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Fabulae dramatis – Solar Time’s Fables

Le 8 novembre 2017 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


•    Isabel Restrepo : Chant, Harmonium, Sitar
•    Isadora Cortina : Chant
•    Wesley Beernaert : Growl
•    Daniel Díaz Ordoñez : Guitare, Basse
•    Hamlet : Basse, Chant
•    Maxime Moreira : Batterie

Guests :

•    Veerle Hemeryck : Flûte
•    Christophe Lardinoiks : Saxophone, Djembe
•    Billy Mickelson : Violoncelle
•    Loni Cornelis : Violon
•    Andrès Camilo Silva : Piano
•    Bram van Weverberg : Accordéon

Style:

World Music Metal

Date de sortie:

29 Septembre 2017

Label:

Autoproduction/Dooweet Agency

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 7/10

L’album Solar Time’s Fables de Fabulae dramatis sera pour moi l’album du « pourquoi pas »…

Dans la vie, on a tous un rôle à jouer : les travailleurs sont là pour travailler, les chroniqueurs pour chroniquer, les pique-niqueurs pour pique-niquer et les secrétaires de direction pour se faire… les ongles au vernis flashy. Là, j’avoue que tout l’ensemble m’a laissé perplexe et dubitatif.

Le mélange des styles, pourquoi pas… Ma foi, aujourd’hui, sorti des métissages, peu de chances de créer LA révolution musicale (sauf chez PNL et JUL, bien entendu, mais là on est dans la révolution passive et molle du gland). Mais ici on se retrouve face à un ensemble aussi hétérogène qu’hétéroclite, vu la forme de cadavre exquis que prend l’ensemble de l’album, dont j’aurai du mal à citer qui est LE compositeur tant chacun semble avoir mis la main à la pâte en y mettant sa patte. C’est d’ailleurs un peu trompeur de se retrouver avec un morceau d’ouverture très metal avec un gros riff et du growl quand la voix majoritaire du disque est une voix féminine, celle d’Isabel Restrepo à qui j’enverrai mes éloges pour ses facultés à jongler entre les différentes techniques tout au long de ces plages de fabliaux, mais je reviendrai sur ce point au fil de cette chronique.

Mon deuxième « pourquoi pas » ira sur la base du concept album autour de « fables », histoires et légendes issues de cultures de par le monde, ce qui expliquerait la diversité des genres et des approches musicales, ainsi que ces mélanges d’ambiances et l’apport d’instruments des cultures idoines (sitar, flutes, djembe, tampura, etc.) Personnellement, tous ces mythes m’abusent, mais on finit par se demander où le groupe, dans tout son aspect metal progressif, veut en venir sur le fond. C’est loin d’être désagréable, heureusement, mais ça manque d’unité et de cohérence. D’autant quand la qualité ne semble enfin au rendez-vous qu’à partir de la troisième piste, comme si la copie des pistes précédentes n’avait pas été relue ni finalisée, hésitante et mal calée. On pourra mettre ça sur le compte d’un deuxième album, successeur de Om en 2012, peut-être trop ambitieux et pas assez maturé pour le groupe belge (ou fait dans l’urgence ce qui expliquerait ce manque de réécoute avant finalisation).

Comme expliqué ci-avant, la base est avant tout metal, la guitare électrique étant imparablement présente… Et mon troisième « pourquoi pas » se posera sur le choix du mixage de la gratte lead et de son choix de son, tantôt sec et coupé au sécateur, creux, tantôt d’inspiration hendrixienne, voire très metal sur la fin. J’imagine qu’il doit y avoir des choix d’enregistrement pas forcément des plus heureux qui font qu’on a aussi l’impression de ce manque d’homogénéité dans le mix, voire le choix de micros, comme par exemple pour la prise du saxo sur « Sirius Wind » dont la partie manque de vie et de relief jusqu’à sa seconde partie du morceau.

Ainsi arrive donc mon quatrième « pourquoi pas » : celui de l’écoute de tout l’album. Autant se faire à l’idée qu’un random listener se fait lui-même une idée sur la première piste généralement, voire la deuxième… Et hélas, ça devient inspiré et intriguant seulement à partir de la seconde moitié de l’album, parce que ça sort des carcans metal pour aller davantage chercher dans la World Music. C’est maintenant que j’envoie des fleurs à la chanteuse lead, avec sa voix claire un peu tous-terrains, que ce soit dans le murmure, le chuchotement, le lyrique, le grinçant, le pop, allant lorgner tantôt vers un grain assez similaire à celui de Simone Simmons – quoi « t’es partial, c’est pas juste ! » ? – tantôt vers les approches de Cathy Berberian proche du sprechgesang. Et puis cette interprétation sur du tango argentin de « Roble para el Corazón », totalement dans le bon groove (morceau le plus réussi de l’album à mon gout) me colle les poils.

J’imagine que je pourrais encore détailler énormément, mais je préfère vous laisser découvrir les petites subtilités de cet album jusqu’à la dernière piste, la plus intense. Car c’est un album ambitieux qui est varié mais qui, comme tout album ambitieux, aurait eu besoin d’être davantage travaillé ou décortiqué par une oreille extérieure qui se serait plongée dans les détails à corriger pour être pleinement réussi, car si le fond est intéressant, la forme nécessite de vraiment passer du temps à l’écouter et non pas sortir sa zapette et mettre les quelques premières secondes de chaque piste.

Solar Time’s Fables, un album « A écouter » ? Pourquoi pas…

Tracklist :

1. Agni’s Dynasty [Fire I] (4:08)
2. Stone (4:36)
3. Heresy [Steel] (3:56)
4. Sati [Fire II] (6:24)
5. Sirius Wind (3:47)
6. Coatlicue Serpent Skirt [Earth] (5:00)
7. Nok Terracottas [Mud] (2:48)
8. Forest (1:27)
9. Roble para el corazón [Wood] (5:03)
10. Smoke for the Clouds [Ahuirán’s Water] (5:57)
11. Barren [Gravel] (4:55)

Facebook : https://www.facebook.com/pg/fabulaedramatis/
Site officiel : http://www.fabulaedramatis.com/
Bandcamp : https://fabulaedramatis.bandcamp.com/
Youtube : https://www.youtube.com/user/FabulaeDramatis

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