Dirkschneider and The Old Gang – Arising

Dirkschneider and The Old Gang – Arising

Note du Soilchroniqueur (Celtikwar) : 9/10

En voilà du beau monde.
Dirkschneider & The Old Gang est le projet commun de réunion des anciens compères d’Accept.
Le guitariste Stefan Kaufmann et le bassiste Peter Baltes apparaissaient déjà dans le dernier album de U.D.O ‘We Are One‘, sans doute ont ils eut l’envie d’aller un peu plus loin.

Les trois compères se sont associés à Manuela Bibert au chant, le fils d’Udo, Sven Dirkschneider à la batterie et Mathias Dieth pour un deuxième guitariste.

Un premier single était déjà sorti fin 2020 « Where The Angels Fly », voilà la publication cet été des trois morceaux pour une sortie cd et vinyle. C’est vrai que trois morceaux c’est peu , mais ils ont le mérite de nous mettre l’eau à la bouche.
Chacun de qualité, rien de nouveau sous le soleil, mais la voix de Manuela apporte un petit plus à la dimension martiale que l’on a l’habitude de retrouver sur les albums d’Udo. Musicalement les solo sont superbes. Des morceaux bien composés, directs et rentre dedans. On a en deux minutes envie de chanter les refrains.

Du haut niveau.

Tracklist :

01 – Face Of A Stranger (4:57)
02 – Every Heart Is Burning (5:30)
03 – Where The Angels Fly (4:57)

https://www.facebook.com/dirkschneiderandtheoldgang
https://open.spotify.com/artist/73DIu6RIaKNp8t620RoMmX
https://www.instagram.com/datog_official/

Burning Witches – The Witch Of The North

Burning Witches – The Witch Of The North

Note du Soilchroniqueur (Celtikwar):8.5/10

Voici un groupe qui devrait monter très très vite.

La dernière grosse vague d’un groupe de heavy metal envoyé par Nuclear Blast, était Sabaton. On s’en souviendra avec l’album The Art Of War. Un disque qui a collé une bonne claque à pas mal de monde et permis au groupe de gagner amplement en notoriété. On ne débattra pas sur le « il faut aimer » ou pas, on ne peut que saluer le travail fait par le label pour promouvoir le groupe. A lui ensuite de maintenir le niveau.

Pourquoi en parler?

Tout simplement car Burning Witches est une formation de heavy metal qui a réussi à nous marquer fortement. Nos esprits sont encore tourmentés par un Dance With The Devil, un disque qui reste sans aucun doute une des meilleurs sorties du style sur les 5 ans.

Alors forcément quand un nouvel album arrive on n ‘en a l’eau à la bouche.

Il faut dire que les filles de Burning Witches, une nouvelle fois, ne déméritent pas. Nous avons le droit encore à un grand disque. Le heavy metal comme il devrait l’être. Des compositions qui sont simplement faites pour qu’on puisse les hurler « The Witch of The North » ou alors « The Circle Of Five ». .. Enfin un peu chaque titre en même temps.

Mince mais comment on fait pour faire du bon heavy metal comme cela?

Déjà il nous faut un son au départ et là dessus Burning Witches nous met dans l’ambiance dès les premières notes, directes efficaces, sans fioritures . Une rythmique à la HammerFall, on sait d’avance que l’on va être secoué, et putain qu’on adore cela. Des solos de guitares très incisifs à la Ross The Boss, il n’y’a pas que de la vitesse mais aussi de la mélodie et de la justesse.
Un chant claire et puissant , prenons l’exemple du mid tempo « Lady Of The Woods »: si la voix est bonne sur une vitesse moins soutenue c’est que le niveau est là , avec quelques passages dans les aigus , même si c’est le seul point moins talentueux que les ainés, bien que la puissance soit présente, on ne monte pas aussi dans les octaves qu’ Eric Adams (en même temps inégalable) ou Marta Gabriel. Mais ne lui jetons pas la pierre, car on est quand même dans du très très haut niveau.

