Periphery – Periphery VI : Hail Stan

Periphery – Periphery VI : Hail Stan

Note de la Soilchroniqueuse (Bloodybarbie) : 8/10

L’un des piliers du Djent, Periphery, est de retour avec ce sixième disque baptisé « Hail Stan (rien à voir avec Satan). Une surprise d’entrée de jeu : « Reptile », pas moins de seize minutes et plus progressif que jamais, avec une introduction orchestrale et des riffs avant-gardistes ! Le reste de l’album nous offre du son classique et unique de Periphery, mêlé à quelques nouveautés. Trois morceaux sortent clairement du standard des américains : le coup de cœur « Reptile », le schizophrénique « CHVRCH BVRNER » (un mélange du grain de folie de Shinning (Norvège) et des riffs saccadés Meshugguien avec une outro électro) et, dans le délire électro, « Crush » est une nouveauté surprenante !
Hail Stan est un mélange équilibré de douceur et d’une agressivité plus marquante que tous leurs autres albums, le tout avec une technicité plus accessible mais surtout des titres qui se distinguent plus clairement les uns des autres.

 

Tracklist:

01. Reptile
02. Blood Eagle
03. CHVRCH BVRNER
04. Garden In The Bones
05. It’s Only Smiles
06. Follow Your Ghost
07. Crush
08. Sentient Glow
09. Satellites

 

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Seed from the Geisha – Talk Peace to the Wolf

Seed from the Geisha – Talk Peace to the Wolf

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi)  : 7/10

 

Contrairement à ce qu’on peut croire, Seed From the Geisha ne nous vient pas du Japon. Non, ils sont beaucoup plus proches de nous, puisqu’ils sont Parisiens.
Tout commence par la séparation de plusieurs groupes dont certains membres se retrouvent pour former Seed. La chose se concrétise et prend forme en 2009 lors de l’enregistrement de « Talk Peace to the Wolf » sortit deux ans plus tard, chez M&O, dont on parle dans ces lignes.

L’artwork est sombre, soigné et plutôt original. Le loup, qui y est dépeint, malgré son élégance, ne nous donne pas vraiment envie de lui parler de paix tant son regard est inquiétant.
Mais pour l’instant, ça ne nous apprend rien sur la musique jouée.
Et bien Seed From the Geisha nous offre un Rock/Metal au chant souvent clair, parfois guttural (« Soma » étant le plus représentatif), assez facile d’accès de prime abord. Les premières écoutes sont vraiment agréables, car nombreux sont les éléments auxquels on se raccroche.

Ça part direct, le couplet a à peine le temps de s’installer, avec cette mélodie à la guitare appuyée par cette voix, allant du presque murmure à quelque chose d’assez grave, et par cette rythmique un peu plus complexe qui n’a cessé depuis l’intro à la batterie, que le refrain est déjà en route.
Et là, on est tout de suite emporté. Puissance, accroche, mélodie imparable, chœurs, tout y est pour qu’on le retienne sans peine. Après quelques écoutes du CD, on peut facilement se mettre à les fredonner. Tous sont vraiment différents, mais ont en commun un sacré savoir-faire pour nous donner quelque chose de vraiment plaisant…

… À condition d’aimer les structures classiques ! Car Seed From the Geisha ne fait pas vraiment dans l’expérimental et ceux qui ne jurent que par du Raw Post-Depressive Suicidal BM risquent de trouver le tout un peu trop mélodique et entrainant. Mais, sincèrement, ça fait du bien ! Surtout que, comme je l’ai dit, Seed maitrise tellement bien le sujet qu’il serait vraiment dommage de ne pas l’employer !

Et puis, heureusement, le groupe est assez intelligent pour régulièrement insérer dans sa musique des subtilités qui font que l’album ne s’essouffle pas après plusieurs écoutes.
Si cela se montre sous la forme d’un break sur « Heads or Tails », on a rapidement d’autres choses. Comme un jeu de batterie décalé et des blancs dans la musique sur « Radiance », un post-refrain aussi prenant que le refrain (toujours « Radiance ») un riff en arrière plan (« Shades », un riff très… « aquatique », « Soma »), une ligne de basse prenante sur la fin de « Feather »), un solo rapide sur « Deliverance ». « Deliverance », d’ailleurs, qui reprend le principe du break, acoustique, cette fois, mais qui, ensuite, fait repartir la musique sur totalement autre chose.
« One Knee on the Concrete » se propose même d’insérer des éléments Prog dans sa seconde partie, tout en gardant ce qui fait la force de Seed, à savoir les refrains imparables à grands coups de chœurs. Le seul défaut de ce morceau, c’est d’être trop court à mon goût.
Mais il pose une première dalle, puisque « Shades », qui le suit, reprend d’autres éléments qu’on pourrait trouver chez un Porcu, avant de repartir sur le chemin du Rock/Metal.

