Ce soir, c’est à Seyssinet-Pariset, en périphérie de Grenoble que je me rends pour un évènement présenté par Metallian Productions et RPO. Le concert se passe à l’Ilyade, une salle très sympa avec une bonne acoustique, et c’est à une soirée 100% Heavy Metal français que nous allons avoir droit. A l’affiche : Ecclesia, KingCrown, Rising Steel et les vétérans du Heavy français, qui font la release de leur dernier album ce soir, j’ai nommé ADX ! J’ai hâte.
Peu de temps avant que je décolle, je reçois un appel, de Steve*74 qui me dit que Seb747 qui était prévu pour faire le report sur cette date est encore malade et il me demande si je peux le remplacer au pied levé. Le rédac’ chef étant à l’autre bout du monde pour des vacances bien méritées, nous décidons de ne pas l’embêter avec ce changement et que nous préviendrons les orgas en arrivant. Bref, me voilà promu rédacteur pour la date d’ADX. Bien content, moi !
On arrive super tôt vers 18h30 car pour une fois, aucun des différents médias que j’ai consultés ne donnait la même heure d’ouverture des portes. Comme il pleut à verse et qu’il fait froid et venteux, nous nous réfugions en attendant sous la galerie marchande toute proche. Et, comme la salle n’ouvre qu’à 19h finalement, j’ai le temps de me prendre un casse dalle au magasin du coin. Cool !
Quand les portes ouvrent, on est très peu. En même temps, ceux qui viennent de la Yaute doivent être coincés dans les bouchons parce que la voie rapide est fermée. D’ailleurs, certains me diront plus tard avoir mis cinq heures pour arriver. Mais bon, pas d’inquiétude, les gens finissent par arriver au fil de l‘eau. Et vu le nombre de T-Shirts ADX, je me dis que cette date est très attendue par les fans.
A 19h30 pile, ça commence. Et c’est Ecclesia, un groupe du coin, qui ouvre les hostilités. J’ai déjà eu l’occasion de voir ce groupe deux fois au Brin de Zinc et j’avais trouvé ça sympa. Côté musique, ils oscillent entre le Heavy et le Doom avec une touche de… trucs liturgiques (oui, oui, vous avez bien lu !). Ils sont d’ailleurs habillés en moines avec des masques dorés.
C’est la première apparition de leur nouveau chanteur et pour cette présentation, ils nous offrent un set sombre, quasi théâtral. C’est un peu trop plongé dans la pénombre quand même à cause des éclairages rasants. Mais, comme on a une ambiance bien mystique, ça passe (moins pour les photos, je pense). On est tout en lumière rouge. Heureusement que les aubes sont couleur crème, au moins on les voit un peu).
Le nouveau chanteur a un timbre de voix assez sombre qui colle bien à la musique et au fur et à mesure des titres, il semble qu’il s’affirme sur scène. Mais bon, 30 minutes, ça reste juste pour montrer l’étendue de son savoir-faire. Une bonne entrée en matière bien sympa.
Entre temps, les gens sont arrivés et, à vue de nez, on doit être environ 200 dans la salle positionnée en petite config’.
C’est maintenant KingCrown qui prend le relais avec son Heavy Metal mélodique et puissant. Le groupe des frères Amore fait monter la pression d’un cran. Je les avais déjà vus mais j’avoue que je ne m’en souvenais pas trop. Mais bon, il y a eu des changements de line-up depuis….
Ils arrivent sur scène tout de blanc vêtu et là c’est cool parce que la lumière est belle.
Pendant les deux premiers morceaux, Jo Amore a des problèmes de micro mais qu’à cela ne tienne, il finit par attraper celui du bassiste ! Il n’y a pas à dire, cet homme est un showman. Les refrains du groupe emmènent tout le monde et le public se fait une joie de les reprendre en chœur. C’est sympa ce qu’ils font et j’aime bien leur Heavy bien traditionnel.
Les musiciens sont soudés et ça se voit car on ressent une grande complicité sur la scène. Les guitares sont bien présentes avec de bons vieux riffs comme on les aime et la section rythmique est très carrée.
JOE crée comme il sait si bien le faire un véritable lien avec le public, mais il faut dire qu’il est ce soir en des terres bien connues et que le public est heureux de le revoir sur scène. Il remercie Metallian Prod et Yves Campion d’avoir organisé cette soirée et après un show de 45 minutes, le groupe quitte la scène sous les acclamations.
Le troisième groupe à monter sur scène est Rising Steel. Là aussi, c’est un groupe qui joue à domicile. Je les avais découverts il y a déjà pas mal d’années, en première partie de Sister Sin à la Salle Eve de Saint-Martin d’Hères (ndMetalfreak : en 2014). Je ne les ai pas revus depuis mais j’en ai gardé un bon souvenir. Rising Steel profite de l’occasion pour nous présenter son nouvel album, « Legion of the Grave » sorti il y a peu. Faut-il rappeler que c’est le premier groupe français à avoir signé sur le label Frontiers Music ? C’est déjà une belle performance en soi !
