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Oracles – Miserycorde

Le 7 juillet 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Sven De Caluwé: Chant
  • Sanna Salou : Chant
  • Mendel Bij de Leij : Guitare
  • Steve Miller : Guitare
  • Andrei Aframov : Basse
  • Ken Bedene : Batterie

Style:

Modern Symphonic Death/Deathcore

Date de sortie:

01 juillet 2016

Label:

Deadlight Entertainement
Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 10/10
Sur le papier, c’est déjà de bon augure pour Oracles : un all star band belge fondé initialement par le couple de chanteurs Sven de Caluwé (Aborted)/Miri Milman (Distorted) en 2014, qui va se mettre en veille le temps du divorce houleux entre monsieur et madame – ah bah oui : la règle du « no zob in job », c’est pas pour rien qu’on l’a inventée – pour se reformer avec le line up d’origine, sans madame remplacée par Sanna Salou de Dimlight. A ceux-ci s’ajoutent Mendel Bij de Leij (guitare) et Ken Bedene, comparses de Sven dans Aborted, Steve Miller (guitare), Andrei Aframov (basse) et Mike Heller (batterie, actuellement remplacé par Ken Bedene), tous trois ex-System Divide. Rassembler des stars, c’est aussi rassembler des égos, et c’est pas forcément gagné, sur le papier comme en vrai (et pire encore s’ils sont en couple et dans le même groupe)… Rappelez-vous l’équipe de France de foot, il n’y a pas si longtemps : une bande de gosses capricieux et donc irrespectueux, le truc à ne pas faire surtout quand on a ce niveau de notoriété (bon, pour eux, pas sur qu’ils aient été en couple les uns avec les autres).
Après, c’est quoi, une « star » au final ? Une personne qui a apporté quelque chose dans un domaine artistique ou autre, qui fait qu’il mérite respect et reconnaissance, ou le premier abruti en quête de son quart d’heure de gloire, manipulé plus ou moins sciemment par des éleveurs de bovins/ovins médiatico-commerciaux pour montrer son cul/sa bite/ses nichons/son inculture crasse – biffler la mention inutile s’il y en a une – afin de se faire aduler par une bande de crétins décérébrés en nombre croissant constant ? [Pour davantage d’explications et d’avis critiques et argumentés sur cet épiphénomène qui a pris une telle ampleur que même Canal+ est sur le point de disparaitre pour ne plus qu’abuser de votre cerveau reptilien, achetez mon livre « Pourquoi j’ai touché très fort à mon poste avec ma BC Rich » aux éditions Morgul-Ankhou !].

Bon, c’est pas tout ça, mais si on parlait de leur troisième album, le premier avec ce nouveau line up, histoire de savoir si je dois placer tout de suite un « Oracles, ô désespoir, ô vieillesse ennemie » ? Bien, alors abordons directement ce Miserycorde – comme quoi je ne suis pas le seul à apprécier les calembours, plus que les carambars – dont le suffixe résume assez bien l’idée générale : les cordes. Que ce soient celles des guitares, tendues et saturées ou celles de l’orchestre synthétique de ce Death symphonique teinté de Modern Deathcore avec des pointes assez pointues d’électro, carré et puissant, qui teinte à l’oreille comme un mélange de tas de groupes allant de Dimmu Borgir, Cradle of Filth vers Scar Symmetry, à Evanescence, Lacuna Coil ou Whitechapel, en passant par… System Divide, bien sur. J’omets sciemment les influences potentielles liées aux featurings – oui, quitte à se faire un album varié, autant inviter les copains – de Per Nilsson (Scar Symmetry), Ryan Knight (ex- The Black Dahlia Murder) et Jeff Loomis (Nevermore, Arch Enemy)

Eh bah vous savez quoi ? Ça me la colle demi-molle dès l’écoute du premier morceau – pourquoi n’y aurait-il que Steve Miller qui bande ? –, bien davantage que la seule chose qui reste à Canal+ pour survivre (et qui leur sert de tête de gondole de campagne promotionnelle, la chaine aurait dû opter pour le slogan « un p’tit like s’il vous plait, c’est pour le chien ! » vue la schlagitude dans laquelle ils sont en train de s’embourber…) C’est de plus très équilibré : brutal et tendre (ce duo de voix aux places superbement réparties), harmonieux et dissonant, mélodique et bruitiste, « souple et solide à la fois » pour « rappeler l’éthique de la maison [de publicité] » des Inconnus. (« Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu’ils le sont »). De plus, on n’est pas forcément habitué à entendre Sven de Caluwé aboyer des paroles avec un timbre plutôt deathcore qu’à ses usages vocaux dans le Brutal Death d’Aborted, quand on est davantage habitué au timbre à la fois puissant et sensuel de Sanna Salou dans Dimlight.

Une petite reprise du « Beautiful People » de Manson, qui vaut le détour, et puis s’en vont… A la limite, 45 minutes c’est presque trop court !

Bref, je ne suis plus que joie et émotion, mon caleçon vous dirait la même chose s’il pouvait parler !

Vous voici face à un des meilleurs albums de 2016 selon moi, n’ayant rien trouvé à jeter qui soit éventuellement superflu, en tous cas si vous aimez la musique qui sait montrer ses divers aspects dans l’expressivité et les affects.

A écouter en éteignant sa télé, après avoir repris une activité cérébrale normale…

Tracklist:
1. An Adagio for the Callous (1:48)
2. The tribulation of Man [feat. Per Nilsson] (4:05)
3. Catabolic [I am] (4:39)
4. Quandaries Obsolete [feat. Ryan Knight] (4:44)
5. Scorn (3:48)
6. Body of Ineptitude [feat. Jeff Loomis] (3:43)
7. Remnants Echo (5:00)
8. A Canvas of me (3:31)
9. S(k)in (6:23)
10. The beautiful People [Marilyn Manson cover] (3:46)
11. We, the Indifferent (4:09)

Facebook: https://www.facebook.com/thecultoforacles/
Site officiel: http://www.oraclescult.com/
Spotify: https://play.spotify.com/album/4STdPLgxQFiWUj2BQiSvBy
Youtube: https://www.youtube.com/channel/UCStnFx … bC_k5tEbLg

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