Wrath of the Nebula – The Ruthless Leviathan

Wrath of the Nebula – The Ruthless Leviathan

Note du SoilChroniqueur (Antirouille) : 9/10

 

« -Tu as fait la chronique de Wrath of the Nebula ?
– Oui, il y a un moment.
– On ne l’a pas postée et elle n’est pas dans les chroniques à mettre en ligne…
– Etrange… Je l’ai même faite pour être publiée en « release du jour », ça remonte à loin
 »
Voilà comment ressurgit une chronique quatre mois après la sortie de l’album. Une chronique qui attendait sagement qu’on la déplace de la clé USB où elle sommeillait, vers le site de Soil Chronicles.
Mille excuses au groupe et à son label pour cette inattention maintenant réparée.

Wrath of the Nebula est une formation de… France, aux quatre coins pour être plus précis.
La formation studio est quelque peu différente de celle du live, car Kevin Paradis laisse la place à Quentin Regnault aux fûts, Déhà ne sera pas présent et le groupe s’octroie un deuxième guitariste qui n’est autre que le boulimique Florian Lagoutte.
Jeune formation de 2018, elle a à son palmarès un EP trois titres, Mother Ereshkigal, paru en 2021 et publie cette fin février un premier album, The Ruthless Leviathan, signé par M & O Music.

Ce concept album de death metal symphonique et technique a pour thème principal la création de l’espèce humaine par une civilisation extra-terrestre qui serait venue nous rendre visite il y a quelques 400 mille ans. Des géants, à l’espérance de vie mille fois supérieure à la nôtre, ont profité de cette escapade terrienne pour nous créer à partir de leur ADN et de celui de primates présents à ce moment-là. Voilà en substance les grandes lignes de ces 11 titres.
Tu sais à quel point je n’aime pas les intros (je me répète, c’est lié à mon grand âge) mais dans ce cas présent, l’album sans cette minute trente ne serait pas complet. Il est difficile d’imaginer The Ruthless Leviathan sans elle. Plutôt qu’un long discours, je t’invite à y prêter une attention particulière lors de ton écoute.
Cette attention particulière, il va falloir la prêter pour tous les titres d’ailleurs. Une écoute à la va-vite est exclue ici tellement la richesse d’écriture atteint un niveau élevé. Tu vas même parfois ne rien piger et si tu es pris par l’album, de toi-même tu vas réécouter le titre immédiatement pour en saisir tous les aboutissements. Il ne faut en aucun cas être distrait par quoi que ce soit, il faut être attentif pendant 55 minutes. Je te préviens : prépare-toi pour appréhender The Ruthless Leviathan.

Les motifs se succèdent, se superposent et s’affrontent par moment. Les lignes techniques de toute beauté vont être prises à partie par une batterie en mode mitrailleuse Gatling, les mélodies vont laisser la place à des solos épiques ou encore une voix revendicative va bousculer des arrangements aériens. Tu vas te manger des successions de passages vénères et d’autres planants à te déconnecter totalement de cette Terre. Je pense même, sans trop me tromper, que c’est le but de cet album.

https://youtu.be/K_1kttE11rE

Parlons en, des arrangements. Ils sont placés soit en fond pour souligner un passage important du titre, soit sur le devant où ils deviennent acteurs principaux de la pièce. Quoiqu’il en soit, Déhà ne laisse jamais rien au hasard et nous montre ici l’étendue de son talent. Du talent on en trouve également entre les mains de nos cordistes Florian et Geoffroy, qui maîtrisent de redoutables lignes techniques, mais sans tomber dans d’odieuses et exubérantes branlettes de manches.
La voix de notre frontman module pour devenir tour à tour revendicative comme sur « When Galaxies Collide » ou nostalgique, limite Gojiresque comme sur « Fractal Dimensions ».
Stoppons ici cette chronique dithyrambique, et laissons place à l’imaginaire le temps de 55 minutes. Wrath of the Nebula va t’emmener loin dans sa vision du monde, si loin que tu vas même te créer un avatar pour explorer les 11 titres de The Ruthless Leviathan.

Bravo.

 

Tracklist :

1. Intro (01:28)
2. D.N.A of the Gods (03:48)
3. Origin of Creation (03:58)
4. When Galaxies Collide (07:05)
5. Serpo Planet 1964 (04:50)
6. Wrath of the Nebula (04:38)
7. Space Time Vortex (05:28)
8. Fractal Dimensions (04:21)
9. Big Bang in Reverse (04:32)
10. Sideral Portals (03:34)
11. Ancient Gods Annunakis (05:34)
12. Mother Ereshkigal (05:47)

 

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Breakhead – Allegiance to Materiality

Breakhead – Allegiance to Materiality

Note du SoilChroniqueur (Antirouille) : 9,5/10

 

Ben bordel… C’est quoi cet OVNI ?
Ça y est j’ai spoilé.

