Communication de nos partenaires

Master – Vindictive Miscreant

Le 28 novembre 2018 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • Paul Speckmann – basse / chant
  • Zdenek Pradlovsky – batterie
  • Alex Nejezchleba - guitare

Style:

Death Metal

Date de sortie:

28 Novembre 2018

Label:

Transcending Obscurity Records

Note du SoilChroniqueur (Antirouille) : 10/10

Le Death Metal est une religion et, comme pour toute religion, un dieu est nécessaire pour ses fidèles. Là, en l’occurrence, il s’agit d’une religion polythéiste car nous avons plusieurs dieux qui se partagent cet Olympe du Metal extrême. Master en est l’un d’eux.

Puisqu’il faut un ou plusieurs créateurs à toutes choses, trônent sur cet olympe Possessed et Death qui ont sortis une démo la même année 1984. Bien que Possessed ai fait un album en 1985, Seven Churches, c’est le Scream bloody Gore plus puissant de 1987 de Death qui sera retenu comme étant LE premier album du genre, auquel il a d’ailleurs donné son nom : le Death Metal. Puis vint s’assoir à côté d’eux… Master avec leur première Rehearsal Demo de 1985. Les rejoindront en 86, Morbid Angel avec sa démo puis Vader en 88 avec le même support. Viendront ensuite peupler l’Olympe Obituary avec Slowly we rot en 89, Morbid Angel assoira sa notoriété avec Altars of Madness cette année-là. Arriveront Deicide et leur album éponyme en 90 suivis la même année d’Entombed et son grandiose Left hand Path ainsi que Cannibal Corpse avec son Eaten back to Life. C’est cette année-là que sortira la première démo de Monstrosity et le premier album de Master au titre éponyme, premier album d’une série de quatorze en comptant ce dernier, mais figurent également au palmarès quatre démos, quatre splits et dix autres sorties comprenant singles, vidéos, live, compilations ou autre EP ; excusez du peu…

Voilà, c’était juste pour placer Master sur le grand échiquier et prendre conscience que nous parlons bien d’un des groupes fondateurs, pionniers du genre, et donc dieux du Death Metal.
Quand on pense acquérir un nouvel album de Master, on sait ce qu’on veut, on sait ce qu’on attend d’eux et on en connait par avance le contenu. Motorhead faisait du Motorhead, AC/DC fait de l’AC/DC… quant à Master, on ne leur demande – et ils ne nous font – que du Master, c’est-à-dire un Death que vous appelez aujourd’hui « old school », primitif et dépouillé avec de forts accents thrash.

Entendre dire que Master fait du Death old school n’est-il pas l’exemple parfait du pléonasme ? Et puis comment peut-il en être autrement ? Les maîtres sont indissociables du genre. Alors oui, ils auraient pu se plier aux diverses modes qui consistent entre autres à ajouter autant de sons que de sous-genres à leur musique, quitte à la rendre indéchiffrable. Ils auraient pu moderniser leur Death Metal et toucher un plus grand nombre de fans, puis moderniser encore jusqu’à en perdre leur identité, tout ça au profit de la notoriété… Mais non : Master est au-dessus de tout ça et ont choisi de rester fidèles à eux-mêmes. D’autres auraient dû en faire autant…

Ce quatorzième Vindictive Miscreant aurait pu sortir en 1998, 2005 ou 2014 tellement la fidélité de composition et de jeu sont au rendez-vous. « Oui mais alors c’est toujours pareil ? », allez-vous demander… Non, pas si simple, pas si simple…

Paul Speckmann, bassiste et frontman à la voix légendaire, dernier représentant du line up originel, a une intelligence d’écriture qui interdit toute superposition d’album. Si la base est la même, le contenu est différent. Paul est toujours entouré, et ce depuis 2004, d’Alex à la guitare et de Zdenek à la batterie et ce qui nous vient aux oreilles est d’abord la musique d’un trio qui se connait par cœur. Les rythmiques s’enchainent, s’entrelacent ou se battent harmonieusement, réglées tel un mécanisme de l’horlogerie chère aux Suisses…

Le premier titre, qui porte celui de l’album, commence par la voix du maître, qui ne fait toujours aucun effort pour articuler et, à l’écoute des premiers riffs, ceux qui ont connu Master et les temps ancestraux que les moins de trente ans ne connaissent pas auront le sourire qui leur fendra la face en deux…

Bordel ! C’est ça le Death Metal originel ! Pas de fioriture, seulement des parties rythmiques simples, à peine mélodieuses, sur une batterie qui refuse de franchir le mur du son…

Ce quatorzième album fera partie de ceux qu’il faudra retenir dans la longue discographie du groupe, soyez en certain, et on le citera comme référence dans une dizaine d’années dans la chronique de leur dix-neuvième album.

Master continue à jouer la musique qu’ils aiment et dans le registre qu’ils ont contribué à créer dans les temps jadis, avec un Vindictive Miscreant qui rend encore une fois hommage au Death Metal originel.

Un album de Master ne se note pas, mais il en fallait bien une…

Tracklist :

01. Vindictive Miscreant (5:06)
02. Actions speak louder than Words (5:40)
03. Replaced (4:35)
04. The inner Strength of the Demon (6:13)
05. The Book (6:19)
06. Engulfed in Paranoia (6:31)
07. The Impossible of Dreams (5:49)
08. Stand up and be counted (4:13)

Site officiel
Page Facebook
Story Instagram
Playlist Bandcamp
Page Myspace

Retour en début de page

Laissez un commentaire

M'informer des réponses et commentaires sur cet article.

Markup Controls
Emoticons Smile Grin Sad Surprised Shocked Confused Cool Mad Razz Neutral Wink Lol Red Face Cry Evil Twisted Roll Exclaim Question Idea Arrow Mr Green