Archspire – Bleed the Future

Le 2 décembre 2021 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Spencer Prewett : Batterie / Dean Lamb : Guitares / Tobi Morelli : Guitares / Oliver Rae Aleron : Chant / Jared Smith : Basse.

Style:

Brutal Death metal Ultra Technique

Date de sortie:

29 octobre 2021

Label:

Season Of Mist

Note du SoilChroniqueur (Arno) : 9,5/10

 

Les fans de death technique sont vraiment à la fête en ce moment. En effet, ils ont pu se régaler récemment de trois bombes, dans des registres pourtant différents : « Desolate » d’Ophidian I, « Gloire éternelle » des intouchables First Fragment et, bien sûr, « Bleed the Future« , quatrième album de ces autres prodiges canadiens que sont les membres d’Archspire.
S’il est quasiment impossible de faire un « track by track » tant les titres sont denses et finalement indissociables, il serait en revanche intéressant qu’un vrai musicien (pas moi donc) fasse une analyse de la performance de chaque instrument car on frôle ici des sommets rarement atteints en termes d’équilibre entre vitesse supersonique et dextérité gargantuesque.
Car oui, Archspire nous convie à un festin pantagruélique de riffs, de breaks, de structures incompréhensibles aux oreilles non expertes, de solos limpides, la liste est longue.
Le mieux pour se faire une idée de l’étendu des dégâts, c’est encore d’écouter le titre d’ouverture « Drone Corpse Aviator ».

N’ayant pas les armes pour décrire un tel album, je peux encore fonctionner par adjectif et métaphore, ou encore par approximations. Je vais donc me rabattre sur ce que je comprends, à savoir la production pour commencer.
Pour du death, c’est l’un des albums les plus propres que j’ai pu entendre. Tous les instruments, et notamment la basse bordel (Jared Smith est un mutant), sont traités avec la même clarté mêlée de puissance, cela tient du prodige.
A ce titre, même la batterie sonne plutôt organique, si bien que l’on n’a à aucun instant l’impression d’écouter un truc uniquement joué sur ordinateur.
Ensuite, il y a les compositions. Bien sûr, les mecs maîtrisent que ça en est écœurant mais, d’une, la brutalité du death n’est jamais laissée de côté, de deux, le travail d’écriture pour éviter de donner l’impression que c’est une collection de plans collés les uns aux autres est proprement monstrueux.
Et puis il y a le chant d’Oliver Rae Aleron. En regardant un clip, j’avais été très surpris par sa gestuelle hip-hop et sa posture générale, très loin de ce que l’on trouve habituellement dans le metal. Je pense avoir mieux compris pourquoi au cours de ces huit compositions. Le type a une telle scansion, un tel débit de paroles et il est tellement précis, tellement dans le tempo, j’imagine que son corps et la gestuelle lui servent de repères, le mouvement accompagnant la voix d’une manière finalement très logique. Bon, à titre personnel, je trouve que la place réservée au chant est parfois trop importante mais, d’un point de vue purement technique, c’est assez dingue.

Pour ne rien gâcher, « Bleed the Future » se voit doté d’une pochette sublime, finissant de marquer les esprits et propulsant probablement Archspire parmi les géants du genre.
Grosse, très grosse, branlée.

 

Tracklist :

1. Drone Corpse Aviator (3:46)
2. Golden Mouth of Ruin (4:05)
3. Abandon the Linear (4:36)
4. Bleed the Future (3:48)
5. Drain of Incarnation (4:20)
6. Acrid Canon (4:09)
7. Reverie on the Onyx (3:47)
8. A.U.M. (Apeiron Universal Migration) (3:04)

 

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