Le public les accueille comme il se doit et certains sont d’ailleurs venus spécialement pour eux. Emmanuelson a toujours sa voix magique, les riffs sont incisifs et la rythmique est implacable. Rising Steel nous octroie un set de Heavy Metal pêchu des années 80, sans temps mort. Le public répond aux quarts de tour, d’autant plus qu’Emmanuelson interagit beaucoup avec lui. Bref, l’ambiance est chaleureuse et c’est bien sympa.
A la fin du set, Virgile, un des premiers gratteux de Rising Steel, vient jouer avec ses anciens acolytes. C’est terrible, pêchu. En un mot comme en cent, ça envoie du steak ! Une heure de bonheur.
Après une petite pause, c’est au tour d’ADX d’en découdre sur scène.
Dès leur entrée, ils sont accueillis par une ovation. Ca promet ! Le groupe démarre avec « Suprématie », un de leur morceau emblématique, plongeant immédiatement la salle dans la frénésie. ADX avait joué à l’Ampérage de Grenoble en 2014 et je les ai vus au festival de Vouziers (en 2015, je crois) et au Raismes Fest. Il reste deux membres d’origine : « Dog » Bouchard, le batteur, et Phil Grelaud, le chanteur.
Le groupe déroule tambour battant une setlist qui mêle classiques et nouveaux titres. Ca envoie les titres phares, « Caligula », « L’étranger », « De l’autre côté ». Les gens sont venus pour eux et ils sont aux taquets. Un gars réclame « Division blindée ». Le chanteur lui répond : « Tranquille, t’inquiètes pas, tu vas l’avoir… mais pas tout de suite ! ».
C’est bien et ça me fait plaisir de les revoir.
Sur « Caligula » et « Division blindée », on a Pierre de Monkey Bizness qui vient faire les chœurs à la grande joie du public car Pierre est bien un acteur très actif de la scène grenobloise.
On reste bien sûr dans du Heavy Speed, signature du groupe avec des guitares tranchantes, des solos précis et sans surjeu, une batterie au cordeau et une basse qui accomplit son œuvre. Phil porte haut les lignes de chant et je suis surpris, comme à chaque fois, parce que contrairement à pas mal de groupe qui chantent en français, son articulation permet de bien entendre les textes. Le public est aux anges et ça chante, ça danse, ça accompagne le groupe en scandant les titres et les refrains. C’est électrique à souhait.
Phil multiplie les échanges avec le public. Il dit qu’ils aiment bien venir à Grenoble car ils y sont toujours bien reçus, il rappelle l’histoire du groupe, parle de la conception du nouvel album et remercie les fans pour leur fidélité.
Ce groupe a beau être classé comme des vétérans, l’énergie est toujours là et la prestation est intense, sans temps mort là non plus. C’est un set puissant qu’ADX nous octroie ce soir. Pas à dire, ils savent faire parler la poudre ! En même temps, ça fait 40 ans qu’ils écument les scènes de France et de Navarre, et là, ils sont au sommet de leur forme.
Et c’est en apothéose qu’ADX finit son set devant un public bien fourni et heureux d’avoir assisté à ce show.
Le groupe descend de scène pour se rendre au stand merch’ mais, seul bémol de la soirée, on a à peine le temps de faire une dédicace que déjà la sécu nous demande de sortir et on a beau faire de la résistance, rien n’y fait. Dommage, parce que ça gâche un peu la fête.
En résumé : la scène Heavy française est vivante et toujours bien vivante et ADX en a porté haut les couleurs ce soir, prouvant qu’il reste une référence incontournable de notre musique.
Un grand merci à Metallian Productions et RPO de nous avoir proposé cette soirée !
Pour une fois, je fais la route vers Grenoble, ce qui ne m’arrive pas si souvent. Pour moi les concerts intéressants n’étant pas aussi nombreux que je le voudrais, alors ce 29 avril 2025, impossible de rater la soirée, surtout avec quatre groupes à l’affiche. Riot V fait escale ce soir dans la capitale des Alpes.
Mon camarade de concert habituel, Seb747 m’accompagne. Après une route sans encombre, nous arrivons sur la fameuse rocade de Grenoble. Habituellement très chargée pour ne pas dire bouchée, aujourd’hui la circulation est fluide. Les Dieux sont avec nous, c’est un signe du destin !! Un des avantages majeurs de cette salle c’est qu’il y a un parking géant et se garer est un jeu d’enfant contrairement à beaucoup d’endroits où c’est une galère sans nom de trouver une place libre !! Cela nous permet d’arriver juste avant l’ouverture des portes.
19h30 pétantes, les musiciens de Revenge arrivent sur le plancher de l’Ilyade. C’est un groupe que j’ai déjà eu l’occasion de voir plusieurs fois dans le passé. La dernière était en première partie de Scorpions au festival de Pérouges dans l’Ain en 2018 déjà !! Cela ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable !! Depuis beaucoup d’eau a coulé et encore plus événements sont survenus pour la formation lyonnaise.
