Needle Sharp – Dark Lies Effects

Needle Sharp – Dark Lies Effects

Note du Soilchroniqueur (Celtikwar) : 7/10

Un peu de Rock Funk cela fait aussi du bien.

Needle Sharp est une formation parisienne officiant depuis 2012 et qui vient de sortir un nouvel Ep, « Dark Lies Effects« , qui donne une bonne image de son potentiel.

Un quatuor mené par Laellou qui vient apporter sa touche de féminité mais sans manquer de caractère. Needle Sharp aime aussi mettre en avant ses parties de groove assez fortes avec une accentuation de la basse sur des cassures de tempos (« Feel It ») où alors pour laisser libre court à des accélérations plus importantes (« One More Lies » ou « Broken »), c’est l’instrument qui prend le devant dans la formation laissant au second plan les guitares qui, elles, jouent sur la saturation et profitent des moments où on les libère pour s’enflammer un peu plus.

Enfin bon vous l’aurez compris ça joue et ça envoie, un gros point fort pour « One More Lies » et « Broken »et leur côté plus agressif et plus Hard avec des chœurs simples venus soutenir et rajouter une accroche complémentaire. Mais le groupe en a sous le pied et donne envie d’aller plus loin avec lui.

Attention à ne pas rester sur l’ouverture avec un « Feel It » peut-être un peu en deçà du réel niveau du groupe.

Tracklist:
01. Feel It – 5:05
02. One More Lie – 4:53
03. What You Learn – 4:47
04. Broken – 3:52
05. To Be Damned (Acoustic) – 4:08

Facebook : https://www.facebook.com/NeedleSharp91/
Site : https://www.needlesharp.org/

Frank Berty – Aquablues 

Frank Berty – Aquablues 

Note du Soilchroniqueur (Celtikwar) : 6/10

De la délicatesse et de la sensibilité.

Artiste lyonnais ayant fait ses armes dans divers groupes comme Vytal , Eat the DogStella Maris et Lagoon Bazar, le guitariste Frank Berty se lance maintenant en solo. Un premier album Aquablues est sorti l’année dernière.

Un album fait pour les amateurs de douces mélodies. Frank Berty nous délivre un disque assez pop et lent afin de se laisser davantage d’espace pour les mélodies des parties rythmiques. On a donc le droit à de très bons soli tout en finesse et légèreté : « Vampire » ou encore « Aquablues », tout en douceur pour lentement nous faire voyager.

Niveau composition, bien que chacune soit de très bonne facture, elles se ressemblent toutes quand même beaucoup et il faut attendre « Robot » pour avoir un peu de folie. Il est vrai que le défaut de Frank Berty est peu-être sur disque de se rendre un peu monotone, la voix ne changeant pas, tout l’art étant dans la guitare. Il aurait été appréciable d’avoir une rythmique qui vienne titiller l’oreille par moment.

Un bon album, mais sans plus. Pour amateurs de mélodies nonchalantes.

 

Tracklist :
1 – Prisonnier
2 – Le lampadaire
3 – Seiduna
4 – Vampire
5 – Glacial
6 – Aquablues
7 – Pas vu
8 – Robot

https://www.facebook.com/frankbertyoff/
http://www.frankberty.com/

Port Noir – The New Routine

Port Noir – The New Routine

Note de la Soilchroniqueuse (Bloodybarbie) : 8/10

Depuis que j’ai découvert ce groupe, je ne l’ai plus lâché. La « nouvelle routine » des Suédois est tout sauf une routine car chaque album et chaque morceau est différent des autres. Port Noir ne s’impose aucune limite et ne s’interdit rien quant à son style musical, il compose la musique qui l’inspire avec, comme ingrédient primordial : le groove !

Il est difficile de s’ennuyer en écoutant leurs disques ou d’en préférer un aux autres, ils sont tous aussi bons et différents. La voix de Love Andersson est aussi émouvante et sublime que celle de Matthew Bellamy (Muse).

 

Le titre “13” (mon préféré) est une belle surprise en hommage à Rage Against The Machine, l’influence est bien marquée ! J’ai également particulièrement apprécié “Flawless” et “Champagne”.

