Magnum – Live at KK`s Steel Mill

Magnum – Live at KK`s Steel Mill

Note du SoilChroniqueur (Ti-Rickou) : 4 pics/5

 

!!! Chronique également lisible >> ici << !!!

Pour les fans du groupe, voilà du nouveau ! Bon, c’est un live, faut pas rêver non plus. Et, comme vous le savez, les lives, ce n’est pas ce que j’aime le plus chroniquer. Je dis bien « chroniquer » car pour ce qui est de les écouter, c’est vraiment mon truc. D’ailleurs, j’ai grandi avec les meilleurs double lives de l’histoire du hard rock. Si, si ! J’aime entendre le public, l’ambiance. Mais, pour une chronique, à part dire si le son est bon, si le live n’est pas trop mixé, si la setlist est top, si le rendu est bon, c’est assez compliqué, surtout quand c’est un groupe que j’aime beaucoup comme Magnum.

Je vais essayer d’être objectif (j’ai bien dit : « essayer »). Le son est très bon, l’interprétation aussi, la setlist me convient même s’il n’y a pas mes morceaux préférés et le public participe bien. Leur hard rock classieux passe mega bien la barre du live.

Si vous ne connaissez pas le groupe, ce « Live at KK’S Steel Mill » est une bonne occasion de les découvrir et si vous êtes déjà un afficionado du groupe, vous n’allez pas être déçu. Quant à moi, je me le remets très fort, surtout « Kingdom of Madness », mon morceau préféré avec ici une superbe interprétation. Voilà, ça vaut bien 4 pics.

Tracklist :

CD 1 :

  1. Days Of No Trust
  2. Lost On The Road To Eternity
  3. The Monster Roars
  4. The Archway Of Tears
  5. Dance Of The Black Tattoo
  6. Where Are You Eden?
  7. The Flood
  8. The Day After The Night Before

CD 2 :

  1. Wild Swan
  2. Les Morts Dansant
  3. Rocking Chair
  4. All England’s Eyes
  5. Vigilante
  6. Kingdom Of Madness
  7. On A Storyteller’s Night
  8. Sacred Hour

 

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Moggs Motel – Moggs Motel

Moggs Motel – Moggs Motel

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8,5/10

 

Salut les gens !
Il y a parfois des albums qui tombent sous vos oreilles et qui, très rapidement, s’insinuent en vous comme un état de grâce dispensé par le dieu de la musique qui fait du bruit. C’est ce qui m’est arrivé en découvrant le projet solo de Phil Mogg et qui a pour nom « Moggs Motel ».
Est-ce parce que le chanteur d’U.F.O. fut touché par une crise cardiaque, en pleine tournée d’adieu de ce groupe célébrissime, je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est que cet album possède une âme.
Il a été écrit en collaboration avec le bassiste et producteur Tony Newton du groupe Voodoo Six et, derrière les instruments, on y trouve le batteur Joe Lazarus et le guitariste Tommy Gentry, ainsi que Neil Carter (guitare, claviers, chant). À savoir qu’il a été enregistré au studio Steve Harris d’Iron Maiden dans l’Essex (Royaume-Uni).
Allez, sans plus attendre, plongeons nous dans quelques titres pour agrémenter mon propos.
« Apple Pie » est un hard rock puissant, qui, je trouve et cela n’engage que moi, possède sur certains passages un léger souffle AC/DC.
« Sunny Side Of Heaven » est plus balancé porté par un souffle rock n’roll, avec en sus une voix féminine qui lui donne un léger aspect sudiste. En parlant sudiste, l’intro de « Face Of Angel » à l’acoustique, est bien vue avec d’un seul coup une sacrée montée en puissance, via un hard rock assez bluesy au tempo lent et au refrain accrocheur.

Arrive un de mes titres préféré avec « I thought I Knew You », un hard rock au riff simple et marquant réhaussé par son refrain mélodique et mélancolique. Bonus pour « Princess Bride » au groove bluesy, en mode mid tempo avec, une fois de plus, cette voix de femme qui accompagne Phil et qui apporte un plus. Après, on calme le jeu sur le magnifique « Others People’s Live », au rythme lent, aux riffs accrocheurs, avec son côté un peu sombre et son orchestration « classique » qui lui donne une vraie profondeur. Un autre de mes titres préférés.

Bref, c’est un album attachant de par l’état d’esprit qui se dégage tout au long de cet album. Ah si, j’allais oublier : il y a des interludes un peu surprenants comme ce « Harry’s Place » où l’on entend de la flûte traversière dans une musique qui me rappelle les bandes son de certains films des années 70.
J’ai lu aussi que certains titres étaient taillés dans le même bois que la période avec Vinnie Moore et celle du début des 80. Honnêtement, je ne saurais vous dire, ayant arrêté d’écouter U.F.O. après le départ de Schenker ; aux fans « au long cours » de juger.
Par contre, ce que je peux vous affirmer, c’est qu’il est inspiré, plein d’atmosphères qui tirent la corde sensible.
De plus, et j’ai failli oublier de le mentionner, on a le droit à tout un chapelet de solos de guitare qui font vraiment plaisir à entendre, tout dégoulinant de feeling et de puissance.
Que du plaisir !

