Mama’s Gun – Mama’s Gun

Mama’s Gun – Mama’s Gun

Note de la Soilchroniqueuse (Bloodybarbie) : 7/10

Rien que la lecture du nom, ça laisse à désirer ! Bon, je passe outre et j’écoute…

La première écoute m’a laissée complètement indifférente, la deuxième aussi. Je me suis quand même forcée pour une dernière, et je n’ai toujours pas des papillons dans le ventre, rien de bien palpitant.

Du heavy rock/stoner à la Stoned Jesus et un tas d’autres groupes, ce n’est pas désagréable du tout, mais je reproche à la musique de Mama’s Gun de ne pas avoir réussi à me séduire.

Ce premier album du trio de Limoges est propre et bien fait, avec quelques bonnes idées. L’effort est fort appréciable, il manque juste un brin d’originalité ou des mélodies qui marquent les esprits. Après tout, les goûts et les couleurs ça peut se discuter, non ? Mais le plus important de nos jours, c’est de s’éclater à faire de la musique avant tout, car sortir de l’ordinaire devient un sacré défi.

Qui sait, le prochain album sera peut-être meilleur ?

 

Tracklist :

01- Shield & Shelter
02- Both Sides Of Your Mind
03- Dead Legends
04- Itchcock
05- Electrical Redeemer
06- Righteous Hand
07- Father Fever
08- Greed
09- Sun Haters, Moon Lovers
10- Tomorrow

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Valley Of The Sun – Old Gods

Valley Of The Sun – Old Gods

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10

Une histoire d’amour commencée le vendredi 21 juin dernier autour de midi à la Valley du Hellfest !
Voilà qui est précis !
C’est autant mû par une curiosité due à un bouche-à-oreille pour le moins positif concernant Valley Of The Sun que par le fait d’avoir déjà couvert plusieurs fois les brutaux Sublime Cadaveric Decomposition, qui malmenaient le public de l’Altar que j’ai fait ce choix…

Choix pour le moins gagnant car j’ai pris une telle claque que j’en ai encore les joues qui piquent !
Pour le coup, mon appétit de fuzz, de stoner, de grunge, le tout combiné avec du bon hard rock a été pour le moins comblé.

Pour une découverte, quelle découverte ! Et hop, que je te shoote vite fait le titre alloué à la photographie et voilà que je me pose dans un coin pour écouter ce qui ne m’est peut être pas apparu comme une révélation mais comme une évidence ! Il me faut en savoir plus sur ce groupe ! Quelle claque, la première d’un Hellfest haut en couleurs !

En grand fan des Alice In Chains, Monster Magnet, Queens Of The Stone Age, Kyuss ou autre Soundgarden, j’ai trouvé mon compte ! Et quand j’ai vu ce nouvel album – ok, il est sorti en mai dernier – dans la liste des albums à chroniquer, il était évident que je ne pouvais pas passer à côté.

Pour ce quatrième album – tu penses bien que je me suis sérieusement rencardé sur les trois albums précédents The sayings of the seers (2011), Electric talons of the thunderhawk (2014) et Volume rock (2016) –, se contenter de les classer simplement dans le stoner rock serait bien réducteur !
Quelle richesse : tour à tour, je me mets à penser certes aux groupes précités mais également aux côtés hypnotiques d’un The Doors ou à la richesse des deux monstrueux albums de The God Machine (ou comment se trouver une excuse pour s’avaler d’une traite les intemporels Scenes from the second storey et One last laugh of the dying, sortis respectivement en 1993 et 1994) que le décès, aussi tragique que brutal, du bassiste Jimmy Fernandez d’une tumeur au cerveau a contraint à jeter l’éponge, voire même The Rolling Stones

Valley Of The Sun est le magnifique compromis de tous ces éléments, une véritable invitation à un voyage intérieur : le chanteur Ryan Ferrier le dit lui-même : “ce nouvel album est une méditation sur qui j’ai été, je suis maintenant et voudrais devenir”, et insiste sur le fait que l’écriture de cet album a principalement été inspirée par le décès de sa sœur.