Après une dissolution, ils se reforment en 2023 sous le patronyme de Revenge Origins avec au chant Phil Chauchon, c’est ici le principal changement de line-up !! je suis curieux de les redécouvrir ce soir.
Avec « Knock me out », le set débute en fanfare. Tout de suite je remarque que le bassiste, très en retrait, est Markus Fortunato qui en principe doit jouer avec le groupe suivant. Ce n’est pas la seule anomalie, rapidement on nous explique qu’avec l’accord du management ils ont décidé de se séparer de deux des membres du groupe. Un peu en catastrophe Valentin Royer à la batterie et Markus sont venus compléter la formation.
Nicolas Lebrat, le deuxième guitariste, joue avec les deux groupes. C’est un concert de Revenge War ou Spirit Revenge auquel j’assiste; dans tous les cas un mélange détonant entre Revenge et Spirit War. Thierry Apaix, guitariste depuis plus de vingt ans, reste le pilier du groupe.
.Revenge nous délivre un bon hard rock des familles avec quelques pointes plus heavy. Ils sont contents d’être là et ce la se voit. Les deux guitaristes virevoltent et ne tiennent pas en place, ils font le show alors que Markus reste toujours immobile oui presque derrière son pied de micro. Le set passe vite et c’est le bien nommé « I just want to rock » qui clôture une belle prestation.
Le changement de plateau entre les deux groupes se fait rapidement car ce sont les mêmes musiciens qui reviennent sur scène. Juste le temps de se reposer un peu et c’est reparti pour le set de Spirit War. J’ai déjà vu et entendu Markus dans beaucoup de formations mais là c’est une première pour moi avec ce groupe. Je suis impatient de les découvrir en live. Eh bien autant le dire tout de suite je ne vais pas être déçu !!
Le trio, car eux aussi ont perdu un guitariste depuis la formation du groupe en 2022, pratique un hard rock ultra mélodique avec brio. Le chant de Markus qui dans le passé ne m’avait pas toujours convaincu adhère bien avec la musique et il est rehaussé par Nicolas pour le gonfler et le rendre plus puissant. On a envie de chanter les chœurs avec eux .
Avec trois EP puis un CD sorti en 2023, le répertoire s’est étoffé mais c’est avec des morceaux inédits pour moi que débute le show, « Just for one night » suivi de « So cold ». la basse ronflante à six cordes fait merveille, soutenue par Valentin à la batterie. Nicolas toujours virevoltant et pas fatigué s’en donne à cœur joie pendant ses soli. Souvent rejoint par Markus pour jouer côte à côte tout sourire aux lèvres. Markus n’est plus statique, il retrouve son entrain et sa gestuelle habituelle.
Les titres défilent encore plus vite que pour Revenge et, comme pour ces derniers, le show est forcément assez court, seulement sept titres. « Fight to survive » clôture un show rondement mené et qui donne envie de les revoir. Une belle découverte.
Nouvel entracte qui permet de dire bonjour aux connaissances du jour et parler avec certains du festival Frontiers qui vient juste de se terminer.
Place maintenant aux Polonais de Crystal Viper. Fondée en 2003 par Marta Gabriel, la formation s’est fait connaître avec son heavy metal sans concession. Ils connaissent la salle pour y être déjà venus en 2018 en première partie de Bullet et Ross the Boss.
Pour eux aussi un changement de personnel est intervenu récemment. Suite à une blessure au bras du guitariste Andy Wave, le groupe contraint et forcé a annuler certaines dates. Pour les shows avec Riot V, le groupe joue avec Marta à la guitare rythmique (au lieu de la basse), Błażej Grygiel ancien bassiste du groupe reprend du service pour ces dates. Mais impossible pour eux de continuer la tournée au Japon et dans les autres pays européens. Nous avons vraiment de la chance de pouvoir les écouter et les voir aujourd’hui.
Après une courte intro les premières notes de « The cult » tiré de l’album éponyme résonnent dans l’Ilyade. Tout de suite le niveau monte d’un cran dans l’agressivité et la puissance de feu de nos nouveaux amis. Ils ne sont pas venus pour faire de la figuration et avec tous leurs ennuis ils ont même une certaine rage, ils veulent laisser de côté les soucis et s’éclater sur scène. La musique est vitaminée, pleine de testostérone.
« Stronghold under siege », « The silver key »… les morceaux s’enchaînent, pas le temps de respirer, la musique toujours aussi puissante flirte parfois avec le speed. Devant la scène le son est trop fort et résonne un peu trop au goût de mes oreilles déjà malmenées avec de nombreux concerts… Le chargé des lumières lui ne connaît qu’une seule ambiance pendant pratiquement tout le set. Un bleu légèrement violacé ce qui ne facilite pas mes prises de vue pour les photos, mais je m’adapte .
Nos amis Polonais ne font pas dans la dentelle, les morceaux ne sont pas d’une grande originalité mais sont hyper efficaces, ça bastonne sévère sur certains passages. Marta s’en sort très bien avec la guitare et le changement de personnel ne se fait pas sentir. Elle module un peu moins sa voix qu’en studio mais en live c’est plutôt normal, les petites nuances ou subtilités du chant ont tendance à être atténuer sur scène.