 

Tracklist :

Apple Pie
Sunny Side Of Heaven
Face Of An Angel
I Thought I Knew You
The Princess Bride
Other People’s Lives
Tinker Tailor
Weather
Harry’s Place
The Wrong House
Shane
Storyville

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Evildead – Toxic Grace

Evildead – Toxic Grace

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10

Yeah. Très bien bande d’abrutis. Écoutez ça… Et regardez. Ceci est un… Une baguette magique ! Remington à canon double. Calibre 12. La meilleure affaire de chez Prixbas et c’est au rayon armurerie que vous la trouverez. C’est un pur produit du Michigan en Amérique et si c’est américain, c’est bien ! Et on vous la laisse à un prix ridicule de 180 dollars ! Sa crosse est en noyer, son canon est en acier bleu trempé et elle a une détente très sensible ! Chez Prixbas les prix sont bas ! C’EST CLAIR ?! Maintenant je vous jure… Que le prochain primate qui me cherche de loin ou de près… JE LE DÉSOSSE !!
(Ash, “Evil Dead 3”, 1994)

Ce n’est pas pour me la raconter, mais niveau arme de pure destruction, il y a mieux que ce Remington : il y a la musique d’Evildead !
Pur produit de Los Angeles, les thrashers reviennent avec ce “Toxic Grace”, quatrième album en 37 ans de carrière, le deuxième après le très bon “United $tate$ of Anarchy” et surtout depuis leur reformation en 2016.
Même logo, même personage douteux et zombiesque sur l’artwork et, évidemment, même passion pour le bon vieux thrash metal avec lequel ils se sont fait leurs plus belles lettres de noblesse en 1989 et 1991 avec les albums “Annihilation of Civilization” et “The underworld”.
Et tout ça, avec le même line up que celui du deuxième album.
Autant dire que ça aide en cohésion.

Et au final, ces neuf nouveaux titres, s’ils ne sont pas des sommets d’innovations, sont de sérieux concurrents à tout ce que le quintet a sorti de mieux lors des trois précédents albums.
Evildead possède depuis quelques décennies un capital sympathie assez énorme au sein du milieu thrash metal (fans inclus) et ce n’est pas avec ce “Toxic Grace” que ça va changer.
Neuf titres pour autant de petites armes de destruction massive et il est clair que chacune de ces petites merveilles vont mettre à mal toutes les armées des ténèbres et désossera n’importe quel squelette de par la rage toujours présente affichée par le groupe.
Avec des guitares aussi dévastatrices qu’une tronçonneuse et une section rythmique explosive en guise de fusil à canon scié, Evildead se la jouera façon Ash et inutile de préciser que ça va clairement décimer pendant les concert.

Et chacun sait que décimer, c’est gagner !!!

Tracklist :

1. F.A.F.O. (3:30)
2. Reverie (4:15)
3. Raising Fresh Hell (3:28)
4. Stupid on Parade (4:19)
5. Subjugated Souls (4:26)
6. Bathe in Fire (5:24)
7. Poetic Omen (4:48)
8. World ov Rats (1:56)
9. Fear Porn (3:29)

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Chronique “United $tate$ of Anarchy”

Satan’s Fall – Destination Destruction

Satan’s Fall – Destination Destruction

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10

 

Et le voilà, le petit deuxième.
Trois ans après un remarqué “Final Day” (2020), les Finlandais de Satan’s Fall reviennent avec ce “Destination Destruction”, qui propose huit nouveaux titres et deux reprises en bonus.
Au programme, un bon vieux heavy / speed metal qui ne révolutionne rien, mais qui s’avère être d’une efficacité redoutable.
Privés de tournées pour promouvoir leur précédent album pour cause de pandémie mondiale, le quintet, malgré les changements d’un des deux guitaristes et du batteur, en a profité pour composer ce nouvel album.
Et on ne va pas se mentir : ils ont fait fort !

Clairement, les huit nouveaux titres sont imparables : facilement mémorisables, accrocheurs au possible, avec un côté “happy metal” qui ne devrait pas déplaire aux fans de Freedom Call, ce “Destination Destruction” est empli d’une énergie positive et d’une bonne humeur communicative.
C’est bien simple, chaque titre est un hit potentiel et est taillé pour la scène.
On lorgne vers le speed metal à la façon des Enforcer, Skull Fist ou Primal Fear, ça ne renie pas des influences flagrantes de Judas Priest, Mercyful Fate (avec un nom de groupe pareil, qui en aurait douté ?) voire Iron Maiden, et ça n’hésite pas à composer des couplets et des refrains qui, non seulement mettent une patate d’enfer, mais se verront immanquablement rechantés à tue-tête et en chœur lors des concerts du groupe.

