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Hellfest 2017 – Interview Deficiency

Le 29 novembre 2017 posté par Metalfreak

Hellfest 2017 : Interview Deficiency

Interviewer : Metalfreak
Interviewé : Vianney Habert (Basse)

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Le Hellfest :

Metalfreak : On n’est pas bien là, décontractés du… euh… ? On est au Hellfest, ça ne te donne pas envie ?
VH : Si, carrément ! Ben (Barbaud, organisateur du Hellfest), si tu nous entends, on ne prend pas cher en cachet (rires), on a une prestation qui déboite. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le chroniqueur…
Mfk : Ben, si tu m’entends, Deficiency, ça vaut le coup (rires)… si si !

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Mfk : Avec Deficiency, tu t’es déjà produit sur quelques festivals : le Motocultor, le Rock Your Brain, le Lyons Metal Festival plus récemment… le Hellfest aurait-il une saveur particulière par rapport aux autres ou la pression et l’envie seraient les mêmes ?
VH : Non, déjà il y aurait plus de pression de par l’ampleur du festival et aussi plus d’intérêt : le Hellfest est un festival vraiment pas comme les autres. Il est déjà beaucoup plus convivial et fraternel que d’autres en France ou alentours. Ça aurait un symbole et un intérêt particuliers pour nous de pouvoir nous produire ici.

Mfk : Et là, cette année, si tu devais n’assister qu’à cinq groupes, lesquels seraient-ce ?
VH : Opeth, Opeth, Opeth, Opeth et… Opeth (rires). Plus sérieusement : Opeth, Slayer par habitude, Behemoth par habitude également, Baroness par curiosité et … allons pour In Flames.
Mfk : Coroner peut être ?
VH : On a déjà joué avec eux donc ça va (rires), j’apprécie également mais là, ils passent en même temps qu’In Flames

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« The dawn of consciousness »

Mfk : Par rapport à l’album précédent « The prodigal child », quelles retombées as-tu eues ? Ca a l’air d’aller plutôt bien…
VH : Les retombées ont été vachement positives, que ce soit par les fans ou par les médias. C’est vrai que, comme « The prodigal child » (chroniqué ici) a été bien accueilli, on avait involontairement et psychologiquement monté la barre haute. Ce n’est pas qu’on appréhendait un peu la chose mais on se posait pas mal de questions. Mais les retours au niveau des médias et du public ont été très bons et quelque part, ça soulage, ça conforte et ça motive pour la suite.

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Mfk : Du coup, quatre ans entre les deux albums, c’est parce que cette barre était très haut avec le précédent ?
VH : Non, pas forcément. On a aussi eu des changements de line up : notre batteur nous a quitté pour partir en road trip pendant un an et demi avec sa copine. Donc les changements de line up ont aussi retardé le processus… pas forcément de compositions mais plutôt d’enregistrement et tout ce qui s’en suit.

Mfk : Après lecture des chroniques de mes « collègues » (et néanmoins amis – rires – ) des autres webzines : il y a un mot sur lequel on se rejoint tous en parlant de l’album, c’est le mot « Riche ». A partir de quand vous avez commencé la composition et surtout comment vous composez ? Vous partez d’un riff et vous brodez autour ?
VH : La plupart du temps et pour l’essentiel des morceaux, c’est Laurent (Gisonna, chant, guitares) qui apporte le squelette de base du morceau, les idées. Ensuite, ou ça plait, ou ça ne plait pas : ça peut complètement plaire ou carrément l’inverse.
On s’envoie les morceaux, on écoute, on se concerte, on répète, on enlève parfois ce qui ne va pas. Laurent apporte la base des morceaux et ensuite tout est élaboré et peaufiné entre nous, à quatre, en esprit de groupe.

Mfk : Personnellement, cet album, à chaque nouvelle écoute, j’y redécouvre un petit détail que je n’avais pas capté avant. Était-ce le but recherché : de composer un album suffisamment facile d’accès pour qu’on ne perde pas le fil, mais suffisamment complexe pour qu’un petit détail soit découvert au fur et à mesure des écoutes ?
VH : Quelque part, tu réponds toi-même à la question (rires) : c’est un petit peu le principe de la chose. On cherche avant tout à faire du thrash metal old school avec une bonne dose de modernité. On ne se prive pas non plus de faire quelques passages un peu plus death, parfois plus mélodique ou un peu plus djent. On a aussi toujours cette volonté d’avoir des refrains accrocheurs, catchy, qui pousse l’auditeur à y revenir. C’est une volonté, peut être inconsciente, mais je pense que par rapport à « The prodigal child » (chroniqué ), on a un peu simplifié les structures dans le sens où la musique est un petit peu moins progressive, mais tout en gardant cette volonté de ne pas faire de la musique un peu trop simple avec trois accords et couplet-refrain-couplet-refrain.

