by Bloodybarbie | Mar 9, 2019 | Chroniques
Note du SoilChroniqueur (Ström) : 9/10
Il y a maintenant plus de vingt ans que le jeune Martin Steene décidait de définitivement nommer son groupe Iron Fire, ce qui, je vous l’accorde, n’a aucun sens… Mais c’est tellement METAAAAL ! Car là est tout l’intérêt de ce groupe que j’affectionne tout particulièrement, sur lequel j’ai beuglé avec mes meilleurs amis, une bière à la main… C’est un groupe de passionnés, et surtout UN passionné, un Danois plus tout jeune maintenant qui aime le Metaaaaal, les vikings mais aussi et surtout les films d’horreur. Ainsi, le précédent effort Among the Dead et son thème portaient sur les Zombies. La pochette de cette nouvelle offrande est du meilleur effet, elle nous rappellera bien sûr le It de Stephen King, le gamin suivant son bateau en papier sous le regard intéressé d’une araignée géante, le tout en ciré jaune (on se rappellera des pluies torrentielles qui annoncent l’arrivée de Pennywise et de sa forme finale). La pochette n’a, à ma connaissance pas grand chose à voir avec le contenu de l’album. Mais elle est cool, donc on valide et on passe à la suite !
Martin Steene a connu quelques déboires, avant de revenir en armure et triomphant prendre sa Revenge (2006) : il avait sorti deux albums notamment mais ses musiciens l’avaient lâché, il se trouva donc un guitariste roux et talentueux prénommé Kirk, et celui-ci est encore et toujours son premier artilleur en riffs de fer et soli de feu. L’actuel batteur quant à lui, a retrouvé Martin après quinze ans de séparation, en 2015, mais a fait le bon choix, l’avenir nous le dira. C’est donc en power trio avec un chanteur-bassiste qu’Iron Fire nous ravit les oreilles, toujours avec efficacité, sans fioritures, fidèle à la formule qu’ils nous ont proposé sur le disque précédent. Je dis “sans fioritures”, car le gaillard qui officie au micro a connu plusieurs étapes dans le développement de son chant et, après avoir donné parfois dans une certaine grandiloquence qui avait son charme, Martin a maintenant une voix de daron qui a vécu, à laquelle il ajoute quelques “UGH” growlés qui donnent un charme encore plus rugueux à l’ensemble. Il n’est plus le « Metal Messiah », il n’a plus de gel dans les cheveux mais il assure toujours autant et reste un excellent interprète, plein de talent.
Je vois cet album comme une amélioration du précédent, la dynamique est lancée et on a droit à un album très complet : les riffs sont variés, certains sont Power Metal, d’autres quasi Hard Rock ou Heavy traditionnel, il y a même une ballade superbe et touchante (“Judgement Day”) qui parlera à ceux qui vieillissent et ne peuvent plus boire autant de bière qu’avant… J’ai l’air de plaisanter mais il me paraît clair que Steene symbolise beaucoup de choses dans le monde du Metal, du moins pour moi. Quelqu’un qui aime ça, qui conserve sa passion et qui a le feu (de fer) sacré.
Je vous conseille cet album, qui après quelques écoutes vous révèlera plusieurs moments d’efficacité metallique ultime, pour peu que vous aimiez les bons riffs, les soli inspirés, le chant efficace et les batteurs qui assurent. Par contre, si vous souhaitez un groupe qui renouvelle le genre, passez votre chemin et faites le sans regret ; revenez quand vous serez prêts, vous ne le regretterez pas.
Tracklist :
1 – Intro
2 – Beyond the Void
3 – Final Warning
4 – Cold Chains of the North
5 – Wrong Turn
6 – Bones and Gazoline
7 – Old Habits die hard
8 – Judgement Day
9 – To Hell and back
10 – One more Bullet
11 – The Devil’s Path
12 – Out of Nowhere
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by Bloodybarbie | Déc 12, 2018 | Chroniques
Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10
Ils se moquent de tout ! Déjà rien que leur nom, pastiche à Manowar sur lequel ils ont rajouté “of Steel” pour se foutre de la gueule de leurs compatriotes de Rhapsody qui ont rajouté “of Fire” sur leur nom !
Non, ils ne respectent rien, tout est dérision, autodérision, délire total, mais avec un talent, tant individuel qu’en groupe, bien réel ! Parce que si les mecs ne se prennent pas au sérieux de la première à la dernière seconde de ce quatrième album après Others Bands play, Nanowar gay! (2005), Into gay Pride ride (2010) et A Knight at the Opera (2014), musicalement, c’est du lourd !
