Emberstar – Dialogue with the Outside

Emberstar – Dialogue with the Outside

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

La vache !
Ils n’auront pas mis longtemps avant de nous sortir un sacré album, les Toscans d’Emberstar.
Tout fraîchement signés chez les excellents Punishment 18 Records qui ont eu le nez creux en ressortant cette petite pépite sortie initialement en autoproduction le 07 octobre 2023.
Formé en 2017, le quartet nous propose un premier album de pur thrash metal hautement technique qui peut nous faire penser aux albums de Toxik, Forbidden ou Agent Steel.

https://youtu.be/qa7DVdI5p4g

Pendant plus de trois quarts d’heure, on se prend neuf titres vénéneux, emmenés tambour battant, avec son lot de breaks et de changements de rythmes, le tout avec une intensité remarquable.
Mais ne pas croire que le groupe se cantonne au seul style “techno thrash”, loin de là : tout au long de l’album fourmillent des influences à chercher certes dans le thrash metal le plus old school mais aussi dans la NWOBHM et le speed metal de Papa.
Le chant haut perché de Jacopo Terzaroli n’est pas sans nous rappeler un compromis entre John Cyriis (Agent Steel) et Alan Tecchio (Hades, ex-Watchtower) et le riffing se veut souvent saccadé et propose des cavalcades pour le moins intéressantes.

https://youtu.be/8jXXb2sDVLU

Et c’est que ça s’enchaîne, peu de temps morts : le groupe se permet même le luxe de quelques incursions dans le death metal de par la présence de quelques growls disséminés par-ci par là.
Clairement, “Dialogue with the outside” se veut être un album d’une grande richesse parfaitement execute par des musiciens dont certains ont déjà un beau background dans le milieu comme le bassiste Leonardo Bellavista (Burial, Vexovoid, ex-Violent Sun, ex-Helcaraxe, ex-Coexistence, ex-Drunken Corpse, ex-CodeFour, ex-Erase, ex-Iron Viper, ex-Stasis Field) et le chanteur Jacopo Terzaroli (ex-March of Chronos, ex-Wrathike).

https://youtu.be/l5MxXokT3XY

Chaque titre apporte sa petite touche en plus par rapport aux autres qui pousse à l’écouter encore et encore pour bien s’imprégner de tous les petits details qu’on a pu louper lors des écoutes précédentes.

Riche et passionnant : une belle réussite !

Tracklist :

1. Hexarch (6:05)
2. There Is More than One of Everything (5:03)
3. Queen Anne’s Revenge (4:33)
4. In Plain Hostility (4:40)
5. The R-Ex Experiment (5:14)
6. F.Y.F.F.I. (5:59)
7. Coincidence of the Opposites (5:06)
8. Drugs Give, Drugs Take It Away (4:50)
9. Impious Factoria (4:55)

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Terravore – Spiral of Downfall

Terravore – Spiral of Downfall

Note du SoilChroniqueur (Fast Freddy) : 7,5/10

C’est à Varna, ville située sur les bords de la mer noire, au nord-est de la Bulgarie que Terravore a vu le jour en 2015, distillant un thrash incisif qui s’est concrétisé par la sortie de deux EP et de deux albums dont le dernier « Vortex of Perishment » remonte à 4 ans maintenant. Les thrashers bulgares reviennent faire parler d’eux en ce début de printemps, envoyant « Spirit of Downfall », leur troisième galette qui comprend une dizaine de morceaux pour pas loin d’une heure d’écoute, de quoi botter des culs en bonne et due forme !

Du reste, cela ne tarde pas ! Avec le titre de l’album éponyme, la messe est dite si je puis dire, Terravore envoyant d’emblée ce qui fait sa marque de fabrique : un thrash rapide bâti sur les riffs incisifs qui fleurent bon le registre old school et qui sont d’une efficacité redoutable, à l’instar des mélodies qu’ils accompagnent, le tout avec un chant agressif qui aurait toute sa place dans les combos de thrash germaniques qui ont germé dans les années 80.

