8Kids – Denen die wir waren

Le 6 juillet 2017 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


Jonas Jakob : Guitare, chant Hans Koch : Guitare, chant Emma McLellan : Batterie

Style:

Neo Rock Punk-core

Date de sortie:

6 Mai 2017

Label:

Napalm Records

Note du SoilChroniqueur (Forlorn) : 5/10

Ce qu’il y a de marrant avec certains groupes c’est qu’à la première écoute on croit être tombé sur quelque chose d’original, la deuxième écoute venant, on commence à remettre en doute notre première impression et, très vite, il faut admettre qu’on a trouvé de l’originalité là où on a bien voulu en voir mais uniquement parce qu’on était en manque de renouveau. 8Kids, c’est un peu ça. Le genre de groupe où, à la première écoute, on se dit : « tiens, ça a l’air sympa ce truc là, ça change un peu ». Puis très très vite, on redescend sur terre. Non, non, non, ça fait juste semblant, ça change pas un peu, ça change que dalle. Mais puisqu’on est la autant développer un minimum, la musique d’8Kids se divise selon moi en deux parties très distinctes : l’instru et le chant.

L’instru va puiser dans un registre très large, une atmosphère parfois mélancolique, parfois lourde. Les riffs tirent du rock au punk en passant par le –core, mais avec des guitares qui saturent rarement en distorsion, privilégiant un entre-deux, entre une overdrive poussée et un bon gros crunch. Difficile de réellement mettre 8 kids dans une simple case. Mais ce groupe aux allures pop/punk core, même s’il exploite bien ses nombreuses influences en piochant dans de nombreux styles, ne créé pas un mélange suffisamment original pour vraiment se démarquer. Seule, l’instru pourrait être celle de n’importe quel groupe de punk/rock/core un peu atmosphérique sur les bords. Il est certes difficile de donner un nom au style de cet album, mais en entendant les riffs s’enchainer, on sait. Certes, ça fait le taf mais les morceaux sont clairement interchangeables, ainsi que les riffs random dont ils sont composés. C’est souvent le même souci mais, sans nouveauté, on ne créé pas la surprise et on perd des points.

Mais n’oublions pas que nous ne parlons là que de l’instru et que dans 8Kids, il y a du chant, et m’est avis qu’il ne plaira pas à tout le monde. Un chant criard puissant, parfois à cheval entre le hardcore et un beat hip hop. Recherchant d’avantage le punch que la mélodie, parfois même au détriment de la justesse, ce « beat-core » allemand est clairement la particularité la plus significative qui démarquera le groupe des autres productions plus « conventionnelles » du genre. Mais là où un beat hip hop core aurait été pertinent, l’idée n’est pas autant exploitée qu’elle aurait dû l’être. Et ce qui fait le point le plus appréciable et original de cet album est relégué au second plan pour n’être réellement exploité que sur le dixième morceau de l’album (où elle aurait pu l’être si elle n’était pas fusionnée avec un refrain pop cliché déjà entendu des centaines de fois).

En parlant de scream, d’ailleurs, ce qu’il faut savoir à propos des chants saturés et particulièrement dans la catégorie qu’on appelle « le scream », c’est qu’il y en a de très nombreuses sortes. Du scream torturé du black métal, au scream core beaucoup plus porté sur l’impact en passant par d’autres styles, comme le death et autres qui peuvent être plus à la recherche de la propreté. Mais on peut les ranger dans deux grandes catégories. La catégorie des screams qui n’abiment pas la voix du chanteur, et celle qui fait mal. Clairement 8Kids a un chant de la deuxième catégorie. Nombreux sont les groupes qui voient la voix de leur chanteur se détériorer au fil des années et, selon moi, 8kids en fera parti. D’un point de vue purement esthétique, ça donne du cachet à la voix. La puissance de l’impact vocale qui se plaque sur l’instru résonne comme imbibé du plus profond des tripes du chanteur. Cela se ressent d’ailleurs particulièrement sur le morceau « Zerbrechen », un morceau qui, en seulement 2 minutes et 17 secondes, arrive à poser l’ambiance. Mais sorti de l’esthétique, entendre un chanteur gueuler autant à s’en faire péter les cordes vocales, c’est sympa deux minutes mais ça devient vite désagréable. Et ceci mis à part, j’ai plus l’impression d’avoir affaire à un caprice immature d’un chanteur qui veut montrer qu’il sait gueuler plus fort que les autres au détriment de la qualité (et cela vaut d’autant plus lors des morceaux calmes de l’album où le contraste scream/ballade ne fonctionne pas vraiment).

Au final, du bon et du moins bon pour 8kids, surtout du désintérêt devant le résultat très banal de cet album au vu de ce qu’il aurait pu donner avec les nombreux atout dont il disposait. Les meilleures idées ne sont pas les plus exploitées et c’est dommage. L’ensemble fait le café mais sans plus et, si on retire les tentatives originales du chant dont chacun jugera de la pertinence ou non, l’instru est commune au possible. Après, tout n’est pas à jeter : la production est très propre, la pochette est jolie… L’intro de l’album est sévèrement efficace ainsi que les deux autres morceaux que j’ai mentionnés plus haut. Le reste est plus que dispensable. Saluons tout de même l’effort d’avoir essayé.

Tracklist :

01 – Intro
02 – Bordsteinrand
03 – Über den Berg
04 – Ich kann die Welt spüren
05 – In den Sternen
06 – Zeit
07 – Zerbrechen
08 – Blitzschlag
09 – Geist
10 – Kamintrophäe
11 – Kann mich jemand hören
12 – Vis-à-vis
13 – Winter in dir

Site officiel : http://8kids.de/
Facebook : https://www.facebook.com/8kidsofficial/
Youtube : https://www.youtube.com/user/8kidsofficial

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