Eihwar – Hugrheim

Eihwar – Hugrheim

Note de la SoilChroniqueuse (GothicMelody) : 7,5/10

Eihwar est un groupe Français (cocorico !) de Pagan Folk. Un groupe que je ne connaissais pas vraiment avant de faire cette chronique. Le groupe est assez discret et mystérieux. Je n’ai pas trouvé énormément d’informations sur ce duo. Au moins, le livret de l’album était fourni, ce qui m’a permis de mieux comprendre le concept de l’album. Hugrheim est le deuxième album du groupe. Il est basé sur l’histoire des dix mondes d’Yggdrasil. Je ne vais pas m’étendre sur l’histoire car tout est bien expliqué dans le livret de l’album, qui est vraiment très joli et bien fait. Les paroles des chansons sont en Ithiorien pour Asrunn et Grunden pour Mark, mais également en vieux Norrois. Il y a des explications en Anglais pour comprendre un peu ce qui est chanté, ce que je trouve être un bon point.

L’opus commence par le titre « Nauðiz ». On sent tout de suite que c’est un groupe de pagan folk. C’est relativement mélodique, dansant avec un petit côté atmosphérique. Le chant d’Asrunn est mélodieux et envoûtant, il contraste avec celui de Mark qui est plus guttural par moments et plus parlé à d’autres moments. C’est une jolie entrée en matière et je suis curieuse d’écouter la suite.

« Freyja's Calling » démarre tout aussi bien. On est plongé dans des notes médiévales, puis l’atmosphère change et devient plus solennelle, avant de nous emmener dans un univers plus viking et celtique. Il y a un côté moderne qui passe bien. C’est entraînant, il y a plusieurs changements de rythme qui permettent de donner plus de profondeur et de contraste à la chanson. C’est bien fait et j’ai bien aimé.

On continue sur cette lancée avec « Ein », toujours dans la même veine que les titres précédents. Ici, le chant d’Asrunn est vraiment intéressant, car il oscille entre douceur et force, appuyant la musique et la voix de Mark. J’ai eu quelques frissons lors du passage vers la fin de la chanson, tellement le chant arrive à nous happer.
Un peu de changement avec « Skuggaríki ». C’est un titre principalement instrumental, avec quelques mots plus parlés. C’est plus lourd comme ambiance, plus percutant et sombre, je dirais. Mais ça permet de couper l’album et de réveiller la curiosité, ça me plaît bien.
Le titre éponyme « Hugrheim » est un bon exemple de ce que l’on a entendu jusqu’à présent de l’album et il reflète bien l’opus. On y trouve ce contraste entre une mélodie plus légère, dansante, et ce côté plus lourd et percutant, que l’on retrouve aussi bien dans les chants que dans la musique.
Un titre que j’ai trouvé très joli, avec beaucoup d’émotions, est « Ljósgarðr ». Le chant d’Asrunn nous envoute, et il est facile de se laisser entraîner dans l’univers proposé. C’est beau et agréable à écouter.
« Heill Óðinn » est dans la même veine que les titres précédents, c’est sympathique, ça passe bien.

Un peu de changement avec « The Lake of the Dead », un titre plus atmosphérique qui nous transporte vers un univers plus marin et sombre. Petit changement aussi pour les paroles avec des passages en anglais. C’est un titre qui est intéressant par l’univers proposé et sa structure.
« Omenotharena » est un titre où les percussions sont vraiment mises en avant. C’est bien fait, bien mélodique, avec un peu de contraste et de changements de rythme. Il y a un crescendo dans la tension proposée qui permet de capter l’attention de l’auditeur pour ne pas la lâcher.
L’opus se termine avec « Berserkr ». L’intro fait voyager dans un univers plus andalou, c’est un titre un peu plus différent des autres. La ligne mélodique est agréable, c’est plus doux. Asrunn utilise sa voix un peu différemment sur ce titre, c’est intéressant.

