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Wolve

Le 23 mai 2015 posté par Metalfreak

Intervieweuse : Bloodybarbie

Suite à la sortie du premier album, « Sleepwalker » ,  de Wolve (chronique ici: http://www.soilchronicles.fr/chroniques/wolve-sleepwalker), cette formation parisienne va nous en dire plus sur elle et sur sa première œuvre ! Julien (le guitariste) a été le porte-parole du groupe pour répondre à cette interview.

Tout d’abord, peux-tu présenter votre groupe et nous raconter l’histoire de sa formation?

Je m’appelle Julien, je suis le guitariste, chanteur et compositeur du « Sleepwalker », 1er album de WOLVE.

J’ai commencé à écrire de la musique en 2009 lorsque j’étais encore étudiant en école. C’était pour répondre à un simple besoin d’expression et cela m’a mené à la réalisation d’un premier album. Aujourd’hui, nous sommes 4 musiciens pour défendre ce projet en live. J’ai l’honneur de partager cela avec Alexandre Aguilera (guitare), Hugues Lemaire (basse), Simon Lemonnier (batterie/percussion).

Pour ce qui concerne notre rencontre, deux semaines avant la première date du projet, j’ai demandé à Alex : « ça te dis de m’accompagner sur scène dans deux semaines ? Mes morceaux font 15 minutes, les mesures sont un peu louches…» ; il m’a dit qu’il était chaud pour relever le challenge, j’étais ravi et lui aussi.

J’ai rencontré Simon durant un concert, pendant lequel son groupe et le mien partagions l’affiche. Manifestement, il s’était déjà procuré mon disque et j’ai trouvé qu’il jouait très bien. Je l’ai re-contacté 3 semaines avant une date. Il a tout de suite accepté. J’aime bien mettre les musiciens avec qui je joue au défi, c’est tout de suite plus marrant.

Hugues, on s’est trouvés sur le net, c’est un sacré lascar, il jouait à Tony Hawk Pro Skater 2 quand il était plus jeune et ça je te jure… ça crée des liens tout de suite.

 

Pourquoi avoir choisi Wolve comme nom du groupe?

WOLVE peut signifier plusieurs choses : « Se comporter comme un loup », « imiter le hurlement d’un loup ». Je crois qu’un mec à dit « une version plurielle d’un loup solitaire, ou l’inverse » sur une chronique, j’aime ce que cela évoque… Une meute au singulier. Ce nom s’intègre parfaitement au propos de l’album.

 

Quelles étaient vos motivations et influences ?

Ma motivation personnelle était d’écrire un album dont je serais fier. Concernant les influences, nous écoutons tous des choses très différentes et de tout en général.

Personnellement j’ai fondé la base de ma culture musicale sur ce que mes parents passaient à la maison, très Blues/Jazz/Soul/Rock. Mes grandes références viennent du rock lors de mon adolescence (The Smashing Pumpkins, TOOL, Soundgarden, RATM…). Ma curiosité musicale s’est très vite développée : j’écoute de tout, aussi bien du rock que du classique. Beaucoup de Jazz, du hip hop aussi… je ne me mets pas de barrières. Je suis également très inspiré par le 7ème art. Je regarde énormément de films, sans barrière également. J’aime la photographie, lorsque j’écrivais l’album je passais beaucoup de temps à photographier des choses avec un argentique. Je ne suis pas du tout photographe mais j’aime capturer des images, c’est une source d’inspiration très importante pour moi. Pour en revenir à la musique, je pense que le groupe que tout le monde écoute dans WOLVE, qui est une influence commune, est TOOL, mais pas que…

 

Que raconte votre album? Pourquoi « Sleepwalker » comme titre?

Je ne tiens pas à dévoiler l’histoire… je ne veux pas annihiler l’expérience d’un auditeur car, souvent, les gens voient leur propres couleurs et je pense que c’est une chose intéressante. C’est un voyage spirituel qui conduit l’homme vers sa part animale, à travers trois tableaux : terrestre, aquatique et spatial. J’associe ce que j’écris à des images, c’est très visuel et j’essaie de faire de mon mieux pour les retranscrire.