The Witch Of The North enfonce donc encore un peu plus le clou qui avait déjà traversé la planche. Le groupe devrait se placer dans les hautes sphères et rejoindre le haut des affiches de festival . Il y a bien longtemps que le heavy metal n’avait pas secoué de la sorte. Ne cherchez plus qui sera l’idole des jeunes dans 15 ans, ce sera Burning Witches.

Du grand Art.

 

Tracklist:

1. Winter’s Wrath 1:41
2. The Witch Of The North 5:29
3. Tainted Ritual 4:38
4. We Stand As One 5:11
5. Flight Of The Valkyries 4:58
6. The Circle Of Five 5:19
7. Lady Of The Woods 5:48
8. Thrall 5:03
9. Omen 0:48
10. Nine Worlds 4:50
11. For Eternity 5:55
12. Dragon’s Dream 4:15
13. Eternal Frost 1:20
14. Hall Of The Mountain King (Bonus) 5:46

 

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Martyr – Fists of Iron

Martyr – Fists of Iron

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

L’avantage d’être désormais un bon quinqua qui se respecte, c’est d’avoir connu pendant notre adolescence l’explosion de la NWOBHM et la sortie de tout un paquet d’albums désormais devenus des classiques du genre.

Alors quand on se retrouve face à une sortie qui nous reprend tous les fondamentaux d’un genre qu’on a cru un temps mort et enterré, on ne peut que verser une petite larmichette nostalgique.
Martyr, projet solo d’un certain Nicolas Peter (guitariste de Beerhammer, chanteur d’Invictus) qui se prend tous les instruments et nous balance un deuxième EP de cinq titres quelques mois après un “Highway Warriors” de trois titres au printemps dernier sorti uniquement en digital !

Ce “Fists of Iron” est sorti également en mars dernier en versions cassette et digital (autoproduit) et se voit ressortir en vinyle chez Gates of Hell Records !

Et autant se mettre de suite à l’idée que Martyr se contrefout de toute sonorité moderne : les cinq titres proposés sont autant d’hommages au Heavy Metal de la première moitié des années 80. On retrouve principalement de la NWOBHM (il a bien écouté Tygers of Pan Tang ou le Judas Priest d’avant “Screaming for Vengeance”), un soupçon de Heavy Metal US (Manowar en tête) et surtout tout ce qui a fait la renommée du Heavy Metal teuton de cette époque : on pense tour à tour à Atlain, Talon, Evil, Stormwitch, Avenger (oui oui, celui pré-Rage), voire Living Death lorsque les rythmiques lorgnent sur le Speed Metal !

D’entrée, avec “Lightning Strikes”, le retour en arrière se fait sentir : de la production à l’attaque des riffs, de la structure du morceau au chant, tout sent bon l’hymne eighties accrocheur par excellence.
Clairement, les adorateurs du Heavy Metal classique va adhérer : Martyr nous offre la panoplie du parfait petit metalleux qui ne jure que par les racines du genre.
Et ce n’est pas “Fists of Iron” qui va changer la donne : encore un titre énergique au refrain accrocheur, aux riffs incisifs et au solo qui tue.
Et pour avoir la totale, on a même droit à l’instrumental qui va bien, exercice qui se perd de plus en plus de nos jours : sur ce titre, on se prend tous les poncifs du genre et c’est on-ne-peut plus rafraichissant.

Évidemment, un bon album de bon vieil Heavy Metal n’est pas un album de bon vieil Heavy Metal s’il ne comporte pas un ou deux morceaux avec le mot “metal” dans le titre. Ce sera chose faite avec les deux derniers : si “Protectors of Metal” reste dans le ton heavy/speed de l’EP, “Nothin’ but Metal” nous offre plus de sept minutes de tout ce qui fait qu’on aime le Heavy Metal :
titre lourd, en low tempo bien pesant, aux chœurs bien heavy, qui ferait office d’hymne du genre s’il était sorti trente-cinq ans plus tôt à mettre à côté d’un “Heavy Duty” (Judas Priest) ou d’un “Rock you” (Helix) !