Pour conclure : Hugrheim est un bon album. Il y a un univers bien défini, entre l’aspect pagane, chamanique, viking, celte et celui parfois plus moderne de la musique. L’ancien côtoie le moderne, c’est vraiment l’impression que j’en ai après avoir écouté cet opus. Il y a un fil conducteur avec une ligne mélodique que l’on retrouve dans presque tous les titres de l’album. L’ensemble est intéressant à écouter, ça passe bien, on arrive à entrer dans l’univers proposé et chacun pourra en faire son interprétation et son ressenti. C’est bien fait. J’étais un peu perplexe au début, et finalement j’ai bien aimé l’ensemble. Je pense que le groupe doit être très intéressant à voir sur scène vu la musique proposée.

Un album qui plaira aux fans, mais également aux amateurs de Pagan Folk et à ceux qui aiment les voyages musicaux dans des univers anciens, mystiques et mystérieux.

Tracklist :

  1. Nauðiz (04:28)
  2. Freyja's Calling (03:41)
  3. Ein (03:42)
  4. Skuggaríki (04:01)
  5. Hugrheim (03:19)
  6. Ljósgarðr (03:27)
  7. Heill Óðinn (03:36)
  8. The Lake of the Dead (03:39)
  9. Omenotharena (Warrior's Training) (05:41)
  10. Berserkr (Tim's Memorial Version) (04:26)

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Enthroned – Ashspawn

Enthroned – Ashspawn

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9,5/10

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Enthroned prend son temps pour peaufiner ses albums.
Soucieux de nous sortir un nouvel opus proche de la perfection, le trio à l’origine Belge et désormais International a mis six longues années à nous offrir un successeur au monstrueux “Cold black Sun” (2019), confirmant une nouvelle fois que le groupe est incapable de composer un mauvais album !

A la première écoute, on a la sensation qu’Enthroned sort là son album le plus féroce et le malsain à ce jour.
Personnellement, je trouvais qu’il était difficile de détrôner le deuxième album de Funeral Mist "Salvation" (2003) dans le genre malaisant, l’écoute de cet “Ashspawn” me fait revoir ma copie !
La bio décrit parfaitement le ressenti que j’ai pu avoir à la première écoute de ce catalogue de destruction : “Avec la sortie de leur douzième album, “Ashspawn”, Enthroned ouvre un nouveau chapitre dans leurs trente années de règne sur le black metal rituel. Fruit de six années de création minutieuse, l'album se présente à la fois comme une autopsie et une résurrection : une descente aux enfers spirituels suivie de la sublimation d'une renaissance. Composé en étroite collaboration avec l'auteur occulte Gilles de Laval, "Ashspawn" canalise des pratiques occultes, des calculs métaphysiques et des cartographies ésotériques pour créer une œuvre qui est autant une invocation rituelle que de la musique. C'est l'aboutissement de la vision intransigeante d'Enthroned : une arme de transformation forgée dans le feu et les ténèbres”.
Difficile de faire plus éloquent !

Aussi intenses qu’oppressants, ces neuf nouveaux titres jouent sur les contrastes avec une accumulation d’alternances entre passages sombres et oppressants (pour ne pas dire cérémoniels) et d’autres en blast-beat d’une intensité et férocité remarquables, le tout magnifié par le chant de Nornagest, toujours aussi guttural et sorti tout droit des Enfers.
Rajoutons à ça un soin particuliers sur les ambiances, aussi solennelles que d’une noirceur absolue, avec un côté rituel occulte qui s’adresse surtout à un auditoriat averti !

Ashspawn” n’est pas une oeuvre facile à apprivoiser, plusieurs écoutes sont nécessaires pour en extraire toute la richesse. Sur une base old school et particulièrement crue, Enthroned rajoute toute une foultitude d’éléments à la fois d’une lourdeur étouffante et d’une intensité effroyable.
Désormais, il est difficile de croire que c’est la même entité qui sort cet “Ashspawn” et qui a un jour enfanté du déjà dévastateur “Prophecies of Pagan fire”.

