Voivod – Post Society

Voivod – Post Society

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

« La seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins F=3 et F=4 de l’état fondamental 6S½ de l’atome de césium 133 » (selon le site du Bureau international des poids et mesures).
« La seconde, étalon de mesure du temps, est ainsi un multiple de la période de l’onde émise par un atome de césium 133 lorsqu’un de ses électrons change de niveau d’énergie. On est ainsi passé de définitions, en quelque sorte descendantes, dans lesquelles la seconde résultait de la division d’un intervalle de durée connue en plus petits intervalles, à une définition ascendante où la seconde est multiple d’un intervalle plus petit. »
On ne remerciera jamais assez Wikipedia pour tant de connaissances qui me permettront de m’endormir encore plus couillon qu’avant d’avoir lu et relu cette définition totalement incompréhensible pour ma matière grise et qui aura au moins eu l’effet de me perfectionner dans l’art du copier coller plutôt que de me convertir à un certaine érudition scientifique que seuls, peut-être, les frères Bogdanoff ont acquis en ce bas monde … et au-delà.

Pour ma part, ma définition de la seconde n’est autre que le temps qu’il me faut pour reconnaître un morceau de Voivod !
En maintenant 35 années d’existence, Voivod a su, avec le temps, créer son propre son et son propre univers, et ce ne sont pas les incessants changements de line up qui auront changé un tant soit peu la ligne de conduite que se sont fixés Denis “Snake” Bélanger et Michel “Away” Langevin.
Encore une fois, Voivod aura changé son bassiste : bienvenue à Rocky qui prend la place une nouvelle fois abandonnée par Jean-Yves “Blacky” Thériault, lui-même ayant succédé à Jason “Jasonic” Newsted.
Côté guitares, Daniel “Chewy” Mongrain, déjà présent sur “Target Earth”, est devenu membre à part entière en remplacement du regretté Denis “Piggy” D’Amour.

Malgré tout, Voivod continue de nous distiller son thrash metal, un rien progressif et totalement avant gardiste.
Les revoilà donc avec un EP cinq titres, que nous espérons annonciateur d’un prochain album, car il faut reconnaitre que cette petite offrande d’une trop courte demi heure montre un Voivod en pleine forme, toujours capable de nous balancer des morceaux à tiroir d’une complexité qui leur est propre, avec son lot de riffs dissonants, de breaks qui nous prennent à contrepied, de ligne vocales typiquement Snakien, de basse vrombissante et de batterie aux rythmes constamment cassés.
Une musique certes aussi complexe à comprendre que mon paragraphe introductif, mais toujours aussi jouissive à écouter.
Les quatre premiers titres d’une moyenne de six minutes gardent les mêmes caractéristiques complexes que Voivod nous distille depuis “War and pain” (1984) au grand bonheur des fans qui seront à coup sûr conquis par la qualité de cet EP.
On notera que “Forever mountain” est déjà sorti en octobre 2015 sur un split avec Napalm Death, et “We are connected” sur un autre split avec At The Gates en mars de la même année.
Et pour couronner le tout, les voilà qui se fendent d’une reprise de Hawkwind (“Silver machine”) d’autant plus surprenante qu’ils reussissent l’exploit de se réapproprier le morceau.

On l’aura compris, Voivod, avec cet EP de cinq titres, revient en grande forme nous rassurer sur la qualité et la cohesion du groupe.
Vite vite, la suite !!!

 

Tracklist :
1. Post Society (6:17)
2. Forever Mountain (5:12)
3. Fall (6:42)
4. We Are Connected (7:26)
5. Silver Machine (reprise Hawkwind) (4:48)

Site officiel : http://www.voivod.com/
Myspace : http://myspace.com/voivodband
Facebook : http://www.facebook.com/Voivod
Twitter : https://www.twitter.com/voivoddotnet
ReverbNation : http://www.reverbnation.com/voivod

Intronaut – The Direction of Last Things

Intronaut – The Direction of Last Things

Note de la SoilChroniqueuse (Bloodybarbie) : 7.5/10

En voilà un album de prog qui fait chaud au cœur pour bien terminer l’année, celui d’Intronaut, un groupe tombé dans les oubliettes à cause de leurs précédents albums moyennement mémorables !

