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Wilson

Le 26 mars 2016 posté par Bloodybarbie

Intervieweuse : Bloodybarbie

Interviewé : Chad Nicefield (chanteur)

Suite à leur passage pour la deuxième fois en deux ans à Paris en ouverture pour Halestorm, nous avons eu le plaisir de rencontrer et d’interviewer Chad Nicefield, frontman du groupe de Hard Rock/Grunge/Metalcore américain de Detroit : Wilson, juste avant leur concert à Paris (Trianon) le 13/02/2016.

Lire la chronique de leur dernier album « Right To Rise » ici : http://www.soilchronicles.fr/chroniques/wilson-right-to-rise

 

Comment ça va Wilson ? Vous voilà de retour cette année avec vos copains de Halestorm, exactement comme il y a un an !

Oui, sauf que cette fois nous avons notre propre bus de tournée que nous conduisons nous-mêmes en nous relayant. C’est comme aux USA, certains groupes en tête d’affiche partagent leur bus mais souvent on conduit notre propre bus, ça aide à faire beaucoup d’économies.

 

Vous devrez prendre un fan avec vous pour vous servir de chauffeur (rire)

Bonne idée (rire) !

 

Comment ça se fait que vous tournez encore avec eux cette fois-ci.

En fait, ça s’est tellement bien passé la dernière fois qu’on est devenus de bons amis et ils nous ont re-proposé de les accompagner une nouvelle fois cette année.

 

J’espère que vous allez faire un duo cette fois-ci !

Lizzy m’a proposé mais… je n’ai pas accepté (haha)

 

Raconte-nous un peu l’histoire de votre groupe ?

Tout a commencé à Michigan avec Jason (le guitariste du groupe) et moi au lycée, on s’est connu là-bas et tout a commencé autour de quelques bières. Nous allions jouer dans différents bars et petites salles car nous avions déjà joué dans d’autres groupes auparavant. On habitait pas trop loin l’un de l’autre, mais le reste du groupe étaient un peu loin donc ne prenait pas Wilson trop au sérieux. A l’époque, nous n’envisagions même pas de faire des tournées !

 

C’est donc votre premier album sous label?

Oui, exactement, nous avions un EP avant celui-ci puis est venu celui-là qu’on a enregistré au Canada et à Los Angeles, puis on a été signé chez Razor & Tie qui nous assurait une distribution à l’échelle mondiale.

Quelle était votre première tournée en ouverture d’un grand groupe?

C’était avec GWAR aux USA en 2013 puis on a ouvert pour Seven Dust, Nothing More, Crobot, Motorhead Motorboat, et d’autres croisières très bizarres.

 

Dès que vous avez commencé vous ne vous arrêtez plus !

Oui ! On essaie de faire 200 dates par an !

 

Waw ! Vous en vivez donc de la musique ?

Pas d’une façon très confortable, on a des petits boulots à côté, on est encore au stade de la promotion de notre groupe à l’échelle mondiale et agrandir notre fanbase.

 

Pour cet album, il semble que vous ayez attaché plus d’importance au sens profond des paroles et du thème, les chiens sauvages et le sens figuré derrière ça !

C’est pratiquement seuls que Jason et moi écrivons les paroles. Certes, depuis le précédent EP, beaucoup de choses ont changé dans ma vie et j’ai muri depuis. On voulait écrire sur les personnes qui nous ont façonnés et marqués et la région d’où on vient. A Detroit, on voit beaucoup de ces chiens sauvages comme sur l’artwork de notre dernier album Right To Rise (2015), qui errent pour trouver de quoi se nourrir et nourrir leur famille ; tous les jours c’est le même combat. Il y a ce qu’on appelle ‘l’hiver de Detroit’ où des clans de chiens s’entretuent et ça finit en émeutes. On peut transposer ce fait réel à celui des habitants de Detroit, car c’est une ville très pauvre et chaque jour est un combat pour beaucoup qui doivent galérer pour survivre, se nourrir et nourrir leur famille. C’est ce que nous faisons aussi en tant que musiciens car nous devons conduire et défendre notre musique, la vendre aussi…

 

C’est si pauvre que ça?