Intense, rituel, occulte, ultime, oppressant, mais surtout… grandiose !

Tracklist :

  1. Crawling Temples (5:35)
  2. Basilisk Triumphant (5:53)
  3. Stillborn Litany (6:48)
  4. Ashspawn (4:40)
  5. Raviasamin (4:26)
  6. Sightless (3:39)
  7. Chysalid (4:32)
  8. Ashen Advocacy (7:58)
  9. Assertion (6:44)

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Rotten Sound – Mass extinction

Rotten Sound – Mass extinction

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

Neuf minutes, pas plus !
En attendant un hypothétique futur et neuvième album, les frappadingues Finlandais de Rotten Sound nous collent en plein dans les gencives un EP de huit titres qui s’avère être plus rapide à écouter qu’à chroniquer !
Encore une fois, on se prend une bourrasque d’ultra violence entre crust et grindcore qui mettra à mal tous les système nerveux de la planète : même le plus féroce des pittbulls va en faire une crise d’épilepsie ou de tétanie.

Comme d’habitude, Rotten Sound nous colle des titres qui dure autour de la minute et qui défoncent tout sur leur passage.
Les auditeurs les plus ravagés vont démolir leur salon, les concerts vont se transformer en champ de bataille et les non initiés vont s’entredévorer les oreilles.

En clair, rien de neuf sous le soleil de Vaasa (quand il y en a), Rotten Sound continue sa dévastation déci-belliqueuse pour le plus grand plaisir des plus acharnés des fans de grindcore !
What else ?

Tracklist :

Recycle (1:09)
Ride of the Future (0:45)
Gone (0:50)
Polarized (1:00)
Brave New World (1:21)
Empty Shells (1:05)
Idealist (1:35)
Mass Extinction (1:58)


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Danheim – Heimferd

Danheim – Heimferd

Note de la SoilChroniqueuse (Viv Hante) : 5/10

 

Danheim est un projet composé d’idées et d’histoires inspirées du côté obscur de l’époque Viking, de la mythologie Nordique, du folklore Danois ancien et d’une imagination débordante du musicien.
Je vais découvrir cela. Tout un programme.

La mise en bouche est particulière, je me dis : chouette, on entre dans l’univers de Danheim par le chant des oiseaux, génial et original.

Je suis au taquet pour la suite, je suis transportée dans une forêt enchanteresse. Les rythmes musicaux débutent, je suis en plein dedans, la flûte accentue mon envie de poursuivre. Le tamtam également.
« Agermark » s’achève ce n’est que l’intro, pas de parole que de la musique, pas grave, je me lance dans l’écoute complète.
« Brenhin Llwyd » est plus intéressant, la voix sombre accompagnée d’instrument, appelle le soldat qui est en moi.
« Haukadalur » bon ben ! je me retrouve au bord de l’eau, le chant est plus pénétrant, pour le coup l’appel à la guerre se fait ressentir davantage. C’est le morceau que je préfère, il est envoûtant et donne réellement l’envie de se déhancher façon « déesse des forêts » ne me demandez pas pourquoi.

« Heljar Skuggar » est très surprenant pour le coup, on m’a perdu.
La musique est très électro, ce qui est certainement lié à l’expérience du producteur dans ce domaine. J’ai dû mal à comprendre ce que vient faire ce rythme dans l’album.
Je suis complètement déroutée.

Bon, on va pas se mentir, je découvre l’artiste, la totalité des titres ne sont en grande partie que musique… déception pour moi, je m’attendais à autre chose.
Malgré cela, l’écoute n’est pas désagréable, au contraire, on est bercé par chaque titre, on entre ou pas dans l’univers de Reidar !

