Hateseed – Rising through decay

Hateseed – Rising through decay

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10

 

Né en 2023, forts d’une démo en 2024, le quatuor Italien Hateseed nous sort son premier full length chez M&O Music.
Il parait qu’ils font du thrash / groove metal ! Soit !
Je mets le CD dans le lecteur et, premier constat, en effet, les quatre Transalpins nous assènent des riffs gras et épais, d’une lourdeur abyssale, sur un rythme effréné.
Il n’y a pas photo : ça allie bien la furie d’un thrash metal que ne renierait pas Slayer avec la lourdeur du sludge tel qu’on l’entend avec bonheur chez Crowbar et le groove inhérent au Pantera de la période post “Cowboys from Hell”.
En fait, plutôt que de thrash / groove, je parlerais – et bon sang que je déteste les étiquettes, mais bon, puisqu’il faut absolument catégoriser, ainsi soit-il – de thrashin’ sludge metal !

C’est que les gaillards en mettent, de la conviction.
En douze titres, tous d’une longueur entre trois et quatre minutes et demie, le groupe multiplie les titres in-your-face avec une rage à la limite du hardcore : autant dire que les fosses risquent d’être mouvementées lors de leurs prestations live.
En effet, les titres sont taillés pour la scène et leur longueur, évoquée plus tôt, prouve qu’ils ont été taillés pour faire un max de dégâts en concert tant le groupe va directement à l’essentiel, sans en rajouter !

On a droit à notre lot de titres à haut potentiel dévastateur, des “Take this fist”, “Overflowing anger”, “Pain addiction”, “Aych” ou “Suffer” sont de véritables stages de survie pour vos cervicales tant ils démontrent une capacité à nous maintenir sous pression de par leur rapidité et surtout leur intensité tout en conservant cette lourdeur typiquement sludge.
Et attention, ne pas croire que leur efficacité se résumé aux titres plus rentre-dedans… Que nenni : ils nous proposent d’autres titres encore plus heavy, à la limite du doom, qui nous oppressent la cage thoracique à la façon d’un rouleau compresseur qui nous roulerait lentement et vicieusement dessus : il suffit de se prendre par exemple “Say Goodbye” pleine face pour comprendre ce que le mot “suffocant” veut dire.

Et surtout, ce qu’on ressent à l’écoute de ces trois quarts d’heure, c’est une sensation de rage et de colère qui ne disparait jamais : le groupe veut et découdre et tient à le faire savoir.

Bref, furieux !

 

Tracklist :

Strangled (3:34)
Senseless atrocity (3:16)
Take this fist (3:41)
Overflowing anger (3:55)
Say goodbye (4:01)
My living nightmare (3:19)
Pain addiction (4:32)
AYCH (3:02)
Surrender and kneel (3:07)
Suffer (3:56)
Wont be wrong (4:03)
Pain addiction (acoustic) (3:47)
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Violence – The block

Violence – The block

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

 

Violence, c’est le projet de Frédéric “Niveau Zero” Garcia, un des précurseurs de la bass music en France !
Pour se faire, il s’est adjoint des services de Fabio Meschini (ex-As They Burn) aux guitares, de John Kazadi au chant et de Morgan Sansous (Henker) à la batterie.
Et le mélange est pour le moins détonnant !
En 2021, le projet a fait naitre l’album “Opus I” sur lequel ils ont su avoir quelques invités bien sentis comme Billy Graziadei (Biohazard), Bastien Hennaut (Horskh) ou Code : Pandorum, ce qui donne une idée de sa crédibilité.

Aujourd’hui, c’est le deuxième opus qui voit le jour, sobrement intitule “The block” et, autant spoiler de suite, c’est une pure claque.
En grand adorateur de musiques industrielles, je me suis retrouvé de suite happé par l’univers ultra violent de cet album à la froideur tellement glaciale qu’on approche le zéro absolu.

Les titres sont courts et font l’effet d’un uppercut pleine face : entre le chant saturé et ultra brutal de Niveau Zero, quelques grosses guitares à faire passer Combichrist pour un groupe de premiers communiants et ces rythmiques entre l’hystérique et l’oppressant, Violence nous assène des… euh… violents coups derrière la nuque avec la réelle intention qu’on ne s’en relève pas !

