Mosh-Pit Justice – Future is denied

Mosh-Pit Justice – Future is denied

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

Les revoilà, les intarissables thrashers Bulgares de Mosh-Pit Justice.
Grâce à l’excellent label Punishment 18 Records, j’ai eu le plaisir de les découvrir avec leurs quatrième (“Fighting the poison”) et cinquième albums (“The fifth of doom”) respectivement sortis en 2019 et 2020, prouvant non seulement une capacité à composer rapidement des titres aussi agressifs qu’accrocheurs, mais aussi en étant capables de ne pas s’autoplagier.
Ca, c’est de la productivité.
Depuis ?
Encore un album, “Crush the demons inside” (2022) et il semblerait que “Fighting the poison” est ressorti en autoproduction en janvier dernier.

Toujours est-il qu’en ce mois de mars 2026 nous arrive leur nouveau méfait et, on peut d’emblée le reconnaitre, il ne sont jamais en panne d’inspiration dès lors qu’il s’agit de sortir des titres d’une efficacité redoutable au service d’un thrash metal toujours aussi survitaminé qu’old school !

Huit nouveaux titres, à peine 35 minutes de déflagrations sonores bien énervées avec des titres tous d’une longueur autour des quatre minutes.
Autant dire que ça ne s’embarrasse pas du superflu, chez ces Bulgares ! Et ça va directement à l’essentiel !
Et inutile d’aller chercher du mid tempo: y a pas ! Ou très peu, du genre qui ne sont que prétextes à nous recoller une accélération dantesque par la suite !
On se prend aussi la traditionnelle intro instrumentale et acoustique (sur “M.P. Justice congregation” ou “Hell has arrived”) qui ne représente qu’un calme relatif avant une tempête de riffs et de décibels bien rapides.

Là encore, voilà un thrash metal qui doit autant à la Bay Area (Slayer) qu’à la scène Teutonne (Tankard, Assassin) avec des petits côtés que ne renieraient pas Flotsam And Jetsam ou Xentrix, excusez du peu !
Chant aigu et rageur, riffs massifs, choeurs assassins, section rythmique épileptique, on sent que Mosh-Pit Justice se fait un plaisir de nous sortir toute la panoplie de ce que le thrash metal peut nous offrir de mieux, avec une technique bien maîtrisée.

Bref, un bon album de thrash metal, pas novateur pour deux sous, mais d’une réelle efficacité.
En ce qui me concerne, je n’en demande pas plus pour me titiller la folie que j’ai entre les oreilles…

Tracklist :

  1. Future Is Denied (4:01)
  2. Blame to Take (4:33)
  3. Horror Becomes Reality (3:55)
  4. M.P. Justice Congregation (4:54)
  5. Hell Has Arrived (4:27)
  6. Gladius in Blood (4:31)
  7. Conspiracy for Life (4:17)
  8. Through the Lies (4:13)

Amazon Apple BandCamp Deezer Facebook ReverbNation Spotify Tidal
Chronique “Fighting the poison
Chronique “The fifth of doom

Damnation – Scream all my hate

Damnation – Scream all my hate

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7,5/10

 

L’Italie ! Ses gondoles à Venise, ses musées à Florence… Et son thrash made in Turin.
Fort d’un EP éponyme paru en 2024, les voici qui déboulent avec leur premier album « longue durée » ayant pour nom « Scream All My Hate ». De qui je parle ? Du groupe Damnation !

Au début, j’avoue avoir eu un peu de mal à les mettre dans une case au niveau des influences, choisissant cependant celle de la Bay Area.
Et puis à partir de certains titres, j’ai même pu les comparer à un groupe très célèbre, mais ne brûlons pas les étapes.
Commençons par le commencement.

Le sujet qui les préoccupe le plus semble être la guerre, ce qui est d’actualité malheureusement.
Quant à la musique, au menu, que du bon. Riffs accrocheurs, tempos mid tempos enlevés, voix éraillée passée au papier de verre, solos de guitare qui grondent et explosent avec fluidité et vélocité (“Scream All My Hate”), avec parfois un refrain presque rock (“Bloody Eyes”) ; on y trouve aussi des chœurs, des riffs qui virevoltent et se greffent sur de bonnes rythmiques.
C’est classique et bien « foutu », pas de doute. J’apprécie particulièrement leurs riffing qui fait mouche de suite, et la façon qu’ils ont de construire leurs titres pour ne pas en faire des compositions linéaires.