On notera une production old school, un chant aigu, du riff bien carré, un soin porté aux parties instrumentales. Pour les plus curieux, on peut entendre cet EP partagé par l’excellente chaîne Youtube “NWOTHM full Albums” ici :

Bref, une belle petite pépite qu’on aimerait bien voir sortir en CD avec les trois titres de “Highway Warriors”. Hep, hep, Nicolas Peter, tu l’entends, mon appel du pied ? D’autant que les cassettes sont déjà sold out !

Tracklist :

1. Lightning Strikes (4:32)
2. Fists of Iron (5:03)
3. Thunder (Instrumental) (3:13)
4. Protectors of Metal (5:36)
5. Nothin’ but Metal (7:29)

https://www.facebook.com/Martyr-101116504842013/
https://martyrmetal.bandcamp.com/

Pretty Maids – Maid in Japan

Pretty Maids – Maid in Japan

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10

S’il y a un album en 1987 que j’ai tellement écouté dans mon Walkman au point d’avoir usé les bandes de la cassette après d’interminables écoutes, c’est bien le “Future World” des Pretty Maids, un album que je connaissais par cœur et pour lequel je n’avais aucune lassitude.
Encore aujourd’hui, des titres comme “Loud n’ proud”, “Needles in the Dark”, “Future World” ou la ballade “Eye of the Storm” font encore partie de ceux que je prends plaisir à écouter plus que très régulièrement entre deux chroniques de nouveautés et achats de CD.
Et pour fêter les trente années d’un album considéré par beaucoup comme un des meilleurs du groupe, Pretty Maids a eu la bonne idée de s’envoler au Japon, pays où l’accueil du public est toujours fantastique, pour enregistrer l’album en intégralité dans sa version live !

Inutile de dire que le fan que je suis adhère immédiatement à l’idée.
Et en effet, de la première note de “Future World”, magnifiquement introduite pas un “FW30” reprenant le thème du titre-phare, jusqu’à la dernière de “Long Way to go”, Pretty Maids reprend soigneusement et fidèlement l’album.
Et tout y est, des riffs reconnaissables à la première note aux soli ; celui qui connait par cœur l’album peut y aller sans crainte : beaucoup d’interactions avec un public ultra réceptif rendent l’album encore plus vivant.
Bien sur, Ronnie Atkins ne pousse plus les gueulantes aussi puissamment qu’il y a trente ans mais on s’y retrouve. On pourra aussi reprocher le clavier qui prend un peu trop de place par moment – sur “Eye of the Storm” surtout – mais c’est aussi la marque de fabrique d’un groupe qui l’a installé de suite, même quand les plus fermés des hard rockers les traitaient de vendus, passant à côté d’un bijou que l’avenir a prouvé comme intemporel !

Et en plus, le live bénéficie d’un son puissant, rendant justice à chaque instrument.

Mais les réjouissances ne s’arrêtent pas là : Pretty Maids nous offre encore cinq autres titres tires de différents albums. “ Mother of all Lies” (“Motherland”, 2013), “Kingmaker” et “Bull’s Eye” (“Kingmaker”, 2016), “Little Drops of Heaven” (“Pandemonium” 2010) et un explosif “Sin-Decade” (de l’album du même nom, 1992) pour un final en beauté.
S’il n’y a rien à reprocher à la qualité de ces titres et encore moins à leur interprétation, on aurait peut être préféré, quitte à revenir au début de la carrière du groupe, avoir des “Shelly the Maid”, “Bad Boys”, “Battle of Pride”, “Night Danger” ou “Red hot and heavy” histoire de boucler la boucle.

Mais inutile de bouder notre plaisir : Pretty Maids nous sort une vraie bombe de live, ne passons pas à côté, ce serait gâcher !