Pour finir, « The last axeman », extrait du premier album paru en 2007, oui le temps passe vite !! Un show carré, efficace et puissant, voici trois mots pour résumer la prestation du soir.
Pour le dernier changement de plateau le rideau de l’avant scène est pour la première fois de la soirée tiré. On en profite pour aller s’hydrater car il fait chaud et rester debout longtemps donne soif !
A l’heure annoncée, voici enfin les vedettes du soir, j’ai nommé Riot V. Comme Crystal Viper, les Riot V ont eux aussi déjà foulé la scène de L’Ilyade. Toujours en 2018 mais avec Primal Fear en comme tête d’affiche. Ce soir ce sont eux qui occupent cette place. La salle s’est entre temps bien remplie mais est tout de même loin d’être pleine. Pourtant c’est la seule date en France !! Dommage pour les absents, les organisateurs et tout ceux qui aiment cette musique.
Pour ne rien vous cacher, j’ai toujours bien aimé Riot et j’ai une affection particulière pour les premiers albums avec Guy Speranza au chant. Depuis, tous les membres originaux ont disparu ou quitté le groupe. Le guitariste membre fondateur du groupe en 1975, Mark Reale, longtemps seul rescapé est lui aussi décédé en 2012, laissant ses compagnons de jeu orphelins. Le groupe, en modifiant légèrement son patronyme avec l’accord du père de Mark Reale, a décidé de continuer et ce soir ils fêtent avec nous les 50 ans de la formation !!
Le groupe est composé de Todd Michael Hall au chant, de Donnie Van Stavern à la basse, de Frank Gilchriest à la batterie, de Mike Flyntz à la guitare et du petit nouveau Jonathan Reinheimer à la guitare lui aussi. Sur le redoutable « Hail to the warriors » débute un set qui s’annonce torride. Entre du pur heavy et hard rock traditionnel, le groupe revisite ses standards, ceux qui ont forgé au fil des années ses succès.
Alors oui, Todd n’a pas la voix haut perchée de Speranza, ni celle de Rhett Forrester, mais il possède un organe vocal aussi impressionnant que ses illustres prédécesseurs mais dans un style différent.
Fort d’une expérience avec Jack Starr’s Burning Starr, il colle parfaitement aux nouveaux morceaux et sa voix monte facilement dans les aigus quand il le faut sur les anciens titres. Une brillante prestation de sa part.
Les autres musiciens ne sont pas en reste, Mike effectue la plupart des soli et la rythmique est en béton armé. Les classiques défilent, « Fire down under », « Restless breed » mais c’est bien évidemment « Swords and tequila » qui enflamme le public. Il suffit de voir le nombre de téléphones se lever pour filmer pour s’en rendre compte … suivi d’un « Thundersteel » lui aussi imparable.
C’est bientôt la fin des festivités et j‘ai passé un excellent moment avec une formation au sommet de son art. Peut-être pas au niveau du live de 1980 qui est tout bonnement incroyable mais supérieur à bien d’autres concerts auxquels j’ai assisté récemment . Personnellement j’aurais bien rajouté « Narita » ou « Rock city » au répertoire du soir, une autre fois peut-être les gars.
Fait assez rare pour le souligner Todd et Jonathan viendront signer et faire des photos avec les spectateurs encore présents dans la salle quelques minutes après la fin du concert.
En ce samedi soir de l’an 2025, je me rends avec une bande de copains à l’Ilyade pour un concert qui va me sortir pas mal de ma zone de confort. En effet, ce sont pas moins de cinq groupes qui vont se succéder sur scène pour l’une des sept dates françaises de la tournée du Motocultor Festival Across Europe Tour, ce soir étant la troisième date. Mais qui va se produire sur scène, me direz vous ? Le nom de certains groupes vous parlera forcément comme Infected Rain, la tête d’affiche venue de Moldavie, ou Semblant (Brésil) mais pour ma part, je ne connais ni Elyose (France), ni Miruthan (Australie) ni Skin Of Flesh (Allemagne). Rien d’étonnant à ça vu que, comme je vous l’ai déjà dit, je sors de ma zone de confort.
J’arrive peu avant le début du concert et je suis surpris par le manque d’affluence. On doit être maxi 100 personnes dans la salle. En même temps, il est tôt et tout le monde n’a pas forcément pu échapper aux bouchons grenoblois. J’ai à peine le temps d’aller me rafraichir au bar (lol, il fait un froid de canard aujourd’hui) qu’à 18h30, le premier groupe attaque les hostilités.