Power Metal, de préférence au tempo enlevé, à l’attitude on-ne-peut plus kitsch, il ne se passe pas une minute sans qu’on ne se dise “putain c’est bon” entre deux “putain mais ce qu’ils sont cons” !
Les Spinal Tap du Heavy/Speed Metal Italien se la jouent tantôt Judas Priest, Blind Guardian, Hammerfall, Helloween ou Gloryhammer avec le côté fun et happy d’un Freedom Call tombé dans la marmite d’une potion magique regroupant tous les pires sketch d’un Jean Roucas qui donnerait des leçons d’humour à Benny Hill au chapitre Wayne’s World !
Groupe parodique ? Totalement ! Mais capable de nous coller de véritables claques tout au long d’un album de presque une heure : encore une fois, musicalement, c’est carré, costaud, puissant !
Avec des paroles d’un humour à faire passer Kev Adams pour un dramaturge philosophique, Nanowar of Steel s’y entend pour nous pondre des morceaux efficaces, parfois poignants (comme le septième morceau dont je vous laisse découvrir l’intitulé), mais dès l’instant où on lit/comprend les paroles, on se pisserait presque dessus de rire ! Capable de pondre des lyrics dignes des pires nanars (of Steel, qu’on vous dit !) que le cinéma a pu nous engendrer sur des compositions à la théâtralité la plus burlesque, le groupe continue de nous pondre des albums à l’énergie positive bien réelle au second, troisième voire quatrième degré le moins subtil possible !
Niveau musique, Nanowar of Steel ne fait pas dans la dentelle… Niveau humour non plus, d’ailleurs… Références à des albums classiques du heavy metal dans les intitulés, références musicales classiques dans les morceaux, visuel kitsch au possible, second degré et délires au programme : et ils se permettent même le luxe d’avoir Fabio Lione himself en guest sur “Barbie, MILF Princess of the Twilight” qui débute l’album de façon magistrale !
Comme le dirait notre Wilhelm préféré, un album à écouter comme on regarde une vieille comédie parodique en riant sur les vannes les plus pourries de l’histoire de l’humour ! [NdWvG : je valide totalement le groupe, l’idée, le fond et la forme, pour ce groupe que j’avais découvert dans leur premier album grâce à ce morceau au titre référencé et « plus c’est con, plus c’est bon » intitulé « 166, the Number of the Bitch » magnifiquement parodié de la version originale d’Iron Maiden ! #Sealofapproval]
Tracklist :
1. Declination (1:13)
2. Barbie, MILF Princess of the Twilight (5:15)
3. The Call of Cthulhu (4:30)
4. Heavy Metal Kibbles (3:28)
5. Il maestro Myagi di Pino (0:41)
6. L’opelatole ecologico (4:09)
7. Images and Swords (0:55)
8. In the Sky (3:31)
9. …and then I noticed that she was a gargoyle (4:59)
10. Tooth Fairy (4:58)
11. Vegan Velociraptor (4:33)
12. Another Drill in the Wall (0:31)
13. Ironmonger (The Copier of the seven Keys) (4:59)
14. Bum Voyage (0:33)
15. Uranus (4:14)
16. The Crown and the Onion Ring (0:51)
17. The Quest for Carrefour (5:19)
18. Hail to Liechtenstein (5:05)
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by Bloodybarbie | Oct 28, 2018 | Chroniques
Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10
Alors ça, c’est bien une reformation pour le moins inattendue, de celles qu’on n’espérait plus ! Il faut dire qu’entre 1989, année du split, et 2017, on n’avait plus entendu parler de la formation américaine Fifth Angel hormis lors d’une brève reformation en 2010 pour le Keep it true Festival de Lauda-Koenigshoffen en Allemagne. C’est ensuite en 2017 que le groupe refait parler de lui pour un show à Seattle et il semblerait que ce dernier coup de kick les a redémarré pour de bon !
C’est donc vingt-neuf ans après le formidable Time will tell que le groupe revient sous forme d’un trio déjà présent pour cet album, sans le guitariste Ed Archer ni le chanteur Ted Pilot, Kendall Bechtel reprenant tant le chant que les guitares, ainsi que certaines parties de claviers. Et le fait que Fifth Angel n’ait qu’un seul guitariste ne pose vraiment pas de problème à sa musique tant, après une écoute, on peut se dire que le retour est… gagnant !
