South Of Hell – Hellfernùm

South Of Hell – Hellfernùm

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10

 

Attention : puissance !
South Of Hell, on les connait depuis pas mal de temps, en Rhône-Alpes.
Il faut dire que même s’ils n’ont sorti qu’une demo (“Hellfernum”) en 2006 et un premier album (“Rising of hate”) en 2015 avant cet “Hellfernùm » en 2026, leurs concerts réguliers toujours très intenses et le fait d’avoir des membres de formations diverses dans la région (Caïnan Dawn, Evohé, Malmort…) aident à maintenir l’attention.

Aujourd’hui, après onze années d’attente, on se prend ce nouvel album pleine face !
Ce n’est rien de le dire.
On savait déjà, pour les avoir vus plusieurs fois en concerts, qu’ils n’étaient pas là pour enfiler des perles et qu’on avait intérêt à se préparer psychologiquement avant pour se prendre un tel déluge de décibels, mais là, sur album, on retrouve cette sensation de brutalité et de puissance.
Et ça ne tarde pas : dès la première seconde de « Discdere », on sent le groupe vouloir en découdre d’entrée. Pas d’intro, ça part de suite, comme une balle !
Et ça va vite : tempo effréné, riffs assassin, chant vénéneux, section rythmique en pleine crise d’épilepsie… Les trois premiers titres imposent d’entrée leur loi pour bien nous faire comprendre que South Of Hell est là pour faire très mal !
Il faudra attendre l’intro de « Darkness of soul » pour avoir une intro acoustique qui permet de reprendre son souffle.
Mais ce sera de courte durée : tu penses bien que tu ne chasses pas le naturel comme ça sans qu’il revienne au galop. Mais le tempo restera un petit moment sur un mid etouffant, oppressant, limite sadique, avant qu’une accélération à nous faire ramasser nos cervicales sur le plancher ne vienne achever les derniers survivants.
Mais ne pas croire que les réjouissances s’arrêtent ici : et puis quoi encore ?
On se prend un court interlude à l’ambiance poisseuse, qui n’est que prétexte à recommencer le tabassage en rêgle de façon millimétrée : « Voice of war » se présente avec un mid tempo dévastateur comme savaient nous les asséner les regrettés Bolt Thrower (référence à laquelle on pense régulièrement comme lors de passages à la lourdeur abyssale comme le final de “Decadent brutality”).

https://www.youtube.com/watch?v=aGay7E8QL-k

Et le travail de sape continuera, alternant blasts intenses et mid tempo oppressants, au service d’un death metal old school dans lequel South Of Hell n’hésite pas à incorporer quelques impalpables touches de black metal par ci, ou de grosses doses de thrash par là.
Mais le gros morceau reste le titre éponyme, huit minutes de sauvagerie maitrisée alternant passages (très) rapides et lourdeur étouffante et un côté plus épique renforcé par ce passage atmosphérique en milieu de morceau.
Du grand art !
Et pour finir, deux bastos intenses comme le genre sait en générer régulièrement.

Bref, South Of Hell est de retour, en force, avec un album des plus féroces, jouant sur des contrastes bien définis.
On adhère…
Hep hep, le prochain album, avant 2037 s’il vous plait ! Après une telle claque, on attend déjà la suite…

 

Tracklist :

  1. Discdere (4:05)
  2. Holy Death (5:49)
  3. Decadend Brutality (5:01)
  4. Darkness of Soul (4:26)
  5. … (1:08)
  6. Voice of War (3:17)
  7. Clarity of Shade (4:18)
  8. Mecanix of Unconsciousness (3:28)
  9. Hellfernum (8:06)
  10. Macabre Gearing (3:39)
  11. Hates Comes from God (3:17)

 

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Vector – Brain collector

Vector – Brain collector

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

Les revoilà, deux ans et demi après avoir sorti leur premier EP de cinq titres “Death of my Soul”, avec ce full length d’une cinquantaine de minutes, les cinq gaillards de Saint-Omer, Vector.
Au programme, une musique impitoyablement thrash, old school s’il vous plait, agrémentée de gros soupçons de death metal.
De quoi faire saliver plus d’un affamé de décibels amateurs de riffs saccadés, et de chant vénéneux et malsain.

Et en effet, dans le genre “cassage de nuque”, expression favorite de mon ami Olivier No Limit, Vector ne fait pas dans la demi-mesure !
D’entrée, une intro ambiante et inquiétante donne le ton : ça promet d’être sauvage, destructeur et surtout malsain. Et on n’attend pas longtemps avant que le groupe ne commence à en découdre.
Dès “Spiral of ants”, on prend une demi minute de riffs annonciateurs d’une belle volée de bois vert.
Et c’est parti pour plus de trois quarts d’heure de sauvagerie impitoyablement thrash metal, mâtinée d’un soupçon de death metal, rappelant les premières heures d’un No Return époque “Psychological torment”.
Le chant, entre death et hardcore, renforce le côté brutal de l’ensemble.
Et on sent que le groupe en a sous la semelle : rythmiques ravageuses, chant vénéneux, soli bien sentis, changements de rythmes… Vector, sur ce premier titre, ne nous épargne rien, une vraie déclaration de guerre qui fera beaucoup de dégâts en concert.

