by Bloodybarbie | Avr 25, 2018 | Chroniques
Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10
Les revoilà, enfin ! En 2015, Shake electric [lien de la chronique en bas de page] avait fait partie de mes coups de cœur, impression confirmée lorsque j’ai eu le plaisir de les voir sur scène à Lyon dans la foulée. Toujours ancré dans un hard rock aux sonorités seventies, croisant Black Sabbath avec le Scorpions d’avant Black out et Motörhead, le quatuor suédois Spiders se la joue vintage tant dans sa musique que dans son look.
Pendant onze titres, c’est une furieuse envie de taper du pied, secouer la tête et chanter à tue-tête les refrains qui revient en permanence. Tiens, limite, il faudrait que j’arrête d’écouter la musique pour rédiger cette chronique tant l’ensemble est emballant au possible…
D’entrée, ils nous collent un “Shock and awe” bourré d’énergie qui nous met bien en garde sur ce qui va suivre. Ça ne plaisante pas chez Spiders et ils comptent bien nous le faire comprendre !
Et ce n’est pas avec “Dead or alive” que les choses vont se calmer : et vas-y que je te colle un hit en puissance entre les oreilles avec un morceau tout ce qu’il y a de plus vitaminé avec un refrain à tomber par terre !
Et voilà ensuite un “Burning for you” qui enfonce le clou encore plus profond : en trois ans, Spiders a peaufiné son style, balançant une dose d’énergie supplémentaire et la toujours belle Ann-Sofie Hoyles montre qu’on n’a pas besoin d’être du sexe masculin pour avoir un chant ‘couillu’.
Ça se calme un brin avec un “Killer Machine” qui pourrait lui aussi être un futur classique du groupe tant le morceau est d’une fluidité à toute épreuve et une nouvelle fois suffisamment accessible pour être rechanté sous la douche après une seule écoute.
Et une fois de plus, la suite continue son travail de sape : entre un “Like a wild Child” qui reste énergique, un sautillant “Higher Spirits” qui donne envie de sauter partout en rythme, un survolté “Swan Song” qui mettra tout le monde d’accord en concert et un “So easy” addictif, il y a de quoi transpirer tant le secouage de cervicales s’avère obligatoire.
Et il fallait bien un titre calme pour faire redescendre un tantinet la pression : la ballade “Don’t need you” semble être comme un chien dans un jeu de quille mais la conviction que met le groupe et surtout l’émotion que laisse passer le timbre de la chanteuse sont tels qu’on se prend au jeu et on en vient à s’en délecter religieusement les yeux fermés.
Mais ces cinq minutes d’émotion pure s’arrêtent dès que “Take what you want” démarre en trombe pour nous recoller une bonne baffe bien appuyée avant que le final “Heartbreak” (on imagine bien la partie instrumentale finale ouvrir la porte à un bon délire entre musiciens sur scène) termine en beauté un album en tous points réussi !
Avec ses onze titres directs, sans remplissage, qui vont directement à l’essentiel et taillés pour la scène, Spiders nous aura tissé une toile qui nous prendra rapidement pour ne jamais nous relâcher…
41 minutes de bonheur, qu’on vous dit !
