Benediction – Ravage of Empires

Benediction – Ravage of Empires

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10

 

C’est un peu tard que je m’y prends.
« Ravage of Empires », le nouvel album du groupe Anglais Benediction est sorti début avril, mais je me devais d’en parler tant il est… bon !
Comme le dit Brookes Darren, le guitariste du groupe : « On ne change pas une formule qui marche ». Et il a raison. Un peu comme un album d’AC/DC dans un autre genre, on sait ce qu’on va y trouver. Emmené par le gosier vindicatif de Dave Ingram, leur death old shool vous prend de suite aux tripes et s’accroche à vous sans coup férir.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette formation née en 1989, elle a connu un gros break entre 2008 et 2020. Leur formule est simple : une poignée de riffs hautement répétitifs par titre qui ont le don de s’agripper à vous pour ne plus vous lâcher quand ils sont bien pensés, ce qui est le cas ici. Rajoutez un côté carré, frontal, qui porte leur musique avec la force « uppercut » d’un Vader et vous aurez une petite idée de la Bête.

Tout au long de cette galette, vous vous prenez dans la face des morceaux comme « Genesis Chamber » qui dégage une ambiance malsaine, mécanique, hypnotique, s’imprimant dans votre cerveau pour ne plus vous lâcher. Il y a aussi « Deviant Spine » distillant quelque chose de délétère, de « flippant » avec, je trouve, un petit côté Unleashed.
Ils ont aussi dans leur besace, un zeste de death ‘n’ roll tel ce « The Finality of Perpetuation » avec son riff qui te vrille la tête, morceau forgé pour enfoncer le mur du son avec sa face sombre.

Et puis on trouve au sein de leur death, un autre ingrédient qui t’oblige à « headbanguer » instantanément. Moults de leurs titres sont portés par une pulsion thrash et ça j’adore !
Prenez « Beyond the Veil (of the Grey Mare) », « Crawling Over Corpses” avec son riff simple qui balance tout sur son passage ou bien encore « Ravage of Empires », sans oublier « Engines of War » frontal et dense : que du bonheur car « la musique à casser la nuque » y est bien présente.

Que dire de plus ? Insidieux, groovy, vicieux est « Psychosister » alors que « Drought of Mercy » alterne charge de cavalerie et instants « doomesques ».
Bon, vous l’aurez compris, un album sans surprise aucune, qui donne ce qu’on attend de lui, sauf qu’il est d’une efficacité terrible.
A consommer sans modération.

 

Tracklist :

A Carrion Harvest (3:25)
Beyond the Veil (of the Grey Mare) (5:15)
Genesis Chamber (4:11)
Deviant Spine (4:48)
Engines of War (3:09)
The Finality of Perpetuation (4:00)
Crawling over Corpses (4:42)
In the Dread of the Night (4:51)
Drought of Mercy (4:56)
Psychosister (3:23)
Ravage of Empires (4:45)

 
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Behemoth – The Shit ov God

Behemoth – The Shit ov God

Note de la SoilChroniqueuse (Freya) : 10/10

 

Et allez, hop ! Encore une pépite. Inarrêtable, le monstre Behemoth continue sa course folle sur l’autoroute de la qualité et de la maîtrise de son art. Quand d’autres se vautrent lamentablement dans les lieux communs et autres codes floutés et finalement navrants, ces polonais subliment le genre en dénonçant toujours plus de supercherie humaine. Le Black metal a pour avantage de dévoiler la plus grande manipulation de masse séculaire de notre espèce : les religions.

Peu d’entre nous au niveau mondial en sont encore aveuglés, c’est factuel, mais ce nombre reste pourtant dominant dans la plupart des gouvernements et se place en responsable de la montée de la fiente. Alors lorsqu’un outil de création comme cette galette est proposé, il faut s’empresser de le porter aux nues. Le porte-étendard de la profondeur de l’être et de sa nature réelle est l’art et ce qu’il en fait.

Autant dans sa conception bien sûr, mais également dans son partage et sa divulgation. Afin que tous et toutes puissent enfin sortir la tête de leur cul une bonne fois pour toute, il est nécessaire de garder en exemple des groupes comme Behemoth. La créature même au sein de leur nom est symbole de chaos, donc de création. Car la destruction engendre la vie…Merci Zorg !

Ce bijou de metal apporte encore une fois la preuve qu’il n’y a pas besoin de se masturber le cerveau pour produire quelque chose de largement satisfaisant et de finalement grandiose. Un bon visuel cohérent en live et encore plus en vidéo et des musiciens forts sympatoches, généreux et respectueux avec leur public et voilà comment on voit naître une légende. Ce n’est pas de sitôt que le monstre s’endormira.

Cet album est à peine sorti que déjà on en veut plus, on en veut toujours plus. Et c’est ça qui est beau !