Et c’est Skin Of Flesh qui s’y colle. C’est un « jeune » groupe (à vue de nez, ils sont dans la trentaine) que je qualifierais de Post Punk / Pop musclé à la Blondie. D’entrée de jeu, ça me fait penser à Transvision Vamp. D’après ce que j’ai lu, le groupe a été créé à Berlin en 2020 pendant la pandémie. C’est un groupe très international. En effet, la chanteuse, Laura Jimenez est Mexicaine, les gratteux sont Allemand et Irlandais, il y a un Belge à la basse et la batterie est assurée par un Hollandais. La formation actuelle a deux ans. Ca déborde d’énergie, les compos alternent chant en Anglais et en Espagnol et je suis séduit par la voix de Laura. Il faut dire qu’avec ses cheveux verts éclatants, Laura est un tourbillon sur scène, même si le reste du groupe n’est pas en reste. Ils vont jouer une bonne demi-heure. Le public qui s’est bien étoffé a l’air d’avoir apprécié.
Première pause au bar avec les copains. Je me rends compte que je suis le seul photographe ce soir, ce qui ne cesse pas de m’étonner avec une affiche pareille.
La pause est courte et il est temps pour Miruthan de monter sur scène. Les Australiens font dans le Blackened Death Metal et l’atmosphère de leur set est totalement différente de celle du set précédent. On est plutôt dans du théâtral. Le chanteur est un peu à la Ghost qui se serait fait abuser par Lordi dans une forêt sombre. Ils sont masqués et encapuchonnés. La chanteuse qui assure la voix growlée est, elle, habillée en prêtresse et tient un missel dans la main. Je ne suis personnellement pas fan de son maquillage avec du sang qui coule de la bouche, ça me fait penser à un truc de cannibale (d’ailleurs une de leur chanson parle de ce thème). Musicalement, c’est lourd, écrasant, dense. Un déluge sonore bien amené entre les voix qui grondent et les guitares qui s’enflamment. Je trouve ça pas mal du tout.
A un moment, le chanteur guitariste descend de scène et vient jouer au milieu de la foule pour les haranguer. C’est à ce moment-là que je me rends compte que le public est arrivé en nombre (je dirais qu’on est désormais dans les 300). En tout cas, il n’est pas venu-là par hasard et se joint à la messe avec ferveur. Une demi-heure plus tard, c’est fini.
Nouvelle petite pause hydratation avant que Elyose, seul groupe français de la soirée, attaque leur set. Les Parisiens ont sorti leur dernier album « Déviante » en février 2023. Ils jouent à trois car il n’y a pas de bassiste et c’est une boîte à rythme avec des sons préenregistrés qui en fait office. Ils font dans le Metal Industriel Gothique et je trouve ça très sympa. Le groupe nous dit qu’ils sont contents de jouer à Grenoble, ce qui ravit le public. La chanteuse, Justine Daaé, a une véritable présence et sa voix est puissante et pleine de glamour. J’avais vu des vidéos du groupe et je constate que depuis, ses cheveux ont bien poussés. En tout cas, elle rayonne et nous octroie quelques passages en voix lyrique bien assumés. On a des également des riffs puissants apportés par Anthony Chognard (ex-Smash Hit Combo) et le metal moderne d’Elyose ne tombe jamais dans le côté ennuyant, ce qui est un des risques de ce type de metal. En même temps, leur set ne dure que 30 minutes ! Ca me donne personnellement envie de les revoir dans une autre config’ avec un set plus long. Un groupe français qui chante en français pour des français, c’est cool.
Le backdrop est mis en place, il est l’heure pour les Brésiliens de Semblant (groupe formé en 2006) de prendre la scène d’assaut avec leur Gothic Death Metal. Ca commence avec le chanteur, Sergio Mazul, tout seul. Ma pensée est alors : « Mais merde, elle est où la chanteuse ? ». Ouf, elle arrive peu après ! Sergio a, je me dois de le dire, une palette de voix assez impressionnante. Il passe sans sourciller de la mélodie aigue au growl, sans oublier le scream. Il assure bien le côté Death du groupe. Mizuho Lin, la chanteuse apporte de son côté le chant clair et mélodique. C’est franchement pas mal ! Ils sont six (clavier, basse, guitare, batterie et deux chateurs) et ça bouge pas mal sur scène. D’ailleurs le premier wall of death et le premier circle pit de la soirée commencent assez vite. On a une dose parfaite de mélodies et de refrains accrocheurs. Le groupe est content de jouer en France. Quand ils nous font chanter « Dead inside », le public est aux anges. Semblant nous offre en à peine plus de trente minutes une bonne dose d’adrénaline. J’ai apprécié leurs attaques frontales pleines de brutalité auxquelles se mêlent des mélodies et des chœurs que je qualifierais de planants. Une chose est sûre, c’est que ce groupe là démontre d’un vrai savoir-faire scénique !
Nouvelle pause. J’aperçois le chanteur de Miruthan qui se balade dans la foule et fait des selfies avec les fans qui le lui demandent. Les gens ont l’air content de la soirée. Ca discute comme toujours des concerts qu’on a faits récemment et de ceux à venir. Je me rends compte qu’il y a plus de têtes connues que ce à quoi je m’attendais en venant ce soir.