Le groupe n’hésite pas à incorporer des sonorités plus surprenantes comme du bon vieux hard rock (“Monster’s ball”) et même du… thrash metal (le final apocalyptique de “Dark star” qui, pourtant, débutait gentiment hard rockisant).
Et niveau surprises, on n’est pas déçus non plus : ils ont clairement le talent nécessaire pour se réapproprier des titres surprenants. Si la chanson des Power Rangers version metal vaut son pesant de cacahuètes, celle du feuilleton Allemand “Marienhof” (“Es wird viel passieren”) est tellement empreinte d’une énergie irrésistible que son achat devrait être remboursé par la sécurité sociale.
Le guitariste Tomi Mäenpää s’en explique : “Nous avons écouté cette chanson pendant des lustres, chaque fois que nous faisons la fête ou que nous traînons dans la salle de répétition. Dans les années 90, la série télévisée allemande a également été diffusée en Finlande. C’est pourquoi nous nous dépêchions toujours de rentrer à la maison après l’école, juste pour que nous puissions écouter le thème musical”.

Bref, ce “Destination Destruction” semble être l’archétype de la sortie qui finira comme album de chevet pour tout ceux qui ont un peu de folie entre les oreilles !

 

Tracklist :

1. Lead the Way (4:54)
2. Garden of Fire (3:30)
3. Swines for Slaughter (4:26)
4. Monster’s Ball (6:12)
5. Afterglow (3:34)
6. No Gods, no Masters (4:11)
7. Kill the Machine (3:39)
8. Dark Star (5:45)
9. Es wird viel passieren (“Marien-Hof” Song) (bonus) (3:44)
10. Go Go Power Rangers (“Power Rangers” Song) (bonus) (4:02)

 

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Sodom – 1982

Sodom – 1982

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

 

Décidément, Tom Angelripper et Sodom ont peur qu’on les oublie.
Chaque année, on a droit à une nouvelle sortie, et il semble que le légendaire quatuor de Gelsenkirchen a décidé de nous envoyer quelques EP entre chaque sortie de full length.
Sur le principe, rien à redire tant Sodom représente une des valeurs les plus sûres en matière de thrash metal, et ce depuis sa formation en… 1982 !
Ca tombe bien, l’année de cette naissance est pile poil celle qui donne le titre de ce nouvel EP, et qui est la nouvelle chanson du même titre, qu’on pouvait trouver en bonus sur certaines versions de la compilation de 2022 “40 Years At War – The Greatest Hell Of Sodom”, paru l’an dernier, mais dans une version remix, ainsi que des réenregistrement de vieux morceaux… euh… également en bonus sur ces versions. Tout le monde suit ?

C’est ainsi qu’on se retrouve avec un réenregistrement de “Witching metal” de la demo du même nom et qui figurera plus tard sur l’EP ultra culte “In the sign of evil” (1985), idem pour “Victims of death” issu de la demo, encore du même nom, de 1984, un “Let’s Fight in the Darkness of Hell” qui semble être aussi un ancient titre mais qu’on ne trouve qu’en bonus sur les mêmes version de la compilation de l’an dernier que “1982” et un réenregistrement d’”Equinox” tiré d’“Obsessed by cruelty” (1986).

Et tous ces titres qui flirtent avec les quarante ans sont suffisamment bien reliftés pour donner la sensation de faire partie des nouveaux titres de Sodom, avec la hargne qu’on connait au groupe pour nous les envoyer pleine face.
Sodom est comme l’était Motörhead : on n’a pas encore écouté le nouvel album ou EP qu’on sait d’avance ce à quoi s’attendre : c’est donc avec une prise de risque vraiment très minime que les quatre thrashers nous font patienter avant un hypothétique prochain album rempli, cette fois-ci, de nouveaux titres – le dernier en date étant “Genesis XIX” de 2020 – afin de se faire plaisir tout en ravissant les anciens comme les nouveaux fans.
Quelque part, on pourrait presque apprécier que Sodom nous refasse l’intégralité du sous-estimé “Obsessed by cruelty” en version réactualisée tant le titre “Equinox” ici présent ainsi que “After the deluge” l’an dernier ont parfaitement passé le cap de l’exercice. C’est vrai que des “Deathlike silence”, ”Witchhammer” ou “Pretenders to the throne” avec une cure de Jouvence pareille, ça aurait de la gueule !
Chiche ?

Bref, gagnant – gagnant… sauf pour ceux qui ont les éditions limitées de la compilation de l’an dernier avec seul un remix à se mettre sous la dent !

 

Tracklist :

1. 1982 (Remix) (3:23)
2. Witching Metal (3:29)
3. Victims of Death (5:14)
4. Let’s Fight in the Darkness of Hell (3:04)
5. Equinox (3:19)

 

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