 

Tracklist :

  1. The Shadow Elite (4:39)
  2. Sowing Salt (3:07)
  3. The Shit ov God (5:36)
  4. Lvciferaeon (4:15)
  5. To Drown the Svn in Wine (3:29)
  6. Nomen Barbarvm (5:02)
  7. O Venvs, Come ! (5:55)
  8. Avgvr (The Dread Vvltvre) (5:48)

 

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Scour – Gold

Scour – Gold

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10

 

On savait depuis longtemps que le Phil H. Anselmo aimait la brutalité musicale et il ne s’en est jamais caché. Son passé tant dans le crossover / thrash metal (Arson Anthem), dans le death (guitariste chez Necrophagia de 1998 à 2001) et aussi dans le black metal (Viking Crown, Christ Inversion) parle pour lui.
Et bon, on ne peut pas dire non plus que le Pantera à partir de “Cowboys from Hell” ou Down font dans la dentelle…
Donc clairement, ce n’est pas à lui qu’on va donner une quelconque leçon de brutalité ! Et dire que les premiers Pantera – dont “Power metal » sur lequel il tient le micro et le chant – font dans le glam… Comme quoi ça mène à tout…

Bref, dans le CV du gaillard, Scour est tout sauf une surprise !
Flanqué du même line up depuis 2017, le quintet s’emploie à nous balancer un pur black metal tout ce qu’il y a de plus cru et d’intense.
Y sont pô là pour rigoler, les Scour !
Et eux, inutile de faire le 17 pour les appeler, les Scour

Bref, en treize titres pour un peu moins de 40 minutes, c’est qu’on se prend une véritable leçon de sauvagerie et de brutalité.
Pour ne pas changer les habitudes, le groupe nous continue sa revue des couleurs mais cette fois-ci sur un premier véritable album après trois EP.
Après le gris (2016), le rouge (2017) et le noir (2020), le format full length s’attaque au doré, tout en restant dans une noirceur musicale absolue. Qu’on se le dise, la seule once de clarté à laquelle on a droit dans cet album reste dans son intitulé ! Pour le reste : noirceur, ténèbres…
Ah ça, ce n’est pas demain que Scour aura sa musique dans une publicité pour de la lessive…

Musicalement, c’est une course de Formule 1 : à fond, à fond, à fond… Allez-y, et sans faire gravier (les plus guignols d’entre nous auront la ref) !
Du black à fond les ballons, qui lorgne par moment avec le grind ou le thrash. Même le père Gary Holt fait une apparition sur “Coin” pour y coller quelques passages à la guitare dont il a le secret…
Hormis deux instrumentaux inquiétants aux ambiances glauques (“Ornaments”, “Contaminated”) et quelques intros malsaines (“Infusirium”, “Angels”), Scour ne s’embarrasse pas de superflu et va directement à l’essentiel !
Inutile de faire des plans musicaux aussi inutiles que pourrait l’être un quelconque remplissage. Non, on met tous les curseurs au maximum et on lâche les watts.
Même dans l’intitulé des compositions, ça y va de son minimum syndical : un mot et c’est tout ! Et encore, sûrement parce qu’il faut distinguer un titre des autres. Et que dire de l’artwork ?

D’une sauvagerie et d’une précision diaboliques, les titres s’enchaînent sans le moindre temps mort… Même l’espace entre les titres est réduit à son minimum, comme s’il nous était interdit de reprendre notre souffle.
Et le pire, c’est que notre Philou international se casse les cordes vocales avec son chant criard d’une façon on ne peut plus crédible. Qu’elle paraît loin, l’époque de “Power metal” !

Pourquoi tant de haine, tiens…

 

Tracklist :

Cross (2:16)
Blades (2:34)
Infusorium (3:47)
Ornaments (Instrumental) (1:54)
Coin (3:30)
Evil (2:47)
Devil (2:55)
Contaminated (Instrumental) (2:24)
Hell (2:33)
Invoke (3:14)
Gold (4:00 )
Angels (2:07)
Serve (3:23)
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Chronique “Black

Marilyn Manson – One Assassination Under God, Chapter 1

Marilyn Manson – One Assassination Under God, Chapter 1

Note de la SoilChroniqueuse (Musta) : 8,5/10

 

Fan de metal ou pas, presque toute personne vivant dans le monde occidental a forcément déjà entendu le nom de Marilyn Manson.
Personnage emblématique de la scène metal voire shock rock pour certains, ses frasques, polémiques et son personnage provocateur font parler depuis près de trois décennies. Marilyn Manson fascine autant qu’il provoque du dégoût.
Il est d’ailleurs responsable de ma passion pour le heavy metal. En effet, il y a déjà quinze ans, son aspect repoussant m’avait fortement attirée et plongée dans ce monde musical obscur et étrange pour le commun des mortels.
Vous l’aurez compris, Monsieur Manson a une place très spéciale dans mon cœur. Toutefois, je dois être objective et avouer que je ne l’écoutais plus tellement ces dernières années. Je n’avais d’ailleurs pas pris la peine de me pencher sur ses dernières sorties. Cette fois-ci, je me suis dit qu’il fallait impérativement donner une chance à “One Assassination Under God” et il faut dire que j’ai bien fait.