https://youtu.be/cuy2k61cdoY

Alors oui, rien de neuf sous le soleil, serait-on en droit de penser, mais faut-il pour autant réinventer la poudre lorsque celle-ci a montré qu’elle pouvait expédier des obus à travers le temps sans montrer de baisse de qualité ?! Vous avez deux heures !
Ceci étant, c’est un thrash qui est plutôt bien amené et chiadé, loin des morceaux bruts de fonderie qui en trois minutes ravagent tout sur leur passage sans que tu n’aies pu voir d’où le coup venait. Les compositions sont travaillées, faisant varier les rythmes, souvent avec une intro intéressante ou interpellante, celles de « Black Tantra » ou encore « Propagandicide » pour ne citer qu’elles, des soli alliant vitesse et feeling et des breaks surprenants comme celui concluant « Poisoned Skies » par exemple. Il faut dire que le format autour des cinq à six minutes en moyenne par titre est plus propice à ce genre d’exercice, « Shattered » saura vous en convaincre.

https://youtu.be/yxZxujxgnZc

Pas de rupture de charge, on est toujours maintenu en haleine, le tout s’avérant dynamique et agréable à l’oreille. « Black Tantra » est un morceau au tempo plus lent mais qui n’apparait cependant pas comme étant hors sol, Terravore semblant flirter avec les limites de sa zone de confort. Il est sûr qu’avec des titres agressifs comme « Propagandicide » « Blue Brutality » ou « Blunt Force Trauma », on a quand même le sentiment que les Bulgares sont quand même plus dans leur élément.

Au final, les amateurs de thrash de la première heure ne seront pas déboussolés avec « Spirit of Downfall », trouvant dans ce dernier les recettes du genre musical qu’ils vénèrent ! Du thrash classique certes, mais de bonne facture.

Tracklist :

1. Spiral of Download 5:33
2. Poisoned Skies 6:24
3. Blue Brutality 3:19
4. Black Tantra 6:49
5. Propagandicide 4:37
6. P.O.L 6:24
7. Sleeping Caldera 4:10
8. Blunt Force Trauma 4:21
9. Shattered 6:20
10. Nostromo 7:13

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Hateful Agony – Home Sweet Hell

Hateful Agony – Home Sweet Hell

Note du Soil Chroniqueur (Fast Freddy) : 6,5/10

 

Hateful Agony, à l’instar de (trop) nombreux groupes, est tout sauf un modèle de stabilité en termes de line up ! Depuis leur création du côté du Land bavarois en 1997, Tom (batterie) est le seul membre fondateur restant à ce jour. Le combo a vu défiler pas moins de huit bassistes (il n’y en a d’ailleurs plus en ce moment) et autant de guitaristes ; quant à Gianni, c’est le sixième chanteur du groupe, rien que ça ! Malgré ces soubresauts, la formation munichoise possède une belle discographie ! Septième réalisation des Thrashers allemands répondant au doux titre de Home Sweet Hell, ce dernier venu confirme en tout cas l’opiniâtreté teutonique qui les anime pour faire perdurer Hateful Agony contre vents et marées. Voyons donc ce qu’il a dans le ventre !

Après une intro au tempo lourd sur laquelle le son d’un JT est plaqué, « Death From Above » démarre vraiment avec un riff Thrash rapide de bonne facture, avant que la voix de Gianni ne fasse son apparition, rauque à souhait mais semblant plutôt lente pour le rythme imposé ce qui interpelle un peu ! Le refrain est simple, court et incisif, et incitera immanquablement le public à participer activement les soirs de grand vent dans les salles obscures !
Les Allemands développent un Thrash rendu massif par la lourdeur des riffs et des rythmes en général, mais également par le timbre de voix puissant de Gianni, le tout constituant les bases solides de la majorité des titres de cet album !
Les sujets de prédilection d’Hateful Agony étant entre autres la guerre et les crimes de masse, pas étonnant de voir un titre comme « Butai 731 » du nom de l’unité de recherche bactériologique japonaise du début des années 30, qui, en plus des recherches sur différentes maladies, expérimentait la vivisection sur des humains sans anesthésie… Toute une époque !
« The Night The Lights Went Out”, qui débute avec une série de riffs accrocheurs, aura un retentissement particulier au vu du contexte actuel d’émeutes que nous connaissons, à la lecture des paroles que tu trouveras via le lien ci-après ! De mon point de vue, le morceau qui aura le plus retenu mon attention !

