by Bloodybarbie | Avr 13, 2020 | Chroniques
Note du SoilChroniqueur (M.L.A.M.) : 7/10
Nightfear, quintette espagnol, vient ici nous présenter son troisième album « Apocalypse ». Il débarque dans les bacs cinq ans après « Drums of War ». Je dois avouer que je ne connaissais pas du tout et que ça fait du bien parfois de faire des découvertes intéressantes et c’est justement le cas ici – si vous êtes fan de Power Metal, ce groupe est pour vous…
La formation donne dans un Heavy Metal d’influence US avec la voix haut perchée de Lorenzo Mutiozabal qui se rapproche assez du vocaliste de chez Riot V.
Globalement, l’ensemble reste sympathique à l’oreille et des morceaux tels que « A better World », « We are back » ou « The Evil in you » sont plutôt bien rentre-dedans. On se rapproche parfois du Thrash Metal car le batteur n’hésite pas à proposer un rythme soutenu avec de belles accélérations. Moment intéressant, l’instrumental « Psicokiller » est vraiment bon. Ça joue très bien tout le long des cinquante-sept minutes que dure l’album et le niveau technique de ces messieurs est très bon.
L’épique « Angels of Apocaylpse » clôt de fort belle manière ce très réussi « Apocalypse » qui, malheureusement, restera assez confidentiel au niveau de la scène européenne voire mondiale – les groupes espagnols qui marchent en ce moment sont surtout Hitten, Angelus Apatrida voir les thrasheurs de Crisix.
La production est plutôt bonne et la pochette est assez old school dans l’esprit mais on trouve beaucoup mieux question illustration : rien qu’en France avec les pochettes de Stan W. Decker ou Jean-Pascal Fournier.
Un album plutôt intéressant proposé par un quintet qui en est à son troisième opus mais reste toujours aussi inconnu dans nos contrées. D’ailleurs, si les organisateurs du Rising fest, PWOA ou du South Trooper me lisent, ce groupe est fait pour vos festivals.
Tracklist :
1. We are back (5:59)
2. Shine (5:11)
3. Living your Life (5:00)
4. A better World (4:09)
5. The Stranger (5:32)
6. Psichokiller (Instrumental) (4:28)
7. Through the Stars (6:29)
8. Nuclear Winter (6:06)
9. The Evil in you (4:41)
10. Angels of Apocalypse (8:28)
https://www.facebook.com/pages/NightFea … 0524300543
http://www.nightfearband.com/
https://twitter.com/#!/NightFear_
https://www.youtube.com/user/NightFearOfficial
by Bloodybarbie | Jan 7, 2020 | Chroniques
Note du Soilchroniqueur (Celtikwar) : 7/10
L’Italie pays riche en Power Metal Symphonique.
Cela fait longtemps que l’on n’avait pas entendu parler du combo Vision Divine, et pour cause pas de nouveauté depuis 2012 et un Destination Set To Nowhere qui avait bien porté son nom. Pourtant, ce groupe de qualité a sorti d’excellents albums dans ses débuts, dès Vision Divine en 1999 et, à cette époque, un album voyait le jour tous les deux ans.
Depuis, quelques changements ont eu lieu dans la formation : c’est une nouvelle voix qui arrive pour ce When All The Heroes Are Dead avec Ivan Giannini qui vient apporter une force nouvelle. Il fallait aussi une main de fer pour diriger la cadence et qui mieux que Mike Terrana quand on a besoin d’un batteur consciencieux et disponible sur demande (même un mille pattes n’aurait pas assez de doigts pour compter ses sorties.)
On ne vas pas se mentir, dans le Power Symphonique, il y a eu l’époque de gloire de Rhapsody et, depuis, pas de grandes nouveautés ni d’albums à ma connaissance ayant réussi à marquer autant les esprits… (d’ailleurs même eux dans leurs groupes respectifs y arrivent encore moins). Ce n’est pas ce huitième album de Vision Divine qui va changer la donne.
Cependant, nous avons des titres qui tiennent bien la route, il faut dire que le chant d’Ivan fait du bien, contrairement à ses prédécesseurs, il ne va pas chercher la performance ultime mais essaye plus comme un capitaine de montrer la route à son équipage afin qu’il reprenne de la force et que le vent le porte (« Were I God » ou encore le plus épique « The King Of The Sky »), exit le duel chant / guitare, plus de batailles, on va dans le même sens. On ressent une bonne énergie positive.
Après, des titres comme « While the Sun Is Turning Black » ou « The Nihil Propaganda » en pseudo ballade démonstrative pour les claviers, font un peu registre de pauses dans l’album et heureusement que Vision Divine n’en a pas abusé. Alors oui certes cela va avec le style de proposer de nombreux tempos, mais autant le faire au sein du même morceau comme dans un « 300 » qui relève bien le niveau.
Vision Divine a donc retrouvé de sa superbe et nous montre que le Power italien n’est pas mort et qu’il a encore de la force. Ce n’est pas l’album de l’année mais il est très plaisant à écouter pour les amateurs du style.