Avis au fanclub de Tool et Mastodon, Between The Buried And Me, Tesseract…Ceci est pour vous (je vous vois baver de là) !

Chant clair ou hurlé, guitares sous accordées, rythmes alambiqués et une basse qui groove à mort, voilà la recette de base pour cuisiner un bon album. Ajoutez à cela une variété et richesse de riffs qui font de ces longs morceaux un voyage passionnant dans l’univers du prog.

Si vous commencez par « Fast Worms », vous serez surpris par ce contraste entre djent/metal progressif agressif qui s’adoucit et se transforme soudainement en un jazz/fusion à la King Crimson ; très belle transition, on ne s’y attend pas du tout ! Attention, chef-d’œuvre !

On retrouve aussi ce genre de contraste de l’agressif /calme soudain dans « The Direction of the last Things » où double pédale actionnée et légèrement sous mixée pour se la couler douce. Avec « The Pleasent Surprise », ils constituent les deux morceaux les plus lourds et les plus agressifs de tout l’album !

Un de mes coup de cœur de l’album : « Sul Ponticello » dégage une atmosphère un peu doom et sombre à la Katatonia et se termine par une outro d’appel à la prière ou des sourates du coran, faisant office d’intrigue ! Mais le GROS coup de cœur va pour « The unlikely Event of a Water Landing ».

Comparé à « Habitual Levitations » (ennuyeux, d’ailleurs), nous avons là un album plus agressif, plus mature avec une pointe de sludge mêlé à du prog/djent, certainement à cause de ce chant hurlé et pêchu ainsi que d’une bonne dose de guitares sous accordées.

Le plus remarquable dans ce genre d’albums, c’est le jeu de batterie prog comme pour Shining (No) ou Leprous. Parce qu’être un génie de la batterie ne signifie pas faire de la double pédale et bourinner, ça c’est ce qu’il y a de plus facile… Mais jouer de la sorte, c’est ce qu’il y a de plus compliqué et raffiné et particulièrement sublime sur « Hymnal » (à la bossa nova) au point de rester focalisé dessus ou être hypnotisé par ce wah-wah de la guitare à fond! Ce qui est sur, c’est qu’Intronaut a assuré avec cet album qui, bien qu’ayant des éléments communs avec ses autres frères de la discographie, il se distingue clairement d’eux par sa beauté, sans doute leur meilleur album !

La qualité du mixage et de la prod’ est indéniablement propre et excellente, aucun doute là-dessus quand on sait que ça a été mixé par les soins du génie et perfectionniste, le divin Devin Townsend (hé oui, il est aussi producteur).

 

Tacklist :

01. Fast Worms
02. Digital Gerrymandering
03. The Pleasant Surprise
04. The Unlikely Event of a Water Landing
05. Sul Ponticello
06. The Direction of Last Things
07. City Hymnal
08. Valley of Smoke (Remix)*

Barren Earth – On Lonely Towers

Barren Earth – On Lonely Towers

Note de la Soilchroniqueuse (Bloodybarbie) : 9.99/10


Barren Earth, ce nom ne dit peut-être rien aux gens. Mais si je vous parle de Olli-Pekka Laine (ex-chanteur et bassiste d’Amorphis), Marko Tarvonen (batteur de Moonsorrow), Sami Yli-Sirniö (guitariste de Kreator)…et les autres qui jouent dans d’autres groupes moins connus, vous pouvez d’ores et déjà deviner le cocktail explosif que ces grands musiciens sont capables de faire avec leur maîtrise instrumentale et leur maturité musicale.

Ce qui est magique avec Barren Earth, c’est que vous ne pouvez JAMAIS prédire comment le morceau va évoluer et vous serez toujours aussi surpris. C’est là que réside tout le génie de ce groupe !