Comme vous le savez, Marilyn me fascine mais soyons honnête, s’il a toujours la faculté de sortir plusieurs bons morceaux pour tous ses albums, il arrive souvent que l’œuvre finale ne marche pas. Pourtant, ce n’est pas le cas de « One Assassination Under God« . L’album est excellent du début à la fin. Manson se montre plus sérieux, plus profond et plus sincère avec des textes transpirants de tristesse et de mélancolie. Tel le récit d’un journal intime, l’instrumental se veut simple mais captivant. Comme vous le savez, le chanteur provocateur a été accusé d’agressions sexuelles ces dernières années. Ces accusations l’ont incontestablement impacté. L’album se veut lent, teinté d’une mélancolie abyssale et d’une douleur vive. Par ailleurs, Marilyn Manson utilise en grande partie son chant clair d’un ton presque solennel même s’il pousse quelques hurlements par moments. Le premier morceau nous offre même quelques breakdowns super agréables dont nous sommes peu habitués dans l’univers de Manson.
Cette ambiance morose se poursuit sur l’essentiel de l’album.

Nous n’avons pas une minute de répit, aucune chanson n’est à jeter. Je pense sincèrement que ce nouvel opus plaira à une très large audience (enfin pour ceux pouvant séparer l’homme de l’artiste). Mentions spéciales pour « No Funeral Without Applause », « Nod If You Understand » et son refrain très enragé et frénétique, « Death Is Not A Costume », « Meet Me In Purgatory » et « Raise The Red Flag ».
Vous l’aurez compris, l’ensemble de l’album m’a largement satisfaite. Fort heureusement, l’album m’a conquise puisque plus de 90% des chansons dépassent quatre minutes.

Cela aurait paru bien long si le contraire s’était produit. Un seul titre dure trois minutes trente-cinq (voir la tracklist).
Bien que d’apparence simple et peu innovant, ce disque est d’une qualité remarquable. Il est probablement dans mon top trois des meilleures productions de l’artiste américain. Marilyn Manson revient plus que jamais en force tel un phœnix renaissant de ses cendres. Je ne peux que le remercier/féliciter grandement pour cette sortie dépassant toutes mes attentes. Je n’en attendais strictement rien et je ne suis aucunement déçue.

One Assassination Under God” a bien entendu été dans mon top 15 des meilleures productions de l’année 2024.
Prenez le temps de l’écouter et n’hésitez pas à vous familiariser avec. J’ai été conquise dès le départ mais il faut, selon son humeur, plus de temps pour l’apprécier à sa juste valeur.

 

Tracklist :

One Assassination Under God 05:28
No Funeral Without Applause 04:06
Nod If You Understand 04:05
As Sick As The Secrets Within 05:35
Sacrilegious 03:35
Death Is Not A Costume 04:52
Meet Me In Purgatory 04:36
Raise The Red Flag 04:49
Sacrifice Of The Mass 06:15

 
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HammerFall – Avenge the Fallen

HammerFall – Avenge the Fallen

Note de la SoilChroniqueuse (HellFé) : 7,5/10

 

Un treizième album pour les Suédois de HammerFall.
Le groupe reste ancré dans un Heavy metal des années 80.
Rien de nouveau à l’horizon, les mêmes ingrédients : une voix aiguë taillée pour la mélodie, des refrains accrocheurs qui fédèrent, des riffs et soli puissants.
«The End Justifies» offre du pur Heavy mélodique, un départ puissant, un refrain qui reste en tête, des coupures de rythme, des soli enragés et la voix de Joacim Cans vient sublimer le morceau.

«Hail To The King» donne une impression de grandeur, d’une marche guerrière, un titre aux rythmes coups de poing.
«Hero To Hall», c’est à ce moment que Hector, la mascotte du groupe abat son marteau, ce titre ressemble à la bande son d’un film de Supers Héros. Des cadences différentes, des soli, des chœurs, une impression de grande aventure.

Souvent dans les albums de Heavy Mélodique, on termine par une ballade, ici elle se retrouve au milieu de l’album, comme une lueur d’espoir après ce que l’on vient de traverser. «Hope Spring Eternal» est un petit bijou.
On repart en guerre avec «Burn It Down» dans un rythme effréné, une batterie rapide, des guitares endiablées, peut être le morceau le plus rapide de l’album.
«Rise Of Evil» a ma préférence, un titre plus lourd, on a l’impression que HammerFall sort de sa zone de confort en offrant un titre plus rapide, plus instrumental, une voix encore plus puissante. Une cadence infernale.
On termine cet album dans du mélodique à souhait avec «Rise Of Evil».

HammerFall signe un nouvel album sans surprise, sans risque, Old School mais toutefois agréable dans son ensemble. Un groupe soudé, en harmonie avec ses valeurs et ses albums précédents.

«Avenge The Fallen» est taillé pour la scène, et les fans devraient se régaler, à n’en pas douter !

 

Tracklist :

Avenge the Fallen 03:29
The End Justifies 05:10
Freedom 04:22
Hail to the King 04:33
Hero to All 04:57
Hope Springs Eternal 05:32
Burn It Down 04:21
Capture the Dream 04:37
Rise of Evil 04:01
Time Immemorial 05:57

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