Chaos Frame – Paths to Exile

Le 8 octobre 2015 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Dave Brown: Chant
  • Matt Hodsdon : Guitares
  • Andy Xiong : Guitares
  • Aaron Lott : Basse
  • Steve Bergquist : Batterie

Style:

Progessive Power Metal

Date de sortie:

4 Septembre 2015

Label:

Nightmare Records

Note du SoilChroniqueur (Wilhelm von Graffenberg) : 8.5/10

Si je mélangeais un bovin et un fruit vert, j’obtiendrais… ? Une vache-kiwi ! Si je mélangeais une orange et un employé, j’obtiendrais… ? Une clémentine-salariée ! Et si je mélangeais Symphony X et Arch Enemy, j’obtiendrais… ? J’obtiendrais… ? J’obtiendrais Chaos Frame, du « Progressive Metal With Balls » (je vous épargne la traduction velue) pour citer leur étiquette facebook.

Exit les calembours foireux (faut vraiment que je pense à les envoyer à Carambar un de ces jours), l’hydre multi-tête qu’est ce groupe – on y décèle aussi d’autres ressemblances du genre de Royal Hunt (dans la voix du chanteur, Dave Brown, assez proche de celle de DC Cooper) ou Dream Theater (dans l’esprit des riffs prog), voire du Wintersun par moments – est d’une efficacité notable.  Le Minnesota nous avait offert Prince, on a ici des « petits Prince » (heureusement que j’avais dit que j’arrêtais les jeux de mots vaseux, Saint Paul, priez pour moi car je ne sais plus ce que je dis…) du metal qui nous proposent un « Paths to Exile » truffé de pépites (de chocolat… ok, je sors), chemins qu’ils nous invitent à prendre avec eux de diverses manières mais sur un tempo d’enfer avec des riffs efficaces et mélodiques, variés et complémentaires, loin d’être monotones et recelant des bonnes surprises, se mariant bien entre eux.

L’ensemble est carré et bien produit, leur power prog mélodique est construit, soigné et entrainant et le groupe, fort des multiples combinaisons et influences repérables, sait néanmoins se forger une identité propre. On peut y trouver a minima son compte qu’on soit plutôt porté sur le metal extrême (le batteur maitrise son sujet à grosse dose de blasts) ou mélodique (les shredders se feront plaisir à écouter, voire décortiquer les soli de gratte ou certains riffs rythmiques bien corrosifs et techniques plutôt portés thrash) ou progressif (bonjour les structures à changement de métrique…) et le tout sans avoir l’impression de riffs mis bout à bout. Un bon album de power metal, original et pas redondant, c’est pas forcément commun par les temps qui courent.

Huit titres qui ne laissent pas le temps de s’ennuyer, du début à la fin. Chaque titre (de minimum 5 minutes) est dissemblable du suivant mais tout autant in da face. On peut y trouver aussi bien du chant clair puissant que du growl, des chœurs et même… un solo de saxophone sur « Paper sun » ! De la lourdeur et de la légèreté, quelques grammes de finesse dans un monde de brutes, le batteur du groupe sait y faire tant on se demande parfois s’il s’agit bien d’un batteur et non d’un robot, tellement il propose de variété dans ses parties, toujours maitrisées.

L’entrée en matière (le premier qui ajoute « fécale », je l’envoie direct en stage chez Bigard… et je ne parle pas de la Star du steak haché) se fait sur le choix – à mon avis – peu judicieux d’un « Painful Lessons » très heavy et au final assez commun, peu démonstratif du (devrais-je dire « des ») style du groupe et qui a cet effet trompeur (et donc risqué) de mettre l’auditeur dans un « mouais, encore un énième groupe de heavy bof… » Surtout quand le morceau suivant, éponyme au titre de l’album, commence sur un gros blastbeat, s’enchaine sur des riffs prog et mélange le tout avec un esprit de tremollos black metal. A la limite plus démonstratif de l’esprit général, on aurait plutôt entendu logiquement en tête de gondole pour ouvrir cette rondelle (oui, les esprits les plus tordus et/ou optimistes se retrouveront dans ce sous entendu graveleux).

« Derceto », quant à lui, serait l’hybride obtenu de la copulation d’Anthrax, Symphony X et Dimmu Borgir, qui auraient fréquenté Arch Enemy pendant un meet & greet growlesque (à imaginer, c’est assez fendard, mais le résultat est plutôt réussi). « Terra Firma » tabasse, au sens littéral du terme, pour faire vite. « Attention, chérie, ça va trancher » pourrait-on dire d’entrée de jeu sur « Paper sun » ; le morceau est redoutablement efficace, une sorte de Symphony X sous speed mais avec en outre (et en outro) un solo de saxo (et pas un salaud de sexo) qui parait incongru mais est totalement le bienvenu et ajoute sa petite pointe d’originalité WTF dans le morceau, voire l’album (la drogue, c’est mal, m’voyez…). Par la suite, on retrouve cette mixité de genres sur les morceaux nous menant vers la fin, avec comme fil conducteur du power mélodique teinté de prog.

Accessible bien que varié, diversifié sans être déroutant, dynamique sans être agaçant, savoureux… Bref, un album qu’il est bien à écouter… A écouter pendant un diner au Chandelles (non, non… le club échangiste) tant tout se mélange avec tout, avec délectation.

« Le calembour est un pet de l’esprit » (V. Hugo)… Vous avez 4 heures !

Tracklist :
01. Painful Lessons
02. Paths to Exile
03. Derceto
04. Terra Firma
05. Paper Sun
06. Giantkiller
07. Doomed
08. The World had two Faces

Facebookhttps://www.facebook.com/chaosframe
Youtubehttps://www.youtube.com/channel/UCjtsPl3b879IVnrvmPrknPg
BandCamp https://chaosframe.bandcamp.com/

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