Déjà, sans vouloir faire mon Quantum, on parlera de la pochette qui, à l’instar de quelques plages instrumentales disséminées sur l’album, fait référence aux divinités hindoues (“Gaia creates”, “Shiva destroys”, “Buddha transcends”) avec des ambiances mystiques ou tribales…

Ensuite, musicalement, des mid – voire low – tempos, planants, hypnotiques, transcendants, lancinants (“Old Gods”, “Into the abyss”, “Faith is for suckers”, “Dreams of sand”), alternés avec des monstres d’énergie pure (“All we are”, “Dim vision”, “Firewalker”, “Means the same”) et qui montrent une richesse de composition monstrueuse. Oui, cet album est riche… musicalement, émotionnellement et paradoxalement facile d’accès tant on arrive à rentrer rapidement dans leur univers : Valley Of The Sun a été capable de nous prouver qu’on n’avait pas besoin de composer une musique complexe pour se montrer aussi diversifié qu’addictif !

Un must !


Tracklist :

1. Old Gods (6:00)
2. All We are (4:59)
3. Gaia Creates (2:15)
4. Dim Vision (3:55)
5. Shiva Destroys (1:16)
6. Firewalker (1:37)
7. Into the Abyss (6:42)
8. Faith is for Suckers (3:30)
9. Buddha Transcends (1:19)
10. Means the Same (3:59)
11. Dreams of Sands (6:05)

BandCamp : https://valleyofthesun.bandcamp.com/
Facebook : https://www.facebook.com/valleyofthesun/

Godsleep – Coming of Age

Godsleep – Coming of Age

Note du Soilchroniqueur (Celtikwar) : 7/10

Voici un quatuor grec des plus sympas.

Godsleep est un groupe de Stoner qui a sorti fin 2018 son second album, Coming of Age, une petite pépite pour les amateurs du style.

Gros point fort du groupe, le chant d’Amie apporte une touche décalée très importante, permettant au groupe de ne pas tout miser sur la lourdeur du style. Un peu de mélodie et un côté déjanté avec mise en avant très forte. Autre point positif, la production, ni trop propre ni trop crade, permet également une très bonne sonorité des guitares et un jeu de saturation sur la basse très bien dosé. Un morceau comme “Unlearn” devrait vous séduire.

Le défaut de la formation est sûrement le manque de variété (laquelle est certes difficile dans ce style), ce qui malheureusement fait qu’aucun titre ne vient véritablement vous botter le cul, tout est bon mais pas génial. Il y a pourtant de très nombreuses cassures de tempo qui auraient pu permettre une envolée sauvage plus forte par moment.

Godsleep nous envoie une bonne dose de Stoner avec ce Coming of Age qui balance quand même assez fortement ; “N.O.U.” ou “Basic” ont chacun la capacité de vous faire crier par leur côté psychédélique. Un bon opus, très plaisant mais sans plus.

 

Tracklist:

1. Ex-Nowhere Man
2. Unlearn
3. N.O.U.
4. Celestial
5. Puku Dom
6. Basic (The Fundamentals of Craving)
7. Karma is a Kid
8. Ded Space

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Nebula – Demos & Outtakes 98-02

Nebula – Demos & Outtakes 98-02

Note du SoilChroniqueur (Le Révérend) : 7/10

Depuis plus de dix ans, le label italien Heavy Psych Sounds Records porte haut les couleurs de la scène stoner, desert-rock, psyché et rétro rock. Ce qui avait commencé pour Gabriele Fiori, le chanteur guitariste du groupe Black Rainbow, comme un moyen de mieux contrôler les disques de son groupe a tranquillement muté en vrai label et bookeur indépendant, réussissant à faire signer des légendes du genre, comme Brant Bjork, Yawming Man et ceux qui vont nous occuper ici, les Californiens de Nebula.

Le trio s’est formé en 1997 avec Eddie Glass (chant-guitare), Ruben Romano (batterie), partis du groupe Fu Manchu, et le bassiste Mark Abshire (lui aussi passé par Fu Manchu).

Heavy Psych Sounds Records a réédité en 2018 le premier EP du groupe, Let it burn (1998), le premier album, To the Center (1999), et le Dos EP’s (2000) qui regroupe les quatre morceaux du split avec Lowrider, les quatre du EP Sun Creature et trois inédits. En ce début 2019, le label reprend son bâton de pèlerin pour ressortir deux LPs, dont ce Demos & Outtakes 98-02.

Alors oui, ici rien de bien neuf : on a des démos de titres connus comme « Humbucker », « Smokin’ Woman », « Sun Creature », « To the Center » et « Synthetic Dream » en plus brut. Ce qui est loin d’être inintéressant car faisant ressortir leur coté punk-rock que les productions d’albums ont pas mal gommé ! Et on l’entend bien sur l’inédit « Whalefinger » que les Stooges ou autres Ramones n’auraient pas renié. Eddie Glass l’avait écrit pour un de ses premiers groupes, Olivelawn, où il a officié en tant de batteur !

