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Saxon – Into the labyrinth

Le 1 mars 2010 posté par celtikwar

Line-up sur cet Album


Biff Byford - Chant Paul Quinn - Guitare Doug Scarratt - Guitare Nibbs Carter - Basse Nigel Glockler - Batterie

Style:

Metal legend

Date de sortie:

12 janvier 2009

Label:

SPV

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller):
9 / 10

Respect :

Ici on ne parle ni d’un combo underground délivrant un album au potentiel prometteur, ni d’un groupe ‘pseudo confirmé’ sortant une bonne offrande, et encore moins d’un grand groupe établi sortant sa Xème galette. Ici il s’agit tout simplement de l’un des trois Monstres composant le trident initial de laNWOBHM. La veuve d’acier poursuit sa carrière démoniaque derrière le charismatique Bruce Dickinsonet avec son gardien du temple Steve Harris; les Tigres de Pan Tang –troisième pointe toujours un tant soi peu moins acérée- sont toujours tapis dans l’ombre ce qui ne les empêche pas de conserver l’instinct animal (2008). Et Saxon déboule avec un dix huitième album studio en trente années de carrière, dix huit mois seulement après un Inner Sanctum qui fut leur meilleur opus depuis une douzaine d’année.

Difficile, presque impossible de remettre la barre de l’appréciation si haute, et de délivrer dans ce « Into The Labyrinth » des successeurs comparables aux petites tueries précédentes que sont « Need For Speed », « State Of Grace », « Let Me Feel You » et consœurs… Mais la bande à Byford prend le pari et relève le gant de main de maître.

Pour conquérir et remporter la mise dès l’ouverture, les Anglais tapent là où cela fait mal et délivrent ce qu’ils maîtrisent le mieux : De l’impressionnant heavy metal épique, volumineux à souhait, au refrain hymnique et exceptionnellement rehaussé de chœurs grandiloquents. Ce « Batallions Of Steel » inaugural est colossal et vous botte le cul d’entrée, sans rémissions possibles. La recette sera à nouveau appliquée un peu après sur un « Valley of the kings », un ton légèrement au-dessous cependant, la prod de l’Allemand Charlie Bauerfeind (Helloween…) peinant à exacerber aussi bien les chœurs féminins que les lignes organiques. On est loin des cotés emphatiques à la Rhapsody et notre sieur teuton préfère rester dans le conventionnel, ce qui est son choix… Mais résolument discutable.

En parallèle à ces deux titres excellents et typiquement saxons, les « Live To Rock » et « Slow Lane Blues», plus burnés cousins kangourous australiens, nous ramènent quand même aux racines hard rock blues. Et le ptit écolier en short a du vérifier si ce premier single n’était pas issu de sa discographie ; ce dont il aurait pu s’enorgueillir… Du bon speed qui fracasse avec « Demon Sweeny Todd » ou plus syncopé avec « Come Rock Ages », ce dernier étant à mon sens la petite perle, le véritable brûlot incandescent tirant vers la perfection; et l’on est déjà certains d’une chose. La légende Byford n’a rien perdu du vibrato, de la hargne et de la classe crachés par ses vocalises. Dickinson, Byford, même combat et même longévité dans des registres bien sur différents ; mais P….. que je suis heureux d’avoir vécu cette génération dès son éclosion.

Alors bien sur les rabats joies diront que le restant de ce scud, quoique bien varié et diversifié, est plus conventionnel, sous-entendant par-là une forme de déjà entendu, voir d’usure. Ce qui ne sera pas totalement faux tant les « Protect Yourself » -s’illuminant tout de même de soli déchirants- ou autres «Hellcat » aux lourdeurs corrosives et aux guitares saillantes se dévoileront plus lentement , retardant leurs appréciations profondes. Mais en fait la véritable conclusion à tirer sera plutôt que Saxon reste le monstre légendaire qu’il est. Les british n’ont pas vendu leurs âmes au diable, et tout en restant fidèles à leur racines ayant fanatisé des décennies d’accros, ils se permettent de s’ouvrir à la nouveauté et de se faire plaisir. Ne me contredira pas le « Coming Home » de clôture, version bottleneck route 66, ou le père Biff nous bluffe jusqu’à la moelle en soufflant une véritable bourrasque texane.

Même si cet Into The labyrinth est une once au-dessous de son prédécesseur quasi-culte Inner Sanctum, le guerrier mythique est non seulement bien vivant , mais surtout dans une force de l’age où s’épanouie la maturité. Du bon, du vrai, de l’ancien, du nouveau; et une clameur qui enfle et gronde depuis bien longtemps sans jamais décroître… Le conflit générationnel s’annonce ardu au sein des familles de métaleux ; et choisir un camp, entre les fils ne jurant que par le Thunder God Viking desAmon Amarth ou les pères leur renvoyant le « Heavy Metal Thunder » Saxon parait plus qu’utopique. N’en déplaise aux détracteurs, les crusaders n’ont pas encore pondu la galette de trop, et comme en 2007 où ils ravagèrent Wacken, un seul mot s’impose à tous :

Respect.

Site Internet : www.saxon747.com
Myspace : www.myspace.com/planetsaxon

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