Note du Soilchroniqueur (Celtikwar) : 6,5/10
Voici un album que l’on attendait plus.
Il y a cinq ans, Michael Kiske, avec la rencontre de la chanteuse amĂ©ricaine Amanda Somerville, dĂ©cide de faire son retour dans le monde de la musique. Un premier opus sobrement intitulé Kiske/Sommerville dĂ©barque dans les bacs. Bien qu’il ait fait beaucoup de bruit dans la presse, il ne marquera que très peu l’auditeur et ne convaincra pas forcĂ©ment. Un bon opus, mais pas « The Album Of The Year » comme on pouvait le lire Ă l’Ă©poque.
Voici maintenant arrivĂ© le deuxième opus ‘City Of Hereos‘, un album qui dĂ©barque avec beaucoup moins de tapage mĂ©diatique. Il faut dire qu’entre temps Michael Kiske n’est pas restĂ© improductif, il a remis le couvert avec Kai Hansen pour Unisonic qui a pas mal tournĂ© et sorti deux disques entre temps. Pour ce ‘City Of Heroes‘ le duo de chanteur a dĂ©cidĂ© de bien s’entourer. On retrouve en effet les deux comparses de Primal Fear : Matt Sinner et Magnus Karlsson, c’est d’ailleurs Matt qui a produit l’opus et l’a co-composĂ© avec Magnus, Jacob Hansen (Primal Fear, Doro) c’est lui occupĂ© du mixage. Arrive aussi Veronika Lukesova Ă la batterie, nouvelle venue au CV qui n’est pas long comme le bras mais qui devrait se faire une bonne place chez Frontiers Records, le Celte avouerait aussi qu’il se ferait bien faire un petit massage en lui servant de cymbales.
Avec tout ce beau monde, musicalement l’album ne pouvait que tenir la route forcĂ©ment. Une production en bĂ©ton et des titres très bien composĂ©s. Il faut dire que les riffs sont quand mĂŞme efficaces « Last GoodBye » ou « City Of Heroes », il faut dire que dès l’introduction les musiciens arrivent Ă capter toute notre attention, mais ils ne le font pas qu’avec les guitares, les claviers aussi peuvent produire le mĂŞme rĂ©sultat « Rising Up ». Au niveau du chant, vous connaissez surement dĂ©jĂ le timbre de voix de Michael Kiske (si ce n’est pas le cas rattrapez-vous quand mĂŞme….) qui se veut quand mĂŞme très mĂ©lodique, celui d’Amanda Somerville est lui aussi très doux et vient renforcer cette note de chaleur, que dire de la ballade « Ocean of Tears » il fallait forcĂ©ment un moment Ă©motion…
Tous les Ă©lĂ©ments sont donc rĂ©unis pour avoir un album exceptionnel…
Mais malheureusement il manque cette petite Ă©tincelle qui nous enflamme et nous captive. Les titres sont bons, ça on ne peut pas le nier, mais aucun ne ressort vraiment du lot. Il n’y en a pas un que vous allez chanter toute une journĂ©e ou remettre en boucle tout l’aprem…. Il manque Ă ce ‘City Of Heroes‘ une petite touche de folie. Un petit passage plus vif , plus incisif….
Enfin bon ce sont peut ĂŞtre les oreilles d’un amateur de Heavy qui parlent….. Il est vrai que le duo Kiske/Somerville se veut quand mĂŞme plus mĂ©lodique et moins Power. Un mĂ©lange de style oĂą le Metal se retrouve mixĂ© avec un brin de « Pop », les chanteurs se trouvent donc sur une corde avec ces deux mondes de chaque cĂ´tĂ©s et on aimerait bien qu’ils passent un peu plus par le cĂ´tĂ© obscur. Mais bon, cela n’est que le ressenti du rĂ©dacteur et n’engage que lui…
Avec ce ‘City Of Heroes‘ nous assistons Ă un retour rĂ©ussi.
Tracklist:
1. City of Heroes
2. Walk on Water
3. Rising Up
4. Salvation
5. Lights Out
6. Breaking Neptune
7. Ocean of Tears
8. Open Your Eyes
9. Last Goodbye
10. After the Night Is Over
11. Run with a Dream
12. Right Now