Tracklist :
1. Shock and awe (3’20)
2. Dead or alive (4’00)
3. Burning for you (3’03)
4. Killer Machine (3’47)
5. Like a wild Child (3’12)
6. Higher Spirits (2’54)
7. Swan Song (3’13)
8. So easy (3’43)
9. Don’t need you (5’23)
10. Take what you want (3’58)
11. Heartbreak (5’07)
Site officiel : http://www.wearespiders.com/
Facebook : http://www.facebook.com/wearespiders
ITunes : http://itunes.apple.com/artist/spiders/id544336980
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC4LG5CoWzGI9VJpnCOjN02g
Chronique Shake electric : https://www.soilchronicles.fr/chroniques/spiders-shake-electric
by Bloodybarbie | Nov 20, 2017 | Chroniques
Note du Soilchroniqueur (Forlorn) : 6,5/10
C’est pas une nouveauté : je suis de ceux qui donnent systématiquement du crédit aux groupes qui tentent d’innover un peu, que ce soit par leurs styles, leurs choix artistiques ou même leurs prods s’il y a matière. À l’heure d’Internet et de la technologie où n’importe quel groupe peut s’autoproduire, nous faisons face à des milliers de groupes qui émergent chaque année, dont beaucoup sans la moindre originalité. Malheureusement, la créativité, ce n’est pas donné à tout le monde (et certains n’ont, d’ailleurs, ni la prétention ni même la démarche d’apporter de la nouveauté). Dans ce tsunami de morceaux et d’albums qui sortent en flux constant, je tache toujours, du mieux qu’il m’est possible de le faire, de récompenser une tentative d’originalité car, qu’elle trouve ou non son public, je pense qu’il faut saluer la démarche. Pour résumer : originalité = points bonus, et c’est cool. Sauf qu’ici, on est dans un des très rares cas où la tentative du groupe et son originalité, selon moi, les desservent plus qu’elles ne les servent.
Phantom Amour, un album beaucoup plus calme que leurs productions précédentes. Les deux plus grosses influences de cet album sont clairement le rock prog bien psyché, blindé de reverb, très atmosphérique, très néo ambient, et la deuxième, c’est le hardcore qui se retrouve beaucoup dans l’utilisation de la voix saturée (que ce soit dans son placement, dans son timbre de voix). Alors mélanger du rock psyché ambient avec du hardcore, pourquoi pas même si, à titre personnel, je pense qu’ils ont vraiment eu la main trop lourde sur la reverb et que ça donne vraiment un coté rock/core « cathédrale » dont l’album aurait clairement pu se passer. Par contre, le reste des influences au cours des morceaux qui défilent sont tellement diverses et variées qu’il en devient difficile de se situer au milieu de tout ça. Certains morceaux contiennent des parties hip hop, dans d’autres on a des soli de guitares qui font penser à du heavy/rock des années 80. Puis sans crier gare arrive un synthé qui me fait vraiment penser aux morceaux des « battle stage » des jeux vidéos japonais des années 90. Les guitares ont parfois des influences rock californien, parfois néo métal, parfois prog, parfois metalcore. Tout ça pris indépendamment les uns des autres, je dis oui. J’adore le synthé japonais jeux vidéo, j’aime bien le beat hip hop posé au milieu d’une rythmique rock psy… Mais le problème, c’est que tout mélangé en un seul album, non seulement « on s’y perd », mais surtout « on y perd ». Parce que quand sur le 3ème titre, j’entends le synthé jeux vidéo, je me dis : « cool, j’aime bien ça, je veux entendre ça »… sauf que je ne l’entendrai plus dans le reste de l’album. Quand vient la partie hip hop, je suis dans le même état de satisfaction que précédemment… sauf qu’encore une fois, cela ne reviendra pas ou alors extrêmement peu dans la suite de l’album. Solo de guitare épique des années 80 ? Même combat. Et résultat je suis déçu.
Je suis déçu parce que cet album manque d’unité. On dirait un patchwork de tout ce que le groupe sait faire et même si je loue l’inventivité et la maîtrise de différents styles, le manque d’unité de ce projet ressemble plus à une compil’ qu’à un album. Comme si on avait pris un morceau de leur album jazz rock metal japonais, puis un morceau de leur album néo metal hip hop, puis un morceau de leur album truc, etc, etc. Ça ne fonctionne pas, parce qu’à chaque bonne idée mise en place, on en veut plus… mais on n’en a pas ! Et le reste, c’est-à-dire le style de base de l’album, le mélange rock psy/hardcore perd très vite de son intéret parce qu’on se trouve dans un état où on s’en fout du morceau qu’on écoute, on attend de voir quelle subtilité il y aura dans celui la. On a eu le synthé, le solo, le hip hop, l’intro californienne, qu’allons nous avoir dans ce morceau ? Et, résultat, on ne rentre pas dedans parce qu’une fois les courtes fulgurances de styles passées, la base peine à convaincre. C’est juste du rock/metal blindé de reverb avec de temps en temps du chant hardcore et une petite inventivité par morceau.