Si vous êtes à court d’idées cadeaux, cet album au style inclassable est un passe-partout et conviendra aussi bien aux metalleux qu’aux fans de pop rock avec un gros son de guitare et une basse qui claque. Difficile de rester indifférent à ce genre de musique si on est un minimum mélomane !

 

 

Tracklist:

1. Old Fashioned
2. Flawless
3. Blow
4. Champagne
5. Low Lights
6. 13
7. Young Bloods
8. Define Us
9. Drive
10. Down For Delight
11. Out of Line

 
Site officiel
Facebook

The Red Barons – Together

The Red Barons – Together

Note du SoilChroniqueur (Quantum) : 9/10

« L’oubli est une grâce » Julien Green

Parfois, cela peut arriver qu’un CD passe à l’as. D’ailleurs, cette expression nous vient des dés à jouer où l’As est la valeur la plus faible. Ainsi, ce qui passe à l’as est donc sans intérêt, voire insignifiant. On délaisse donc ce qu’on a choisi de passer à l’as. C’est un peu le lot de tout webzine qui reçoit beaucoup de CDs. Il arrive que certains soient mis involontairement de côté, jamais totalement oubliés pour autant. Ainsi, comme sorti magiquement du chapeau, voici que m’échut le CD Together du groupe The Red Barons. Et la métaphore de la magie n’est pas choisi au hasard, vous allez voir.

Malheureusement, je crains fort que ce ne soit trop tard pour faire parler du groupe originaire de Mulhouse, tant les informations manquent et les moyens de communication. Je pourrai simplement dire qu’il s’agit d’un quatuor composé d’un guitariste Livio, d’un bassiste Olivier, d’un batteur nommé David et d’une chanteuse répondant au prénom d’Oriane. De fait, depuis la sortie de leur EP, on ne peut pas vraiment dire que le groupe fasse beaucoup parler de lui. Entre 2008 et la sortie de Together en 2016, le groupe n’a pas vraiment eu une énorme activité non plus, ainsi il me sera compliqué de faire la promotion que mérite le groupe comme tout un chacun dans ce milieu. Peut-être qu’à la suite de la chronique, le groupe réveillera quelque chose de lui… Qui sait.

Bon, toujours est-il qu’il y a un nouveau CD à chroniquer les amis! Et on démarre sur des bases simples avec l’artwork qui est représenté par un enchevêtrement de mains les unes sur les autres. Si cette photo assez « Paint » représente bien l’idée du « Together » au travers de ce chassé-croisé de mains qui s’enlacent avec force, il n’en demeure pas moins que le design est simpliste à l’extrême. Difficile, quand il s’agit d’une autoproduction, de proposer un motif flambant neuf avec peu de moyens, certes. Mais de là à faire juste état d’une photo, c’est au mieux un travail uniquement centré sur la diffusion de la musique et non d’un tout, au pire un désintérêt total. Dommage, mais je n’en tiendrai pas plus rigueur que cela vu le temps mis pour vous donner une chronique ô Mulhousiens!

Parce que musicalement, c’est vraiment très bon! J’ai même été pris de court, étant resté sur une réponse négative de mon esprit comme indiqué précédemment. Proposant un mélange qui me semble n’être en fin de compte qu’une exploration profonde des différentes possibilités de ce dernier, les morceaux sont assez éclectiques y compris dans leurs compositions. Ainsi, le premier morceau démarrera sur une partie clean très planante, pour enchainer ensuite avec une partie plus rock genre motard! Le deuxième sera plus énervé encore, et ainsi de suite sur tout le CD. On a l’impression que le groupe fait atout du talent des différents musiciens pour élargir l’éventail de leur musique vers des cieux plus épars. Et du talent, il y en a! Le quatuor sait usiter chaque individualité pour ne former qu’un tout qui se met au service du rock et cela fonctionne très bien! Mais la principale brisque reste le chant. Quel charisme! Quelle personnalité! J’en suis resté tout con derrière mes enceintes. Il y a de la douceur, de la sensualité mais surtout je crois déceler cette force qui sommeille et qui surgit tel un rugissement juste quand il faut! Il serait peu de dire que j’ai été conquis, tout hébété, par le chant d’Oriane! Je l’ai imaginé sans peine sur scène, dans un bar, pendant que chacun sirote sa bière et s’arrête pour savourer cette féminité si racée, un peu comme l’ont fait les chats dans Fievel au Far West quand Tania se met à chanter. Bon, ok! Je me perds un peu en hébétude. Mais rien que pour le chant, ce CD mérite toute votre attention, amis lecteurs.