Oui, c’est la seconde ville avec le taux le plus élevé de meurtres. C’est justement une conséquence de la pauvreté dans cette ville, qui s’est aggravée lors de ces 5 dernières années : certains doivent tuer pour survivre, comme pour les chiens. Certes, il y a un peu d’aide de différentes associations mais c’est loin d’être suffisant. Si vous avez le malheur de tomber malade ou d’aller à l’hôpital, vous pouvez passer des mois à payer votre facture tellement c’est cher et pas pris en charge par la sécurité sociale.

 

Êtes-vous politiquement engagés?

Pas tous : pour ma part j’essaie de faire des trucs pour ma communauté locale comme travailler dans les œuvres caritatives et faire la cuisine bénévolement,…

 

Avez-vous commencé à écrire un nouvel album?

Oh oui, on compose en permanence ! Quand on rentre chez nous, on compose un peu. Jason a quelques riffs déjà de son côté… J’ai aussi quelques idées et textes et on se réunit pour en faire un tout tranquillement à notre retour ! On en a déjà 15 de fait, haha !

 

Joues-tu d’un autre instrument ?

J’ai grandi avec une guitare et j’en ai joué dans pas mal de groupes, j’ai fait aussi un peu de clavier et aussi de la batterie. J’ai commencé à jouer à l’âge de 11 ans, j’ai grandi dans une famille rock ce qui a pas mal aidé, mon père était fan de Thin Lizzy, Black Sabbath, Aerosmith…

Et tu as préféré chanter?

En fait je n’ai jamais pensé à être chanteur, puis un jour j’ai voulu écrire des textes, et j’ai commencé à chanter et ça me plaisait de plus en plus. J’ai fini par m’adonner à ça (rire). En fait avant d’atterrir chez Wilson, je jouais dans un groupe de pop rock et Wilson cherchait un chanteur. J’aimais bien ce qu’ils faisaient, on a fait un essai et j’ai été pris, voilà comment je me suis retrouvé dans ce groupe.

Quoi de prévu pour la suite?

Beaucoup de festivals cette année !

 

Pas encore de tournée en tête d’affiche?

Si, si : 9 dates, quelques dates au Royaume-Uni et en Allemagne !

 

Où est votre plus grande fanbase?

Surement Detroit, New York et Chicago. Je crois qu’on est aussi sold-out en Grande Bretagne mais c’est peut-être une salle de 10 personnes (rire).

 

Comment est la scène metal à Detroit?

Beaucoup de bons groupes de Thrash, Metalcore/Harcodre/Punk bien évidement comme partout aux USA. On a Black Dahlia Murder (des amis à nous aussi), Battlecross de chez nous.

 

Quel est le plus important pour toi dans la musique que vous faites?

Quand j’étais plus jeune, j’étais un peu égoïste, j’aimais bien jouer pour moi. Mais jusqu’à présent je joue pour moi, j’écris sur ma vie en m’inspirant de mon environnement. Certes, ça me fait très plaisir que quelqu’un me dise que tel morceau le réveille le matin, qu’il envoie la pêche et j’aime à savoir que certains se retrouvent dans mes textes.

 

Comment fais-tu pour avoir tant d’énergie sur scène, tu bois?

Ça, c’était avant mais je ne tiens plus aussi bien à l’alcool. J’ai toujours joué sur de petites scènes donc très proche du public, donc je leur donne de l’énergie et ils m’en donnent dix fois plus, et ça c’est bon ! Bon, parfois j’ai l’air ridicule sur scène (rire) mais je m’en fous !

 

Bonne continuation et au plaisir de vous revoir

Merci Paris, au plaisir de revenir jouer ici !

 


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1 Commentaire sur “Wilson”

  1. pingback pingback:
    Posté: 26th Mar 2016 vers 0 h 09 min
    1
    Wilson – Right To Rise | Soil Chronicles

    […] P.S : Pour en savoir plus sur le groupe, voici l’inerview : http://www.soilchronicles.fr/interviews/wilson […]

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