 

Que représente cette pochette d’album?

Elle représente le personnage, le Sleepwalker dans un clin d’œil à deux références cinématographiques d’anticipation, et d’esthétique qui sont chères à mes yeux : 2001: A Space Odyssey et Blade Runner. La photo à été prise par Adrien Oumhani, un bon ami à moi qui nous fait souvent de beaux clichés.

 

Que cherchez-vous à transmettre à votre auditeur à travers cet album?

Je pense que le mot voyage correspond bien à cette expérience. Quand les gens me disent que l’écoute de l’album leur à procuré un bon trip, le sentiment de voyager, je me dis que ce n’est pas trop raté !

 

Qu’est-ce que vous utilisez comme matériels pour chaque instrument ?

En live ? En studio ? Ce n’est pas exactement la même démarche… en studio je m’autorise une certaine liberté. En live je cherche à aller à l’essentiel, je joue sur une Fender Stratocaster, une mexicaine qui n’a aucune valeur monétaire mais représente beaucoup à mes yeux. Je la possède depuis mes 15 ans et je l’ai maintes fois modifiée (micros, blindage, pontets…), il n’y en a pas deux qui sonnent comme elle. Je joue aussi sur une PRS. Je suis gaucher donc pas facile de trouver guitare à son pied. Côté ampli en studio comme en live, je suis sur un Diezel Einstein actuellement. J’ai eu aussi un Twin Reverb de 1990, belle bête. Alexandre quant à lui est sur une Lespaul 7 cordes et sur une Telecaster américaine. Il joue sur un ampli Marshmall Superbass de 1972, une merveille. Hugues est sur Fbass, et récemment endorsé chez TC electronics. Nous utilisons quelques effets mais bon… je ne vais pas te donner la recette de notre mayonnaise ! Concernant Simon, il est à la recherche d’un son et joue sur de bonnes cymbales d’effets. Il aime jouer sur les textures et jongle entre drum sticks, balais et mailloches. Avec tous ces différents éléments, ça apporte une belle couleur au son.

 

Comment se passe la composition au sein de votre groupe?

Pour l’instant, l’album Sleepwalker est issu d’un travail personnel, je l’ai écris seul.

Très récemment, nous avons commencé à travailler sur du neuf : Il y a quelques jours nous avons joué un nouveau titre, dans sa forme encore embryonnaire, lors d’un festival en Belgique. On a eu de très bons retours, on en était les premiers surpris, du coup ça motive à continuer ! La méthode de travail pour ce titre n’était pas la même que pour l’album, les contraintes étaient différentes. J’ai tendance à arriver avec mes ébauches et j’ai toujours une idée très précise de ce que je cherche à retranscrire. La grande différence est que je travaille avec mes musiciens directement en studio aujourd’hui, et je dois dire que c’est une chose agréable.

 

Que penses-tu de la scène du rock/métal progressif en France?

Ta question est difficile car je ne suis pas un spécialiste en matière de musique dites progressives pures voir même de rock en France. Le progressif peut être beaucoup de chose… Mezzanine de Massive Attack est un disque très progressif pour moi. En ce qui concerne la scène française, honnêtement je la découvre depuis peu. Il semble y avoir de bons groupes, j’aime bien Lazuli, ils sont très bons. Dans un aspect plus métal, j’ai découvert Hacride sur un live en 2009 à Cologne. J’ai été très impressionné par leur prestation, c’était très fort émotionnellement.

 

Qu’est-ce qui vous a le plus attiré dans ce style prog rock ?

Je n’aime pas beaucoup les étiquettes… même si je comprends pourquoi, parfois, les gens nous disent : « prog rock ». Certains de nos morceaux évoluent sur une certaine durée… mais je n’estime personnellement pas faire de « prog rock » à la “old fashion way”… Un jour un chroniqueur nous a dit que nous faisions une sorte de post-grunge. Je ne sais pas si c’était dans le bon sens du terme mais je pense comprendre ce qu’il disait. Pas mal de gens commencent à nous cataloguer post-rock/progressif et je pense que ce terme nous correspond peut être un peu plus. Je ne sais pas… en fait je crois que l’idée de base était juste de s’exprimer le mieux possible.