En dix titres, Fifth Angel nous rappelle pourquoi ils n’avaient pas de mal à rivaliser avec les Crimson Glory, Heir Apparent, Warrior, Lizzy Borden, Sanctuary ou autres Vicious Rumors de l’époque ! Et ils ne tardent pas à le prouver : d’entrée, on se prend un “Stars are falling” d’une puissance remarquable sur lequel le chanteur s’explose les cordes vocales et surtout nous montre avec sa première gueulante que le groupe n’est pas revenu pour faire de la figuration. Bordel, ils sont de retour certes, mais en forme ! Et ils tiennent à nous le faire savoir ! Et ils nous le font savoir !
Et ne croyez pas que Fifth Angel a mis toute son énergie dans ce premier titre : la suite est du même acabit. “We will rise” nous rappelle pourquoi on a adoré ce groupe il y a trente ans. Pour ma part, j’avais découvert à l’époque ce groupe grâce à une radio locale qui avait passé un furieux “The Night” à la sortie du premier album éponyme de 1986 et chacun de ces nouveaux titres semblent vouloir garder cette énergie. Déjà, rien qu’à la vue de la pochette, on les sent de retour… il suffit de la comparer à celles de Fifth Angel et de Time will tell pour s’en convaincre.
Fifth Angel se la joue puissant, il n’y a aucun doute, et veut mettre un point d’honneur à assumer le fait qu’ils jouent du Power Metal : le genre leur a beaucoup donné, Fifth Angel leur rend sans compter. Que le registre soit rapide (“Stars are falling”, “Dust to Dust”, “This is War”, “Shame on you”, “Hearts of Stone”), plus heavy (“We will rise”, “Third Secret”, ), carrément low tempo (“Queen of Thieves”) ou y allant de leurs power ballades (“Can you hear me”, “Fatima”), Fifth Angel joue la carte de la puissance comme s’ils avaient économisé de l’énergie pendant leurs vingt-huit ans d’inactivité pour l’expulser en une seule fois sur ce nouvel album.
Retour gagnant donc pour Fifth Angel, en espérant que cet album ne soit pas juste celui d’une reformation éphémère… Mais quand on sait que, depuis, Ed Archer, membre originel, est revenu au poste de guitariste, laissant Kendall Bechtel ne prendre que le chant, on est en droit d’y aller d’un regain d’optimisme… Vite, vite la suite, y a comme du temps à rattraper : si le quatrième album pouvait arriver avant 2047…
Tracklist :
1. Stars are falling (4:13)
2. We will rise (4:58)
3. Queen of Thieves (5:09)
4. Dust to Dust (4:12)
5. Can you hear me ? (4:58)
6. This is War (4:36)
7. Fatima (2:59)
8. Third Secret (4:54)
9. Shame on You (3:29)
10. Hearts of Stone (3:38)
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Chaine Vevo
by Bloodybarbie | Sep 28, 2018 | Chroniques
Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7/10
Avec un album en moyenne tous les deux ans, les Teutons de Brainstorm reviennent avec une nouvelle galette et ce qu’il y a de remarquable avec le quintette d’Heidenheim, c’est qu’on sait d’avance à quoi s’attendre. Le Power Metal racé du groupe a son propre son, sa recette bien à lui, pour nous envoyer un lot de compositions efficaces et ce n’est pas avec ce douzième album que les choses vont changer.
Mais voilà : si Brainstorm, au line up d’une stabilité assez rare dans le milieu (pas de changements depuis 2007), est capable de nous balancer des albums fantastiques (Unholy en 1998, Soul Temptation en 2003, Memorial Roots en 2009 et surtout sa version Re-rooted en 2016 [Lien vers la soilchronique], Firesoul en 2014 [Lien vers la soilchronique] pour ne citer que ceux-là, il peut aussi se montrer un rien en dedans (Liquid Monster en 2005, On the Spur of the Moment en 2011) et là, pour le coup, on craint que ce Midnight Ghost, avec un peu de recul, ne soit que dans la deuxième catégorie.
Bien sur, les guitaristes sont toujours capables de nous balancer des riffs plombés et puissants tout comme il faut, la section rythmique sait toujours se montrer épileptique au possible, le chant de Andy B. Franck est toujours aussi accrocheur, les refrains toujours aussi imparables et facilement mémorisables au point de pouvoir les rechanter à tue-tête après une seule écoute, le tout avec une puissance qui caractérise le groupe.