Tracklist :

Disc 1 (CD) :

1. Fw30 (Intro) (1:33)
2. Future World (5:58)
3. We came to rock (4:57)
4. Love Games (4:50)
5. Yellow Rain (7:07)
6. Loud n’ proud (4:18)
7. Rodeo (5:07)
8. Needles in the Dark (5:23)
9. Eye of the Storm (5:28)
10. Long Way to go (4:36)
11. Mother of all Lies (5:59)
12. Kingmaker (3:51)
13. Bull’s Eye (4:11)
14. Little Drops of Heaven (5:22)
15. Sin-Decade (4:47)

Disc 2 (DVD) :

1. Little Drops of Heaven (music video)
2. Mother of all Lies (music video)
3. Nuclear Boomerang (music video)
4. My Soul to take (music video)
5. A Heart Without a Home (music video)
6. Kingmaker (music video)
7. Face the World (music video)
8. Bull’s Eye (music video)
9. Last Beauty on Earth (music video)
10. Serpentine (music video)
11. Will you still kiss me (When I see you in Heaven) (music video)
12. Balingen Documentary
13. Japan Documentary

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Hellraiders – Fighting Hard

Hellraiders – Fighting Hard

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

Premier album pour les Italiens de Hellraiders et autant entrer directement dans le vif du sujet : à tous ceux qui ne jurent que par le progressif ou les sonorités modernes et qui n’en ont rien à foutre des racines du Hard Rock et du Heavy Metal, vous pouvez de suite passer à la chronique suivante.

Ici, on va parler de NWOBHM, de Speed Metal et de tout ce que la première moitié des années 80 a pu nous apporter : Hellraiders rend ici un véritable hommage aux précurseurs d’un genre qui, finalement, revient par la grande porte depuis quelques années.
Chez ce quintet sicilien (Palerme), non seulement on a très bien écouté Motörhead, Tank, Raven, Girlschool, Rock Goddess, Wasp, Diamond Head, Saxon, Acid ou le Warhead belge, mais en plus on arrive à retranscrire fidèlement l’attitude des groupes du genre de l’époque.
Tout y est : du logo à la pochette, des riffs rapides, des duels de guitare, un chant à croiser entre celui de Kim McAuliffe (Girlschool) et Kate de Lombaerts (Acid), l’attitude, le look, la production, les lyrics… Avec “Fighting hard”, on se prend un bond en arrière d’au moins trente-cinq années sans que cela ne choque quiconque !

https://youtu.be/CSewg7vKfU4

Tous les titres sont courts, rapides, un bon rentre-dedans bien speed qui flirte régulièrement avec les frontières du Thrash Metal tout en gardant une fraîcheur rock n’ roll qui fait plaisir à entendre : entre les très Motörheadiens “Fighting hard” ou “Kill for Beer” dont les riffs et les soli semblent tout droits sortis de la guitare de Phil Campbell, la reprise de Girlschool “Emergency”, les énergiques “Beat to Death”, “Starving for your Blood” et “Cursed by Gods”, le plus punkisant “Hellraiders” ou le plus posé “They live”, chaque titre semble taillé pour privilégier l’efficacité et donner envie à l’auditeur de secouer la tête en levant le poing.
Et que dire de la ballade “Prince of Hell” qui me rappelle un croisement entre un certain “Prince of Hell and Fire” d’Acid (sur “Maniac” en 1983) et “Beyond the Realms of Death” de Judas Priest avec une accélération digne des meilleurs moment de la NWOBHM, NWOBHM qu’on retrouve un peu partout dans l’album, à commencer par l’instrumental “Raider’s Rage” qui ouvre l’album de fort belle manière, comparable à “Transylvania” d’Iron Maiden qui serait passé à la moulinette façon Motörhead, non sans oublier quelques samples de films cinématographiques…

Bref, le plus beau retour en arrière de ce début de printemps.

Tracklist :

01 – Raider’s Rage (Instrumental) (2:42)
02 – Beat to Death (2:09)
03 – Hellraiders (2:50)
04 – Starving for your Blood (2:58)
05 – Cursed by Gods (4:47)
06 – They live (3:06)
07 – Kill for Beer (2:51)
08 – Prince of Hell (5:04)
09 – Emergency (reprise Girlschool) (2:52)
10 – Fighting hard (4:04)
11 – They live (Unplugged version) (1:56)

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