On ne peut que constater la multitude d’instruments dont use Reidar sur cet opus.
J’allais dire pourquoi pas utiliser certains titres pour des musiques de film, ben en fait, c’est déjà fait, nous pouvons en retrouver dans plusieurs saisons de la série télévisée « Vikings ».

5/10 car je suis mitigée, ce pourquoi une note basse, mais qui ne juge en rien le travail fourni.
Ce n’est juste pas mon délire.
Je vous laisse découvrir, la sortie est prévue pour le 31 octobre 20225.

 

Tracklist :

Agermark (3:25)
Brenhin Llwyd (3:01)
Haukadalur (4:52)
Heimferd (4:12)
Heljar Skuggar (3:26)
Jǫtunsvärd (3:28)
Kominn Dagr (2:28)
Rúnmyrkr (3:29)
Stormdans (3:35)
Valvejen (3:08)
Vindfari (3:20)
Hafvindr (1:06)
Yggdrasil II (3:38)

 
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Hooded Menace – Lachrymose Monuments of Obscuration

Hooded Menace – Lachrymose Monuments of Obscuration

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7,5/10

 

Septième album des Finlandais de Hooded Menace, voici « Lachrymose Monuments of Obscuration » qui sort le 03 octobre. Leur genre ? Du doom / death metal que je découvre avec vous, ne connaissant pas cette formation qui existe pourtant depuis 2007 et qui a souvent changé, il me semble, de bassiste et de batteur.

Dès « Pale Masquerade », on est pris dans un metal en mode mid tempo avec de belles envolées de guitares, un clavier qui donne de la profondeur au tout, une rythmique métronomique qui porte de jolies mélodies un peu mélancoliques pendant que le growl death éructe sa colère. Je découvre ensuite, « Portrait without a Face » qui commence doucement puis accélère pour ensuite ralentir le tempo et accueillir un violoncelle qui tire sa larme. Je trouve qu’ils font preuve d’une certaine habileté au niveau des harmonies employées donnant à leur monde sonique un aspect mélodramatique. Quand arrive « Daughters of Lingering Pain », je plonge la tête la première dans le genre d’ambiance qu’affectionne Paradise Lost. Un doom lent, mais plein de brillance dans le jeu de la guitare et des arrangements. En un mot comme en deux, c’est travaillé. Mélodie prenante, beaucoup de musicalité avec un petit côté prog et une accélération qui vous avale via une atmosphère plus funèbre. Très bon titre.

Diversité des riffs pour « Lugubrious Dance », on pénètre alors dans quelque chose d’inquiétant au détour de cette composition. On y entend aussi des riffs progressifs sur fond thrashy ou heavy et des brisures de tempos nombreuses entre doom et passages plus boostés. C’est vintage et la basse y a une certaine importance. Ils s’approprient un morceau de Duran Duran, « Save a Prayer », qu’ils mettent à leur sauce un peu dans la veine, une fois de plus, de Paradise Lost. Quant à « Into Haunted Oblivio » qui avoisine les dix minutes, il y a de nouveau un coté prog dans leur musique, ne serait-ce que par la diversité des rivages musicaux que l’on foule entre lourdeur, brillance, vivacité, stress. Et puis une belle mélodie vous happe. C’est comme une terre de contraste.

Alors au final, une « chouette » découverte, faites par des musiciens qui maitrisent bien leur sujet et qui sont inspirés. Ici, leur doom death n’emprunte pas la voie de la lourdeur et de la linéarité qui pèse sur les épaules, mais plutôt un chemin varié aux multiples sensibilités. Bien aimé.

 

Tracklist :

  1. Twilight Passages (1:04)
  2. Pale Masquerade (7:50)
  3. Portrait Without a Face (7:15)
  4. Daughters of Lingering Pain (7:25)
  5. Lugubrious Dance (7:20)
  6. Save a Prayer (reprise Duran Duran) (6:12)
  7. Into Haunted Oblivion (9:47)

 

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