Hybris – Viva Exploitation

Hybris – Viva Exploitation

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10

 

Salut !
Et voici « Viva Exploitation » du ‘groupe’ Allemand Hybris, Un EP qui dure un quart d’heure pour cinq titres bourrés de riffs répétitifs et vicieux.
Aux manettes, une seule personne : Johan de Jager qui nous balance direct dans les gencives, une musique extrême directe et sans concession coincée entre grindcore et death brutal.

On se retrouve fin des 80, début des 90. Dès « Dictocracy », ça rentre dans le lard sans crier gare, avec un impact façonné dans l’acier d’un hardcore/punk, porté par des tempos death n’roll qui alternent avec des blasts beat furieux.
C’est rapide, basique (“Human Plague”), avec un growl death au timbre écorché. On pense fortement, même si des formations comme Terrorizer ne sont pas loin, à Napalm Death tout au long de cette galette à feu et à sang, surtout au détour de titres comme « Depopulate » aux breaks bien vus ou bien encore « Hybris ».
Sur ce titre, d’ailleurs, agressif comme il le faut, ponctué de passages musicaux variés, se posent parfois un plan thrashy, des accords « grinçants », et des ambiances franchement anxiogènes.

« Pollution Vortex » termine ce concentré de colère noire, par des tempos où le metal mort se vautre avec des pulsations thrashy et hardcore, le tout enveloppé de brutalité.
Ça sent le old school, le primal.

Musique de contestation, comme un grain de sable dans la machine mal huilée de nos institutions. Quand je vois ce qui se passe actuellement de par le vaste monde, je trouve que cette galette a de quoi nourrir plus d’une désillusion.
Court, mais d’une grande efficacité pour qui aime ce genre de musique aux riffing accrocheurs. Ça fait du bien.
Beaucoup aimé.
À quand un album longue durée ?

 

Tracklist :

Hybris (2:46)
Human Plague (2:16)
Dictoracy (3:21)
Depopulate (3:47)
Pollution Vortex (3:03)

 
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Execution – Camisole

Execution – Camisole

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10

 

Honte à moi. Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais persuadé que le groupe français Execution qui nous offre en pâture son nouvel album « Camisole », était un jeune groupe. La bévue ! Ils existent depuis 1989. Mais bon, j’ai comme excuse le fait que leur dernière galette « Eternal Dreams » date de 1999, du coup, c’est un peu comme une renaissance.

Anciens membres (Bruno Blanchet au chant, Sophie Mahaut aux claviers, David « Abigail » Garat à la guitare) et nouveaux arrivés (Sylvain à la basse, Dip à la guitare, Stef à la basse) font bon ménage.

Leur style ? En ce qui me concerne, je trouve qu’il y a un peu de Dimmu Borgir, de Cradle Of Filth en eux. Un mixage de black / death mélodique avec un soupçon de gothique, surtout de par le clavier qui jette sa touche à « l’ancienne » et qui rajoute à leur musique une aura funèbre (“Screaming from the Coffin”). Là-dessus, il y a pas mal de passages où les rythmiques se font heavy ou thrash (“Painting of Death”). Ils aiment bien faire contraster leur musique entre de nombreux blast beats et des passages plus calmes, mais particulièrement anxiogènes, tout cela pour t’embarquer au sein d’ambiances délétères même quand on entend un mince filet de belle voix féminine (“My Sufferings”). Il faut dire qu’au niveau vocal, le chanteur possède une voix de goule en colère, le genre de growl acide et fielleux qui fait grincer les dents.

Autre chose m’a plu dans leur univers : qu’elle soit agressive ou lente et insidieuse, leur musique plutôt actuelle, sait aussi piocher par petites touches dans le old school, comme certains solos de guitare de temps à autre un peu vintage, ou bien encore, au détour d’instants à la limite du prog’ à la Française comme pour « Horizon Macabre », morceau rampant et flippant.

Au final, ce groupe a le don de créer des ambiances, des atmosphères un peu glacées et théâtrales même si leur propos reste bien rentre-dedans. J’avoue que d’habitude, ce n’est pas vraiment mon style de prédilection, mais je m’y suis plongé la tête la première avec plaisir. Outre les climats qu’on y trouve et qui retranscrivent bien la folie et ses tréfonds, fil rouge de cet album, il y a de la musicalité. Et puis en sus, j’aime bien le son des guitares brut de coffre qui ne font pas semblant. Sympa !