Et en plus, ils se permettent d’inviter Horskh et Graphyt chacun sur un titre, histoire d’enfoncer le clou encore plus profondément.
Difficile de rester indifférent devant une telle débauche de rage et d’ambiance aussi sombre que glaciale, aussi violente qu’extrême !

Bref, monstrueux !

 

Tracklist :

Post Truth (1:06)
Nothing is real (2:52)
The Block (3:46)
Wide Shut (feat. Horskh) (3:22)
No Matter What (feat. Graphyt) (3:01)
Silence is Violence (2:05)
Burn It (3:59)
Blind Enough (3:10)
Face the Void (4:03)

 
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Lethernal Utopia – Illusion of time

Lethernal Utopia – Illusion of time

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7/10

 

Au menu de ce jour, le premier album du groupe Français Lethernal Utopia qui se nomme « Illusion Of Time ». Issu de la ville rose, Toulouse, qui est un véritable vivier de metal et de rock, quel est leur style ? Et bien, c’est un mélange.
Sur certains titres comme « Illusion of time », on a le droit à un metal mélodieux un peu oriental au growl death genre bucheron qui apparait après une longue introduction instrumentale. Et derrière, en contrepoint, on y entend une voix dans les aiguës, qui semble au premier abord assez androgyne, et qui vocalise avec un certain art.
Sur d’autres morceaux, comme « Glitch », on rentre de nouveau dans un metal mélodique avec cette dualité entre growl et voix claire, sauf qu’ici, cette dernière n’a rien de « glucosée » bien au contraire, mais vectrice d’une certaine sensibilité.
Les rythmiques sont percutées et comme, ce qui semble être leur habitude, les moments instrumentaux sont légion. En un mot comme en cent : la guitare aime bien s’exprimer en de longues envolées. Sur ce genre de composition, là, pas de doute, on est dans du metalcore.
Bien que n’aimant pas trop ce genre, je n’ai qu’une chose à dire : « Ça pulse ! ».

Enfin, et c’est là que j’ai beaucoup aimé, leur corde sensible joue beaucoup sur un metal mélodique, que dire, sur un death mélo, au détour de morceaux comme « Monsters », qui rappelle un peu les sonorités propres aux groupes du Grand Nord. La preuve en est sur des compositions comme « Echoes » qui est racé et hautement mélodique ou bien encore « Crossroads » (mais non, je ne parle pas du titre de Clapton) qui possède un côté épique évident.

Bref, on résume.
Il y a parfois le lyrisme de cette voix mystérieuse qui pousse ses vocalises, une large part de metal mort à la sauce Grand Nord, beaucoup de moments instrumentaux, un coté « djeuns » par le biais d’une grosse louche de metalcore et une section rythmique qui ne joue pas la carte de la linéarité.
C’est bien dosé et si je devais définir ce que je ressens à l’écoute de leur monde musical, outre le fait que cela reste du metal qui n’est pas pour les « mous du genou », ce serait le mot… fraîcheur !

 

Tracklist :

Illusion of Time (3:08)
Glitch (4:41)
We Are (4:08)
Samsara (5:41)
Monsters (4:47)
Echoes (5:08)
Crossroads of Time (4:55)
One Last Breath (4:43)
Apocalypse (4:37)
Live to Die (4:25)

 
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Darkrose – What’s Next

Darkrose – What’s Next

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

 

Ils sont cinq, n’ont qu’une vingtaine d’années, se sont formés il y a trois ans au lycée et viennent d’Embrun, belle petite ville des Hautes-Alpes sur le lac de Serre-Ponçon ! Je ne sais pas comment fait M&O Music pour nous dégotter de jeunes groupes particulièrement prometteurs mais il faut reconnaitre qu’avec Darkrose, il ne s’est pas trompé : malgré leurs jeunes ages, ces cinq artistes transpirent le rock par tous leurs pores tant leurs compositions sont un véritable melting pot d’influences diverses. Rock fusion ? stoner ? grunge ? rock alternatif ? Un peu tout ça à la fois, mon Colonel !