« Talk Peace to the Wolf » est sorti il y a un an maintenant, mais si vous êtes passés à côté, jetez y une oreille en allant sur le site du groupe. Si le genre vous plait, c’est un achat à fortement envisager. Si vous avez peur des refrains accrocheurs, laissez leur quand même une chance, car ces Parisiens se situent dans le haut du panier. Et la chose cool, c’est que son successeur semble être en préparation.

Tracklist :
1. Heads or Tails
2. Feather
3. Radiance
4. Deliverance
5. Light a Spark
6. One Knee on the Concrete
7. Shades
8. Soma
9. Vampire Youth

Site officiel : http://www.seedfromthegeisha.com/
MySpace : http://www.myspace.com/seedfromthegeisha
Facebook : http://www.facebook.com/seedfromthegeisha

Lock Vostock – Dystopium

Lock Vostock – Dystopium

Note du Soilchroniqueur (Nickox) : 7/10

Lock Vostock est une formation suédoise dont le nom est tiré de celui du plus grand des 140 lacs subglaciaires de l’Antarctique. Pour information la surface de ce lac d’eau douce est à approximativement à 4 000 m en dessous de la surface de la glace. Ce qui place la surface de ce Loch à approximativement 500 m en dessous du niveau de la mer. Bref autant dire que le groupe a déjà bien cherché un sacré concept avant même de sortir des albums : plus glacial, obscur et profond, y’a pas ! Et quand on voit les tronches de nos ours suédois pris en photo dans la neige ou en action sur Youtube on se dit que leur nom est bien trouvé !

Lock Vostock est souvent classé dans un Metal progressif extrême, mais cet étiquetage est un peu réducteur. En effet lorsque l’on écoute ce dernier opus, ce qui frappe c’est la variété des morceaux qui le composent. Tantôt Death mélodique, tantôt thrash, par là un passage Black dépressif, ou Emo Pop avec des solos envolés, mais aussi des rythmiques indus… bref quand on aime la diversité, Loch Vostok a de quoi vous combler. Leur musique s’adresse forcément à un public ouvert d’esprit, qui, pour donner une liste non exhaustive, apprécie des groupes comme In Flames, Atheist, Dream Theather, Kalisia ou Police, …

Dystopium s’ouvre sur un morceau qui envoie et donne un peu le tempo de l’album « A mission Undivine »: la baston, puis le prog ! C’est un peu l’inverse du groupe de prog classique. On découvre alors la voix qui n’est pas sans rappeler celle de Blaze Bayley sur fond d’une musique torturée, hyper bien produite, avec un clavier intelligemment utilisé. Puis l’alternance entre voix claire et death en toute fluidité.

Si la surface du Lac Vostok est très basse, le niveau des musiciens est très élevé, et la production énorme !

« World trade dissenter », (petit jeu de mot au passage) qui donne le ton cynique des critiques que Lock Vostock adresse à la société dans laquelle nous vivons, est la chanson totalement progressive et dépressive de l’album. « Navigator », la 5ème chanson quasiment Emo pop (influ Police) est sublimée par un finish plus thrashy et méga solo tapping complètement en ordre de marche avec le ballottement de la double grosse caisse : oui on navigue au gré des marrées. « In the wake of Humanity » alterne du méga blast death avec du vrai progressif.

Plans rythmiques à la Meshuggah, alternés avec des doubles soli et du blast beat sur fond de claviers oppressants rappellent parfois des ambiances orchestrales à la Dimmu Borgir. Si la voix mélancolique alternée avec le death peut être un peu rébarbative par moment, Loch Vostok expérimente une voix synthétique à la Cynic dans Viral strain.

Je n’ai trouvé qu’un seul défaut à cette offrande, c’est la difficulté à avaler un album en entier au vue de la complexité, mais les aficionados du genre ne se lasseront assurément pas !