Si j’ai toujours trouvé leurs albums magnifiquement sublimes, ce troisième opus fraîchement sorti chez Century Media Records n’en est pas moins un chef-d’œuvre !

Cependant, il y a eu un changement dans le groupe pour cet album, Mikko (chanteur et fondateur du groupe) a été remplacé par Jon, mais cela ne dégrade en rien la qualité des compositions, bien au contraire. Il apporte une nouvelle vague de fraicheur et plus de diversité.

Je me souviens de ma première écoute de ce nouvel album, intitulé On Lonely Towers, j’étais dans les transports en commun. Je peux vous jurer que j’ai eu une absence pendant une heure. Heureusement que l’automatisme est là pour gérer mes déplacements. Ce fut un sacré voyage dans le monde fabuleux des mélodies exquises… Je vous conseille tout de même d’éviter de l’écouter en conduisant, les automatismes peuvent être mortels !

C’est parti pour 8 longs morceaux, méticuleusement tissés jusqu’au bout des notes tel un tapis turc en soie, avec des fils de metal prog, doom, death, black ou même du néo-classique et du jazz, voire du blues en tendant bien l’oreille. Le tout dans un même chef-d’œuvre. Je ne citerais pas d’influences éventuelles, vous pouvez en trouver pas mal, mais le résultat final leur confère un style propre à eux.

Un beau voyage sur un tapis volant au pays des merveilleuses mélodies de Barren Earth vous attend ! Les premières notes pianotées de « From The Depths Of Spring » vous feront penser à du Mike Oldfield ou des intro à la Amorphis. S’y joignent ensuite de violents violons énervés. La transition se fait brutalement sur « Howl », plus sombre avec une intro aux riffs orientaux des guitares pendant 30 secondes et débouche sur un passage néo-classique. Vous reconnaîtrez un air bien connu, le tout en chant death qui alternera avec un autre, clair, plus progressif à la Leprous. Après deux minutes, on se retrouve sur un virage black/doom très sombre et lent avec un chant black metal qui s’accélère par des blasts effrénés pour aboutir sur un solo distordu de guitare. Voilà à quoi ressemble une structure typique des compositions de Barren Earth.

« Frozen Processions » me fait beaucoup penser à Poets Of The Fall, notamment à cause du chant clair qui ressemble énormément à celui de Markus Kaarlonen (POTF), alterné avec du chant death lors des passages growlés, mais aussi dans la structure rythmique (asymétrique) du morceau.

« Shapeless Derelict » dégage un air oriental dès l’intro ainsi que dans les refrains au chant death, alterné cette fois-ci avec un chant gothique. Les mélodies sont entretenues principalement par la basse qui domine la guitare pour une fois. Pour finir sur de l’atypique, une outro très jazz/metal progressive à la Shining (Norvège). Magique !

« Set Alight » œuvre dans le lent et fait ressortir ce côté pur progressif qui débute avec une intro pianotée, des passages narrés, un son et jeu de gratte façon sludge. On atterrit sur une partie expérimentale rapide avec des jeux de clavier déchainés variant les sonorités, et un chant death… De nouveau le morceau reprend sur les riffs initiaux.
Ce qui génial, c’est ce mariage entre divers types de chant clair et de chant death/black qui rend les morceaux encore plus agréables.

Coup de cœur sur le morceau éponyme de 12 minutes qui vous étourdit d’avance avec ses longues notes. Il fait durer le suspense à cause de sa lenteur à entrer dans le vif du sujet (seulement au bout de trois minutes, ça fait trop long), pour dévoiler un merveilleux morceau pur doom/death avec un pont au violon très oriental qui débouche sur une outro un peu rock avec un très long solo.

«  Chaos Of The Songs »  (ah ! c’est le moins qu’on puisse dire) est un sublime morceau qui ne se décrit pas, il s’écoute ! Avec un beau solo au milieu, un pont black métal avec des orchestrations et un duo de chant death/gothique… On se demande ce qu’ils ont fumé pour composer un truc pareil. Je suis épatée !