Il est 22h00 et Infected Rain investit la scène. Investir, c’est le mot juste tant ils arrivent tambour battant et qu’il y a d’énergie sur scène. Ils attaquent avec « The Realm Of Chaos » et sa guitare industrielle façon Rammstein. Et ça devient rapidement sauvage ! En moins d’un morceau, la salle est en ébullition ! Dès le deuxième morceau, la chanteuse nous demande de mettre les mains à plat pour faire des vagues de slam consécutives. Les Moldaves remuent comme des fous furieux et assènent sans pitié leur Nu Metal au public qui ne demande que ça. Il y a un écran avec le nom du groupe et des images y passent. Des caissons ont été disposés sur scène ce qui leur permet de bouger encore plus et d’impulser le public à chaque seconde. Lena Scissorhands, la chanteuse aux dreadlocks orange, est une véritable frontwoman. Elle chauffe le public à coups de « jump, jump ! » et fait bouger les gens tout au long du set. Le reste de la bande est lui-aussi aux taquets. Vadim « Vidick » Ozhog, le guitariste est comme possédé, il court sur scène en balançant ses dreads dans tous les sens. Alice Lane, la bassiste est recouverte de tatouages jusqu’au cou et elle remue comme un beau diable.
Elle apporte avec son compère Eugen Voluta, le batteur, une section rythmique sans faille et pose des grooves percutants. Si le quatuor ne ménage pas sa peine, investissant la totalité de la scène en un mouvement permanent, ça brasse grave dans le public. Tellement que je suis obligé de me replier avec mon matériel photo. Pensez-vous, pas moins de 2 walls of death et un circle pit sur ce set (circle pit qui a d’ailleurs duré un bon moment) ! A un moment, Lena demande au public de s’asseoir et les fait se relever d’un coup avec force de « Jump, jump !!! ». Aïe mes genoux, ce n’est plus de mon âge ces conneries ! Après une heure de set sans temps mort – et c’est peu dire ! – Infected Rain quitte la scène non sans avoir fait la traditionnelle photo finish. Ce groupe, c’est de la force brute ! On comprend mieux comment ils ont construit une notoriété en essor constant avec ce type de shows car ils donnent tout !
23h00 tapantes et c’est fini. Je me rends sur le stand merch’ et là je vais quand même pousser un petit coup de gueule car, même si j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer la chanteuse et la bassiste d’Infected Rain, j’ai trouvé les prix exagérés avec des T-Shirts à 40 balles. La méchante sensation qu’on nous a pris pour des Américains… Bref.
Pour conclure, je dois dire que, contre toute attente, j’ai passé une bonne soirée avec des groupes qui ont apporté chacun leur univers. Les sets ont été un peu courts à mon goût mais ça m’a permis de découvrir des groupes que je ne serais pas forcément allé voir autrement.
Un grand merci à Metallian Productions et RPO qui ont organisé cette soirée !
Sacré évènement que celui du 05 octobre dernier à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset, en périphérie de Grenoble. Quand on va voir les Grecs de Rotting Christ en concert, on sait d’avance qu’on va se prendre une bonne claque derrière la nuque ! C’était donc sans trop de risques qu’on pouvait faire le trajet sans se poser la question de savoir si on va passer un bon moment. C’est même avec une certaine excitation qu’on y va…
Bon, mon côté éternellement optimiste m’interdisait de penser qu’on allait se bouffer vingt minutes de bouchons et pourtant, ce fut le cas. Pas grave, le flyer disait que l’ouverture des portes était à 18h00 avec un début des concerts à 18h30. Avec les bouchons, on arrive à 18h40. Ce qui en soit nous ferait potentiellement louper dix bonnes minutes d’Hellixxir. Le temps de saluer rapidement les copains de Metallian Productions et c’est parti pour aller prendre des clichés de Matthieu Laforêt and co. Oui ok, sauf que… je suis arrivé à la fin du dernier morceau. Le temps de prendre en tout et pour tout moins d’une dizaine de clichés. Pour cause, le concert à commencer à 18h15… à la surprise générale. Tant pis ce sera pour une prochaine fois.
Du coup, c’était l’occasion de revoir Seth. Enfin, quand je dis « revoir ». Du coup, c’était l’occasion de réentendre Seth. L’ambiance était très enfumée et très rouge, avec lights principalement de face. Ah, ça, les adorateurs d’ombres chinoises se sont faits plaisirs, visuellement comme photographiquement ! On ne va pas se mentir, ça crée une bonne petite ambiance mystique sur un fond musical entre metal extrême et mélodies. En ça, le black metal de Seth est toujours des plus efficaces. Et pour le coup, tout le visuel théâtro-horrifique auquel le groupe nous avait habitué était absent : pas de sacrifice, pas de jeune fille peu vêtues : non, juste les six membres du groupe. Le concert était épuré de tout ce qui n’était pas purement musical, nous laissant nous concentrer uniquement sur le set(h) de la formation.