Breakhead est un groupe de Calais, actif depuis 2013. Un EP intitulé tout simplement Breakhead paraitra l’année suivante, suivi d’un premier album en 2017, Neurasthenia. Cette mi-février voit le retour de nos Nordistes avec un second album bien explosif (je re-spoile) Allegiance to Materiality, signé par M & O Music.

Pas friand du tout des intros en général, je dois admettre que celle-ci a un grand intérêt, qui est de te mettre en confiance pour te mener ensuite doucement mais sûrement au combat. « Passengers » débute sur un groove paralysant et le titre monte doucement en intensité pour finir dans un chaos quasi imprévisible. La batterie s’enflamme volontiers, la voix est puissante (on y reviendra) et les mélodies lorgnent volontiers du côté de la Suède.

Breakhead c’est un thrash metal survitaminé au death et dopé au metalcore. Mais, oui il y a toujours un mais, ce n’est pas franchement du thrash, pas du death non plus et pas tout à fait du core. On peut dire que le quintet a su trouver une identité, contrairement à Neurasthenia sur lequel le groupe tâtonnait un peu. Là, c’est clair, c’est limpide, on a un truc de fou qui s’appelle Breakhead.

Il n’est pas possible de parler de Breakhead sans parler de Loïc et surtout de sa voix. Elle est puissante, rageuse, capable de partir dans les profondeurs les plus obscures et les plus graves d’un growl inqualifiable ou au contraire de côtoyer les aigus avec la même aisance, tout en restant redoutable. Rarement j’ai été à ce point captivé par une voix. Je ne dis pas que le mec seul fait le groupe mais, enlève-le, et Breakhead perd un atout majeur au même titre que si tu supprimais la basse, la guitare ou la batterie. La voix de Loïc est un instrument indispensable pour l’identité du groupe.

La basse massive percute et étouffe volontiers l’ensemble sous une chape de plomb, prenant même le devant dans des breaks comme sur « Dystopia ». A ces breaks monstrueux et groovy à souhait succèdent des accélérations toutes aussi effroyables et d’une virulence à toute épreuve. Les riffs sont tantôt acérés, tantôt ensorcelants et la batterie imprime à loisir les tempos, passant d’un mid musclé à un mur de son infranchissable.

Les mélodies, car oui, mélodies il y a, nous rappellent la Suède des âges d’or, comme sur « Passengers » ou encore sur « A World of Shame ». Elles sont souvent angoissantes à te tordre le bide comme sur « I Push You Die » ou encore hyper captivantes et entêtantes comme sur « Blackout ».

Allegiance to Materiality est un album d’une puissance inouïe, d’une agressivité sans faille mais est aussi abouti, carré et qui sonne pro, avec cependant un petit bémol juste parce que le son aurait pu être par moment plus limpide. Voilà, c’est tout, pas de quoi en faire un paragraphe tellement le reste est imposant.

Breakhead nous propose déjà avec Allegiance to Materiality l’album de la maturité avec un jeu maîtrisé et une identité affirmée. Bravo.

 

Tracklist :

1 Downloading (01:14)
2 Passengers (04:42)
3 Tale of a Braindead (04:37)
4 The Path to Oblivion (04:51)
5 Reborn (03:59)
6 Identity (03:33)
7 A World of Shame (05:48)
8 I Push You Die (04:48)
9 Blackout (05:52)
10 Primal Instinct (04:17)
11 Dystopia (06:29)

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The Hellectric Devilz – The Hellectric club

The Hellectric Devilz – The Hellectric club

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10

 

Tu n’as jamais remarqué ?
Dès qu’on parle d’un groupe quelconque, c’est immanquable : dans la conversation, t’en as toujours un qui se sent oblige de catégoriser le groupe en question dans un tiroir musical.
Le groupe Mescouillaubalcon ? Facile, c’est du grind / doom / blackisant avec un soupçon de progressif dans lequel on a mis un soupçon de trip hop et un peu crust…
Et là, toi, vieux de la vieille qui ne connait que deux genres de musiques (celle que j’aime et celle que je n’aime pas), tu viens à regretter la guéguerre entre speedos et hard FM dans les années 80 qui faisait les heures glorieuses des courriers des lecteurs de nos magazines favoris qu’étaient Enfer MagazineMetal Attack et autres Hard Rock Magazine.

Oui, toi (et moi), le quinquas, devenu vieux (“mais pas obsolète”), tu ramasses une partie de ton dentier au sol par des logiques parfois imparables de la part de nos générations suivantes d’un âge si… pur.
Putain, faudrait pas que ça grandisse !
Toujours est-il que là, je te fiche mon billet que le mec qui va décrire avec exactitude la musique de ces The Hellectric Devilz aux côtés ultra kitsch assumés, il a le temps de se faire un master dans la musique !

