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Necronomicon – Advent of the Human God

Le 1 juin 2017 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


  • Rob "The Witch" : Chant, Guitare
  • Mars : Basse
  • Rick : Batterie

Style:

Black Metal Symphonique

Date de sortie:

18 Mars 2016

Label:

Season of Mist

Un album, deux avis !!!!

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 6/10

Est-ce le Black Metal symphonique qui commence à tourner en rond ou juste les compositeurs qui n’ont pas de réelle envergure de démarcation ? J’avoue me poser la question avec Advent of the Human God de Necronomicon, qui ne réveillera pas franchement les morts à première – ou énième – lecture.

Tout le monde à des influences notoires et évidentes, quel que soit le domaine de compétence dans lequel on agit. Chacun a ses maitres à penser en mètre étalon. Mais autant on peut s’inspirer de ses maitres, autant mettre l’inspiration au service du calquage n’a pas d’intérêt, si ce n’est de faire croire qu’on veut égaler le maitre sans s’y mettre réellement. Partant de ce principe, je dirais donc que cet « avènement du Dieu humain » avait déjà débuté par les œuvres de Dimmu Borgir et de Celtic Frost mais aussi Deicide, avec pour premiers sbires Necronomicon. En effet, ces groupes sont tous de la même période, sachant que le groupe québécois Necronomicon existe depuis 1988, mais autant généralement je ne fais du comparatif que pour axer l’auditeur sur l’esprit général de la composition musicale d’un groupe, autant le cas échéant je me vois contraint de faire du comparatif pour chercher les différences assez peu minimes avec les précédents albums… des inspirateurs !

De manière assez navrante, et si l’album sonne éminemment bien – on sent l’expérience du groupe depuis toutes ces années, à plancher sur les balances, le timbre, les couleurs et l’équilibre du tout – on a juste l’impression de réentendre Enthrone Darkness Triumphant et Puritanical Euphoric Misanthropia (de Dimmu Borgir, est-il nécessaire de le re-préciser), de l’alpha à l’oméga de Advent of the Human God, avec des inserts de Death à la Deicide ; pour Celtic Frost, pas besoin de chercher, la cover de « Innocence and Wrath » se suffit à elle-même.

Le plus dérangeant, au vu et su des années de remise en question possible de Necronomicon, c’est cette incapacité – en tous cas pour cet album – à mêler leurs influences pour en faire quelque chose de plus propre et personnellement identitaire, une patte qui leur appartiendrait. Au lieu de ça, on passe d’une intro orchestrale – qui annonce le Bien, pour le coup – à l’enchainement avec le copié-collé de « Mourning Palace » (re-Dimmu) intitulé ici comme morceau éponyme de l’album, en plus musclé et rempli au niveau couleurs orchestrales, donc plus apocalyptique. Puis « The golden Gods » part dans un Death assez classique après la masse sonore et l’épaisseur du précédent morceau – donc ça sonne vide d’un coup. Bon, les descentes chromatiques de cordes en ternaire sur « Unification of the four Pillars », on ne dira pas non plus d’où elles proviennent, hein… Le look des zicos également… Et cætera, et cætera… Bref, revenons à la musique : le tout avec des interludes orchestraux (pour le coup bien foutus car créant une ambiance morbide et apocryphe). « I (Bringer of Light) » est juste un gros foutoir sonore. Le finale « Alchemy of the Avatar » qui se voudrait une sorte de maelstrom tombe directement en désuétude quand on repère la familiarité – je sais qu’on est un peu tous cousins, amis québécois, mais ne tombez pas pour autant dans l’inceste, y compris avec vos idoles quand même ! – plus que flagrante avec Dimmu Borgir – once again – dans les traits de piano dignes de Mustis (« Progenies of the great Apocalypse ») ou même les effets utilisés par Shagrath (« Kings of the Carnival Creation »), parenté clonesque qui gâche forcément le dernier espoir de créativité qu’on attendait du groupe pour cet album. Tout admirateur de Dimmu Borgir sois-je, je ne vois aucun intérêt – ou plutôt j’y vois du désintérêt, en fait – à imiter à un tel point de similitude quelque groupe que ce soit : c’est la banale démonstration qu’on serait juste bon à être remplaçant dans ledit groupe inspirateur en cas de désistement ou de split… mais en jouant en Ligue Deux, et pendant une mi-temps de 39 minutes seulement.

Advent of the Human God est assurément un bon album… s’il avait été composé par Dimmu Borgir à la fin des 90’s. Par conséquent, tout bon soit-il, il n’en restera rien de marquant dans les années à venir, à part le souvenir que cet album est bien joué, avec quelques idées originales pour les orchestrations mais juste et simplement plaisant, sans aucune ambition.

A ne surtout pas écouter après Death Cult Armageddon ou Abrahadabra, sous peine de transformer cette galette en frisbee pour votre Cerbère…

 

Note du SoilChroniqueur (Arno) : 7,5/10

Necronomicon a beau pouvoir s’écrire avec un N majuscule à la fin, ça n’en reste pas moins un nom on ne peut plus commun dans le milieu Metal. Mais bon, les mecs sont canadiens (c’est souvent un gage de qualité), ils en sont à leur cinquième album (le second pour Season of Mist), du coup je remballe mon acidité naissante et prête complaisamment au jeu de l’écoute de ce « Advent of the Human God ».

Et il est loin d’être dégueulasse ce disque, je serai même tenté de dire qu’il est même pas mal du tout ! Bon, il faut d’abord avoir un penchant pour le Black Symphonique, ce qui n’est pas forcément mon cas, et les amateurs de Dimmu Borgir devraient être largement satisfait de l’offrande. Mais ce qui fait que j’accroche, c’est que la couleur dominante reste un Black Death puissant, à la manière d’un Behemoth et de l’école polonaise en général.

Grosse efficacité donc, technique juste ce qu’il faut, avec des arrangements tantôt subtils, tantôt grandiloquents mais toujours justes, qui apportent un plus systématique aux compositions.

Un autre atout selon moi est que le groupe privilégie les titres courts (environ quatre minutes en moyenne), ce qui contribue à maximiser l’efficacité des idées et à ne pas être tenté de répéter inlassablement un riff estimé bon. C’est direct, « in your face » comme il disait.

 

Tracklist:
1. The Descent (1:21)
2. Advent of the Human God (5:25)
3. The golden Gods (4:16)
4. Okkultis Trinity (2:30)
5. Unification of the Pillars (3:30)
6. Crown of Thorns (4:42)
7. The Fjord (4:40)
8. Gaia/Necronomicon (2:45)
9. I (Bringer of Light) (4:06)
10. Innocence and Wrath [Celtic Frost cover] (1:10)
11. Alchemy of the Avatar (5:14)

Facebook: https://www.facebook.com/NecronomiconMetal
Myspace: https://myspace.com/necronomiconmetal
Youtube: https://www.youtube.com/user/necronomiconmetal

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