Wolve – Sleepwalker

par Lusaimoi | Sep 25, 2014 | Chrocorico Soil, Chroniques, Soilderground | 1 commentaire

Line-up sur cet Album

  • Julien Sournac : chant, guitare
  • David Dutoit : basse
  • Alexandre Aguilera : guitare
  • Simon Lemonnier : batterie.

Style:

Rock Progressif

Date de sortie:

Janvier 2014

Label:

Autoproduction

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8,5/10

 

Certains groupes, pour instaurer une ambiance en début de CD, utilisent des intros, parfois pompeuses, parfois inquiétantes, parfois bien foutues, parfois tout ça. Pour d’autres, il suffit juste de quelques accords glissés et d’une voix fragile, tremblante, touchante.
C’est cette seconde solution qu’ont choisi les Parisiens de Wolve pour entamer Sleepwalker, leur premier album.
Une entame simple, à la production crue, ne cachant pas le bruit des doigts glissant sur les cordes. Du genre qui fait penser à une vieille radio laissée allumée seule, dans un paysage en ruine. Dans une voiture rouillée, à l’abandon parmi tant d’autres sur une route dévastée, dans une vieille cabane poussiéreuse loin de tout.

Il est d’ailleurs dommage que, lorsque ce « The Tall Trees » se termine, « Cassiah » se lance tout de suite sur un riff lourd, proche du Metal. Là où le premier titre aurait pu progressivement lancer le CD, cette rupture le ramène à son statut de – superbe – intro. Néanmoins, Wolve revient rapidement a ses premiers amours, un Rock Progressif planant, intimiste – smooth, si ce terme n’était pas réservé au Jazz –, mais jamais minimaliste pour autant.
On se met alors à suivre ce voyage, guidé par le chant, sublime, de Julien Sournac. Car c’est bien de cela qu’il s’agit ici. Un voyage. Un voyage tour à tour serein, softy, inquiétant, épique. Un chemin tortueux, labyrinthique, mais où l’on ne perd jamais, grâce à un vrai travail, ou talent, de composition.

Ainsi, certaines ruptures, comme sur « Ocean », sont amenées en amont par un riff qui s’installe en arrière plan, avant d’arriver sur le devant de la scène. Les 11 minutes de « Cassiah » nous bercent alors et nous amènent progressivement à une prise de hauteur impressionnante qui nous laisse planer quelques secondes dans l’infini céleste. Un solo – peut-être un brin trop, mais on pardonne vu la qualité – Floydien nous emporte un peu plus loin, vers quelque chose qui nous rappelle ce qu’aurait pu être Muse, si Muse ne se perdait pas dans ses tares, avant qu’un retour (de manière beaucoup plus cohérente) au Metal qui débutait le titre nous replonge au sol.

On pourrait ainsi décrire le périple de 36 minutes et 36 secondes (heureux hasard ou choix conscient que ces chiffres ?). Un périple court, mais fort, tantôt acoustique, électrique, électronique, jazzy ou psychédélique – « Colors Collapse », en quelques secondes passe par tout ça à la fois –, mais toujours envoûtant. Il se laisse guider par l’inspiration de ses créateurs, qui ne se font pas prendre par l’envie d’en faire toujours plus, et ne tombent jamais dans le piège du remplissage. Ainsi, si un morceau doit faire 11 minutes, il les fera, s’il doit en faire une, ce sera pareil. De toute façon, ils s’imbriquent dans un album concept qui narre l’animalité de l’homme.

Voilà comment on pourrait le résumer, ce voyage : riche, mais simple, complexe, mais limpide. Un rêve qui se termine comme il avait commencé, par un morceau épuré et touchant, une balade acoustique.
Wolve ne cherche pas à prouver quoi que ce soit. Il cherche juste à s’exprimer, et il le fait avec justesse. Il parle au cœur. Et si certaines de ses références semblent parfois, mais rarement, bien présentes, le tout est si honnête, que ça ne peut sonner à nos oreilles que comme un hommage.
Né en 2013, Wolve a posé avec Sleepwalker sa première pierre. Espérons que ce soit la première d’un grand édifice, car il serait vraiment dommage de s’arrêter là.

Tracklist:
1. The Tall Trees
2. Cassiah
3. Ocean
4. Countdown
5. Colors Collapse
6. Sleepwalker

Bandcamp : wolvemusic.bandcamp.com/
Twitter : twitter.com/wolveofficial
Facebook : www.facebook.com/wolveofficial

Concerts:

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