du SoilChroniqueur (Redfish) : 7.5/10

Putain, moi je suis novice avec le black metal.
Je découvre. J’apprends. Alors me faites pas chier avec des “il n’y comprend rien”, “c’est pas assez black”, “c’est trop moderne”…. Je dis ce que je ressens, point barre.
Novice assumé, je lance « Colours of Pain ».
Et là… surprise !
Mes petites oreilles fragiles ont carrément kiffé.
J’aurais presque sacrifié mon chien sur l’autel du black pour célébrer ça mais bon, j’pense pas que le groupe aurait validé, on va rester civilisés.
Bloodred, c’est le projet de Ron Merz, épaulé par Joris Nijenhuis derrière ses fûts.
Et clairement, le choix du batteur, c’est pas marketing.
Le mec cogne. Proprement. Précis. Double (…pédale, bande de pervers !) quand il faut, mid tempos lourds quand il faut, et surtout il évite de transformer l’album en machine à laver en mode essorage.
Sur la chanson “Colours of Pain” par exemple, t’as une guitare qui sonne comme j’aime (je ne parle pas de faire un régime !)… Peut-être un peu trop moderne pour du black me direz-vous… mais pour une approche vers la noirceur du death, moi je valide.
C’est tranchant comme un Opinel, sombre comme une chambre d’ado.
On n’est pas sur du black à brûler des églises Norvégiennes, on est bien d’accord, mais si ça me fait du bien aux oreilles, alors moi j’écoute.
Sur la chanson “Mindvirus”, on fait appel à Þráinn Árni Baldvinsson du groupe Skálmöld (j’invente rien, c’est écrit noir sur blanc). Et son solo… atmosphérique, stratosphérique, au choix.
Ça décolle, ça donne de l’air au morceau.

https://www.youtube.com/watch?v=rxKVHDRhdC0

L’album reprend les sujets qui lui sont à cœur : sexisme, dignité humaine, racisme… bon pas la recette de l’omelette de la mère Poulard, désolé…
Et puis moi l’Anglais je le comprends comme une vache Espagnole, donc je ne capte pas un traitre mot mais vu qu’il en parle sur sa page, je le crois sur parole.
Sa colère ? Elle est là. La tension tu la ressent.
Un album « politiquement » engagé dirons-nous…
C’est sombre, oui. Mais c’est maîtrisé.
“New Dark Age” par exemple, c’est presque une invitation à l’introspection pour moi. Une montée en tension progressive, une ambiance pesante, une sensation de fin du monde qui ne hurle pas, mais qui s’installe. Et ça, pour un novice comme moi, c’est plus efficace qu’un mur de blast beat continu.
Globalement, "Colours of Pain" :
Des riffs qui accrochent.
Une batterie qui structure au lieu de noyer.
Un équilibre subtil entre agressivité et musicalité.

Alors oui, je suis novice.
Oui, je ne connais pas toutes les chapelles du black.
Mais si ce disque est une porte d’entrée, elle est franchement bien taillée.
Novice ou expert, tu peux y aller les yeux fermés (ou crevés, si tu veux préfère rester dans le thème.)
Je vous laisse le soin d’écouter ce putain d’album et de me dire ce que vous en pensez ?

 

Tracklist :

  1. Ashes (5:02)
  2. Colours of Pain (4:52)
  3. Mindvirus (5:39)
  4. Heretics (4:12)
  5. A New Dark Age (6:21)
  6. Death Machine (5:18)
  7. Winds of Oblivion (6:32)
  8. Resist (5:14)

 

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Wreck-Defy – Dissecting the Leech

Wreck-Defy – Dissecting the Leech

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10

Actifs depuis 2016 et déjà le sixième album, les Canadiens de Wreck-Defy ne cessent de nous déverser un thrash metal de grande classe, avec une rage et une précision qui les démarque de bon nombre de groupes du même genre.

C’est donc moins d’un an après l’explosif “Hybridized” que le quintet de Thunder Bay (Ontario) revient déverser son fiel et ses riffs vénéneux dans les oreilles des thrashers qui n’en demandaient pas tant avec ce “Dissecting the leech” !
Parce que, bon, on ne va pas se mentir, mais s’il y en avait parmi nous qui pensaient que le quatuor allait se retrouver en panne d’inspiration entre ces deux albums vont très vite revoir leur copie !
J’t’en foutrais oui ! Dix nouveaux titres, cinquante minutes de furie totale qui passent à vitesse grand V, le groupe ne se contente pas de réciter ses gammes, loin de là, mais se permettent même le luxe de nous offrir autant de petites bombes à haut potentiel dévastateur !