Cet album fonctionne autant qu’il ne fonctionne pas et c’est bien dommage parce qu’il aurait gagné à faire un choix plus décisif dans le style qu’il propose. Il aurait gagné en unité, il aurait certes proposé moins de choses mais aurait contenté son public. Quand on me parle d’un groupe ou d’un album, je n’écoute pas tout pour me faire mon avis. J’écoute un ou deux morceaux et, en fonction, je vais écouter le reste. Si, dans le morceau que j’écoute au hasard, j’ai un solo de synthé de ouf avec un son et un style bien marqués, que ça me donne envie d’écouter l’album et que, dans le reste de l’album, il n’y en a pas du tout, je suis déçu… C’est inévitable. Et comme chaque morceau de cet album propose quelque chose qui ne sera pas dans les autres, ce sentiment de déception se fait grandement ressentir et c’est en ça qu’on franchit la limite de l’originalité. À trop vouloir en faire, on finit par n’arriver à rien ; cet album est sympathique dans le sens où n’importe qui devrait arriver à en apprécier un ou deux morceaux, mais beaucoup de gens, justement, n’apprécieront que et uniquement que ce ou ces morceaux-là, car ils ne retrouveront pas dans les autre ce qu’ils avaient apprécié.
Tracklist :
01. HVY
02. The Shadow
03. Let it ride
04. Phantom Amour
05. Red
06. Adenium
07. Jubilee
08. Paris
09. Pietà
10. Snow
11. Vagabond
12. Futile
13. Facing East from a western Shore
Facebook : https://www.facebook.com/toothgrinder.usa
Site officiel : https://spinefarmrecords.lnk.to/PhantomAmour
Bandcamp : https://toothgrinder.bandcamp.com/
by Bloodybarbie | Nov 20, 2017 | Chroniques
Note du SoilChroniqueur (Erikillmister) : 5/10
Je ne vais pas vous faire l’injure de vous refaire tout le panégyrique des britanniques d’Electric Wizard : si vous êtes fan de Doom, vous possédez probablement au moins « Dope Throne » dans votre discographie. Si le combo originaire de Wimborne (Dorset) n’atteindra probablement jamais le chef-d’œuvre absolu, il reste néanmoins l’auteur de quelques belles pièces. On peu citer par exemple « Witch Cult today » sorti en 2008. Pour ce nouvel arrivage de fin d’année, ne sortiront pas des sentiers battus, rappelant par le titre Wizard bloody Wizard leur filiation évidente avec le grand Black Sabbath du milieu des seventies.