Une basse qui vrombit de façon percutante, du riff de guitare qui scotche d’entrée, une batterie martyrisée à tout moment, un clavier qui offre des sonorités seventies bienvenues et un chant à la limite du soul (dis voir, Maya Monari, tu ne serais pas fan d’Amy Winehouse par hasard ?) qui envoie tant ses gueulantes que ses émotions les plus vibrantes avec une facilité qui frôle l’insolence… Et surtout, cette capacité à mêler modernité et sonorités old school sans que quiconque n’y trouve à redire.

Parce qu’en effet, Darkrose est capable de te réconcilier Led Zeppelin et Nirvana, Queen Of The Stone Age avec Amy Winehouse, preuve d’un métissage des plus riches. Et nous, on adhère à ces dix titres qui nous font passer quarante minutes des plus agréables.
Tu m’étonnes qu’avec autant de talents réunis et un bagage pareil, le quintet Embrunais a pu se produire sur des scènes comme l’Outdoor Mix Festival, le Game of Trees, Zik Zac Festival ou le tremplin Class’eurock au milieu de nombreux artistes confirmés.
Ce n’est que mérité, et ce n’est que le début d’une carrière prometteuse !

 

Tracklist :

01 – What’s next ? (4:39)
02 – Eleven (3:27)
03 – The other side (4:18)
04 – Lost (4:13)
05 – Unlawfull (3:48)
06 – Fire (5:10)
07 – Sound Of Sun (3:16)
08 – I don’t know why (4:06)
09 – Nevada (2:41)
10 – Red Signs (4:39)

 

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Syr Daria – Dark Carousel

Syr Daria – Dark Carousel

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

 

L’air de rien, ça faisait quand même six longues années qu’on n’avait pas entendu parler des Mulhousiens de Syr Daria.
Il est vrai qu’ils avaient l’habitude de nous faire patienter quatre ans entre deux albums, preuve qu’ils aiment prendre le temps de peaufiner leurs compositions.
Là, on se retrouve avec le quatrième méfait de leur discographie après “Circus of life” (2011), “Voices” (2015) et “Tears of a clown” (2019) et ce qui saute de suite aux yeux… pardon, aux oreilles dès la première écoute, c’est un sentiment de puissance qu’on, même après une réécoute attentive, ne trouvait pas forcément dans les albums précédents.

Leur mélange entre heavy metal puissant et thrash metal old school semble atteindre sa plénitude avec ce nouvel album : jusqu’alors, jamais Syr Daria n’avait composé un album aussi mature et aussi personnel même si les influences majeures du groupes, à commencer par Metallica, Testament, l’Iron Maiden des années 80 ou le Rage Allemand, sont toujours bien palpables.

On sent un soin particulier apporté au jeu des guitares, tant dans le riffing que lors des solis et jamais Guillaume “Will” Hesse a mis autant de contrastes dans son chant, passant de la rage à la pure émotion (le heavy bien plombé de “Zugzwang”, la ballade “Legacy”) suivant les titres.
Pour les compositions plus rapides, on sent que le groupe a opté tant pour l’efficacité de par sa capacité à composer des titres facilement mémorisables à rechanter sous la douche grâce à des refrains imparables (“The beast is back”, “First believer”, “Pogo” en tête) que par la puissance au moyen d’une production aux petits oignons qui met chaque artiste en valeur, à commencer par un son de basse impeccable qu’on entend régulièrement méchamment claquer !

Syr Daria continue d’évoluer, dans le bon sens, accompagné de son concept qui les suit depuis le début, à commencer par son artwork montrant la fillette de l’album précédent qui a grandi mais reste toujours aussi inquiétante.

Clairement, Syr Daria nous sort sa meilleure offrande depuis ses débuts avec ce “Dark carousel” qui tient toutes ses promesses et qui devrait enfin donner aux Mulhousiens les lettres de noblesse qu’ils méritent au sein de la scène thrash metal.
Après tant de persévérance, ce sera plus que mérité !

 

Tracklist :

The Beast Is Back (4:53)
First Believer (4:08)
Zugzwang (5:36)
Legacy (4:37)
Pogo (3:57)
Tired (5:51)
Fate (4:04)
Lucifer (6:51)
Marie Celeste (4:29)
Carousel (6:07)

 
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