Au niveau du mastering, j’ai là encore été plutôt surpris. Il est de bonne qualité pour une autoproduction, je n’y vois rien de particulier à redire hormis peut-être le choix des toms de batterie qui me semble plus approprié pour du reggae que pour du rock, mais en l’état général des choses cela ne saute pas aux oreilles.

En fin de compte, mon seul regret réside dans l’écriture des textes en anglais. J’aurais préféré que notre belle langue soit mise à l’honneur par le chant d’Oriane plus qu’elle n’accorde d’importance à l’anglais. Mais c’est un regret tout à fait personnel, plus qu’objectif du coup.

Devant le risque de ne pas trouver un écho suffisant, je préfère ne pas m’étendre davantage sur Together qui, pourtant, sonne comme une très belle découverte pour moi. Un vrai vent de fraicheur a soufflé soudainement en moi dès la première écoute et, secrètement, je crains de découvrir que ce CD résonne à présent comme une sorte de baroud d’honneur avant la fin. J’espère de tout cœur que le groupe The Red Barons recommencera à faire parler de lui, parce que du rock comme celui qui est amené ici, on en redemande le temps d’une bonne soirée en vase clos dans un bar pour ensuite, qui sait, conter fleurette avec la chanteuse. Parce que c’est de cela qu’il s’agit ici : la nostalgie de ces soirées où le temps s’arrête, et où le bonheur se résume à un groupe et un verre partagé. La magie quoi.
Vous allez revenir, hein?

Tracklist :

1. Together
2. No Futur
3. Brunch
4. Pussy Riot
5. Welcome Into Love
6. The Life

Facebook
Myspace

10 Years – (How to live) As Ghosts

10 Years – (How to live) As Ghosts

Note du Soilchroniqueur (Celtikwar) : 5,5/10

Un peu de Rock vous tente ?

10 Years est un groupe de Rock alternatif de Knoxville fondé en 1999. Après de nombreux changements de line up qui auraient pu voir la fin de la formation, surtout avec le départ de Ryan (Tater) Johnson, guitariste fondateur en 2016. Mais avec l’arrivée de Brian Vodinh, 10 Years semblait avoir trouvé une nouvelle force et quoi de mieux qu’un nouvel album pour rassurer les fans ?

C’est donc un groupe tout frais qui publie son huitième album, (How to live) As Ghosts, qui nous montre que 10 Years a su garder son enthousiasme. Nous avons le droit à un album avec des lignes de rock solides, quelques modifications de tempo (« Ghosts ») qui permettent une accroche assez simple.
Des parties plus énergiques comme les guitares de « Burnout » viennent donner un peu de piquant, mais 10 Years reste un groupe de Rock FM taillé pour les charts, pas de gros son en perspective.

Un album bien fait, qui tient la route et permet de passer un bon moment. Une écoute agréable apportant un peu de douceur dans ce monde de brutes. Seul bémol, c’est que les titres s’oublient aussi rapidement qu’ils s’écoutent : pas de refrains qui restent en tête ou un riff de guitare qui vient vous émoustiller. Un album qui s’écoute bien mais qui ne marque pas.

Plaisant quand même cependant.

Tracklist :

01. The Messenger – 3:31
02. Novacaine – 2:49
03. Burnout – 3:34
04. Catacombs – 3:34
05. Ghosts – 4:07
06. Blood Red Sky – 3:10
07. Phantoms – 4:14
08. Vampires – 3:57
09. Halos – 3:53
10. Lucky You – 3:38
11. Insomnia – 4:02

Site officiel
Page Facebook

error: Contenu protégé