C’est après un blanc réduit au strict minimum que s’enchaîne “Bliss through butchery” qui s’avère être du même tonneau que le titre précédent : Vector semble vouloir rester dans une dynamique telle qu’ils interdisent à l’auditeur de reprendre son souffle.
Le groupe maintient la pression de façon brutale et intense.

https://www.youtube.com/watch?v=0tlCICCCnTc

Plus aérien sans pour autant ralentir le tempo, “Hidden below” continue son travail de sape malgré un côté mélodique plus prononcé de part le jeu des guitares. Mais ne pas croire pour autant que Vector y calme son propos, la brutalité, certes plus subtile, est toujours omniprésente.
Et cette légèreté relative n’est que de courte durée, “Anthropocene disgust” remet l’église au centre du village avec une intensité plus éprouvante et ce n’est pas avec le titre suivant, “Lepers from the depths” que les choses vont se calmer, loin de là ! Mieux encore, ces titres de plus de cinq minutes se montrent aussi agressifs que puissants.
Et ensuite, que ce soit avec “The carrion’s age” ou “Gears of creation”, Vector reste dans la même dynamique. Si certains pourront trouver l’album un rien homogène, d’autres y décèleront une foultitude de petits détails qui révèlent bien que chaque titre est distinct des autres.
Quant aux trois derniers titres, “Flamethrower’s benediction” sur lequel Lucas Scellier (Mortal Scepter, Skelethal) y pose un bon solo de guitare, “Bring back the Sun” et le surpuissant “The needle & the scythe” achèvent un album à haute teneur de brutalité.

Mais ne pas croire que la brutalité n’est qu’une question d’accumulation de blasts et de speederie intense. Non, Vector nous le prouve tout au long de ces onze titres ayant la puissance pour dénominateur commun.

La bio les décrit comme hargneux, puissants et malsains : on peut clairement dire qu’il n’y a pas mensonge sur la merchandise et que ce “Brain collector” tient toutes ses promesses !
Va falloir aller les voir en concert, ça risque de déménager !

 

Tracklist :

  1. Brain Collector (Instrumental) (0:56)
  2. Spiral of Ants (4:20)
  3. Bliss Through Butchery (3:35)
  4. Hidden Below (4:31)
  5. Anthropocene Disgust (5:16)
  6. Lepers from the Depths (5:05)
  7. The Carrion's Age (4:40)
  8. Gears of Creation (5:34)
  9. Flamethrower's Benediction (5:02)
  10. Bring Back the Sun (5:17)
  11. The Needle & The Scythe (5:23)

 

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Furya – Eternal Fight

Furya – Eternal Fight

Note de la SoilChroniqueuse (Viv Hante) : 8/10

Le groupe Toulousain fondé en 1998, et après une reformation en 2021, nous revient avec un nouvel album « Eternal Fight », une tuerie pour moi, j’adore mais quelle difficulté à chroniquer, va comprendre Charles, j’adore mais je galère à trouver mes mots.
Pourtant, cela devrait être simple ; l'entrée en matière, avec « Twilight » suivi de« Let Me Rise » est punchy ; et ne nous donne qu'une envie, écouter la suite.
Lorsque la voix puissante de Marjorie rejoint ses comparses, amplifiée par l'arrivée magistrale du batteur, la puissance est décuplée.
« Un mélange de Hard Rock, de Metal Symphonique et de Power Metal » (c’est eux qui le disent) mais oui, en fait voilà, c’est tout à fait ça, on s’y retrouve complètement, surtout moi, qui adore. C’est ce que je dis, une tuerie, trois styles regroupés sur un album de « neuf titres entremêlés de guitares dévastatrices, de solos mélodiques, d'une batterie entraînante et d'une voix féminine claire et envoûtante » ben voilà, je le dis c’est ça.

https://www.youtube.com/watch?v=WERHnDUry1o

Mes préférences, si je dois en avoir, vont pour « Hope For A New Dawn », on est bercé par le champ d'oiseaux, la voix de Marjorie entre en scène et nous raconte une histoire, et que dire… Johann, le batteur, la rejoint en rythme cette balade, purée, j’adore. Une mélodie douce, et percutante, on rentre dans l’histoire.
« Into THe Shadows », du rock comme je l’aime, je me répète, mais là pour le coup, Johann, Benoît, Nick, Paul nous entraînent dans leur délire, Marjorie les rejoint, c’est l’explosion, où est la piste de danse, bordel.
Bon, je crois que tout le monde a compris, que je kiffe à mort, neuf titres à écouter très vite, l’album est sorti alors go.
On les retrouve le 14 mars au "Local" de Toulouse, pour leur première date.