Et ils ne nous épargnent rien !
Du titre de trois-quatre minutes qui déboite sévère (“Do it again”, “Another day”, “The haunting past”, “Apocalypse of hope”) ou plus plombés qui donne envie de secouer les cervicales (“Millenial dystopia”, “Dissecting the leech”), voire du titre long de cinq-six minutes au mid tempo assassin (“I don’t care”, “The past”) ou au thrash impitoyable (“Under the Sun”, “Revolt”), on s’en prend plein les oreilles de la première à la dernière seconde.

https://www.youtube.com/watch?v=7MwWzerw1Vo

Rajoutons à ça du refrain imparable, des parties instrumentales très intéressantes qui passent comme une lettre à la poste, une section rythmique aux petits oignons (que dire de cette basse qui claque méchamment ?), des accélérations à nous coller au fond du siège, sans parler de cette omniprésente sensation de puissance magnifiée par une production qui fait honneur tant au chant qu’aux intruments…
Non, Wreck-Defy, une fois de plus, ne nous épargne rien…
Le chant est purement démentiel, Greg Wagner passe du timbre rageur à l'aigu avec une facilité qui frôle l’insolence.

Et en prime, on a droit à quelques invités de marque comme les guitaristes Chris Poland (ex-Megadeth, ex-Damn The Machine), Nikolay Atanasov (Agent Steel, Day40, Prophecy, Rezet), Michael Gilbert (Flotsam And Jetsam), Steve Smyth (From Hell, One Machine, ex-DragonLord, ex-Forbidden, ex-Vicious Rumors, ex-Nevermore), chacun pour un titre. On a aussi le batteur Derrick Kroll (Eyam, Expired Utopia, ex-Alphakill, ex-Evil Survives, ex-Gutter Creek…) et les chanteurs Genevieve Rodda (Temtris), Amanda "The Wench" Kiernan (The Order Of Chaos, ex-Into Eternity) et Stu Block (Into Eternity, The Midgard Project, ex-Iced Earth) qui épaulent brillamment Greg Wagner.

Bref, un album de pur thrash metal, mélant old school et sonorités plus modernes, pour un résultat final très réussi !
Un des albums de thrash metal de ce début d’année.

 

Tracklist :

  1. Under the Sun (6:10)
  2. Do It Again (3:32)
  3. Millennial Dystopia (4:13)
  4. Revolt (5:41)
  5. Dissecting the Leech (4:20)
  6. Another Day (4:29)
  7. I Don’t Care (6:31)
  8. The Haunting Past (4:31)
  9. The Path (5:59)
  10. Apocalypse of Hope (4:20)

 

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Chronique “Powers that be
Chronique “The World enslaved

Maahes – Nechacha

Maahes – Nechacha

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8,5/10

J’ai beau être plus fan de death que de black, là, je viens de me prendre une claque en découvrant le nouvel opus du groupe Allemand Maahes qui a pour nom « Nechacha ».
Effectivement, leur black metal à la fois mélodique et symphonique, s’inscrit, je trouve, dans la veine d’un Cradle Of Filth ou d’un Dimmu Borgir, tout en ayant leur empreinte à eux.

Ce qui m’a frappé, au fur et à mesure que je m’aventurais dans cette galette, c’est leur sens inné de la mélodie qui accroche, de la composition qu’on retient de suite, même si elle est nourrie d’un tas d’orchestrations. Car oui, en plus de cela, leurs arrangements sont fignolés et mis en place de façon intelligente. Ils sont parfois magnifiques et je n’exagère pas le trait. Chapeau les gars !
Propulsée par des rythmiques puissantes, leur musique tisse des airs accrocheurs (“The Resurrection”), parfois rendus mélancoliques par le biais d’un piano qui égrène ses notes fragiles (“Keeper of Secrets”). Certains solos de guitare sont agréables (“Morbid Love”), les ambiances théâtrales bien posées (“The Crown and the Sceptre”), les chœurs parfois lyriques et prenants, entre deux growls bien fielleux de goule, comme à la toute fin de « The Crown and the Sceptre ».

Ils emploient même de l’’acoustique sur « Obsidian », composition à l’atmosphère légère et planante qui repose l’oreille et l’âme, même si on sent, en arrière-plan, comme quelque chose d’anxiogène.
On a même le droit à des percussions sur le titre bonus assez typé oriental « Patron Saint of Pharaohs ».

Pas de doute, non seulement, ils cassent les codes du old black metal, mais en plus, ils se payent le luxe d’être vraiment inspirés artistiquement parlant.
En ce qui me concerne, un album qui compte.
Après, il y en a qui diront que c’est du déjà entendu ; certes, mais c’est inspiré et bien foutu.