« Shoot to Kill » est envoyé avec, là encore, une lourdeur oppressante, avec par moment l’impression que tu as dans tes mains un ballon de rugby et que tu as à tes trousses le pack Néo-Zélandais remonté comme une pendule, parce qu’en te barrant, tu leur as glissé dans les oreilles que bien souvent, il s’avérait que certains organes du corps étaient inversement proportionnels aux muscles que beaucoup, dont eux, s’évertuaient à exhiber à défaut de pouvoir montrer autre chose !
Les deux derniers morceaux me laissent également ce sentiment, probablement accentué par le cadencement de la voix qui marque en quelque sorte le rythme en complément du jeu de Tom (batterie).

Au final, pas de surprise avec Home Sweet HellHateful Agony reste sur du brut de fonderie et du solide avec un album Thrash à l’ambiance massive et aux compositions structurées ne laissant pas de place à des envolées non planifiées… Un sentiment de rouleau compresseur qui avance inexorablement telle une division de Panzer que rien ne semble pouvoir arrêter ! Une sorte de label Deutsche Qualität, en quelque sorte signe d’une efficacité certaine, à défaut d’une certaine originalité !

 

Tracklist :

01. Death From Above (03:58)
02. Butai 731 (03:18)
03. The Night the Lights Went Out (05:16)
04. Knife Through the Brain (03:50)
05. Meaningless Bullshit (03:43)
06. Scars (04:57)
07. Shoot to Kill (04:56)
08. The Future Will Eat Us (04:16)
09. Climate of Fear (03:54)

 

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Omicida – Sacrifice of The Bastard Son

Omicida – Sacrifice of The Bastard Son

Note du SoilChroniqueur (Fast Freddy) : 9,5/10

 

Originaire de Los Angeles, Californie, Omicida se dirige tranquillement ou presque vers ses dix années d’existence, avec quelques remous et un line up qui n’a cessé d’évoluer depuis leurs débuts ; après un premier album Defrauded Reign, sorti en 2019, soit 5 ans après leur création, et à côté duquel j’avoue honteusement être passé, les Thrashers d’Outre-Atlantique reviennent donc nous proposer une deuxième galette qui envoie du lourd, du bois, du pâté, du braison ou de la claquette, au choix ! Autant le dire tout de suite, c’est un de mes coups de cœur 2023 (avec le dernier Terrifier) jusqu’à présent, tant le Thrash qu’ils distillent, nettement influencé par les maîtres du style (SlayerExodusKreator et consorts) relève de la pureté originelle et te transperce la paillasse au moins aussi finement que sur la représentation juste parfaite de celle figurant sur l’artwork de la pochette !

Par où commencer lorsque tous les morceaux sont d’une telle qualité, tant dans les compos que dans l’exécution ?! Honnêtement, Georges Brassens en composant « Rien à jeter » aurait pu parler de cette pépite lorsqu’il a écrit « Tout est bon chez elle il n’y a rien à jeter, sur l’île déserte il faut tout emporter » !
Dans les cordes du début à la fin, à recevoir des droites, des gauches, des uppercuts en état de béatitude et sans pouvoir esquiver ou contrer le moindre coup !
« Sacrifice of The Bastard Son », titre éponyme de l’album, vient te fouetter le visage tel un orage de grêle t’arrivant dessus à l’horizontale, en mode « ça fait du bien des œufs d’pigeons glacés dans la gueule à mach 2, hein mon salaud ! » … Et c’est ainsi pour chaque morceau, sans aucun répit, même pas pour les carries !!

Chaque titre révèle un Thrash inspiré, qui, immanquablement, coule dans les veines de chacun des membres du groupe et qui est parfaitement retranscrit ici, te prenant aux tripes du début à la fin ; une fois le dernier morceau terminé et la poussière retombée, tu te surprends à être toujours en vie, haletant et époustouflé face à un tel déferlement de riffs acérés, de solos endiablés et tout en maitrise de Nik et Jamie, de tempos rendus dingues par un duo basse-batterie jamais à l’économie, sur lesquels est posé un chant qui te fait hérisser les poils !

Sacrifice of The Bastard Son est à découvrir au plus vite et à écouter de toute urgence pour qui apprécie le Thrash aux relents du début des eighties ! Il n’y a rien à jeter (comme disait le poète), tous les titres t’embarquent dans une spirale infernale à travers des riffs d’une efficacité redoutable, des changements de tempos vertigineux, une voix slayerienne et des compositions chiadées et enivrantes ! A titre personnel, je me suis pris une claque presque aussi forte que celle reçue à l’époque où j’ai entendu pour la première fois l’album Distortion de Forbidden !
Well done guys, et merci pour cette pépite qui va tourner en boucle pendant longtemps !

