The Dead Daisies – Live and Louder

par Bloodybarbie | Mai 20, 2017 | Chroniques | 0 commentaire

Line-up sur cet Album

-John Corabi (chant)
-David Lowy (guitar)
-Doug Aldrich (guitar)
-Marco Mendoza (basse)
-Brian Tichy (batterie)

Style:

Hard Rock

Date de sortie:

Mai 2017

Label:

Spitfire Music

Note du SoilChroniqueur (SlyTale) :8,5/10

The dead Daisies ! S’il y a un bien un groupe qui m’a fait du bien l’annĂ©e dernière, c’est celui-lĂ  ! Excusez du peu : un « all-star band » Ă  cĂ´tĂ© duquel j’avais rĂ©ussi Ă  passer et qui, en guise de punition, m’a foutu une grosse baffe dans la gueule, suivi d’un bon coup de pied au cul avant de me signifier qu’entre nous, maintenant, c’était pour longtemps. Je vous raconte cette histoire ? Oui ? Elle commence, comme dans les contes de fĂ©es, par cette phrase qui nous faisait blottir plus profondĂ©ment dans notre lit, le doudou calĂ© contre la joue (sauf les apprentis pervers qui se le calaient dans l’entre-jambe, ne me dites pas le contraire je vous prie : frotter son doudou contre le zizi ou la nĂ©nette – parce qu’on utilisait ces termes Ă  l’époque, ne me faites pas croire que vous utilisiez des termes de biologie plus avancĂ©e – en Ă©coutant l’histoire de Blanche Neige, c’est pervers. MĂŞme si, vous avez raison, La Belle et la BĂŞte aurait pu s’appeler La Zoophile, La Belle au Bois Dormant : Le NĂ©crophile et Blanche Neige : La Partouzeuse. Ça y est j’ai dĂ©viĂ©, je suis incorrigible)…

Il Ă©tait une fois un adolescent que la vie avait placĂ© devant son destin en lui faisant goĂ»ter le saint breuvage du calice du Metal. Iron Maiden, Megadeth, Metallica, Slayer, Aerosmith… Le jeune homme dĂ©couvrait un univers fait de libertĂ©, d’extases Ă©thyliques et un mode de vie qui devait dĂ©finir ce qu’il serait plus tard. On Ă©tait dans le dĂ©but des 90’s, et il rencontra quatre barjots de la cĂ´te californienne qui parlaient cul en s’habillant avec des fripes de femmes : Mötley CrĂĽe. Leurs albums, leur glam, leur rock star attitude ultime, leur façon de dĂ©plaire Ă  ma mère – oui puisque l’ado c’était moi, vous l’aurez compris – me les faisaient aimer plus que de raison. Or, par un beau matin de 1994, Mötley CrĂĽe sortait son disque Ă©ponyme. Un son hyper lourd, des riffs bien bourrins, et surtout un autre chanteur. Exit Vince Neil, welcome John Corabi. Quelle gifle mes aĂŻeux ! Cette nouvelle voix, profonde, rocailleuse, Ă©raillĂ©e et superbe me filait des frissons (d’autant qu’elle se posait sur des compos absolument remarquables, ruez vous sur cet album si vous ne l’avez pas encore) et je fus dĂ©pitĂ© lorsque, en 97, Vince Neil fit son retour (enfin… pas dĂ©pitĂ©, j’aime Ă©normĂ©ment Mötley avec Vince… mais Corabi, putain ! C’est quand mĂŞme la classe au dessus !) John Corabi s’en alla et resta dans mes souvenirs heureux quand, de temps en temps, je me réécoutais cet album qui m’avait tant marquĂ©.

