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The Oath – Self Destructed

Le 15 janvier 2011 posté par Gwenn

Line-up sur cet Album


Pierre Leone : Chant, Guitare
Peter Pal : Claviers
Drako : Guitare
Tyrael : Batterie
Carcharoth : Basse

Style:

Death, Black, Heavy, Thrash

Date de sortie:

29 Octobre 2010

Label:

Code 666

Note de la Soilchroniqueuse (Gwenn): 7,5/10

Tout commence en 1999 pour The Oath, à Lyon. Quelques passionnés de musique aux inspirations diverses, quelques années nécessaires afin de se poser dans un line-up stable composé de Pierre Leone (Guitare et Chant), Manu Da Silva (Guitares), Nathaniel Reynaud (Basse et chœurs), Romain Devaux (chant clair) et Christophe Bardon (batterie), et le groupe peut enfin s’exprimer dans toute son énergie. En 2000 sort une première démo de quatre titres, un coup d’essai afin de crédibiliser les premières dates lives de The Oath, et leur musique prend réellement ses premières bases en 2002 avec la seconde démo nommée « Présages… et Ténèbres ». The Oath ne lâche pas le morceau, comme s’ils avaient une côte de bœuf crue dans leurs crocs, et en 2006 sort leur premier album auto-produit, « The End of Times ». C’est celui-ci qui va réellement sortir la formation de son cocon. « 4 », leur second album, sortira un an plus tard et The Oath se stabilise et intègre le label italien Code 666 et c’est en toute confiance que le groupe passe à l’enregistrement du troisième album « Self Destructed ».

Alors que beaucoup de groupes de Black/Death Metal orientent leur Art Work autour du thème de la folie, de la schizophrénie ou de la paranoïa, The Oath ne déroge pas à la règle et la pochette, très « Art Brut » voit se détacher un visage blafard, criant sa souffrance sur un fond de mots écrits à la va vite, sans fin ni sens. La cohérence avec le titre de l’album est validée.

Il est difficile, de mettre une dénomination sur le style musical de The Oath, tant leurs inspirations sont tirées de tous les horizons du Metal. Thrash, Death, Heavy et Black Metal entremêlent leurs riffs et leur histoire à travers les neuf titres de « Self-Destructed« . « End of the Lines » débute en fracassant le cerveau dans des thèmes rapides, incisifs et l’homogénéité de sa tonalité. La voix est agressive et ponctuée d’accents Néo-Metal mais ce dernier n’envahit pas le morceau de manière virale, on en retiendra plutôt la technicité affirmée et un ensemble cohérent. « Embraced » débute tout en clarté et en émotion grâce à des guitares cristallines, plutôt culotté pour un second morceau, mais on sentira ici toute l’originalité de The Oath avec ces riffs inattendus et cette agressivité finalement bien plus extravertie que dans le cadre du premier titre. Quand le Death se marie avec la douceur des claviers… Je pense parfois à des inspirations tirées d’albums de Cradle Of Filth à l’époque de « Midian » dans les arrangements claviers/rythmiques, et j’aime beaucoup les lignes de guitares qui travaillent avec suspense et tensions. Un morceau très complet.
« Alone I Roam », brutal et sans fioritures, martèle les murs et oscille entre Black et Death sur des claviers utilisés intelligemment. Tout en profondeur, c’est avec précision que les notes s’enchaînent. Preuve de toute la maturité du groupe, bien qu’il reste dans les mêmes tons que les premiers. Des battements de cœur introduisent « Way to Nowhere » et on change maintenant de tonalité… avec de très beaux arrangements de départ alliant clavier et profondeur malsaine très Black. Ils auraient pu faire durer l’atmosphère mais le groupe repart dans un Black progressif Thrash assez, je l’avoue, impressionnant. Vient ensuite un morceau instrumental, « Only » où certes, la voix ne manquera pas, l’enchevêtrement des instruments constitue ici tout sauf de la bouillie. Un trou Normand appréciable et bien posé dans l’opus.

« Watch me Bleed », d’aspect plus classique mais à s’y méprendre, car si l’oreille se pose sur les lignes de guitares on y retrouve toute l’originalité de The Oath. L’utilisation des gammes orientales ajoute à la profondeur du titre. Les vocaux un peu plus Neo réapparaissent mais à la manière de grains de sel sur un plat. « Impossible Cure » est incontestablement un titre taillé pour le live. Plus lourd, homogène dans l’agressivité, le rythme, les battements du titre lâchent toute leur énergie dans l’air accentuée par un solo final endiablé. Encore une fois, les claviers s’intègrent de manière réfléchie, rien de trop. Arrive ensuite « White Fields » me confirme que The Oath est réellement un groupe unique, tout ce que j’ai trouvé dans l’album est encore une fois réuni dans ce morceau sans qu’il ressemble à ses prédécesseurs et on terminera par « I an Nothing » et des claviers encore plus travaillés dans leurs sonorités. Une intro empruntée au Heavy qui aboutira sur du… The Oath. Voix Black, puis Death, profondeur, technique, un final digne de ce nom.

Je n’ai pas l’habitude, lorsque je lis la biographie d’un groupe que je ne connais pas, Heavy, Thrash, Death, et Black réunis. Et dans le cadre de « Self-Destructed » j’ai pu retrouver tout ça, dans un ensemble parfaitement maîtrisé. Non seulement The Oath est un groupe que je vais suivre, mais si j’en ai l’occasion, j’espère les découvrir dans le cadre d’un live. Ils dégagent quelque chose de nouveau, une « patte » reconnaissable de loin, et ce n’est pas donné à tout le monde. Un album qui saura séduire les amateurs de musique Metal sans œillères.

Myspace: http://www.myspace.com/theoath666

Site Officiel: http://www.theoath.org/

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