Promotion du dernier album « La France des maudits » oblige, la setlist s’est surtout articulée autour de celui-ci avec quelques titres plus anciens. C’est toujours aussi percutant, ça envoie toujours autant du lourd, mais la frustration de ne pas avoir vu le concert de façon optimale pour cause de tels lights imposés par le groupe est bien réelle !
Il me faut bien être honnête, je n’ai jamais été un grand fan de Borknagar. C’est comme ça, en album, ce n’est pas ma came. Si je les écoute toujours sans déplaisir, je n’y retourne jamais de façon spontanée. Les réécoutes avant le concert ont confirmé cet état de fait. En revanche (oui, on va peut être arrêter de râler pour ce live report), dès le premier titre, les Norvégiens m’ont transporté dans leur univers.
Dès l’intro de « Nordic anthem », on sentait que le groupe allait nous emmener loin dans leurs contrées Nordiques, comme un voyage initiatique et spirituelle au milieu de la nature et des mythologies Scandinaves. Personnellement, je me suis senti comme happé par leur set. Je n’en attendais pas grand chose, j’ai été scotché.
Du coup, je me suis procuré leur dernier album en date « Fall » sur lequel j’ai eu le plaisir de me réimprégner de leur univers pendant le traitement des photos de leur set. Et réentendre les « Nordic anthem », « Moon » et « Summits » ont été un formidable after. Les chants et les ambiances subliment une musique en tous points parfaite, magnifiée par un sono digne de ce nom. Tout semble limpide et d’une fluidité telle qu’on reste transportés tout le long d’un set qui s’avèrera finalement trop court, ma faisant presque oublier que Rotting Christ, alors que j’en suis extrêmement fan, allait suivre… Bel exploit, belle performance !
Setlist :
Nordic Anthem
The Fire That Burns
The Rhymes of the Mountain
Up North
Voices
Colossus
Moon
Summits
Dauden
Winter Thrice
Ce serait malhonnête de prétendre que ma présence ce soir-là à l’Ilyade n’était pas principalement motivée par la présence de Rotting Christ. Combiend e fois les ai-je vu en concert ? Sept ? Huit ? Plus ? Je ne saurais dire sans consulter mes archives. Une chose est sure, je n’ai jamais été déçu par les Athéniens.
Et on ne va pas y aller par quatre chemins : de toutes les fois où je les ai vus, c’est bien ce soir du 05 octobre 2024 que j’ai pris la plus belle dérouillée. Et pourtant, le dernier album en date, « Pro Xristou » n’est pas celui qui m’a plus fait remuer les cervicales, préférant de très loin les impeccables « The heretics » (2019) ou « Rituals » (2016). Mais ce qui a été particulièrement bluffant ce soir-là, c’est de me rendre compte à quel point des « The apostate » ou « Like father, like son » prennent une autre dimension en live.
Malgré un album récemment sorti, le quatuor Grec a puisé dans une grande partie de ses albums pour ce set : le très bon et mésestimé « Aealo » (2010) débute le set avec son titre éponyme… et comme une épanadiplose musicale, le terminera avec « Noctis era ». On sera aussi surpris d’avoir droit à un « Non serviam » qui date de trente ans, voire même un « Societas Satanas » originellement issu de l’album « Apollyon » (1996) de… Thou Art Lord, autre groupe de Sakis Tolis.
Rotting Christ s’est montré appliqué, fort d’un set carré et très professionnel, d’une intensité parfois incroyable et prouve que les titres les plus anciens comme les plus récents se mêlent pour former un tout qui s’avère intemporel. Dans le public, c’était une dinguerie absolue : les pogos partaient dans tous les sens au milieu de gens plus concentrés, totalement fascinés par le spectacle proposé. Oui, ce soir-là, les patrons, c’étaient eux ! Ils l’ont encore une fois prouvé, et de la plus belle des manières.
Setlist :
Aealo
Vetry Zlye
Demonon Vrosis
Kata Ton Daimona Eaytoy
Like Father, Like Son
The Apostate
…Pir Threontai
Elthe Kyrie
The Sign of Evil Existence
Non Serviam
Societas Satanas (reprise Thou Art Lord)
In Yumen-Xibalba
Grandis Spiritus Diavolos
The Raven Rappel :
Chaos Geneto (The Sign of Prime Creation)
Noctis Era
On ne peut que remercier RPO, Metallian Productions et les quatre groupes pour une telle soirée. Encore bravo à Rotting Christ ! (et merci à F. pour la bière généreusement offerte……..)
J’vous ai pas raconté ?