Parce qu’il y a de tout là dedans : y a de la référence et de l’influence !
Ca hard rockise, ça punkise, ça rock ‘n’ rolle, ça speede, ça thrashe même un peu par moment, ça y va de quelques réminiscence glam, et surtout, ça nous colle de belles petites claques tout au long des dix titres à la diversité bien réelle !
Ca, le mec qui n’a pas reconnu du Motörhead, du Toy Dolls, de l’ AC/DC, de l’Anthrax, du Trust ou du Tankard, c’est qu’il n’a pas beaucoup de recul sur notre musique préférée !
La facilité serait de cantonner le groupe à du pur rock ‘n’ roll (parfois) overspeedé, mais ce serait réducteur !

Les Basques arrivent à nous maintenir sous pression du début à la fin, et à chaque écoute d’un nouveau titre, on en vient à se demander ce qu’ils vont encore nous trouver.

Bref, non, on ne va pas se faire chier à trouver dans quel tiroir musical le groupe se trouve.
Pour moi, il se situe dans la musique que j’aime… elle vient de là, elle vient du… non, on a dit qu’on n’en parlait pas !

 

Tracklist :

1. Live Fast (The Devil Curse Part. 1) (4:11)
2. Party with the Devil King (The Devil Curse Part. 3) (2:58)
3. The Hellectric Devilz (2:51)
4. Love Madness (3:31)
5. Gun In Your Mouth (3:00)
6. Slinky Lingerie (4:02)
7. Blinded (3:25)
8. Hellrizer (3:36)
9. God is Dead (4:39)
10. Fight as One (3:09)

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Down Trigger – Then The Chaos

Down Trigger – Then The Chaos

Note du Soilchroniqueur (Celtikwar) : 6/10

On peut dès fois sortir des sentiers battus.

Aujourd’hui on se lance dans la fusion. Le mélange des styles. C’est comme inventer une nouvelle recette avec des ingrédients nouveaux. On espère que la sauce prendra quand même.

Down Trigger est une formation du Val de l’Oise créée en 2016 et ayant sortie son premier album « Then The Choas » avec le label M&O Music. Musicalement très surprenant, le groupe vous donnera quand même quelques questions, car on ne peut qu’être interpellé par ce que nous dévoile Down Trigger.

Deux voix pour continuer à nous mélanger et perturber nos esprits. Bien entendu on est dans la noirceur la plus profonde, surtout sur la fin de l’album où l’on peut entendre des cris venus tout droit des forêts les plus profondes. Un début d’album assez énigmatique avec des claviers jouant tout à côté du reste des instruments pour renforcer l’image décalée de la fusion des styles… Pas sûr que la sauce prenne à tous les coups.

Un rendu global quand même assez brouillon et c’est peut-être ce qui nous empêche de plonger complètement dans l’univers de Down Trigger, on part dans tous les sens sans garder de réelle ligne de route et cela peut nous perdre quand même quand on n(est pas habitué à autant de mélange. Il manque peut-être aussi un peu d’énergie dans les compos, de passages plus groove et moins lugubres pour que l’énergie envoyée puisse nous pousser de l’avant.

Ce premier album est un bon début, nous voilà interpellé, après on en attend quand même plus.

Mais une chose est sûre, il y a de quoi vous secouer la tête.

Tracklist :
1. DTR (02:54)
2. What We Are (05:03)
3. Relentless (05:04)
4. Our Souls Are Already Sold (06:26)
5. Singularity (02:31)
6. Turn Me Off (05:10)
7. Extinction (05:43)
8. At The End (06:24)

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Silverstage – Heart n’ Balls

Silverstage – Heart n’ Balls

Note du Soilchroniqueur (Celtikwar) : 6/10

Voici une jeune formation française à qui l’on souhaite un bel avenir. Silverstage est un groupe de Heavy Metal existant depuis 2015 et qui vient de sortir son premier opus ‘Heart n’ Balls‘ ce début d’année via le label M&O Music.

Il émane de cet album une étonnante sympathie. On a envie d’aimer. Il est vrai, on ne sait pourquoi, dès les première notes de « All I need », on trouve la musique sympa et la guitare transpire de gentillesse : on aimerait bien passer un bon moment avec eux. Dans leur Heavy Metal très années 80 (« For the Light » et sa ligne de basse très groovy) avec le doux chant de Marianne G. Wolf, on est surpris de se voir secouer les épaules.

Musicalement, rien ne nouveau sous le soleil mais, mine de rien, Silverstage nous présente un premier disque très plaisant et très léger. Pas de répétions ni de redondances, juste de la musique qui reste cohérente du début à la fin. Cependant, on aurait peut-être aimé une prise de risque un peu plus grande pour avoir une folie peut-être plus présente. Car il manque un peu de vitesse, des accélérations incisives, une montée dans les aiguës, un rythme de cavalcade…
Enfin peu de chose mais si on pouvait aussi ressentir pleinement l’énergie du groupe plutôt que sa gentillesse, il en gagnerait en puissance.

En tout cas, à suivre car on a bien envie de voir la suite.

Tracklist :

1) All I need
2) Want you need
3) Rise-feeling Somber
4) Come back
5) For the Light
6) Can’t live without
7) If your Love is Pain
8) Silverstage
9) Back from Cali

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