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Demilich – Nespithe

Le 21 juin 2015 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Antti Boman : chant, guitare
  • Aki Hytönen : guitare
  • Ville Koistinen : basse
  • Mikko Virnes : batterie
 

Style:

Necropolis Records

Date de sortie:

08 février 1993

Label:

Death Metal

Note du SoilChroniqueur (Arno) : 8.5/10

Aujourd’hui chers amis je vous exhume l’un des albums les plus étranges que je connaisse : Nespithe, unique album des Finlandais de Demilich. Il n’est pas étrange parce que sa musique est complexe ou que les musiciens utilisent des tonnes de gimmicks à la con. Ce phénomène n’est pas non plus causé par le mélange abusif de styles aussi hétérogènes qu’hétérodoxes : ça joue du Death Métal, point barre. Certes légèrement moins basique que ce qui se faisait en général à l’époque (le début des 90’s) mais c’est du sans fioritures.
Dans ce cas, pourquoi parler d’étrangeté ? Parce que Nespithe renvoie directement à la notion même du fantastique tel que la définit Tzvetan Todorov dans son « Introduction à la littérature fantastique » : pour faire simple, ce disque existe mais ce qu’il dégage ne peut s’expliquer avec les lois de notre monde. Cela tient à peu de choses, à une légère et subtile inclinaison vers le bizarre, le non convenu.

Déjà, il y a le chant d’Antti Boman. Si des chiottes bouchées pouvaient parler, elles s’exprimeraient probablement avec cette même voix caverneuse, rauque et pleine d’échos malfaisants. À ma connaissance, c’est un cas unique que la médecine serait bien en peine d’expliquer.
Ensuite, il y a le nom des chansons. Carcass n’a rien inventé en écrivant des titres compliqués alors jetez un œil sur la tracklist car, là, j’ai vraiment trop la flemme d’en recopier un. Ce qu’il y a de sûr, c’est que l’on est fixé sur la santé mentale du quatuor.

Enfin, il y a la musique bien entendu. C’est du Death Métal, nous sommes d’accord mais dans ce registre lourd, sale et poisseux on a rarement fait mieux que ces onze titres de pure mélasse traversés par des fulgurances guitaristiques. Et comme je le disais plus haut, les compositions sont extrêmement complexes pour l’époque, pas tant au niveau de la technicité que de la multitude des ambiances et des changements incessants de climats et de rythmiques.
Un album que je recommande fortement.

Tracklist :
1 : When The Sun Drank The Weight Of Water
2 : The Sixteenth Six-Tooth Son Of Fourteen Four Regional Dimensions (Still Unnamed)
3 : Inherited Bowel Levitation – Reduced Without Any Effort
4 : The Echo (Replacement)
5 : The Putrefying Road In The Nineteenth Extremity (…Somewhere Inside The Bowels Of Endlessness)
6 : (Within) The Chamber Of Whispering Eyes
7 : And You’ll Remain… (In Pieces Of Nothingness)
8 : Erecshyrinol
9 : The Planet That Once Used To Absorb Flesh In Order To Achieve Divinity And Immortality (Suffocated To The Flesh That It Desired)
10 : The Cry
11 : Raped Embalmed Beauty Sleep

Site officielhttp://www.anentity.com/demilich/

Facebookhttps://www.facebook.com/demilichband

 

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