En conclusion, Dystopium est un bon album de prog death mélodique qui surprend par sa variété. On pourrait s’attendre comme pour un certain nombre de formations récentes à un « copié-collé » d’In Flames mais, même s’il est indéniable que les maîtres font partie de leurs influences, Loch Vostok se crée une identité propre.

Dystopium qui est leur 4eme album depuis 2004 laisse à penser qu’il est l’album de l’accélération de la carrière de Loch Vostok car à l’heure où j’écris ces lignes leur 5 ème offrande est sur le point de paraître (octobre 2012). Soit 13 mois après sa sortie…

http://www.lochvostok.com/
http://www.myspace.com/lochvostok

Anas Abid – A Neverending Pain Of A Betrayed Man

Anas Abid – A Neverending Pain Of A Betrayed Man

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 7,5 / 10

En guise d’introduction, préciser combien pondre un opus instrumental est un exercice unique et intrinsèquement périlleux en soi, ne parait pas être une réitération intempestive. Combien d’artistes se frottant à cet essai se sont brulés les ailes, comme l’antique Icare frôlant l’astre de lumière, à ne pas réussir à éviter les écueils nombreux de cette stylistique ? Les exemples non exhaustifs seraient légions. Les risques habituels telles les redondances cycliques, les décrochages de l’auditoire, l’absence d’un chant revenant vous accrocher quand votre oreille se fait plus discrète… Sont autant d’éléments rendant viscéralement et inexorablement ce type d’albums particulièrement difficile à délivrer avec réussite et écho favorable. Qui dans notre planète Metal pourrait clamer haut et fort qu’un opus purement instrumental est devenu « culte » ? Personnellement, je n’en vois pas et aucun ne me vient immédiatement à l’idée. Pour en finir donc, se coller à ce genre d’épreuve tient plus inévitablement du « Crash Test » que de la sinécure d’une longue vie tranquille ; immanquablement.

A ce parcours d’embuches et périls en tous genres se présente à nous Anas Abid, Sieur né à Tunis mais installé à Toulouse et ayant toute à la fois déjà œuvré dans son « Shleub Project » d’une part. Et de l’autre pondu deux personnelles démo en 2007 et 2009 dont les titres « Experience » et « Searching My Way » sont autant indices quant à son cheminement et sa progression en quête de Graal. Notez d’ailleurs que deux titres sur les cinq de ce « Neverending Pain Of A Betrayed Man » que l’on peut considérer comme un Ep, voir un réel album du haute de ses près de quarante minutes !, sont repris ici. Parallèlement quelques autres précisions techniques et matérielles avant de parler du contenu auditif s’avéreront utiles et judicieuses tant cet opus est qualitativement intéressant. Citons donc ainsi les faits que le mixage soit signé du guitariste Travis Montgomery du Threat Signal canadien, un mastering du Walnut groove studio frenchie (Adx), ou encore un artwork cover symbolique sobre mais efficace de Denis Tunguz. Un listing pour vous faire saisir que l’on ne furète point ici dans la démo bâclée et de bas étage vite délivrée pour se faire un buzz à travers un produit consommable ; mais plutôt dans une offrande murement réfléchie, remise sur le métier à maintes reprises, et peaufinée jusqu’à l’extrême. La production sonore en sera d’ailleurs l’exemple le plus flagrant qui se révèlera d’une surprenante justesse, subtilité et parfaite alchimie oscillant entre puissance emphatique et volupté des quiétudes suggérées. Pour en finir dans les présentations techniques, citons les collaborations programmation batterie de J Marroco (Maghreb United, Killing Joke…) en outre présent à la basse sur « Feel my Hate », et le violoncelle d’Estelle Besingrand sur « Run Away Part 2 ».