Tracklist :

  1. Magic Slave (4:57)
  2. The Resurrection (5:42)
  3. Lord of the Underworld (4:19)
  4. Morbid Live (6:23)
  5. Cult of the Sun (4:17)
  6. The Crown and the Sceptre (5:15)
  7. Keeper of Secrets (5:28)
  8. Obsidian (3:54)
  9. Patron Saint of Pharaohs (4:20)
  10. Medusa (6:08)

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Phantoms Of Future – Forever Dark

Phantoms Of Future – Forever Dark

Note de la SoilChroniqueuse (Aur’Hell) : 9,5/10

Alors ce groupe, je dois avouer que je ne le connaissais pas. C’est Chris (MetalFreak) qui a fait découvrir à l’équipe ce petit bijou via le clip de “Werewolf”, sorti mi-novembre, et qui m’a donné envie d’en écouter plus.
J’ai écumé tout ce qu’a fait le groupe depuis “Cruel Times”, et je dois dire que je suis conquise.
C’est un groupe allemand qui existe depuis les années 80 qui s’est constamment réinventé, en ayant toujours eu l’audace de mélanger les genres. On peut les rapprocher des Sisters Of Mercy, Paradise Lost ou Tiamat, mais pas que. Après des débuts très punk, new wave, ils sont aujourd’hui dans un style rock gothique, rock sombre, teinté d’électronique, mais pas que.
Leur dernier album “/Inside/Outside” sorti en 2000 n’avait pas rencontré le succès des albums précédents. On sentait un certain essoufflement du groupe, en partie causé par les multiples changements de line up.
Mais les Teutons de Dortmund n’ont pas dit leur dernier mot ! Plus de 20 ans après, ils reviennent avec une proposition plus maîtrisée et très soignée. Il faut croire qu’ils avaient encore des choses à explorer, pour le bonheur de nos petites oreilles.
Le style a évolué, la voix si particulière de Sir Hannes Smith est plus mûre, mais le jeu et l’extravagance dont ils ont su faire preuve par le passé, sont toujours là, intactes.
Ils nous offrent treize morceaux aux styles variés, c’est rythmé, on ne s’ennuie pas et on est chopé du début à la fin !
Ce que j’aime surtout c’est qu’aucun titre n’est là où on l’attend. Ils jouent avec les styles, se moquent des convenances et c’est vraiment très réussi.

L’album est une sorte de théâtre en trois actes :

Acte 1 - Calme (avant la tempête?)
On démarre avec “Werewolf”, une sorte de Petit Chaperon version gothique. En même temps, est ce que les contes de Perrault ne sont pas un peu tous sombres et gothiques ? Allez ce n’est pas le sujet. Revenons à nos moutons !
Le titre est sublime et installe une belle atmosphère, glauque et poétique à la fois. Le refrain est doux et entêtant, comme pour mieux nous amadouer. Et ça marche! On se laisse croquer volontiers !

Avec “Spirit Of Love”, on revient un peu vers la lumière (mais pas trop quand même),avec un son post punk moderne (mais pas que), assez péchu.
On ralentit le rythme et retourne dans l’obscurité avec “Phantom Rider” et le très introspectif “Think About”. C’est mélancolique, on sent une transformation vers quelque chose, mais quoi ? tout est possible avec eux !

Acte 2 - Sexy Drama
Les titres “Devil Inside” et “Forever Dark” sont puissants et dramatiques à souhait. On se prélasse dans des tréfonds obscurs.
Changement radical de style avec “Forbidden Fruits” et “Stocking Girl”, plus sensuels, voire carrément sexuels. Le clip de “Stocking Girl”, sorti en 2023, montre un bal masqué olé olé (ou ohé ohé pour ceux qui auront la ref), très rythmé, parfait pour le dance floor.
On reste dans la même thématique avec “Prisoner” (“I’m a prisoner of sex…”) avec des sons très punk atténués par des passages … à l’accordéon. Bah oui il fallait oser, et franchement c’est pas mal du tout !
Un titre tout en nuances, avec des montées en tension et des relâchements. J’adore !

Ça y est c'est le drame, le vrai, avec “I Don’t Believe You”, sorte de ballade triste sur fond de trahison. Ça s’annonce mal !

Acte 3 : Espoir, bonsoir
Ah non, pas le temps de se lamenter, que l’espoir renaît déjà avec “Underground Surfer”. Un titre pop acidulé, électro-goth, assez fun. On a ici une autre idée du romantisme…
“Time for love” avec “Bloody Tears” et l’espoir d’un monde meilleur.
L’album se termine de la plus belle des façons avec “Feel The Rain”, assez proche de “Werewolf” dans sa sonorité, mais beaucoup plus lumineux. Magnifique.

J’ai eu un vrai coup de coeur pour cet album que je place directement dans les meilleurs que j’ai écoutés cette année. Il s’écoute, se réécoute, et est toujours aussi savoureux.
C’est vivant, théâtral et va chercher un large spectre d’émotions.
Les vidéos que j’ai pu regarder montrent des concerts spectaculaires, j’espère vraiment que cet album s’accompagnera de quelques lives.
J’irai les applaudir avec plaisir.
Allez, file écouter l’album maintenant !

Tracklist :

Werewolf - 4’17
Spirit Of Love - 3’41
Phantom Rider - 3’21
Think About - 3’50
Devil Inside - 4’24
Forever Dark - 3’05
Forbidden Fruits - 3’08
Stocking Girl - 4’23
Prisoner - 3’09
I Don’t Believe You - 3’36
Underground Surfer - 3’27
Bloody Tears - 4’37
Feel The Rain - 3’19


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