Quand je ne suis pas à mon endroit favori (comprendre : le Brin de Zinc de Chambéry), il m’arrive de laisser traîner mes guêtres du côté de Grenoble, à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset pour être précis, histoire de couvrir un concert, la hard rock party, organisé par RPO et les excellents Metallian Productions. Ce soir, Yves, Fabrice ou le toujours adorable François nous ont concocté une soirée spéciale made in France avec les régionaux de l’étape Electric Shock et Whisky Of Blood, avec les BlackRain en tête d’affiche. C’est dire si on se prépare à un pur moment de rock ‘n’ roll. De quoi redonner le sourire à n’importer qui, même aux plus bougons du genre de ceux qu’il ne faut pas faire chier parce qu’ils ont la crève…
Une fois salué la toujours sympathique équipe de sécurité, récupéré l’accréditation vers François à l’entrée et passé le tamponneur fou (Jr, pour ne pas le citer), on rentre dans la salle de concert : les amis photographes (même si certains manquent à l’appel) sont là (Steve, Melany, Mélissa, Ti-Rickou et Madame, notre pogoSoiler frappadingue en la personne de Mike Edward Teach…). Comment passer une mauvaise soirée avec des fêlés pareils ? Impossible…
Electric Shock se met en place, Little Angus, la guitariste, semble survoltée… Les décibels peuvent commencer.
« For those about to rock, we salute you !!! »
Ca faisait un sacré bout de temps que je n’avais pas vu ce groupe en concert ! Mais je n’avais pas manqué d’entendre la réputation live qui commence à les précéder : on s’attendait à de l’explosif, on a eu de l’explosif ! Je parlais de pur moment de rock ‘n’ roll, on a eu un pur moment de rock ‘n’ roll ! Pouvait-il en être autrement ?
Déjà, le grand Antoine « Volhard », chanteur qui prend toute la scène à lui tout seul de par ses plus de deux mètres de hauteur (à croire que s’appeler « Antoine » implique de la hauteur, ce n’est pas l’Eric du même nom, magicien humoriste de profession, qui me contredira) continue de bluffer son petit monde de par les progrès qu’il fait en chant, preuve d’un sacré travail en amont. Même si son timbre est plus « heavy metal » que « hard rock », il colle parfaitement à la musique du quintet. Les deux guitaristes se partagent les riffs de façon tout ce qu’il y a de plus complémentaire, et la guitariste, sorte de croisement entre Ruyter Suys et Angus Young, nous gratifie de soli des plus furieux. Tout le groupe est au diapason et fait grimper la température de l’Ilyade à vitesse grand V. Pas de round d’observation, Electric Shock a de suite tranché dans le lard à grand coup de riffs aiguisés comme des lames de rasoir.
C’est furieux, enjoué avec une énorme énergie communicative : la parfaite première partie pour chauffer un public pourtant conquis d’avance !
« So come now, children of the Beast : Be strong and shout at the Devil »
Le côté « Sex, alcool and rock ‘n’ roll » va encore monter d’un cran avec les Whisky Of Blood qui se présentent sur scène le jour de la sortie de leur nouveau méfait « Diablesse of revolution« , décrit dans nos pages par notre ineffable Mike Edward Teach. Si dans le détail, ce dernier album semble (je dis bien « semble ») plus sombre que ces deux prédécesseurs, l’attitude sur scène ne change pas. Toujours ce hard rock bien saignant à la croisée des Wasp, Mötley Crüe, Motörhead ou Van Halen avec un amour des choses qui font du bien au niveau de l’entre-jambe, du diable et des boissons qu’il faut, paraît-il, boire avec modération.
La Diablesse de la Révolution était bien présente, toujours prête à nous verser une petite rasade de boisson maltée dans le gosier histoire d’illustrer cette musique de potes, faites par des potes, pour des potes !!! Ca ne se prend pas la tête mais c’est d’une précision diabolique et le tout, encore une fois, dans une bonne humeur communicative.
Dans le public, ça répond présent… Encore une fois, pouvait-il en être autrement ? Avec Whisky Of Blood, on sait d’avance à quoi s’attendre et surtout, nous ne sommes jamais déçus…
« Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens. Du haut de la croix indique-nous le chemin, Toi qui le connais si bien »
Parfois, la vie du rock ‘n’ roll peut s’apparenter comme un long fleuve tranquille. Oui, du moins en apparence et surement pas au niveau du line up : ce soir, c’est en effet une des dernières dates avec Max 2 qui va prochainement quitter le groupe. Et il y a la présence de Franky Costanza depuis un an et demi derrière les futs de la pluie noire. Max 2, lui, sera remplacé par un certain Jérémie Guiguet qui fera office de Jesus du soir qui semble avoir multiplié les médiators qu’il distribue au public comme autant d’hosties. On espère qu’il ne distribuera pas les pains : en concert, ça risque de faire pas propre ! Le médiator du Christ : Amène !!!
Le concert sera haut en couleurs et en émotion car, outre le fait d’un changement de guitariste avec un passage de témoin (et de guitare) au milieu du show, on sent que le groupe est heureux d’être là et nous partage un sacré paquets de titres tous enjoués, du riff à l’image du whisky (of blood) : à gogo ! Un véritable festival de titres à chanter en chœur, d’ondes positives et de bonne humeur communicative !
La reprise de Twisted Sister, « We’re not gonna take it », a fait un sacré effet vers le public.
Bref, des soirées comme celle-là, on en redemande. Ca tombe bien, Whisky Of Blood va rejouer, au Brin de Zinc cette fois-ci, en compagnie de Rakel Traxx et Monkey Bizness à peine une semaine plus tard.