 

Tracklist :

  1. Black Tomb (5:42)
  2. Camisole (5:08)
  3. My Suffering (5:21)
  4. Painting (5:57)
  5. Screaming (5:49)
  6. De l’ombre (6:38)
  7. Garden (5:17)
  8. Horizon (4:10)

 

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SoulReapers – Melody of Chaos

SoulReapers – Melody of Chaos

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7,5/10

A l’écoute de « Terriifying souls », j’ai eu une drôle d’impression : c’est comme si je me prenais en pleine tête un death mélodique qui aurait des allures de brutal death, tant le mixage un peu chargé est assez brut de décoffrage et que ce titre d’ouverture démarre sur les chapeaux de roue en mode « prends ça dans les dents ».

De qui je veux parler ? Du groupe Italien de death metal SoulReapers qui en fait n’est composé que de deux membres : Buzz qui s’occupe de la totalité des instruments et Mike Tarantino au micro. Rajoutez Dysphoria qui officie aux « keyboards » sur quelques titres. Portée par l’aile de Great Dane Records, cette galette nommée « Melody of Chaos » emprunte le chemin d’un mélo death qui n’a rien à voir avec celui de Göteborg à la In Flames mais qui penche plutôt vers des groupes comme Septic Flesh, Soilwork. Ici, on aime plutôt les mélodies dispensant quelque chose d’un peu tragique (“Terrifying Souls”), un tantinet théâtral, parfois avec un léger filet néo-classique (“Blood of My Blood”). Mais pas que… Le côté épique des harmonies est aussi une constante sur des titres comme « Testament of Madness ». D’ailleurs, prenez ce morceau ; on y trouve une voix de femme qui « vocalise », de belles lignes harmoniques, de la puissance et ce côté « un peu sale » qui pervertit cette musique en y ajoutant à dessin un quelque chose de particulier, d’artisanal qui lui va bien. J’ai essayé d’imaginer ce même titre avec un mix à la hauteur d’un Rotting Christ, il aurait été majestueux, mais là, il reste juste… Pur et dur !

Cela dit, on a droit à de beaux interludes tel cet « instrumental » tout en violon et musique classique ou ces intros comme pour « Blank Slates » joliment ouvragé au piano avant d’être rattrapé par une empreinte pas loin du black metal mélo à grands coups de blast beat. Il y a aussi un truc qui m’a retenu l’oreille. Les growls sont parfois doublés et passés sous des effets particuliers à tel point, que si vous êtes attentifs, vous vous rendrez compte que parfois, on entend, derrière les voix, comme un écho particulier, un peu comme le caquètement malsain d’un volatile. Ma comparaison peut faire rire, mais ce truc en plus ajoute un vrai malaise.

Sinon, que rajouter ? Des morceaux comme « It Was Worth It » porte en eux une démarche plus moderne, entre groove et « articulations mécaniques » et « Time is Passing » est particulièrement sauvage.

Un univers musical parmi tant d’autres, mais qui vaut le coup que l’on s’y arrête, car c’est fait, une fois de plus, avec un engouement certain comme pas mal de créativités quand elles ont quelque chose de presque intime

Tracklist :

  1. Terriifying Souls (4:29)
  2. Blood of My Blood (5:37)
  3. Testament of Madness (5:23)
  4. Instrumental (Instrumental) (1:59)
  5. It Was Worth It (4:58)
  6. Blank Slates (4:26)
  7. Time Is Passing (5:19)
  8. Useless Return (5:31)
  9. Outro (2:45)

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Red Dead – Paths Across the Graves

Red Dead – Paths Across the Graves

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10

 

Le death old school se porte bien, c’est une évidence. Rien qu’en France, si on pouvait comptabiliser toutes les formations, connues ou non, officiant dans ce « noble art », on risquerait d’être surpris. Ceux-là se nomment Red Dead. Ils sont nés à Bayonne en l’an 2011 et l’album dont je voudrais vous parler, à savoir « Paths Across the Graves », est leur troisième méfait.