Mfk : On est dans une mouvance old school, mais pas le thrash old school facile d’accès, sans non plus explorer le techno thrash à la Watchtower où ça part de partout et on se retrouve dans un labyrinthe musical…
VH : C’est pour cela que c’est une étiquette qu’on s’est attribuée de thrash metal mélodique. Malgré nos racines old school, ce qu’on fait a un côté très moderne et on essaie de développer des choses qui ne peuvent pas être rattachées de près ou de loin au old school.
L’étiquette de thrash metal mélodique est sur tout ce qui concerne la modernité : on a aussi beaucoup d’influences du côté de Machine Head, Soilwork

Mfk : Par rapport au travail de David Potvin, qui était déjà le producteur du premier album, il semble avoir trouvé le son qui vous allait bien.
VH : Je le pense, oui ! Il a fait un énorme boulot au niveau de la production et aussi au niveau du son. Même si pour « The prodigal son », c’était un petit peu moins chirurgical, mais le rendu nous a vraiment plu : ça sonnait très pro, très propre, très carré… C’est aussi ça qui nous a poussé à bosser à nouveau avec lui. C’est à chaque fois tant un grand moment musical qu’un grand moment humain : c’est ponctué de rigolades et de conneries.
C’est un condensé de tout ça qui a fait qu’on y est retournés. Entre temps, David a aussi produit pas mal d’albums, a pris encore plus en expérience. Et entre notre expérience acquise de notre côté et la sienne, ça a permis de faire un très bon condensé…

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Mfk : Le côté visuel semble être aussi important chez Deficiency, vu que c’est aussi le même graphiste qui a fait l’artwork du nouvel album (Ludovic Cordelières – Rusalka Design).
VH : Tout à fait, c’est encore le même graphisme et comme on a l’habitude de sortir des concept albums. Le précédent en était déjà un et celui-ci est la continuité de l’histoire qu’on racontait sur « The prodigal son »…

Mfk : … sur l’humanité ?
VH : Toujours, oui. C’est un petit la seconde chance proposée à l’humanité suite à sa prise de conscience, de son autodestruction sur le précédent album.

Mfk : Et tu vois comment son avenir ?
VH : (il réfléchit) Quand je suis là (au Hellfest), je me dis que ça va… Mais si on commence à développer le débat, je pense que l’interview va durer tout le festival (rires)
Mfk : ça fera l’objet d’une autre interview : revenez déjà jouer en Rhône-Alpes (rires)

 

Fourre-tout et autres déconnes :

Je vais te donner quelques noms de groupes : desquels Deficiency se sent le plus proche ?
Annihilator ou Tankard ?
VH : Moi personnellement Annihilator, mais en tant que groupe, plutôt Tankard.

Mfk : Coroner ou Kreator ?
VH : Kreator !

Mfk : Soilwork ou Onslaught (avec qui ils ont joué au Lyons Metal Festival) ?
VH : …
Mfk : Soilwork non ?
VH : Je n’ai rien dit (rires)

Mfk : Trivium ou Machine Head ? On a tendance à vous comparer avec les deux…
VH : Oui, mais personne dans le groupe n’écoute Trivium…

Mfk : les frères ennemis : Metallica ou Megadeth ?
VH : Deficiency parlant : Metallica. Personnellement parlant : Megadeth

Mfk : Demain, on te propose de jouer dans le plus gros festival du monde mais de ne jouer qu’un seul titre : lequel prends-tu ?
VH : « Another fail to come », le troisième de l’album.

Mfk : Quels albums penses-tu t’acheter au Metal Market ?
VH : « Arisen new era » de Khronos et « Barton’s odyssey » d’Atlantis Chronicles. J’ai pour vocation d’être très chauvin et très champêtre (rires). J’achète et je consomme local.

Mfk : Pour faire la première partie de quel groupe te damnerais-tu définitivement ?
VH : Machine Head, c’est déjà fait… Non, je déraille… (rires) ça ne fait pas mec qui pète plus haut que son cul (rires)… (il réfléchit)…
Mfk : Pas facile… Opeth ?
VH : Ca ne collerait pas trop avec notre genre
Body Count !!! C’est une bonne inspiration du moment et même au sein du groupe, c’est un album qu’on se passe en boucle. Oui, là, pour le coup, ça me ferait vraiment plaisir.
Mfk : Ils sont passés il y a deux ans mais je n’ai jamais réussi à atteindre la Warzone…
VH : J’ai eu ouï dire, mais à ce qu’on m’a dit, c’était juste la branlée
Mfk : Je m’en suis bouffé les doigts, pas pratique ensuite pour prendre des photos… (rires)

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Mfk : Quelle suite pour Deficiency ?
VH : Déjà défendre « The dawn of consciouness » sur les planches, essayer de tourner au maximum, essayer de jouer au Hellfest – Ben, si tu m’entends – (rires) et ensuite préparer un petit quatrième quand l’envie sera là…
Mfk : le précédent était en 2013, on va voir pour avant 2021 ? (rires)
VH : Allez, va pour 2019-2020… maximum !

Mfk : Merci à toi, un petit mot pour finir ?
VH : Un très grand merci à toi, un merci aux lecteurs qui nous écoutent et nous suivent et keep thrashin’

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Facebook, Site officiel, Myspace, Twitter, Youtube, Photos Lyons Metal Festival 2017 avec Deficiency.

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