Première constatation, peu de titres, seulement six, dont deux dépassant allègrement les huit minutes… Question lourdeur on risque d’être servis ! Et ce n’est effectivement pas « See you in Hell » qui ouvre l’album en déroulant sa venimeuse lenteur sur un tempo binaire que même Saint Vitus ne tiendrait pas, qui va me faire mentir. Si les riffs sont bien référencés « Tomy Iomi » comme on peu l’entendre sur « Necromania », il n’en reste pas moins que Jus Osborn, bien qu’étant un quasi homonyme du Mad Man bouffeur de chauve souris, diffère complètement vocalement, son timbre de voix étant nettement moins aigu que celui de son illustre ainé. « Hear the Sirens scream », monolithique, ravira les fumeurs de produits illicites, résumant bien ce qu’est le Doom, masse sonore monocorde frappant sans discontinuer le sommet du crâne pour headbanguer langoureusement. Si Black Sabbath avait son « Supertzar », sorte d’instrumental déjanté et décalé présent sur Sabotage ; Electric Wizard propose un titre du même acabit, « The Reaper », assez déconcertant. Toujours plus grave, « Wicked Caresses » avec la basse de Burgess semblant trempée dans du plomb, les deux guitares sous-accordées à l’extrême, la batterie de Simon Poole imprimant un tempo si peu élevé que l’on en vient à se demander à chaque coup de baguettes s’il ne s’agit pas du dernier… Si vous doutiez encore de la catégorie dans laquelle Electric Wizard tirait, vous avez votre réponse. Que penser enfin du très long « Mourning of the Magicians » ? Bien que ce soit malheureusement un titre assez ennuyeux, sa taille ne plaidant pas en sa faveur, on en sort assez rapidement en attendant désespérément pendant plus de onze minutes un break qui n’arrivera jamais. Même la belle performance soliste sur la fin de Liz Buckingham ne parvient pas à le sauver de la débâcle. Le Doom, c’est bien, mais sur des chansons aussi longues, il faut savoir varier les plaisirs.
Ce Wizard bloody Wizard ne restera pas franchement dans les annales des anglais, et c’est fort dommage car après le semi plantage de « Time to die », on était en droit d’attendre qu’Electric Wizard corrige les erreurs du passé. Il n’en est rien, et j’espère simplement qu’au moins sur scène les britanniques continueront d’aligner les prestations de qualité qui ont fait leur réputation.
Tracklist :
1. See you in Hell
2. Necromania
3. Hear the Sirens scream
4. The Reaper
5. Wicked Caresses
6. Mourning of the Magicians
Site officiel : http://www.electricfuckinwizard.com/
Myspace : https://myspace.com/electricwizarddorsetdoom
Facebook : https://www.facebook.com/electricwizarddorsetdoom/
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCoSGom … vPx5fGiVmA
by Bloodybarbie | Nov 18, 2017 | Chroniques
Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 7.5/10
Ah tiens… Je l’avais oublié dans ma pile de skeuds à chroniquer, celui-là. Bon, eh bien, aujourd’hui, abordons le sujet Cyhra avec son album Letters to myself.
Bon… Je dois dire que je ne m’attendais pas à ça : un mix d’électro, de Nu Metal, avec un son de gratte très suédois, qui évoque celui d’In Flames (quoi de plus logique quand on retrouve Jesper Strömblad et Peter Iwers, ex-In Flames respectivement à la gratte et la basse ?) ainsi que des riffs de ce groupe, un style général qui fait penser à Sonic Syndicate… avec une bonne prod’, donc… sans growl… Pourquoi pas, du Death mélo sans growl, on peut concevoir… Mais sérieux, cette voix de Jonas Brother !!! Le Jake E – désolé, je ne peux pas entendre le nom de cet ex-Amaranthe (ce qui explique pas mal de choses) autrement qu’en « Jacky », le kéké tuning –, quand on est sur les refrains, ça sonne tout à fait metal… Mais sur les couplets, dans les mediums de sa voix, impossible de ne pas pouffer, d’autant quand tous les morceaux sont formatés pour être des tubes, tant dans la durée (en moyenne 3-4 minutes) que l’écriture, avec des refrains teeeeeellement catchy.
Est-ce un mal parce que c’est pas « TRVE » ?… Après tout, tout le monde a toujours clashé tout les autres genres pour X ou Y raison : les Beatles se faisaient clasher par les classiqueux parce qu’ils faisaient de la pop, « simpliste » (et là, je suis moi-même très réservé sur cette notion de simplicité, d’autant quand on recontextualise l’évolution musicale qu’ils ont amenée)… Les thrasheux puis blackeux clashaient les heavy et mélodiques pour leur trop plein de mélodie… Les glameux clashaient… bah, les glameux vu que même entre eux, ils s’envoyaient des fions… Dans le cas présent, à part le crétin fermé et absolutiste qui aura zappé dès les premières secondes en entendant autre chose que du blast, même les puristes se feront phagocyter en se mettant à fredonner les mélodies des refrains… Bon par contre, niveau paroles, je pense que personne ne s’attardera sur la mièvrerie et la naïveté digne des pires poètes du web (mais sans faute d’orthographe pour le coup) : « Si vous voulez du tampax ou du Oh Baby », pour citer Metallica clashant Bon Jovi lors d’une édition du festival de Donington, vous êtes au bon endroit (et on atteint des sommets de culculserie sur la balade finale « Dead to me », le titre étant déjà éloquent en lui-même). Mais ce sont les mélodies qui vous piègent et vous prennent en otage-auditeur qui va les fredonner !