Et puis l’année dernière, alors que je l’écoutais une nouvelle fois, une petite voix dans ma tête m’incita à m’enquérir de ce qu’il devenait, ce chanteur à la voix si profonde, si chaude et déchirée. Je fis donc appel à mon ami Google, et ce dernier ne mit que 0,53 secondes pour me donner 176 000 résultats. Là, j’appris qu’il officiait dorénavant au sein de The dead Daisies. OK, après Google, YouTube me faisait découvrir quelques tires : « Mexico », « Long Way to go », « Song and a Prayer », « Midnight Moses »… Autant de coups de butoirs sur mon émerveillement ! Dieu que ce groupe est bon ! Seigneurs du Rock ! Comment ai-je pu passer à côté de ça ??? Je tournais vers les cieux un regard implorant : dites moi que vous me donnerez la chance de les voir en live !!! Dieu entendit ma requête et me répondit (tiens d’ailleurs vous la connaissez celle-là ? Si un mec parle à Dieu, il est croyant, si Dieu lui répond il est schizophrène, je vous la prête pour vos dîners mondains, je vous demanderai juste de la laver un peu avant de me la rendre) : « Petit homme ! Qui, crois-tu, t’as fait penser à John Corabi hier ? Et pourquoi, d’après toi ? Va dans la paix du rock ! » Alors, fébrile, je compris ce qu’IL venait de me dire : les dead Daisies passaient en live à côté de chez moi en décembre ! Je me ruais donc sur divers sites pour acheter leurs albums et une place pour les voir au Transbordeur de Villeurbanne. Je passais récupérer Dr Jag, mon chanteur (on devait se rejoindre là-bas mais cette andouille avait trouvé le moyen de planter sa bagnole le jour même et commençait à me dire qu’il était trop énervé pour aller à un concert. Bon, j’ai pas mis longtemps à le convaincre de venir quand même, dans Vae Viktis on a quand même des principes. Aller boire trop de bières en écoutant de la putain de bonne musique fait partie de ces principes). Et ce concert, c’est celui qui est gravé dans le marbre sous le nom de Live & Louder.

Alors que vaut-il ce live ? Il est bon ! TRES bon ! Le son est généreux, chaud, avec ce côté granuleux très ancré dans le rock des 70’s / 80’s mais avec une production très actuelle, qui ravira tous les amateurs de vieux rock mais qui satisfera également tous les metalleux plus jeunes. Et puis surtout, ce live retranscrit magnifiquement la puissance qui se dégage du groupe sur scène. Je vous l’ai dit, j’ai eu la chance de les voir en vrai, et sur cette tournée qui plus est ! Je peux donc facilement vous faire le comparatif. Sur scène ça défonce tout, et sur CD, on le sent très bien.

The dead Daisies est un groupe taillé pour le live. Vous me direz que c’est la raison d’être d’un groupe de rock et je vous dirais : « oui… et non ». Parce que certains groupes sortent des albums énormes et en live ça rend pas. Ça rend pas parce que la scène ne permet pas de se planter. LA fameuse différence entre le ciné et le théâtre, nous, musiciens la connaissons aussi. Quand tu enregistres, tu peux mettre dix sept guitares, jouer deux parties de batterie, faire chanter tout le groupe vingt trois fois et donner une impression de chorale, ah c’est sur que si t’as un
bon ingé-son tu vas sortir une galette énorme. Et puis après tu montes sur scène, t’es tout seul avec tes trois copains qui chantent pas parce qu’en vrai, ils savent pas jouer et chanter en même temps (faut dire que c’est pas évident, je le concède), comme t’as pas plus de matos que ça, tu peux pas jouer avec des samples que de toutes façons tu veux pas utiliser parce que t’es un true headbanger et que fuck le système ! on va tout y aller à l’énergie et au final, ben ton concert il vaut pas grand-chose parce que la différence entre ce que t’as montré sur ta page facebook et ce que les gens voient en live est trop importante. Du coup, tu déprimes et comme tu peux pas te mettre à boire parce que ça fait déjà longtemps que tu coches la case « alcoolo notoire » à la case « profession » dans les formulaires administratifs, tu te mets à la tisane et à l’eau, tu glisses tout doucement sur la pente de la dépression rédemptrice, tu changes de trou avec ta copine qui finit par tomber enceinte, tu te marries, tu passes et réussis un concours de la fonction publique, tu troques ton nom de scène (Belzégor) pour ton vrai nom (Jean-Eudes Dubois), tu gagnes un bon salaire, bref ! tu rates ta vie.

