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Stratovarius – Eternal

Le 20 octobre 2015 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Timo Kotipelto : Chant
  • Matias Kupiainen : Guitares
  • Lauri Porra : Basse
  • Rolf Pilve : Batterie
  • Jens Johansson : Claviers
 

Style:

Speed Metal Mélodique

Date de sortie:

11 septembre 2015

Label:

Ear Music

Note du SoilChroniqueur (Wilhelm von Graffenberg) : 9/10

« Sus !!! » Non, je ne dis pas ça pour être grossier, mais juste que c’est le premier mot qui me soit venu à l’écoute du dernier Stratovarius, « Eternal », tant il est épique ! Par contre, pour tomber directement dans le vulgaire, je vais m’exclamer « Putain, ça fait du bien, bordel ! »

Bon, la recette de Strato’, on la connait, elle n’a pas des masses changé depuis des années, et on l’aimait pour ça aussi… Sauf que j’avais réellement décroché de ce groupe qu’on connait – plus  trop besoin de le présenter, les « papas » du speed metal mélodique – depuis les « Elements »… Et ça n’a fait qu’empirer avec le split et le départ de Tolki pour fonder Symphonia. J’avoue que la lueur de mon désespoir s’est éteinte avec cette dreamteam tant j’avais adoré cet unique album qui me ramenait au Stratovarius des grandes heures, inspiré, et en plus avec André « Dédé » Matos au chant… comme un rêve de gosse metalleux qui se réalisait, un Expendables du speed melo. En simultané, le reliquat de Stratovarius mené par Kotipelto qui, de son côté pondait un « Polaris » que j’avais exécré, du faux-Stratovarius qui tentait d’imiter l’original, un ersatz foiré quoi.

La recette de grand-mère avait dû s’égarer quelque part pour nous faire du « plats cuisinés Marie », réchauffé et fade, vite bouffé et… enfin bref, je ne vais pas vous apprendre le processus de digestion et son étape finale.

Mais là, imaginez un « Visions », probablement l’album le plus abouti de la période Tolki-Kotipelto, qui aurait rencontré Rhapsody.  Premier morceau, « My eternal Dream », heureusement qu’on m’a dit « tiens, voila le dernier Strato’ », sinon je me serais demandé au premier riff si on ne s’était pas trompé en m’envoyant le dossier avec un skeud de Freedom Call (par exemple)… Cependant, on retourne assez vite dans les trademarks de Stratovarius, mais ça, ça a illuminé ma journée !

Les (vrais) chœurs, les cuivres… Rien que ça, ça change tout… et surtout, ça apporte une nouvelle dimension à un genre qui avait déjà ce potentiel inhérent d’epicness. Ici, c’est juste suffisamment dosé pour ne pas passer dans du sympho et donner plus de grandeur au genre sans s’enterrer définitivement dans ses poncifs. On retrouve aussi des emprunts à différents autres styles de metal, que ce soit des apparitions de cyber dans les patches de clavier, au core dans certains riffs (oui, ça parait étonnant mais ça teinte dans ce style parfois), au folk (pas dans l’instrumentation mais dans des riffs qui s’y apparentent – le revival d’un genre, originaire de l’Europe du Nord, ça peut laisser des traces)… mais toujours avec parcimonie, comme la pointe de muscade qu’on mettrait dans une carbonara ou celle de cannelle sur une tarte aux pommes, pour rehausser la saveur. Même l’imparable balade, indispensable à un album de Strato, a davantage d’originalité que ce qu’ils ont pu nous proposer ces dernières années, c’est dire… On peut de fait saluer le mimétisme des « petits nouveaux » membres achevé et réussi cette fois-ci, car surement mieux assimilé, mais avec une forme de nouveauté et de fraicheur qui fait que l’endormissement et la narcolepsie dans laquelle le groupe s’était plongé – et nous avait plongé (du moins, moi assurément) – semble être évanouie. L’écoute de l’introduction (et de l’outro également) de « The lost Saga » , morceau fleuve final – si l’on exclut les bonustracks réservées au Japon – de 11 minutes 39 (quand même), ses chœurs, ses enchainements, ses transitions, et l’envie qu’elle procure d’aller bouter de l’orc ou du troll en dira plus que tout discours à rallonge ou laïus que je pourrais tenir ici.

Bref, cet album, on le déguste, on le sirote, on le savoure et, comme on est gourmand, on fait tourner une autre fois « pour le gout ». Mon « putain » de ce début de chronique est en définitive le cri de guerre (et du cœur), inspiré par cette bataille phonique, d’un album qui m’aura réconcilié avec Stratovarius, depuis ces années de brouille inspirationnelle et de « bofitude » (n.f. action de provoquer l’émission d’un « bof » de la part de l’auteur d’un film/livre/morceau/album envers la personne à laquelle ladite « œuvre d’art » était destinée). A écouter… à écouter… Bah, quand et où on veut, et à ré-écouter ad lib jusqu’à épuisement ou intégration d’un HP pour cause de démence total de l’auditeur qui fredonnerait les mélodies des chœurs…

Tracklist :
1. My eternal Dream (6:04)
2. Shine in the Dark (5:05)
3. Rise above it (4:26)
4. Lost without a Trace (5:27)
5. Feeding the Fire (4:12)
6. In my Line of Work (4:18)
7. Man in the Mirror (4:43)
8. Few are those (4:11)
9. Fire in your Eyes (4:14)
10. The lost Saga (11:39)
11. Endless Forest – bonus track jap. (2:16)
12. Giants – bonus track jap. (5:28)

Site officiel http://www.stratovarius.com
Facebookhttps://www.facebook.com/stratovarius
Youtubehttps://www.youtube.com/channel/UCzKNn1SxrLobzWemQ9HItNA
Spotify https://play.spotify.com/artist/1O8CSXsPwEqxcoBE360PPO

 

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