L’intro de « The Vault » me fait beaucoup penser à Orphaned Land par ses jeux de guitares, jouées en lento avec ces notes de piano et ce chant clair et doux qui débouche sur un refrain au chant death. Là où l’histoire prend une autre ampleur, c’est au passage joué à la basse après 3 minutes avec un clavier psychédéliques et ce, durant deux bonnes minutes. La guitare essaie de s’y mêler mais elle ne survit pas longtemps. Le piano réussit à prendre le dessus et transforme le passage en du jazz pendant trois bonnes minutes… Puis vient le tour de la guitare qui fait enfin son show. Fin de la partie, le morceau reprend ses riffs de départ.

On Lonely Tower’s est globalement moins agressif et moins sombre que The Devil’s Resolve (2012) , et contient moins d’éléments folk que les deux précédents albums. Cela dit, il se rapproche plus de l’esprit de Curse Of The Red River (2010), qui était plutôt orienté black/death mélo avec du chant clair et occasionnellement des passages progressifs. Ce nouvel album se concentre sur une richesse mélodique remarquable, variant les effets et les sons des guitares et des claviers, les types de chants balayant une large palette de styles au sein d’un même morceau ! Si une seule chose pourrait être reprochable à l’album, c’est d’être très hétérogène ou de vous rappeler divers autres groupes/mélodies par moment sans que vous puissiez mettre un nom, mais personnellement c’est ce qui m’a le plus plu.

Il est difficile de le comparer ou de le préférer à ses prédécesseurs, ils sont tous d’un aussi haut niveau les uns que les autres! Ce qui est sûr, c’est que chacun de leurs albums a une personnalité et vous fera un effet différent.

On ne peut pas dire que c’est un groupe qui se répète ni qu’il change complètement de style d’un opus à un autre, tout est si bien réfléchi et modéré. Il détient la formule magique pour atteindre les âmes des mélomanes et on ne peut rien leur reprocher !
Ah si ! Pour ma part, je leur reprocherais juste d’être toujours aussi (presque) PARFAIT ! A écouter et réécouter sans modération. On ne s’en lasse jamais et chacun y trouvera son attache à ce groupe, puisque musicalement et émotionnellement, il rassemble tout ce qu’il y a de plus beau dans le métal.

En tout cas, je range vite cet album en pole position de ma liste de top albums 2015.

Tracklist:

1. From The Depths Of Spring (1:25)
2. Howl (5:39)
3. Frozen Processions (4:51)
4. A Shapeless Derelict (7:32)
5. Set Alight (7:26)
6. On Lonely Towers (11:51)
7. Chaos The Songs Within (7:43)
8. The Vault (11:07)

Facebookhttps://www.facebook.com/BarrenEarth

Site internethttp://www.barrenearth.com/

Sick Of It All – Last act of defiance

Sick Of It All – Last act of defiance

Note du SoilChroniqueur (Homer_Fry) : 8/10


Après un super Madball, c’est une autre légende du NYHC qui nous offre un nouvel album, les fucking Sick Of It All. Based On A True Story est leur dernier album, datant de 2010, un an avant une sorte de compil, Nonstop, ou des morceau mythique de leur carrière sont ré-enregistrés.
Cette fois c’est un vrai album avec de nouvelles compos, de bonnes qualités.

Comme beaucoup d’albums de groupes Hardcore des années 90, il faut plusieurs écoutes pour voir des titres sortir du lot particulièrement, car c’est très souvent homogène et bien unifié. Les singles font (presque) forcement parties des morceaux se démarquant .

« Road Less Traveled » est d’ailleurs un des premiers titres percutant, peut être le meilleur de l’album rappelant un peu certains de leurs anciens « tubes » notamment « Scratch the Surface » grâce aux dernières lignes de chant du morceau. Juste avant lui, « 2061 » se distingue aussi, ainsi que « Never Back Down » pile à la mi-album. Mais le titre final est celui qui se démarque le plus tout en restant dans que ce que le groupe a pu produire, un peu comme « Us vs. Them » sur Built to Last en 1997 ou Pennywise avec leur « Bro Hymn », « DNC » en est une sorte, d’hymne, ce genre de morceau chanté par tous les membres qu’on a envie de chanter comme un dingue dans un stade.