Et puis arrive « Damned » et jusqu’à « Destroy the War Machine », avant dernier morceau de leur galette, leur thrash met alors l’accent sur des rythmiques beaucoup plus heavy, même si les riffs sont toujours présents (« War »).
L’excellent « Master, The Priest and the Death » déboule même dans son intro en mode hard rock.
Et là, à tort ou à raison, je n’ai pu m’empêcher de penser à… Metallica et son dernier album « 72 Seasons » !
Sauf que, et je ne veux en rien déclencher la polémique, je trouve qu’on y trouve (oui, je sais, j’ai répété deux fois le même mot, mais cela me plaît bien)… une petite flamme beaucoup plus présente que chez leurs « grands frères », ce genre d’énergie qui fait toute la différence.

Du coup, j’ai beaucoup apprécié des titres comme « The Master, The Priest and the Death », « Mr. Mayhem » ou bien encore « Destroy the War Machine » pour leur côté frontal au rendu parfois hypnotique comme sur « War ». Pas mal du tout.
Et ils terminent leur set avec un retour au riffing qui tue pour « Dead Again » qui clôt cet album.

Alors que vous dire en conclusion ?

Que ce « Scream All My Hate » tient ses promesses, le tout boosté par cette énergie qu’on attend de cette musique.
Un album entraînant et plus qu’honnête.
Le thrash old school n’évolue pas, reste accroché à ses codes, car c’est ce qu’on attend de lui, mais il peut prendre plusieurs teintes musicales ; en voici un exemple ici.
Bien aimé.

 

Tracklist :

Under the Cross (1:21)
Scream All My Hate (3:34)
Bloody Eyes (5:23)
Damned (3:36)
War (6:06)
The Master, The Priest and the Death (4:35)
Mr. Mayhem (3:53)
Kill by the Dawn (4:48)
Destroy the War Machine (4:43)
Dead Again (3:53)

 
Apple  Facebook  Instagram  Spotify  YouTube

Peace After Pain – The deadly rave

Peace After Pain – The deadly rave

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10

 

Dans le médical, on appelle ça un prématuré !
Dans le metal, on appelle ça de la productivité !
On ne l’aura pas attendue longtemps, la suite des aventures des Espagnols de Peace After Pain. « The essence of insanity » était sorti fin avril 2024 et, pas plus de sept mois plus tard, ils accouchent du petit nouveau.
Au rayon des nouveautés, le groupe joue désormais avec un seul guitariste, l’Italien Marco “Mark” Lai (Alkoholizer, Morning Detonation, Necromessiah, ex-Ancient Rune) au background qui… ne regarde que lui, et force est de constater que le groupe y a gagné en virulence.

Toujours ancré dans un crossover / thrash metal particulièrement old school, Peace After Pain se montre particulièrement vindicatif tout au long des dix titres qui totalisent 28 minutes seulement !
Par rapport au premier album, l’album dure 20 secondes de moins (si si, j’ai compté !!!) pour un titre en plus… et ça, si on compte l’intro instrumentale aux sonorités nippones traditionnelles comme une composition à part entière.

Niveau chant, il y a plus de rage, on croirait presque entendre Andreas « Gerre » Geremia lors de la plus grande époque de Tankard (comprendre, « Chemical invasion » et « The morning after »).
Ici, on reste dans cette tradition D.R.I. meets Municipal Waste avec de gros côtés Anthrax ou Tankard.
Ca riffe sévère, on a du solo qui tue, du chant bien rageur et de la rythmique épileptique.
Et on ne demande rien de plus !
Tout ce qu’on peut constater, ce sont les progrès significatifs, tant dans la composition et l’interprétation que dans la production.

Du coup, on va vouloir la suite, si la dynamique de création continue sur la même lancée, pour juin 2025.
A défaut d’en prendre le pari, je prends quand même rendez-vous, on ne sait jamais…

 

Tracklist :

Totsuzenshi (instrumental) (2:25)
Minds in a Trap (2:09)
The Face of Death (3:09)
Break Your Will (2:53)
Out of the Game (3:18)
Consume and Die (1:38)
FCK PAP (3:05)
The Deadly Rave (2:58)
Hangover ov Poseidon (2:23)
U.Y.F.B. (4:11)

BandCamp  Deezer  Facebook  Instagram  SoundCloud  Spotify  YouTube
Chronique « The essence of insanity« 

Peace After Pain – The essence of insanity

Peace After Pain – The essence of insanity

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10

 

Décidément, Barcelone se devient tout doucement la capitale ibérique en matière de groupes de thrash metal ! Je viens à peine de finir la chronique du deuxième album de Terminal Violence (>> ici <<) qu’on me propose celui de Peace After Pain, provenant également de la deuxième plus grande ville d’Espagne.
Entre Nuckin’ Futs, ReDimoni, Exessus, Radity, Illusion voire Crisix ou Fuck Off pas très loin, il y a de quoi faire.

