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Origin – Unparalleled Universe

Le 5 août 2017 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


Paul Ryan : guitare, chant Jason Keyser : chant Mike Flores : basse, chant John Longstreth : batterie

Style:

Brutal Death Métal Technique

Date de sortie:

30 Juin 2017

Label:

Agonia Records

Note du SoilChroniqueur (Arno) : ??, !!/10

Bon… Cela fait déjà un paquet d’écoutes et je ne comprends toujours pas ce qu’il se passe avec ce nouveau Origin, si ce n’est qu’il me colle la migraine. « Unparalleled Universe » est probablement l’un des albums les plus attendus cette année, j’ai lu un peu partout que le précédent, « Omnipresent », avait déçu alors que moi je le trouve toujours très bon, du coup j’ai l’impression que plein de gens ont mis tous leurs espoirs dans ce nouvel album, tous sauf ceux qui sont restés bloqués sur la période Relapse et qui ne jurent que par « Echoes of Decimation ». Je ne peux pas leur donner tort non plus.

La recette d’Origin, on la connaît : elle est à base de superlatifs. Tout y est poussé à son paroxysme et la musique ne peut qu’entraîner des avis tranchés, admiration ou détestation. Pas de juste milieu possible. Et moi, même si j’essaie de garder un œil critique, je suis tout de même dans l’admiration. En effet, j’ai le sentiment que le groupe a encore repoussé les frontières du possible (« Infinitesimal to the Infinite » ou l’écœurant « Dajjal »), renforçant ainsi leur statut d’intouchable.

Mais au-delà de cette septième démonstration de vélocité technique en format LP, Origin parvient-il néanmoins à apporter un peu de neuf ? À renouveler sa définition de l’extrême ? De prime abord, non. Il faut dire que tout va tellement vite, chaque seconde étant chargée de notes jusqu’à la gueule, que cette intensité constante tant à nuire au discernement. Jamais un silence, une pause, une respiration, comme si les musiciens avaient peur de jouer un truc qui serait à la portée du premier connard avec dix ans de pratique d’un instrument derrière lui…

Pourtant, si l’on occulte les sweeps, les blasts, les micros riffs qui jaillissent comme autant de missiles pointés sur des espaces insondables, il y a bel et bien un peu de nouveauté. Sur un titre. « Unequivocal ». 9 minutes 54. Vous pourriez me dire qu’il y avait déjà les sept minutes de « Consequence of Solution » sur « Entity » mais ça n’a rien de comparable car, pour la première fois, Origin crée une atmosphère qui n’est pas redevable à l’ultra-brutalité. Et quand ça part, à la cinquième minute, sur cette putain de rythmique mid-tempo aussi écrasante que spatiale, là on se dit alors que les types viennent de découvrir un truc qui pourrait bien changer, non pas la face du monde, il ne faut pas déconner, mais l’orientation musicale des futurs disques. Ce compromis parfait entre la puissance et l’ambiance, c’est peut-être bien ce qui pourrait éviter à Origin de définitivement tourner en rond.

Sinon, je n’ai rien à dire sur la reprise de Brujeria. Qu’est-ce qu’elle fout là ? À part gâcher la fin du disque et briser l’acmé du morceau précédent, je ne vois pas.

Tracklist :

01 : Infinitesimal to the Infinite
02 : Accident and Error
03 : Cascading Failures, diminishing Returns
04 : Mithridatic
05 : Truthslayer
06 : Invariance under Transformation
07 : Dajjal
08 : A Burden of Prescience
09 : Unequivocal
10 : Revolución (Brujeria cover)

Site officiel : https://www.originofficial.com/band
Facebook : https://www.facebook.com/Origin

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