Il y a des albums ou des groupes qu’on adore détester, sur lesquels on prend limite un plaisir sadique – et souvent injuste et injustifié – à cracher… Et il y a ceux qu’on déteste adorer du genre de celui-ci, parce que malgré le fait qu’on aime la complexité, on se laisse aussi happer par la simplicité.
A écouter en rédigeant une note à soi-même : « Ne plus se faire avoir ! »
Tracklist :
1. Karma (3:28)
2. Heartrage (3:26)
3. Here to save you (4:00)
4. Muted Life (3:35)
5. Closure (5:00)
6. Letter to myself (3:46)
7. Dark Clarity (4:06)
8. Holding your Breath (3:23)
9. Rescue Ride (3:16)
10. Black Wings (4:02)
11. Inside a Lullaby (3:18)
12. Dead to me (4:06)
Facebook : https://www.facebook.com/CyHraofficial/
Site officiel : http://cyhra.com/
Youtube : https://www.youtube.com/cyhraofficial
by Bloodybarbie | Nov 9, 2017 | Chroniques
Note de la Soilchroniqueuse (Bloodybarbie) : 8/10
Décidément, l’élection de Trump ne nourrit pas que la presse mais les artistes aussi ! Les punks sont bien inspirés et sortent des albums à la pelle avec une thématique commune.
D’ailleurs, quand on parle de bons groupes de punk rock engagé politiquement et anticonformiste, le groupe américain Anti Flag ressort en premier, par sa qualité de compositions et par ses textes ! Ils reviennent en force cette année, encore plus énervés et révoltés, avec leur onzième album “American Fall”. Rien que son intitulé parle de lui-même et le reste est résumé dans chaque titre. Si vous êtes fan de punk et curieux, que vous comprenez l’anglais, je vous recommande de prêter une oreille attentive aux textes, car l’essence même du punk rock réside dans les textes.
Quant à la musique, on a là des riffs toujours aussi prenants, du punk rock classique à la Anti Flag (ou à la Sum 41), des rythmes soutenus qui donnent envie de sauter et de tout casser. Il y a cependant un intrus dans cet album, un titre un peu bizarre et original, aux influences reggae : “When the Wall falls”, tout simplement excellent !
Les titres dont je retiens sont le tout puissant par ses riffs lourds et refrains mélodiques, mais surtout ses textes résumé dans son intitulé, “Digital Blackout” ; dans le même style, le très prenant “Throw it” ainsi que « Americain Attraction » qui est sans doute mon préféré (dédié à Trump).
Cet album remplit donc tous les critères qu’on demande à du punk rock : agitant, accrocheur avec des textes bien écrits et teintés de colère, qui se chantent, s’apprennent et se comprennent facilement.
C’est fou que même si les musiciens ne sont pas jeunes, il suffit qu’ils jouent du rock pour rajeunir (Sum 41 ou The Offspring en sont le parfait exemple) ! Le Punk Rock, c’est le secret de la jeunesse éternelle !
Tracklist :
1. American Attraction
2. The Criminals
3. When the Wall falls
4. Trouble follows me
5. Finish what we started
6. Liar
7. Digital Blackout
8. I came. I saw. I believed.
9. Racists
10. Throw it away
11. Casualty
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