Ici, on a droit à un groupe qui officie dans un crossover / thrash metal des plus crus. Ce quatuor formé en 2017 nous aura sorti deux EP, “Peace after pain” (2018) et “Outta my sight” (2021) puis une démo “Apocalypse later” (2022), tous comportant trois titres, avant que ce “The essence of insanity” ne voit le jour en avril dernier chez Punishment 18 Records.

Que dire ?
Qu’on se prend neuf titres bien thrash à l’essence punk bien présente ?
C’est le principe même du crossover / thrash metal : ça ne laisse pas beaucoup de place à l’innovation, mais on s’en fout, du moment que ça tabasse !
Et ça tabasse !
L’esprit old-D.R.I., old-Suicidal Tendencies, avec quelques réminiscences Anthrax de la période des mid eighties, et un petit côté fun à rapprocher des premiers Nuclear Assault pas piqués des vers, ça nous va !
Les rythmes sont soutenus et les rares passages en mid tempo ne sont que prétextes à nous recoller une accélération des familles derrière !

Bref, rien de neuf tant sous le soleil catalan que sous celui des crossover / thrashers, mais Peace After Pain met assez de conviction dans ses compositions pour se voir affubler d’une crédibilité qu’il va falloir désormais confirmer !

Depuis ?
Le guitariste Viktor (Asphyxion, Machete Law, Guineu de l’Estepa) est parti, laissant Marco “Mark” Lai (Alkoholizer, Morning Detonation, Necromessiah, ex-Ancient Rune) seul six-cordiste.
Et en plus, ils ont sorti un nouvel album, « The deadly rave », six mois plus tard, toujours chez Punishment 18 Records.
L’est pas belle, la vie des thrashers ?

 

Tracklist :

Pre-Apocalypse (1:08)
Depend on No One (2:34)
No Way to Back Down (4:24)
Can’t Change (3:17)
Gobernadores del odio (3:41)
Reveal Your Fears (3:03)
Times Are Insane (2:55)
Peace After Pain (3:30)
Outta My Sight (3:57)

BandCamp  Deezer  Facebook  Instagram  SoundCloud  Spotify  YouTube
Chronique « The deadly rave« 

Supermodel Taxidermy – At What Cost

Supermodel Taxidermy – At What Cost

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7/10

Salut les gens !
Aujourd’hui, on va donner dans le crossover / thrash metal du groupe canadien Supermodel Taxidermy.
Après pas mal d’EP, voici leur premier « vrai » album qui a pour nom « At What Cost ».
Un power trio qui déménage, bourré de cette énergie propre à ce style musical.
Comme influences, ils parlent de D.R.I. et d’Iron Reagan. Je me permettrai d’en rajouter un troisième en la personne de… Suicidal Tendencies dans la période de ses « early days ».

Effectivement, des titres comme « Blood Painted Dash » ou « Subliminal » en sont la preuve, ce dernier étant d’ailleurs une reprise de la bande à Mike Muir : leur thrash est boosté par un effluve punk / hardcore old school assez évidente.
D’ailleurs, au contraire de certains de leurs cousins qui alignent au sein d’un même titre toute une kyrielle de plans de guitare différents comme Municipal Waste, eux, adoptent une construction plus classique, à grands coups de riffs répétitifs et d’un couplet accrocheur.

https://youtu.be/tXN5iZKqg5o

Cela donne des compositions comme « The Hanging Tree » qui vous rentrent dans le cervelet direct. Comme tout power trio qui se respecte, leur musique est énergique, puissante sans fioriture et quand ils commencent en intro en plaçant quelques notes de piano comme pour « Death Dealer », ça mute vite en punk/rock perverti par un thrash hyper speed.
Après, dans la gamme « à fond la caisse », « Exorcist For Beer » est pas mal non plus ; il vous fera entamer un pogo sauvage dans votre salle à manger » du genre, je vais tout détruire.

https://youtu.be/7w8AsOL6L08

Bref, rien de neuf sous le soleil, mais j’ai bien aimé leur petit côté old school, leur riffing entraînant et la dose d’énergie salvatrice qu’ils donnent au travers de leur démarche musicale.
Pas original, mais efficace à deux cent pour cent.

Tracklist :

1. Wake Up (1:55)
2. Exorcist for Beer (3:21)
3. Clinics (3:20)
4. Lipstick (2:54)
5. Blood Painted Dash (3:16)
6. Gage (1:48)
7. Kevlar (3:10)
8. The Hanging Tree (3:16)
9. Subliminal (reprise Suicidal Tendencies)  (3:12)
10. Death Dealer (3:37)

Bandcamp
Deezer
Facebook
Instagram
Spotify
Twitter
YouTube