Scarecrow – Splatterpunk

Le 23 septembre 2021 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


  • Jack13 : chant, basse, claviers
  • Ruho : guitare, choeurs
  • Lima : batterie

Style:

Horror Punk

Date de sortie:

06 aout 2021

Label:

Sick Taste Records

Note du SoilChroniqueur (Quantum) : 8/10

“L’inquiétude présente est moindre que l’horreur imaginaire.” William Shakespeare

Cela faisait longtemps ! Je ne m’étais pas frotté à un groupe de punk depuis un long moment, l’occasion était trop belle. Me voilà donc de retour dans les pénates du punk, si cher à mon cœur mais pourtant si éloigné depuis mon asservissement envers le metal. Et comme ce soir je suis assez fatigué de ma journée de boulot qui fut houleuse, et grâce à mes voisins qui m’ont fait un sale coup la veille au soir, je me sens revigoré. C’est vrai que même si je suis loin de partager pleinement l’idéologie punk et notamment les modes de vie qui tournent autour, je me suis toujours senti animé d’une certaine idéalisation. Mes exemples les plus glorieux sont les classiques Parabellum et Bérurier Noir, et j’adore m’extasier comme un taré sur « Porcherie » ou « Cayenne ». C’est idiot parce qu’il y a une belle opposition envers les forces de l’ordre que de mon côté je tends à respecter, même si les dérives qui sont dénoncées existent aussi. Ce n’est qu’un exemple, mais je ne sais pas pourquoi, dès que j’entends les esclandres de Bérurier Noir, j’adore. En tout cas, le punk doit être un élément de ma vie légèrement enfoui et je n’arriverais probablement jamais à expliquer pourquoi j’adore ce style comme ça. Mais ce que j’aime, c’est l’originalité. Le farfelu, le burlesque voire même l’absurde ! Et j’ai ouï dire qu’il existait un groupe qui proposait du punk horreur, ou l’horror punk si vous préférez. Avec le groupe Bad Tripes que j’adore, on avait frôlé l’horror punk justement, mais on était plus sur du shock rock. C’est donc officiellement mon premier groupe du genre, il se nomme Scarecrow et sort un album qui s’appelle « Splatterpunk » !

Concernant le principe de faire connaissance avec Scarecrow, cela va être une affaire rondement expédiée puisqu’on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent. On sait simplement (merci Bandcamp) que le groupe existe depuis 2000 et vient de Finlande. Voilà. C’est un peu déplorable de ne pas avoir un minimum d’informations, et que l’on soit obligé de faire tout le boulot. J’espère sincèrement que l’album en vaut la chandelle, sinon mes efforts seront à la hauteur de ma frustration. J’ai donc cherché un peu, j’ai découvert que Scarecrow avait dix-sept sorties à son compteur, albums singles et EPs confondus, avec parfois un autre nom comme Panzercrow. Enfin, si c’est le même groupe parce que rien n’est sûr… C’est un peu le bazar tout cela, et le plus cocasse c’est que l’album que je chronique ici, « Splatterpunk« , n’est même pas proposé sur le Bandcamp du groupe ni sur le site du label… C’est presque un peu risible. Mais bon, allons-y…

La pochette est dans la même veine que ce qui était fait précédemment dans l’histoire du groupe. A savoir un esprit horreur et une sorte de démarche bien ancienne, dans un style très coloré et vintage. J’ai un peu de mal à cerner si Scarecrow fait dans le burlesque ou dans le concret, à savoir que cette pochette semble être dans un humour caustique, très noir de fait, mais je ne sais pas si les intentions sont réellement parodiques ou s’il y a une intention honnête derrière. Mais je ne peux pas vraiment dire si j’aime ou non cette chronique. Mon attirance naturelle et maladive pour tout ce qui est horreur me force à croire que oui, je m’arrêterais volontiers devant pour regarder de quelle bouillabaisse il en tourne, mais cet espèce de rose pimpant et la simplicité manifeste avec laquelle est faite la pochette ne me conviennent guère. A la rigueur, on pourrait aisément se dire que cette pochette un peu étrange est le maître mot du punk, encore faut-il en être sûr, mais j’ai du mal avec cette relative simplicité et enfantillage manifeste qui décrédibilise un peu les débats. Je passe mon tour sur ce coup-ci.