Tracklist
1. Insurgent (Intro)
2. The 26th Machine
3. 3 Men Walk on the Moon
4. Fall from Grace
5. Were I God
6. Now That All the Heroes Are Dead
7. While the Sun Is Turning Black
8. The King of the Sky
9. On the Ides of March
10. 300
11. The Nihil Propaganda
Bonus
12. Rusty Nail (X-Japan Cover) (Japanese Edition)
13. Angel of Revenge (Digipack Edition)
Facebook : https://www.facebook.com/visiondivineofficial/
Site: http://www.visiondivine.com
by Bloodybarbie | Sep 20, 2019 | Chroniques
Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10
Freddom Call kitsch ?
Freedom Call qui ne varie pas sa recette d’album en album ?
Freedom Call capable, album après album, de concourir pour la pochette la plus stéréotypée de la planète ?
Hep hep, tu ne crois pas que le quatuor de Nuremberg s’en bat les Erdnüsse à s’en faire des litres d’huile ?
Pour leur dixième album et pour fêter dignement leur vingt ans de carrière, les quatre artistes, à l’énergie positive assumée, n’ont rien trouvé de plus original que de nous coller un acrostiche avec les cinq lettres composant le mot “metal” avec en prime une pochette dont ils ont le secret.
Après tout, deux comptes ronds la même année, faut marquer le coup !
Et que doit proposer Freedom Call pour l’occasion à part ce qu’ils font de mieux ? Du Freedom Call, bien sûr ! Et c’est sûr qu’en matière de power metal au speed particulièrement mélodique, la bande à Chris Bay sait y faire pour provoquer une bonne débauche d’ondes aussi positives que l’énergie qu’elle déploie. Et avec la bonne humeur qui va avec s’il-vous-plaît !
Onze titres – plus deux bonus acoustiques sur l’édition limitée digipack – et une nouvelle fois autant d’invitations à secouer la tête, brandir poing ou horns up, et chanter les refrains à tue-tête ! Freedom Call a depuis vingt ans la recette pour balancer des compositions auxquelles on accroche dès la première écoute et qui font un bien fou par où elles passent, à commencer en concert.
Et bim, ça commence d’entrée avec un “111 – The number of the angels” qui prouve bien que Freedom Call ne compte pas changer d’un iota sa façon de composer : speed mélodique, chœurs accrocheurs, refrain imparable, soli aux petits oignons, fluidité de tous les instants, et une nouvelle fois trois minutes qui filent à vitesse grand V !
Les adorateurs du groupe vont s’y retrouver : comme tous les deux-trois ans, on retrouve le groupe comme si rien ne s’était passé entre deux sorties d’albums.
On se passe l’album en boucle, inlassablement, plusieurs jours d’affilée, on se surprend même à se retaper l’intégralité de la discographie du groupe avec un grand plaisir, avant de tout ranger et recommencer l’exercice au prochain album.
Mais entre temps, on se sera bien défoulé sur des petites pépites rapides (“111 – The number of the angels “, “Spirit of Daedalus”, “The ace of the unicorn”, “Fly with us”, “Days of glory”, “Wheel of time”, “Ronin”, “Sole survivor”) là où des mid-tempo ravageurs (“M.E.T.A.L.”, “Sail away”, “One step into Wonderland”) ne sont pas en retrait par rapport au reste.
Mieux que ça, le caractère plus épique d’un “M.E.T.A.L.” a tout pour être le prochain hymne du groupe et, pourquoi pas, devenir un classique du genre !
Bref, Freedom Call continue son petit bonhomme de chemin en nous offrant trois petits quarts d’heure de plaisir, une fois de plus par le biais de titres imparables et accrocheurs, aux tons on ne peut plus pastels et bourrés d’optimisme, pour se coller une pêche d’enfer dès l’écoute matinale !
Et pourquoi ne pas aller les voir le 19 octobre 2019 au Z7 (Pratteln), lieu où avait été enregistré leur « Live in Hellvetia » en 2011, histoire de se refaire un bon délire comme sur le DVD ? Hein, dis ?
Tracklist :
1. 111 – The Number of the Angels (3:50)
2. Spirit of Daedalus (3:49)
3. M.E.T.A.L. (4:20)
4. Ace of the Unicorn (3:22)
5. Sail Away (3:57)
6. Fly with Us (4:17)
7. One Step into Wonderland (3:38)
8. Days of Glory (3:29)
9. Wheel of Time (4:32)
10. Ronin (3:47)
11. Sole Survivor (4:24)
12. Emerald Skies (acoustic) (bonus digipack)
13. Warriors (acoustic) (bonus digipack)
Site officiel : http://www.freedom-call.net/
Facebook : http://www.facebook.com/FreedomCallOfficial
Myspace : http://myspace.com/callforfreedom
Youtube : https://www.youtube.com/user/FreedomCallTV
Chronique “Live in Hellvetia” : https://www.soilchronicles.fr/chroniques … -hellvetia
Chronique “Master of light” : https://www.soilchronicles.fr/chroniques … teroflight
by Bloodybarbie | Juin 11, 2019 | Chroniques
Note de la Soilchroniqueuse (Bloodybarbie) : 8/10
Entre mille et un projets musicaux, le multi-instrumentiste Tommy Johansson (guitariste de Sabaton) trouve toujours le temps et les bonnes idées pour composer un album de power metal.