A avoir dans son lecteur CD… oops, cela se fait encore.

 

Tracklist :

  1. Twilight 1:18
  2. Let Me Rise 5:49
  3. Eternal Fight 5:19
  4. Ashes Of Time 5:16
  5. Burn My Pain 4:11
  6. Swallowed By The Night 6:38
  7. Hope For A New Dawn 6:14
  8. Into The Shadows 4:29
  9. Lost In The Night 4:45

 

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Social Prophecy – Tourments

Social Prophecy – Tourments

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10

 

Il est clair que demander à un chroniqueur, spécialisé et surtout adorateur de tout ce qui est old school, de s’occuper du nouvel album (“Tourments”) du groupe de la région PACA Social Prophecy est définitivement une sortie à l’extérieur de sa zone de confort !

Qu’importe, c’est toujours intéressant de se donner rendez-vous en Terre Inconnue, là où tout semble se cantonner dans un metal contemporain alternatif, qui, comme le dit la bio, allie “la puissance de Linkin Park, la modernité de Bring Me The Horizon et l’intensité d’Architects, fusionnées dans un mur de son et une présence scénique qui électrise chaque spectateur”.

https://www.youtube.com/watch?v=dVnbO8CJNvs

Une chose est sure, niveau conviction et énergie, ça déborde !
Une courte intro d’ambiances futuristes plante d’entrée le décor : ici, on est dans la modernité totalement assumée et le mystère dans lequel on nous plonge pendant deux minutes donne de suite envie d’en savoir plus.
D’entrée, on sent une montée en puissance qui explose de suite avec “Forever (and a day)”. Et c’est effectivement ce qui marque à la première écoute de ce “Tourments”, c’est la puissance des riffs, grosse guitares, omniprésence d’une basse vrombissante, chant oscillant entre le clair et le scream.
On nage dans les eaux du metal alternatif, de nu metal et du metalcore !
C’est clair que si je recherche un tant soit peu quelques sonorités old school, ce n’est pas ici que je vais les trouver.

En revanche, le quintet met une telle conviction dans sa musique qu’on ne peut que se laisser transporter : réussir à convaincre un vieux c*n comme moi, c’est un exploit.
J’ai toujours dit que ce genre n’était pas ma came : là, je dois reconnaitre qui si on considère qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, Social Prophecy fait l’exploit de me rassurer sur ma propre intelligence !
Et ne pas croire que le talent du groupe se situe uniquement dans ce morceau d’ouverture ! Que nenni : si d’aucun pourront considerer que “Tourments” est un album un rien trop homogène qui manque singulièrement de nuances d’un titre à l’autre – j’y reviens plus tard –, on peut clairement affirmer que chaque titre est taillé pour la scène, mais conserve toujours un peu la même recette, certes efficace.

https://www.youtube.com/watch?v=pA6XGH2iR28

Et cette homogénéité ne tient pas seulement du fait qu’on retrouve systématiquement ce (double) chant, ces riffs catchy et énervés, cette puissance et parfois quelques touches électro, mais aussi sur un format très classique des titres, quasiment tous entre 3mn30 et 4mn 30 (seuls l’intro “3 A.M.”, l’interlude “Resilience” et l’outro instrumentale principalement au piano “534” dérogent à cette règle)
On a donc droit aux titres catchy au possible (“Forever (and a day)”, “Resurrected”, “Eden on Earth”, “Silence”, “Crushed”) voire limite brutal (“Clone”, “Insomnia”), parfois un rien plus intimistes (“Apart”, “Unchanged”, “Jail”), et même une surprenante ballade à l’émotion bien palpable (“No ending”).

Bref, oui, en effet, ça fait sortir de sa zone de confort tout auditeur nostalgique des sonorités old school mais le quintet y met une telle rage et une telle conviction qu’on ne peut qu’adhérer à un tel album, preuve d’un réel talent chez Social Prophecy.
Et ça, ce n’est pas donné à tout le monde !
A suivre…

 

Tracklist :

  1. 3 A.M (Intrumental) (2:03)
  2. Forever (And A Day) (3:41)
  3. Resurrected (3:40)
  4. Apart (3:39)
  5. Eden On Earth (3:40)
  6. Unchanged (3:36)
  7. Silence (3:41)
  8. No Ending (4:27)
  9. Clone (3:56)
  10. Resilience (Instrumental) (0:47)
  11. Crushed (3:22)
  12. Jail (4:18)
  13. Insomnia (4:18)
  14. 534 (Instrumental) (2:36)