On appréciera pour ces raisons des “Devil’s Eye”, “Revealing the Darkness”, “The Pyre”, “Divine inner Ghost”, “The four Blessings” ou la power ballad “The Path” qui clôt gentiment l’album, avec leurs lots de chœurs typiquement Brainstorm…
Mais à l’inverse, il y a cette fois ci plusieurs morceaux pour lesquels j’ai du mal à rentrer dedans (“Ravenous Mind”, le – trop – long “Jeanne Boulet (1764)” qui semble s’éterniser, “When Pain becomes real” ou “Haunting Voices” qui sont très loin de ce qu’un fan de Brainstorm est en droit d’attendre.
Si ce nouvel album n’est pas à proprement parler une déception, on est quand même en droit d’attendre autre chose de la part d’un groupe tel que celui là et, quelque part, on reste sur sa faim. Midnight Ghost est un album qui satisfera surement la fanbase. Pour ma part, je retourne me réécouter Firesoul ou Memorial Roots – re-rooted.
Tracklist :
1. Devil’s Eye (4:36)
2. Revealing the Darkness (4:46)
3. Ravenous Minds (5:02)
4. The Pyre (4:20)
5. Jeanne Boulet (1764) (7:47)
6. Divine inner Ghost (4:38)
7. When Pain becomes real (4:58)
8. The four Blessings (4:52)
9. Haunting Voices (5:46)
10. The Path (4:53)
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Scary Creatures : Lien vers la soilchronique
by Bloodybarbie | Juil 3, 2018 | Chroniques
Note du SoilChroniqueur (Antirouille) : 8,5/10
Aucune musique ne devrait avoir de mal à franchir les frontières et pourtant le Metal, lui, peine encore aux douanes. Délit de sale gueule ? Satanisme avéré ? Bref, toutes les barrières ne s’ouvrent pas encore devant lui. Cependant, il arrive à passer outre, se faufilant par les petits sentiers cachés de rase campagne. Ainsi, il est arrivé, entre autres, dans bon nombre de pays musulmans où il est cependant très surveillé. C’est ainsi, fort de ses voyages, qu’il pose ses valises cloutées, guitares et amplis aux Émirats arabes unis, à Dubaï plus précisément.
Ascendant évolue dans un registre Heavy Metal, tendance Power voire Prog. Trois des cinq musiciens ont grandi en Syrie et les paroles de certaines de leur chansons relatent les guerres et les déchirements qu’ils ont vécu. Le groupe existe depuis 2012 et sort en 2017 A Thousand Echoes, qui est réédité cette année par le label allemand Pure Steel Records.
Ascendant nous propose un Heavy Metal teinté de touches orientales souvent amenées par la superbe voix de Youmni comme sur « Walls between us » sur laquelle il nous offre un éventail vocal à couper le souffle. Sur ce titre, les riffs sont simples mais efficaces, les soli sont bien exécutés et la mélodie est entêtante.
Toujours des touches orientales sur le titre suivant, « Fog of War », sur une mélodie épidémique mais cette fois menée par des riffs beaucoup plus speed et acérés. « Morning Light » démontre toute l’aptitude vocale de Youmni avec sa voix haut perchée secondée par des chœurs féminins.
« Land of Thousand Echoes » parle des populations qui ont fui leur pays déchiré par des guerres civiles, et ce par n’importe quel moyen, le plus souvent périlleux et au risque d’y perdre la vie. La chanson ouvre très justement avec mélancolie jusqu’à une seconde partie plus incisive, nous offrant encore de grands soli. L’album fini par « At the End of the World » de presque treize minutes, débutant par une rythmique beaucoup plus speed et, comme à l’accoutumée, avec une mélodie contagieuse couplée à une voix « Halfordienne ». La seconde partie est axée sur le mélange metal prog/folklore oriental, très hypnotisant et la troisième conclut le titre au piano.
Ascendant arrive à nous procurer diverses émotions avec A Thousand Echoes. Les titres sont variés, les mélodies accrocheuses, la voix est juste magnifique, les soli maitrisés et la touche orientale est le plus de cet album. A posséder absolument.
Tracklist :
01. Twilight of Eden (intro) (1:39)
02. Doomsday Machine (5:10)
03. Walls between us (6:05)
04. Fog of War (6:34)
05. Morning Light (6 :07)
06. Land of a Thousand Echoes (9:15)
07. False Illusion (5:05)
08. Tears of His Majesty (7:28)
09. At the End of the World (12:56)
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