Précédemment ReinXeed, le groupe subit un passage à vide puis il met le paquet sur leur dernière création et décide de changer de nom pour marquer ce renouveau nommé Majestica. Tommy nous offre un album d’excellente qualité, l’esprit du power y est, ainsi que tous les éléments pour ravir les fans du genre, surtout que ce style ne court pas les rues de par sa complexité (les tonnes d’orchestration et d’instruments virtuels qu’il y a à travailler), sa technicité et son côté joyeux antidépresseur. Le travail réalisé par les soins de Tommy pour un tel rendu sur cet album est époustouflant, néanmoins, souvent, le chant masque les autres instruments (qu’est-ce qu’il aime bien se faire entendre ce Tommy !).
Above the Sky s’écoute bien et s’apprécie davantage au fil des écoutes. Si vous voulez lire des histoires drôles et sympathiques, jetez un œil aux paroles.
De quoi bien vous faire patienter avant la sortie du nouvel album de Sabaton.
Tracklist
1. Above The Sky 5:51
2. Rising Tide 5:28
3. The Rat Pack 4:05
4. Mötley True 8:18
5. The Way To Redemption 5:26
6. Night Call Girl 4:43
7. Future Land 5:46
8. The Legend 4:06
9. Father Time 4:25
10. Alliance Forever 7:25
Facebook
by Bloodybarbie | Mai 16, 2019 | Chroniques
Note du Soilchroniqueur (Celtikwar) : 6/10
Un roi continue de se battre jusqu’au bout pour la défense de son royaume.
Rhapsody Of Fire est la formation tenue d’une main de fer dans un gant clouté par Alex Staropoli le claviériste qui, depuis le départ de Fabio Lione en 2016, essaye de préserver son titre de seigneur du power metal.
Ce sixième opus de la formation, The Eighth Mountain, aiguise donc une nouvelle fois notre curiosité. Il faut dire que les Italiens ont été capables des meilleures choses (sans parler de la première période antérieure à « Of Fire »). From Chaos To Eternity est une véritable bombe atomique avec le recul, mais il eut aussi des déceptions comme Dark Wings Of Steel.
Nous nous retrouvons donc avec une nouvelle bataille, un peu d’appréhension, une victoire ? Une défaite ?
Et bien ce nouvel opus tient relativement bien la route, il est vrai que la voix de Giacomo Voli n’a pas la puissance de son prédécesseur, mais n’essayant pas de le grimer, il arrive à nous captiver dans la douceur des mélodies « Seven Heroic Deeds » ou « White Wizard ». On retrouve aussi une production en béton, qui fait aussi la force de Rhapsody depuis sa création, des claviers toujours puissants et très bien maniés qui nous emmènent avec eux aussi forts qu’une cavalerie lourde, mais tout aussi doux que la main de l’infirmière qui nous soigne, comme pour un « Warrior Heart » qui ne peut que ravir les fans de la belle période du groupe.
Que serait Rhapsody sans les guitares? Sans ses soli aussi tranchants que la double lame du Roi. Bien que maintenant elle ne soit plus assez puissante pour trancher le corps d’un dragon, elle arrive quand même à percer quelque cuirasse « Clash Of Times » C’est peut être ce qui fait le plus défaut sur cet album c’est que Roby De Micheli n’a peut être pas assez de place pour s’exprimer car il est possible que les compositions ne lui permettent pas de se montrer pleinement (il ne faudrait pas que le chevalier charge avant le seigneur).
Au final, ce The Eighth Mountain est quand même une victoire, pas aussi écrasante qu’avant, mais ce qui compte c’est d’avoir réussi. Les amateurs aimeront sûrement, les fans du début auront peut être un pincement en voyant leur seigneur perdre sa force, mais ceux qui n’ont pas assisté aux premiers combats ne verront qu’un grand roi qui vient avec force de faire gagner son armée.
Même si la fougue n’est plus là car le territoire est conquis, et qu’il ne reste plus qu’à se défendre. Le roi Rhapsody arrive encore à repousser ses adversaires.
Vainqueur encore mais affaibli.
Tracklist :
1. Abyss of Pain
2. Seven Heroic Deeds
3. Master of Peace
4. Rain of Fury
5. White Wizard
6. Warrior Heart
7. The Courage to Forgive
8. March Against the Tyrant
9. Clash of Times
10. The Legend Goes On
11. The Wind, the Rain and the Moon
12. Tales of a Hero’s Fate
Facebook
Site officiel