Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10
Décidément, les USA savent nous enfanter des groupes de speed / thrash metal à haute teneur black metal !
A côté des Wraith, Midnight, Toxic Holocaust, Bewitcher, Bat ou autre All Hell, on a de quoi faire !
Ici, on parle des Texans de ZZT… euh… de Sadistic Force !
Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne font pas semblant.
On ne va pas y aller par quatre chemins : ceux qui aiment les groupes cités plus haut vont s’y retrouver ici.
Ces Motörhead version black metal qui ont surement bu des hectolitres de Venom dans leur enfance nous balancent un nouvel EP de cinq titres avec, en prime, la belle initiative du label Black Flame Rebellion d’y incorporer leurs deux premiers EP, un single et les deux titres d’un split sorti avec Hellrot, histoire de voir l’évolution du groupe.
Parce que si la musique de Sadistic Force n’a guère évolué depuis sa naissance en 2020, il n’en est pas de même du line up !
A l’origine, ils n’étaient que deux : James Oliver (toujours présent et dernier membre originel) qui s’occupait de la basse, des guitares et du chant et un certain Hell Troll à la batterie sur les deux premiers EP de 2021 “Pain, sex, and rapture” et “Black Moon sadism”.
Lorsque “Aces wild” (2021 toujours) est sorti, on a pu s’apercevoir que le duo est devenu trio : Jose Alcaraz a remplacé Hell Troll derrière les futs et Blaine Dismukes a pris la basse, James Oliver ne se “contentant” plus que des guitares et du chant.
C’est d’ailleurs sous ce même line up que sortira “Midnight assassin” (chroniqué >> ici <<) en 2023.
Et hop, en 2024, James Oliver reste seul aux commandes et recrute les musiciens actuels avec Mike Gupta à la basse et l’expérimenté JP Campo (Extremely Rotten, Venomous Agent X, ex-Hatred Unleashed, ex-Sar Isatum, ex-Serration, ex-Unnecessary Surgery, ex-Vomit God, ex-Xaphan, ex-Dead Flesh, ex-Nakhiel, ex-Secrets She Kept, ex-Asylumeic Splatterfest) à la batterie.
Et en cinq ans, on garde cette base black / thrash metal aux forts relents punk et rock ‘n’ roll, et aussi pas mal de NWOBHM.
Quelques sonorités modernes ? Et puis quoi encore ? Pourquoi pas du rap pendant qu’on y est… Non, chez Sadistic Force, c’est du cru, de l’old school, de l’authentique ! De l’evil avec une sincérité débordante, celle de ces orphelins de Lemmy et Quorthon qui aiment faire ressusciter Motörhead et Bathory le temps d’un EP ou d’un album et qui n’hésiteraient pas à hurler un bon vieux “Lay down your soul to the gods rock and roll” à ceux qui n’auraient pas situé leur musique.
Non, ici, ces amoureux tant du black metal Scandinave que du bon vieux heavy metal Anglais (c'te reprise de Judas Priest, mes aïeux), adorateurs des keupons et des rockers (c'te reprise de Turbonegro, vindiou) et dingues de films d'horreur des mid eighites se la jouent rétro et nostalgiques et n’hésitent pas à faire appel à quelques guitaristes de la même scène comme Tony Rot (Hellrot), Mark Pursino (Electrocutioner) et Matteo Von Bewitcher (… Bewitcher) pour quelques solis bien sentis un peu partout sur l’EP.
Bref, evil la guerre ? Ils l’auront !
Tracklist :
Portrait of Torment (4:58)
Soft Flesh for the Dungeon of the Damned (4:26)
Strike After Strike (4:29)
Morbid Odyssey (3:51)
Abnormal Cruelties (6:00)
Bonus :
EP “Pain, sex & torture” (2021) : Frost Tower (3:10) / Pain, Sex & Torture (3:43) / Hell Bent For Leather (reprise Judas Priest) (2:25) / The Blade Itself (3:16)
EP “Black Moon sadism” (2021) : Black Moon Sadism (3:29) / The Cauldron (3:50) / Billion Dollar Sadist (reprise Turbonegro) (2:39)
Single 2021 : Lagoon of Doom (5:30)
Split “Sadistic rot” (2022) : White Hot Vengeance on Blackened Wings (5:08) / Razor Blade Fever (4:33)
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