Avec les dead Daisies, ce problème n’arrive pas. Déjà, quand tu vois qui il y a dans le groupe, tu pleures : John Corabi (ex-Mötley Crüe), Doug Aldrich (ex-Whitesnake et Dio), Marco Mendoza (ex-Whitesnake, Thin Lizzy), et Brian Tichy (Ex-Slash’s Snakepit, Whitesnake, Ozzy Osbourne). Que des putains de bolosses qui ont joué avec les plus grands (à l’exception de David Lowy mais on lui en veut pas, c’est lui qui a fondé le groupe et qui a su s’entourer de pointures), et qui font partie des plus grands. Tu peux chercher, t’auras aucune faille. D’ailleurs, petit aparté, j’avais l’habitude de dire que parmi la pléiade de batteurs que je vénérais, y en avait deux qui m’avaient vraiment influencé, c’était Tommy Lee (Mötley Crüe) et Mikkey Dee (King Diamond, Mötorhead), je peux dire que Brian Tichy, en six mois, est devenu une grosse influence aussi.

Les morceaux ensuite : que du lourd. Bon ! Je vais pas vous mentir, j’ai l’impression que sur « Long Way to go » (la première), John Corabi est pas encore complètement chaud et semble avoir une voix fatiguĂ©e. Mais après, c’est que du bonheur. Les tubes de lĂ©gende s’enfilent comme des actrices porno dans une partouze Brazzers, et on se dit, au vu des chansons qui garnissent leurs trois albums studio (The dead Daisies -2013-, Revolucion -2015- et Make some Noise -2016- qui sont trois albums monstrueux qui doivent faire partie de votre discographie), ça n’a pas dĂ» ĂŞtre Ă©vident de faire le set list. Je suis d’ailleurs assez Ă©tonnĂ© de ne voir qu’une seule chanson de leur premier album (« Lock n’ Load »). OK c’est la tournĂ©e de Make some Noise dignement reprĂ©sentĂ© avec huit chansons sur seize, sachant que « Band Intros » n’est pas Ă  proprement parler une chanson, et qu’il y a quatre reprises (« Fortunate Son » –Creedence Clearwater Revival-, « Join together » –The Who-, « Helter Skelter » –The Beatles- et « American Band » –Grand Funk Railroad). Mais j’aurais bien apprĂ©ciĂ© un petit « It’s gonna take Time » ou au moins « Yeah Yeah Yeah ». Mais comme les chansons qui figurent sur Revolucion (« Mexico », « Something I said », « With you and I » et « Midnight Moses ») ont toute leur place Ă©galement, on fait contre mauvaise fortune bon cĹ“ur : on tape du pied, on bouge la tĂŞte, on s’abreuve de soli de guitare et de matraquage de fĂ»ts, on savoure la basse ronflante, on vit !

Au final, pour qui cet album est-il fait ? Je serais tenté de répondre en premier lieu pour ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe Australo-Américain et qui veulent pouvoir avoir une vue d’ensemble de leur œuvre avant de se pencher sur leurs albums studio. Live & Louder est-il indispensable pour les fans qui ont déjà les trois albums ? Non, pas indispensable parce que c’est un live qui, au final ne propose que deux inédits, et encore sont-ce des reprises (« Helter Skelter » et « American Band »). Mais s’il n’est pas indispensable (les die-hard fans de toute façon ne se poseront pas la question et l’achèteront quoi qu’il en soit), il vaut quand même le coup. Très sincèrement, ne fut-ce que parce que le son du live est pas le même que celui du studio et que les morceaux s’y dévoilent sous un nouveau jour. Et ça, c’est toujours sympa.

Bref, Live & Louder de The dead Daisies est à la hauteur de leurs trois albums. Et comme ceux-ci sont énormes, je ne peux que vous le conseiller.

 

Tracklist:
1/Long Way to go
2/ Mexico
3/ Make some Noise
4/ Song and a Prayer
5/ Fortunate Son
6/ We all fall down
7/ Lock n’ Load
8/ Something I said
9/ Last time I saw the Sun
10/ Join together
11/ With you and I
12/ Band intros
13/ Mainline
14/ Helter Skelter
15/ American Band
16/ Midnight Moses

Site officiel : http://thedeaddaisies.com/
Facebook : http://www.facebook.com/TheDeadDaisies/
Youtube : http://www.youtube.com/user/TheDeadDaisies

Concerts:

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