Par contre, heureusement que l’on ne s’arrête pas à la première impression parfois ! La musique est bien cool ! Un bon punk typiquement produit si l’on peut dire avec un son crade comme par permis, des samples en pagaille, un chant très agressif mais surtout scandé comme jamais, avec des chœurs énormes ! A noter toutefois une petite subtilité dans certaines compositions avec des incorporations clairement metal, notamment avec une batterie qui tambourine sévère à la double pédale, des rythmes généraux moins punk mais les guitares sont d’une simplicité qui frise le ridicule, tout ce que j’aime dans le punk ! Quelques accélérations monumentales aussi aux guitares, c’est chouette ! Après, que l’on ne s’y méprenne pas, la musique est majoritairement du punk. Concernant la partie horreur, j’ai un peu plus de mal à la discerner clairement. Je m’attendais à un peu plus d’ambiances films d’horreur genre série Z ou à la Rob Zombie, en vérité seul le concept est horreur. Le reste est basiquement du punk old school. C’est donc sur un constat de déception assez minime que j’ai clos la première écoute, rapidement d’ailleurs vu que les pistes sont extrêmement courtes, n’excédant que rarement deux minutes on ne peut pas dire qu’on est le temps de s’épuiser. En tout cas, « Splatterpunk » est un album qui s’écoute très simplement, sans fioriture, avec juste un petit appel d’air à recevoir concernant la production quand on ne connait pas, mais après cela passe tout seul. C’est un album sans ambition, juste pour faire de la musique, et la dimension punk s’arrête à la musique en elle-même puisqu’il n’y a aucun message politique à faire passer. Du brut de chez brut, pour se marrer voilà tout ! Qu’on se le dise !

Pour la production, c’est assez rapide aussi : il n’y en a pas vraiment. C’est punk les gars ! Le son est sale comme pas possible, avec toutefois un petit effort de fait pour que les instruments soient bien placés et que l’on profite allègrement et avec autant de plaisir du chant comme des cordes. Il faut être prêt je dirais, c’est certain que quand on se frotte pour la première fois à un album de punk comme « Splatterpunk« , on est surpris. Mais l’esthétique on s’en fiche, l’important c’est de profiter de chaque riff, et pour cela pas besoin d’avoir une production parfaite. Je ne connais pas les secrets de Scarecrow mais je sais au moins que leur album est fidèle à cette belle tradition du je-m’en-foutisme total du son et de l’intention première. C’est là toute la magie du punk et Scarecrow ne fait pas un écart de conduite, tout est bien fait pour que l’on soit dérangé. Donc le contrat est rempli.

En fait, je n’ai pas écouté d’autres fois. La première m’a convaincu que cet album ne souffre d’aucune prétention autre que faire de la musique la plus mauvaise possible pour nous plaire. C’est tout le paradoxe du punk, mais j’adore ça ! « Splatterpunk » ne souffre d’aucune contestation possible, l’horror punk a de beaux jours devant lui. C’est pour cela que je préfère m’arrêter ici ! Tout est réuni pour que vous passiez un moment sympathique, décalé et tout de même un peu horrible, mais bon, c’est normal qu’on vous dit ! C’est du punk ! Et du très bon.

Tracklist :

1. Stand up and Die
2. Mark of the Werewolf
3. Witchfuck
4. ZMB1
5. Skull of Antichrist
6. Don’t Worry, We Just Die
7. ZMB2
8. In the Name of Nothing
9. Nothing in the Mirror
10. ZMB3
11. Breathing Death
12. What’s the Devil to You
13. Gruesome Twosome
14. Master of Chaos
15. ZMB4
16. Nocturnal Bird

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