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J.C.Jess – Extra Time

Le 28 mai 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Jc : Chant, Guitare
Juju : Basse
Dédé : Guitare
Kira : Batterie

Style:

Heavy Metal

Date de sortie:

Février 2010

Label:

Auto Production

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller):
7 / 10

En guise de préambule, votre chroniqueur néophyte préféré va se permettre une légère fantaisie déviant viscéralement des carcans des reviews habituelles pour juste vous faire arriver à une petite réflexion systémique. Dans certains -voir nombreux- webzines, les disséqueurs de nouvelles sorties de notre planète Metal préférée arrivent à pondre à la chaine entre cinquante et cent « œuvres littéraires » par mois. Que leur inspiration sophiste soit sans bornes et en osmose avec la démesure de leur connaissance musicale affichée du haut de leurs parfois seulement deux décennies inspire à la fois un profond respect. Et engendre dans les neurones de ceux qui auraient pu être leurs pères une envie indéniable, de parvenir aussi à atteindre le Graal, réussir la quête ; en résumer de faire sienne la « Force ».

Cependant, si vous ne vous êtes pas encore égaré dans les méandres sinueux de mon alter égo surdimensionné, un état de fait me laisse foncièrement sceptique. Comment un reviewer patenté, ou présenté tel quel, peut il afficher autant de talents quels que soient les styles Metal proposés d’une part. Et de l’autre, en parfois quelques heures, assimiler finement une œuvre auditive, avoir un recul conséquent sur celle-ci, pondre ses écrits, et enfin les mettre en ligne sur la toile. Il est de notoriété ancestrale qu’un passionné de Hardcore sera forcément une sommité en Prog ou Black acoustique. Trêve de digressions et fin de cette parenthèse, la finalité étant juste de vous faire saisir ceci : A chroniquer tout et n’importe quoi sous de fallacieux prétextes -du style enrichir une collection personnelle de Cds promos, ou caresser des labels dans le sens du poil-, l’impartialité et l’appréciation laissent place à d’autres considérations moins avouables. Quel est donc l’intérêt réel à disséquer un album de Heavy quand on déteste ce genre ? Réfléchissez y et pensez en ce que bon vous semblera…

Pour enfin entrer dans le vif du sujet, J.C.Jess est le projet solo du guitariste contemporain de Nightmare, Jean Christophe Lefevre. Le sieur a donc déjà le loisir d’officier dans un groupe hexagonal mythique et œuvrant depuis mine de rien 1979 ce qui est déjà en soi un gage de longévité et de qualités intrinsèques. Mais de surcroit, le combo cauchemardesque grenoblois avec sa triplette pondue depuis 2005, « The Dominion Gate, Genetic Disorder, Insurrection », est, n’en déplaise à certains, une réelle pointure. Et à ce titre, on ne peut passer sous silence, cette appartenance de Jc dont l’expérience musicale a été on ne peut plus rodée et ciselée par maints desseins essais métaleux. Le gars a du talent, du charisme, et maintenant « un peu de bouteille » ; ce qui ne gâche rien bien au contraire. En cette triste période de R.I.P Ronnie James Dio, collaborer avec un Jo Amore effigie hexagonale de la même trempe ne peut que s’avérer bénéfique et enrichir le panel du blond chevelu. Nightmare envoie méchamment le grain dans le Heavy Power emphatique sombre et assénant à l’image de légions du soleil levant poussant à l’Insurrection.et provoquant un « Eternal Winter ». La référence était à notifier mais, l’influence s’arrêtera là tant le side project de J.C Jess est différent.

A nouveau réalisé au Savern’ Studio dont il est le propriétaire, le savoyard après deux albums à la réussite et l’intérêt croissants –Matter in Your Hand en 2007 et Wake Of The Dead l’année suivante- revient donc avec ce Ep. Une piqure de rappel visant à vous faire patienter avant la sortie du prochain opus prévu en fin d’année certes, mais qui se prévaudra d’afficher cependant un joli petit éventail d’ingrédients bien appréciables. Vingt minutes et cinq titres bien envoyés et bien sentis qui séduiront les adeptes de Heavy traditionnel contrairement à l’artwork cover proposé qui devrait faire se gausser, voir gerber, un Jean Pascal Fournier. Mes plus plates excuses auprès des savoyards, mais à une époque mondialiste ou chaque détail à son importance, cette pochette parait trompeuse sur le contenu et d’une subjectivité bien fade. Mais passons, comme on dit, sur les gouts et les couleurs…

Une seconde divergence d’opinion verra le jour quant à la présentation de la musicalité du quatuor s’affichant comme le « futur du Heavy Metal » et se targuant de « proposer quelque chose de nouveau visant à redonner des couilles au genre ». Car dès l’entame du « Give Me more » et son riff bien graisseux bluesy, on nage en terrain bien connu. Rythmique oscillant entre Ac/Dc et le Judas, lourdeur et épaisseur sur un tempo middle, soli bien amenés et finement envoyés ; l’ensemble est compact et fédérateur sans conteste. Mais seul le chant travaillé –Voice coder ?- pourra se prévaloir d’originalité et clamer une légère rupture. Le « temps additionnel » proposé après cette entame aura pour sa part une dualité d’effets. Plus rapide, bien mis en place par une intro au riff saillant, il laissera une impression mitigée quand se pointera un refrain sirupeux aux arrières gouts Pop et amené de manière pouvant laisser sceptique. Notez un manque de puissance certain sur le retour de guitare en écho avant un solo cependant bien dévastateur, et un son de batterie à la « Saint Anger » de qui vous savez. Un titre laissant une impression mitigée et le cul entre deux chaises.

Ces dernières se renverseront brusquement avec la déferlante du W.A.R suivant mettant à mal votre séant. Rapide, conquérant, taillé pour le live avec son refrain hymnique et son solo dantesque, cette track flirtant avec le Speed est le point fort indéniable et le véritable Highlight de cet Extra Time. Une appréciabilité que l’on retrouvera -en partie seulement et malheureusement- sur le « End of A Dream » suivant, et plus particulièrement sur le pont « colossal », aux lettres de noblesse affirmées et a qualifié de grand art. N’empêche que le refrain et les chœurs mielleux pourront une nouvelle fois décontenancer dans un premier temps. Une impression d’ensemble positive qui sera cependant entachée par un « Feelings » de clôture, entendu des milliers de fois et ou seule la prestation lead guitare s’essaiera à sauver la baraque.

Au final, un Ep sympathique mais laissant sur les lèvres un gout un peu amer et inachevé. Un sentiment mitigé généré par un grand écart entre l’excellence d’un « W.A.R », le savoir faire maitrisé d’un « Give Me More », et à contrario la fadeur d’un « Feelings ». Le cheminement d’assimilation auditif pourrait presque laisser présumer que le travail de compositions n’a pas été suffisamment élaboré. Les amateurs du genre, dont je fais partie, y trouveront néanmoins leur compte et plaisir… Maintenant ses détracteurs, dont les chroniqueurs pressés par le temps, risquent d’être moins complaisants et plus virulents.

Myspace : http://www.myspace.com/jcjessmetal

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