J’ai l’impression qu’il y a eu, au sein de cette formation, pas mal de changements de line up, mais le résultat est plutôt probant à l’écoute de cette galette bâtie dans le plus pur style « veille école ». Porté par un mixage qui met honorablement en valeur leur musique, on se rend compte d’une volonté affichée de varier le menu de titre en titre. Leur metal peut être assez rapide, boosté par des tempos death n’roll, charriant un côté malsain, horrifique (“Toward the Torture”). Cela dit, une volée de blast beat tombe sur vous à l’écoute de « Corpse Riders ». On a des riffs « very old school » aux contours flippants pour « Skull Catacombs », du metal mort sous tension quand arrive « Evil Genes », presque un côté thrashy dans certaines rythmiques de « Pathetic Side of Humanity », le genre de morceau carré, mille fois entendu, mais qui fait plaisir à l’âme. Et puis… du groove comme on aime sur « Fall into the Dead’s Realm », composition made in Floride, sombre, avec ce growl caverneux et profond qui donne une dimension supplémentaire à leur musique. Mention spéciale pour « From Beyond the Grave », qui sort un peu du lot, avec son intro en mode acoustique, sa musicalité accrochée à du heavy metal épique, son refrain « qui fout les chocottes » et ensuite tout un tas d’autres influences entre thrash et death. Un vrai concentré de ce qu’ils savent faire.

Leur musique coule à la fois fluide tout en plombant l’atmosphère, « drivant », ce que tout amateur de death cherche. A savoir : de l’agressivité et un côté délétère qui repeint le quotidien aux couleurs de l’inquiétude. Pas de problème, vous serez servi. Alors comme je le dis souvent, pas original, mais bien senti !

 

Tracklist :

  1. The Burden Continues (1:22)
  2. Toward the Torture (3:31)
  3. Démentia (4:06)
  4. Corpse Riders (4:18)
  5. Skull Catacombs (4:13)
  6. Manhunt (3:13)
  7. Evil Genes (4:04)
  8. Land of Wandering Souls (1:06)
  9. From Beyond the Grave (4:24)
  10. Fall into the Dead’s Realm (5:22)
  11. Pathetic Side of Humanity (3:23)

 

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Chronique « Therapy of the devil« 

Zora – Scream your hate

Zora – Scream your hate

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7,5/10

 

Salut les excités du metal !
Et voici « Scream Your Hate », réédition réenregistrée, remixée, remastérisée du deuxième album des Italiens de Zora sous la houlette de Great Dane Records, initialement sorti en 2016. Franchement, ça envoie du lourd ! Sorte de death brutal mâtiné de traits grind, le tout emballé dans une carapace old school ?
Dès que j’ai mis le son, je me suis retrouvé emporté dans un maelström sonique plutôt jouissif.
Qui plus est, en dehors des neufs titres qui composent cette galette, on trouve dix morceaux enregistrés live, déjà présents sur la mouture originelle.

Originaire de Calabre et fondé en 2003, ce combo éructe sa colère avec un certain style. Vous avez des titres comme « Dripping », « Scream Your Hate », basés sur des riffs répétitifs, venus du heavy metal à la Black Sabbath, mais débauchés à la cause du death metal, portés par des blasts beats ou des tempos death n’ roll.
Cela confère un côté hypnotique à la Bête.

On trouve aussi des compositions « bourbeuses », presque brouillonnes, mais tout de même groovy, nantie d’un growl qui tient à la fois du death, mais aussi du grind (“Blinded”).
Et puis il y a des titres avec des riffs faussement guillerets que la voix reprend note à note, telle une gigue infernale ou une chanson enfantine qui vire au cauchemar, entrecoupée de purs passages death (“Slave of Mind”) et qui possèdent une charge de violence sans compromission.
Il y a souvent, aussi, de ces intros en début de morceaux, ultra violentes, qui crépitent comme des pluies acides (“Trapped Mosquito”).

Bref, je ne sais pas, comment ceux qui ont connu cet album dans son mix originel, ressentiront ce dernier dans son nouveau « remaniement sonique », mais perso j’ai bien aimé leur album pour sa force d’impact very old shool ainsi que ses différentes approches musicales.
En tous les cas, cela décalamine le pois chiche.
Une valeur sûre et une bonne initiative de l’avoir relooké !

 

Tracklist :

Dripping (5:58)
Outcast (4:15)
Blinded (3:44)
Slave of Mind (3:24)
Refuse (4:13)
Trapped Mosquito (2:16)
Banquet of Flesh (2:23)
Abracadacab (3:50)
Scream Your Hate (3:54)

Bonus live :

Self Devoured (5:46)
Trapped Mosquito (2:34)
Humanimals (3:01)
Tsantsa (2:50)
Smashed Out of Control (2:57)
A Narcos War (3:46)
Mass Sacred Nation (2:32)
Kill Who, Kill You (3:26)
Banquet of Flesh (2:37)
Enslaved by the Pigs (5:06)
Hâte (2:34)

 

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