Musicalement, on y vient enfin… Anas Abid évolue dans un Metal mélodique riche et intense en émotions et ressacs d’intensité où les atmosphères diffèrent et évoluent au gré de ses humeurs et inspirations créatrices. Le gars est un Shredder, indéniablement, mais il sait ne pas imposer de démonstrations techniques à n’en plus finir et pouvant s’affirmer au final rébarbative, inconvénient dont bon nombre de ses confrères abusent. Une mélodicité accrocheuse où les lignes de guitares sont toute à la fois reines et jouant continuellement entre rythmiques et riffs incisifs d’une part, et lead insidieuses et accrocheuses de l’autre. Les structures se veulent et se montrent développées, bien ficelées, et la tracklist se délove de manière autant convaincante qu’appréciable entre énergie maitrisée et ilots de quiétude apaisants. Si les premières écoutes de ce « Neverending Pain » vous donnent des impressions et envies d’un album à mettre en sourdine en ambiance, les suivantes dévoilant richesses et saisissements des compositions vous feront inexorablement pousser les potentiomètres… Et vous mettre à siffler comme un pinson les mélodies entêtantes délivrées. Le sieur Anas est peut-être un héritier des Hendrix, Malmsteen, et autres Randy Rhoades, mais personnellement je le définirais plutôt comme le chainon manquant entre un Joe Satriani et un Elias Viljanen (fire hearted). Le Joe ayant le travers de devenir laxatif sur la durée, et l’Elias de caler quelques titres chantés pour s’en abstraire.

Au final, vous dire combien cet instrumental regorge de qualités et d’assentiments sera un doux euphémisme. Si comme moi vous n’appréciez cet exercice qu’à dose homéopathique car vous ancrant toujours l’impression qu’il y manque un ingrédient, essayez vous à la découverte de ce « Neverending Pain ». Peut-être aura-t-il sur vous le même saisissement dont il m’a nimbé et séduit des conduits auditifs plutôt répulsifs de prime abord. Anas Abid semble avoir fini d’expérimenter et chercher sa voie ; celle-ci s’avère dorénavant tracée et empreinte de promesses. Autant vous dire que la suite est attendue avec plus que de la curiosité ; de l’impatiente envie ! Un seul bémol cependant pour arrêter d’être dithyrambique et donner l’impression de passer de la pommade outre mesure : Vu les racines et origines tunisiennes de notre guitar héro, je m’attendais à du plus coloré et exotique. Et sur ce point là, avouons-le franchement et sans détours, le sentiment de déception est bien présent. Dommage ! Tiens je vais me remettre un « Forever And Day » de Myrath, histoire de gommer ce manque…

Myspace : http://www.myspace.com/anasabidofficial

Coexistence – Flow

Coexistence – Flow

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller) : 8,5 / 10

Inexorablement et quelque soit votre frénésie de découverte ou votre attention toujours sur le qui vive, des nouveautés en tous genres échappent à votre agrément, parfois même –faute de temps, de patience, ou d’assimilation auditive-, à votre entendement si sollicité. Coexistence, groupe formé en 2008 et comptant cinq membres presque tous issus d’Aix en Provence, aurait pu faire partie intégrante de cette caste grandissante des combos dont les releases passent inaperçues de par la faute de la multiplication des moyens de communication si… Votre humble serviteur passionné n’avait eu la chance de le voir tomber dans son escarcelle. Quelques recherches plus tard avant d’entamer cette Coexistence auditive et il apparait que le combo n’a à son crédit en ce jour qu’un EP, « Carrion Comfort » sorti en 2009, et dont les quatre titres sont repris dans ce premier album auto produit. 10 titres dont une fresque de clôture de près de 25 minutes.

Parallèlement le groupe affiche des influences auto proclamées de Symphony X, Iced Earth, Pain Of Salvation, Dream Theater ou encore Blind Guardian et une petite curiosité dans la provenance suédoise de son vocaliste de talent Carl Lindquist. Les Coexistence, à l’exemple de l’artwork délivré par Alexandre Bonvalot afficheront ainsi une musicalité à la dualité constante. Un Metal moderne empreint de Heavy, de Prog , de Power, voir d’une once parcimonieuse de Thrash ou les structures musicales développées sont de hautes tenues à l’image parallèle des soli de guitares assénés. Une alliance de la glace et du feu ou de la rigueur scandinave et de la légèreté latine, avec le swedish steel du vocaliste scandinave d’un coté, et de l’autre le talent de compositions du guitariste français Grégory Giraudo, l’hybride engendré se montrant immédiatement séduisant. Avec en finalité donc une première offrande ayant demandé une année d’efforts d’après les dires du combo, et d’emblée un point positif sidérant pour une auto production : La prod sonore de haute qualité des studios sudistes THD se révélant sur mesure à la musicalité intrinsèque du groupe et n’ayant que peu de choses à envier à celle des sorties des pointures labélisées.

