Le trio pèse car il est italien, il joue du Brutal Death et il adore les films de zombies. Point barre. Cela et le fait que ça envoie de la sanguette au kilo, façon début de Cannibal Corpse en plus technique, voire de vieux relents de Mortician, le son dégueulasse en moins, le tout enrobé de quelques interludes horrifiques du meilleur effet.
Le truc, c’est que les mecs incorporent un peu de Slam Death mais sans en abuser, c’est toujours à bon escient, pour balancer un bout de foie avarié à la meute cannibale, parce que pour le reste, on baigne dans un gros et gras Death qui ferait triquer un mort. Pour un deuxième album, c’est tout simplement énorme ce que Fulci propose, j’ai été conquis dès la première écoute et je ne m’en lasse toujours pas. Je croise juste les doigts pour qu’une tournée européenne les amène près de chez moi, ce sera direct le t-shirt et le disque dans la musette.
Putain de fessée, sanglante et poisseuse.
Tracklist :
01 : Voodoo Gore Ritual
02 : Tropical Sun
03 : Apocalypse Zombie
04 : Splatter Fatality
05 : Matul Tribal Cult
06 : Legion of the Resurrected
07 : Palms by the Cemetery
08 : Witch Doctor
09 : Genetic Zombification
10 : Eye Full of Maggots
11 : Church of the Undead
12 : Blue Inferno
13 : Immortality Virus
14 : March of the Living Dead
Formé dans le Maryland en 2007, Visceral Disgorge publie un album en 2011, Ingesting Putridity, un album plein de poésie, d’amour et d’histoires de licornes gambadant dans les prés, tout comme Slithering Evisceration qui parait ce 13 septembre, signé par Agonia Records.
Avec des titres traduits comme « Architectes de la chair déformée », « Apparition de la putridité » ou encore « Transpercé sous la torture », il est fort à parier que notre quintet de Baltimore ne va pas faire dans la dentelle. Ou éventuellement faire caca dedans, oui, ça c’est possible. Bon, en même temps, « dégorgement viscéral », ça a déjà de quoi nous mettre la puce à l’oreille quant au contenu des paroles et éventuellement du registre qui en résulte.
Mainte fois interprété, le registre du brutal death a de quoi ne plus surprendre mais là, bordel, ça fait son petit effet quand même. C’est rapide, super agressif, ça décape, dézingue, dessoude, bute, décapite, bref c’est la définition même du metal extrême.
Billy envoie du lourd derrière ses fûts et mérite amplement le surnom de Thunderkick of Baltimore en touchant même du doigt les capacités du Dieu de la Havane, le bien nommé « the godfather of double bassdrum« . Pas un seul moment de répit nous est accordé tout au long des 31 minutes de Slithering Evisceration. Les envolées à la double grosse caisse font place à des blasts immangeables, défiants les bpm et capables de coucher un malade des nerfs pour le reste de la journée. La voix est crade à souhait comme sortie du cul des enfers. Les guitares souffrent, grincent et te crament le cerveau implacablement. La basse te fait imploser la cage thoracique. Bref, du brutal death dans toute sa splendeur mais qui manque… disons d’une touche personnelle, du petit truc en plus qui ferait que Visceral Disgorge sortirait du lot. C’est super bien joué, c’est hyper maîtrisé mais on est trop dans l’ombre des mangeurs de cadavres période Barnes.
Visceral Disgorge t’offre un moyen de te faire siphonner la cervelle par tes tympans percés. Slithering Evisceration est un putain d’album de brutal joué dans les règles les plus strictes de l’art.
Tracklist :
01 Slithering Evisceration (1:34)
02 Fucked into Oblivion (3:45
03 Architects of Warping Flesh (2:36)
04 Saprogenic Deformation (3:12)
05 Absorbed by the Swarm (3:19)
06 Siphoning Cosmic Sentience (3:13)
07 Necrotic Biogenesis (3:02)
08 Spawn of Putridity (2:49)
09 Transfixed in Torture (7:25)
Peut-être que j’ai la dent trop dure avec ce troisième effort des Américains d’Abnormality et que les fans vont me tomber sur le râble mais tant pis. Moi, ce « Sociopathic Constructs », il ne m’emballe pas vraiment.
Alors oui la technique est là, on passe de tempos hyper speed à d’énormes ralentissements, et sans doute que la présence d’une femme pour assurer les growls joue aussi sur la popularité de la formation, il reste que je n’entends rien qui n’a déjà été faits, sans parler des soli qui, au mieux, sont dispensables.
Bon, c’est vrai que des compositions du calibre de « A Catastrophic and Catalyzing Event », ça poutre un max, mais est-ce suffisant pour faire d’Abnormality autre chose qu’un très bon groupe de seconde division ? On pourra en reparler dans quelques années mais je ne sens pas chez eux le potentiel de leurs références, genre Suffocation, Dying Fetus ou Cryptopsy.
Paradoxalement, la brièveté de l’album est ce qui le sauve. En effet, en faisant court, les musiciens maximisent leur pouvoir destructeur pour quand même donner à l’auditeur ce qu’il attend : du brutal, du brutal et encore du brutal.
Tracklist :
01 : Monarch Alpha
02 : Penance
03 : Kakistocracy
04 : Transmogrification of the Echoborgs
05 : A Catastrophic and Catalyzing Event
06 : Aeturnum
07 : Dying Breed
08 : A Seething Perversion
09 : Curb Stomp
Note du SoilChroniqueur (Arno) : grosse mandale dans la gueule/10
Putain, le niveau du mec ! Il est tout seul et il se permet de venir nous avoiner avec ces deux nouveaux titres alors qu’il n’a rien sorti depuis plus de dix ans ! Le culot ! Mais quand on aime le Brutal Death bien technique joué au métronome, on ferme un peu son claque-merde et on savoure ces quelques minutes de gutturalité outrancière.
Après, n’attendez pas de moi que je tombe dans les clichés comme quoi, les Italiens, ils ont la musique dans le sang, ils aiment tricoter et tutti quanti… It’s only Death Metal but I like it.
Tracklist :
01. Herald of empirean Void
02. Swarms of Klendathu
Auteurs de deux albums monstrueux en 2006 et 2013, les Américains de Guttural Secrete reviennent enfin à la charge avec certes uniquement un single mais qui ouvre grand les portes à une prochaine nouvelle sortie.
Pour avoir eu la chance de les voir l’année dernière au Netherlands Deathfest où ils ont selon moi signé la meilleure performance Live du festival, je retrouve dans ce titre toute la démesure d’une formation qui transcende le Brutal Death et l’amène à un niveau de bestialité rarement égalé.
Bien sûr c’est la branlée ultime.