 

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FauxX – Anteroom

FauxX – Anteroom

Note de la SoilChroniqueuse (HellFé) : 8,5/10

Né d'une rencontre entre Joachim Blanchet (Hoa Queen) et Jean-Baptiste "Job" Tronel (Tagada Jones), FauxX est un questionnement sonore et introspectif. Musicalement, FauxX est un animal hybride qui puise son essence aux confins du Metal industriel, de la Darksynth et de l'Expérimental. Dans ses propos, FauxX s'interroge sur l'Homme, ses dualités et ses émotions contraires. Dans la foulée de l’EP NH3(il) (2018) et de StatistiC Ego en 2021, le duo partage la scène avec des groupes tel que Shaârghot, Horskh, Front 242 et se produit sur les planches de la Main Stage du Hellfest 2025, FauxX poursuit sa quête de nihilisme musical avec Anteroom. Toujours aussi sombre et froid, le groupe s'affranchit une fois de plus, des tendances et continue de tracer sa voie dans cet alliage entre batterie organique, chimie des claviers et voix déchirée. Bien qu'encore progressif dans la démarche, ce deuxième album propose des compositions plus frontales et directes. Leads synthétiques dégoulinantes, refrains écorchés, ambiances chimiques et poisseuses, les neuf titres d'Anteroom s'additionnent et offrent une bande originale parfaite pour un Gaspard Noé sous LSD. Une cinquantaine de minutes traversée d'un sentiment, celui du point de rupture, ce moment de bascule où tout devient vertige, où la plus petite des tensions se transforme en une apocalypse.
Mise en condition alléchante mais qu'en est-il de ce nouvel opus ?

Alors d’entrée de jeux, tu sais que tu ne te trouves pas au pays des Bisounours ! Le décor est posé avec « Hyperwar ». Tu déambules en terre hostile à l’atmosphère sombre. Comme si, un matin, tu te réveilles, seul, et que tu découvres un monde dévasté. Tu écoutes les bruits environnants, peuplés de machines, le moindre mouvement t’interpelle. Dois-tu courir ou au contraire rester discret ?
« Dig » le second titre ne te réconforte pas dans ton périple. Le chaos est présent tout autour de toi. La voix de Joachim Blanchet accentue cette ambiance oppressante et donne une sensation de non-retour.
« Sun Of Despair », laisse entendre comme un battement de cœur, tu espères, malgré un soleil toujours aussi noir. L’espoir est de courte durée, tant l’atmosphère est lourde et te laisse dans l’insécurité. La lumière est encore bien loin. La batterie de Job ne fait que renforcer la dangerosité de la scène.
« The Revealer » (ft. DiegoKarras), une rythmique alarmante, c’est le chaos, jamais tu ne vas pouvoir t’en sortir. Le duo Blanchet / Janson, donne une puissance énorme à ce titre, dans un décor de souffrances apocalyptiques.

« Burnt Velvet Retinas » dans la même lignée que le titre précédent mais en plus lourd, plus lent, tu t’enlises encore plus loin dans les ténèbres. Le chant semble plus douloureux, les machines et la batterie t’emportent dans un paysage « cyber ».
« Latch On », te donne des sueurs froides, dans un mode noir et oppressant. Une voix caverneuse sortie d’outre tombe. Un mélange de Black Metal en plus industriel.
« Demiurge Data » reste dans la continuité de «Latch On » mais on peut imaginer un changement de décor. Comme un infime espoir. Tout balayer et reconstruire. Une fin légèrement « Alien », on ne sait si la mélodie est empruntée au passé ou si au contraire elle vient du futur.
« Here Comes The War », reprise de New Model Army. Alors je suis moins fan de ce morceau malgré une superbe interprétation et une réelle transformation du titre. Je trouve que cet intermède fait OVNI par rapport à l’ambiance de l’album. Ceci étant dit, il fallait oser ce cover !
On termine sur « Poison Life » qui te replonge dans l’atmosphère industrielle où tu reprends ta longue et lente descente dans le chaos.

En conclusion, un album haut en puissances sonores.
Des morceaux chocs qui laissent des empreintes.
Une ambiance presque cinématographique où tu es l’acteur de ton propre chaos.
Ton seul espoir, c’est que demain au réveil le soleil brille encore.

Tracklist :

  1. Hyperwar (4:54)
  2. Dig (4:58)
  3. Sun Of Despair (6:01)
  4. The Revealer (ft. Diego – Karras) (4:41)
  5. Burnt Velvet Retinas (6:40)
  6. Latch On (4:53)
  7. Demiurge Data (6:10)
  8. Here Comes The War (reprise New Model Army) (4:49)
  9. Poison Life (5:02)

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