 

Tracklist :

01. Sacrifice of The Bastard Son (03:39)
02. Headbanger Warning (04:23)
03. Hunt for Flesh (04:38)
04. Immortal Violence (05:16)
05. Claustrophobic Disease (03:49)
06. Imminent Death (02 :58)
07. Seven Headed Snake (03:18)
08. Awakening Darkness (02:43)
09. Vengeful Justice (03:10)
10. Satanic Rebirth (03:40)

 

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Razgate – Born to Rot in Hell

Razgate – Born to Rot in Hell

Note du SoilChroniqueur (Fast Freddy) : 7,5/10

On ne compte plus les formations transalpines qui nous régalent dans tous les styles de Metal avec une scène riche, variée, de qualité et avec de grands noms ! Il n’en demeure pas moins qu’il existe également une scène de moindre importance en termes de notoriété, mais qui mérite qu’on y accorde une attention particulière pour les mêmes raisons ;Razgate, qui nous vient de la Toscane, berceau de la Renaissance et de l’humanisme, rien que ça, en fait partie !
Après douze années d’existence qui ont vu le groupe changer de line-up à de multiples reprises et passer d’un Metal plutôt mélodique à un Thrash incisif, Razgate nous livre donc un quatrième album qui est plus à même de te défriser les moustaches qu’à te permettre d’emballer pendant un dîner romantique aux chandelles !

Après quelques notes qui te font sentir qu’il va se passer quelque chose de malsain, « Tyrants of Depravity » démarre sur un riff thrashisant au tempo rapide, sur lequel apparait la voix de James, voix clairement aux intonations arayesques, notamment sur le refrain ! Un break amené sans rupture, suivi d’un solo mélodique, puis re-break, et re-solo pour poursuivre ce morceau qui ouvre parfaitement cet album et te met illico dans le match !

Même style de construction autour de riffs solides qui confèrent à « Cursed of Blood » et « The Holy Frail » une ambiance lourde et massive que rien ne semble pouvoir arrêter !
« Born to Rot » fait l’effet d’un essaim d’abeilles bourdonnant autour de ta tête pendant le début du morceau, avant de revenir sur un rythme lourd et massif ; plusieurs changements de tempo avec un solo manquant un peu de peps, de mon point de vue, ponctuent le morceau !
Honnêtement jusqu’à présent, on a l’impression d’être par terre au milieu d’un circle pit en essayant de se relever sans y parvenir, se faisant piétiner par un public en transe et incontrôlable ! Heureusement, l’intro acoustique de « The Thing at The End of Sanity » permet de se relever et de récupérer ses esprits ; tempo plus lent façon Metallica sur « Eye of the Beholder » et construction musicale plus décousue, avec des changements de rythmes surprenants marquent ce morceau.
Surprenant est également le cas d’ « Interlude », qui n’est pas sans rappeler dans l’esprit un certain « Anesthesia (Pulling Teeth) » de qui vous savez !
Les six derniers titres de l’album nous offrent un Thrash agressif, dévastateur, entrecoupé de breaks permettant de reprendre notre souffle… Le genre de morceaux qui augurent des moshpits survoltés, en particulier sur « More I See More I Hate » qui a de quoi ravager les fosses… Du reste, en voyant l’rrtwork de l’album, il ne fallait pas se douter d’autre chose, pas vrai ?!

Honnêtement, il n’y a rien de fondamentalement nouveau ou original dans ce que nous propose Razgate, mais leur Thrash est solide, bien envoyé, énergique, incisif à souhait et maitrisé ! L’écoute de l’album passe donc vitesse grand « V » et se termine avant même que tu n’aies eu le temps de descendre une bière !
Vous êtes prévenus, il faut vous hydrater avant, batailler pendant et tenter de relever sa carcasse après !

Tracklist :

01. Tyrants of Depravity (04:54)
02. Cursed Blood (04:46)
03. The Holy Grail (03:13)
04. Born to Rot (04:14)
05. The Thing at The Edge of Sanity (05:45)
06. Interlude (00:40)
07. Fill up The Grave (04:11)
08. Violence, Vengeance, Chaos (04:31)
09. More I See, More I Hate (02:27)
10. Nail to The Crossfire (03:34)
11. Hail to The Fallen (02:47)

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