L’ensemble de l’album reste classique pour le groupe, ça tabasse franchement comme il faut, pas besoin de plus. Il n’y a pas vraiment de morceau à jeter, ça retrouve un peu le style d’albums avec un esprit contemporain et surtout l’expérience accumulé de toutes ces années. Rien que la pochette rappel du bon vieux NYHC et donne envie. Et ça a l’air de plaire au fans comme chacun de leur album.

 

Tracklist:
1. Sound the Alarm
2. 2061
3. Road Less Traveled
4. Get Bronx
5. Part of History
6. Losing War
7. Never Back Down
8. Facing the Abyss
9. Act Your Rage
10. Disconnect Your Flesh
11. Beltway Getaway
12. Sidelined
13. Outgunned
14. DNC

 

Site : http://www.sickofitall.com/
Facebook : https://www.facebook.com/sickofitallny
Twitter : http://twitter.com/SOIANYC

Amulet – The first

Amulet – The first

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

Londres, ici Londres.
Les fans de NWOBHM parlent aux fans de NWOBHM.
Vous qui êtes entrés en résistance contre les nouvelles branches modernes du metal, vous n’êtes pas seuls.

En effet, il y a plus de trente ans de ça, c’est déjà depuis Londres que sont apparus quelques hordes de groupes sanguinaires prêts à prêcher la bonne parole metallique : la nouvelle vague avec les Tank, les Iron Maiden et autres Angel Witch ou Samson ont apporté cette nouvelle fraîcheur d’un style balbutiant.

Alors quand se forme un certain Amulet en 2010 pour reprendre les choses là où des Judas Priest, Black Sabbath, Saxon ou Motörhead les avaient laissées après 1984, on sent qu’on va se faire des moments de pur nostalgie entre vieux cons quarantenaires voire cinquantenaires.

A la première écoute de ce “The first”, premier album de ce groupe qui a visiblement bloqué sa machine à remonter le temps sur 1982, on se demande si l’album a été enregistré en 2014.Tout y est, jusqu’à s’embourber dans un kitsch incroyable à commencer par la pochette de l’album  jusqu’au look des musiciens. Il n’y a pas photo sur la question : Amulet n’a sans doute pas pensé à écouter toute forme de metal depuis l’apparition du thrash. Non !

Là, on peut parler de retour aux sources, aux racines du genre. Titres courts, voix suraiguë, riffs carrés, ambiances occultes, mid tempo écrasants : les ombres de Black Sabbath (flagrant sur “Glimt of the knife”, “Talisman”, “The sacrifice” ou “Black candle”), de Motörhead (“Evil cathedral”) ou de Judas Priest (“The gauntlet”) planent tout au long de cet album.

Et lorsqu’ ils accélèrent le tempo, ils prouvent une énergie incroyable qui n’a d’égal que la maturité dont ils font preuve (les courts “Bloody night” et “Trip forever”). Ils vont même jusqu’à pousser l’hommage à cette époque en nous proposant un instrumental inquiétant, totalement synthétique, digne bande original d’un film d’horreur de série Z. Kitsch, qu’on vous dit, mais tellement rafraîchissant.

Alors oui, c’est passéiste à mort, ça pourrait sentir le réchauffé chez certaines mauvaises langues sectaires, mais la qualité de “The first” est telle qu’il serait dommage de passer à côté. A vous de voir, on vous aura prévenu !

Tracklist :

1. Evil Cathedral (2:44)
2. Glint of the Knife (3:12)
3. The Gauntlet (4:36)
4. Bloody Night (2:55)
5. Heathen Castle (3:16)
6. The Flight (Instrumental) (2:27)
7. Talisman (2:37)
8. The Sacrifice (3:22)
9. Mark of Evil (3:01)
10. Wicked ‘n Cruel (3:05)
11. Black Candle (2:48)
12. Trip Forever (2:29)
13. Nightmare (4:38)

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