 

Quelles sont les difficultés rencontrées lors de la composition de cet album?

Et bien… les merdes informatiques par exemples… je me souviens de journées interminables à résoudre des problèmes de configuration. Le home studio sur lequel j’ai commencé à travaillé était très primitif… ça ne marchait pas toujours et je n’avais pas les moyens de disposer d’un meilleur matériel au début. Le côté positif c’est que j’ai dû trouver beaucoup de solutions aux problèmes, j’ai beaucoup appris en faisant cet album. Il y a une solution à chaque problème, c’est juste une histoire de motivation.

 

Combien de temps vous avez mis pour le composer et l’enregistrer?

Écriture : 3 ans. Enregistrement, arrangements additionnels + mixage : 2 ans mon capitaine.

 

Votre production et mixage sont nickels, comment vous vous y êtes pris?

Ça c’est beaucoup de travail, de sueur et de larmes (et pas mal de parties de ping-pong à 4 heures du matin aussi) avec mon collègue Brice Chandler. On ne voulait pas que le stress se ressente sur la réalisation et surtout sur l’interprétation. Nous voulions être fier du résultat, peu importe le temps que cela prendrait et nous avons opté pour faire l’album à la mano. Nous nous sommes installés pendant plus d’un mois dans une maison en Basse Normandie, au milieu de nul part, pour enregistrer les guitares et des basses. L’idée était de bâtir des murs de guitares, et de faire des textures. Au moment de revenir à Paris, j’ai dû partir en Afrique pour quelques semaines, ce contexte m’a particulièrement aidé à peaufiner mes textes. À mon retour nous avons fini les prises un peu partout, dans différents studios, à mon appartement… J’ai enregistré les deux guitares-voix dans ma chambre. Le mastering à quant à lui été effectué par Andy Vandette (Rush, Beastie Boys, Porcupine Tree…) aux studios Masterdisk à NYC. C’est un album nomade en quelque sorte.

 

Si vous deviez tourner avec un groupe, lequel vous choisirez ?

Sans hésiter, Amplifier. Ils sont très très fort. Très rock n’ roll et dans le bon sens du terme !

 

Quels sont vos projets 2015?

On en a déjà réalisé pas mal, mais je dirais pour cette année, nous avons quelques dates qui devraient se faire à la rentrée. Également l’édition limitée du vinyle de l’album devrait voir le jour pour la fin de l’année. Notre premier site internet (dans version alpha) verra le jour durant l’été : Un forum communautaire, du bonus téléchargeable et toutes les informations relatives au projet que vous voudriez savoir seront sur : http://www.wolve.us

 

Combien de concerts avez-vous fait jusqu’à maintenant ? Avez-vous fait ouvert pour un grand groupe ?

Pas beaucoup, une quinzaine en un an je crois… Nous avons eu l’honneur d’ouvrir pour FISH (ex-Marillion) en Février dans la superbe salle du Ninkasi Kao à Lyon. Un rêve de gosse de jouer là bas. Fin Avril, nous avons ouvert au Divan Du Monde pour le groupe britannique Neo-Progressif ARENA et ça s’est plutôt bien passé. On les a d’ailleurs retrouvés deux jours après au festival Prog-Résiste en Belgique, je pense que c’était notre meilleure date jusque là : un public super réceptif, une ambiance excellente. Une belle satisfaction pour nous car de dates en dates nous devenons meilleurs. Nous sommes tous impatients de jouer à la rentrée prochaine. Je peux d’ores et déjà dire que nous serons le 23 Octobre au Covent Garden à Éragny sur Oise. D’autres dates devraient être communiquées bientôt !

 

Bandcamp : wolvemusic.bandcamp.com/
Twitter : twitter.com/wolveofficial
Facebook : www.facebook.com/wolveofficial

 

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