Et pour une fois, enfin un album s’ouvrant sans la sempiternelle intro de mise en place obligatoire actuellement car effet de mode, et mettant directement en orbite un excellent « Carrion Confort ». Attaqué par une lead incisive, des chuchotements en arrière plan sonore, puis du gros riff épais amenant un chant rageur avant des lignes de chœurs plaçant puis répondant au vocaliste lâchant son refrain. Solo, break, reprise du thème entrecoupé de ruptures de tempos et contre temps, de prime abord le groupe affiche une maturité certaine et pour le moins surprenante dans une première offrande. Agrément, acquiescement, le clou est pointé et sera de suite enfoncé jusqu’à la garde par le « Web Of Oppression » suivant dont les dualités chœurs scandés et rafales rythmiques, tout comme le break évanescent plaçant ses arpèges sur un tempo ralenti, avant le retour de la lame de fond typé Power, seront du grand art. Le satellite suivant « Twisted Soul » complétera le trident de manière parfaite et en seulement trois tracks, les hexagonaux vous auront séduits et mis dans leur poche, indéniablement.

« Flow » sera le premier ilot de simili quiétude et peut-être considéré comme la première pause véritablement et viscéralement Prog, avec sa montée en puissance régulière rehaussée d’une rythmique très saccadée voir martiale et dans l’esprit de celles souvent assénées par le Iced Earth de Jon Schaffer. Notez ici cependant une prime impression de mise en place d’effets que je qualifierai de « symphoniques » après le superbe solo du sieur Giraudo et suggérant déjà une propension et une future possible tendance de compositions du brain de Coexistence. Mais nous en reparlerons plus après ! La tracklist se délovera avec aisance et sans manquements, entre de tonitruants et virulents « Lord Of War » et « Layarteb », un “Unspoken” ouvert en harmonies de guitares, -dont les Cure du Robert Smith des eigthies auraient pu être les géniteurs tant cela remémore cette cold wave d’alors-, et dont la petite ligne insidieuse de lead s’ancrera de manière inexorablement en vos méninges. Mention spéciale à « Seize The Day » qui verra la meunière amener gentiment le grain à moudre, et son forcené de mari se déchainer au fur et à mesure que le vent affolera le moulin. A contrario, « A Rose To Wither » ne gagnera pas mes éloges par sa facette ballade trop empreinte de caciques et poncifs stylistiques en faisant à mon sens la plage vraiment dispensable de ce « Flow »…

Coexistence terminera cette première offrande par un pur et véritable feu d’artifice, tant par la composition délivrée que par sa réalisation. Le « Akira » de clôture se révélera viscéralement comme le titre le plus abouti et le plus somptueux de ce « Flow ». Un pur moment de bravoure, progressif, épique, emphatique, une fresque à la Lucassen, empreinte profonde et omniprésente par séquence du Blind Guardian de par le travail des chœurs et les séquences de guitares à la teutonne. Même la tessiture de Lindquist pourtant différente de celle d’Hansi Kursch n’en rappellera pas néanmoins tout de même la prestation vocale du Aragorn allemand. L’utilisation de samples et arrangements symphoniques et orchestraux dont nous avions subodoré la présence à venir précédemment, se révèle ici dans toute sa magnificence et sa présence rehaussant encore la richesse et le raffinement de cet « Akira » juste… Divin !. Une track dont la longueur (près de 25 minutes) passera avec jubilation et extase sans aucune langueur, c’est tout dire. Halte aux louanges et cirage de pompes, (- ; , mais rien que pour ce titre final, je ne peux que vous conseillez, voir vous suppliez, de vous essayer à la découverte d’une Coexistence judicieuse !

En conclusion, car il en faut une prestement sinon je vais encore me faire taper sur les doigts pour la longueur dithyrambique de ma review, que vous dire d’autre sinon que rares sont les autoproductions et premières offrandes aussi abouties que ce « Flow ». Un excellent chanteur mettant en relief des compositions travaillées et recherchées, une tracklist diversifiée et par la même sans linéarité, des ressacs d’intensité et un maelstrom fusionnel permanent, des soli de guitares judicieux et sur mesure, un superbe boulot ciselé de chœurs essaimés avec talent, pfff halte au feu. Du bel ouvrage ! Reste à trouver un label, un auditoire fidèle, et nous pondre un nouvel opus confirmant ce potentiel éclatant que j’espère dans la veine du « Akira » de clôture tant cette orientation parait prometteuse pour le combo. Sincères félicitations.

http://www.myspace.com/coexistenceproject

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