On a aussi droit à une reprise live de « Nervous Breakdown » de Black Fag, histoire de bien enfoncer le clou niveau origine. Nebula nous gratifie aussi d’une reprise du groupe anglais Leaf Hound, quasi oublié de nos jours, leur seul album sorti en 1971. « Growers of Mushroom » vaut pourtant de se pencher dessus. La version du trio est superbe, hard rock vintage bien gras, n’empêchant pas des envolées lyriques, hommage sincère à une musique qui fait partie de leur patrimoine. La dernière reprise est pour un autre groupe anglais des sixties, The Creation, « How does it feel to feel? », en plus lourde que l’originale.

Une sortie, réservée avant tout aux hard fans du groupe, donnant un éclairage sur les origines musicales des Californiens. Dispensable, tout en n’étant pas possible de faire l’impasse dessus…
Oui, le dilemme de tout amateur de musique !

Tracklist :

1. Stagnant Pool (’00/’01 demo) (reprise Leaf Hound) (3:30)
2. Whalefinger (’02 demo) (2:08)
3. Humbucker (’99 demo) (2:47)
4. Smokin’ Woman (’98 demo) (5:30)
5. Sun Creature (’98 demo) (3:25)
6. You got it (’02 demo) (3:06)
7. To the Center (’99 demo) (5:30)
8. Synthetic Dream (’99 demo) (3:48)
9. How does it feel to feel? (’99 demo) (reprise The Creation)(3:32)
10. Nervous Breakdown (live ’02) (reprise Black Flag) (2:38)

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Wizard must die – In the Land of the dead Turtles

Wizard must die – In the Land of the dead Turtles

Note du SoilChroniqueur (Le Reverend) : 8,5/10

Dans la haute tour du siège de Soil Chronicles, bureau du PDG, vue sur la mégapole grenobloise, tout comme sur les open spaces de la rédaction où les petites mains des chroniqueurs pianotent frénétiquement.

« Bon écoute, cela ne va pas être possible que tu fasses la chronique de cet album ! Franchement, on va avoir l’air de quoi hein ? L’éthique, la déontologie, tu en as entendu parler ? »
« Oui, ok, je connais les gars de Wizard must die, mais bon, en même temps, j’ai jamais fait de raclette avec eux, hein ! On ne peut pas appeler cela des copains, si on n’a pas partagé un moment aussi intime, non ? »

Silence pesant…

« Écoute boss, ce premier album est une réussite lumineuse dans cette scène stoner pas mal endormie. Les trois premiers titres sont des petits bijoux, avec ce « In the Land » introductif tout en subtilité sucrée, fleurant bon un pop rock très british haut de gamme. Se poursuivant sur le début de « From their Blood to the Sea », morceau s’emballant dans un stoner au riff d’un moteur bien huilé, où les breaks mettent en avant cette section rythmique de feu, tuerie de morceau. Tout comme « Umibe no kafuka » qui finit cette trilogie à grand spectacle avec panache, boss. Huit minutes entre frénésie et mélopée douce amère t’amenant dans un firmament d’extase stoner.

Et la suite est pareille : toute aussi classe, entre le très sexy et rentre dedans bien gras « Empty Shell », « Logical Math Carnage », ode au Desert Rock/Canal Rock/Garage donnant envie de sauter de partout… Et ce titre de fin, bordel, ce titre de fin ! « Odyssey » nous offre des caresses psyché-mélancoliques, de grandes envolées de riff lyrique, un pur moment de grâce extatique !
Oui boss, je connais ces gars, mais cela serait injuste de ne pas chroniquer ce In the Land of the dead Turtles. Ils l’ont financé eux-mêmes, n’ont pas les moyens de se payer une page de pub dans un mag spécialisé hype pour avoir une bonne critique… »

Petit tressautement de sourcil du boss, petit sourire en coin. « Tu en fais un brin beaucoup, non ? »

« Non, boss : cet album est juste un disque de passionnés, de musiciens se faisant plaisir, trois garçons portant un vent de fraicheur musicale dans un genre bien trop formaté ! Et puis cet album est juste très bon, que demander de plus, hein ? »

« Ok, fais-la, ta chro… »

Tracklist :

1. In the Land
2. From their Blood to the Sea
3. Umibe no kafuka
4. Empty Shell
5. Logical Math Carnage
6. A sleeping Wave
7. Odyssey

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