Spread Eagle + Whisky Of Blood (Chambéry, le Brin de Zinc, 15 septembre 2025)

Spread Eagle + Whisky Of Blood (Chambéry, le Brin de Zinc, 15 septembre 2025)

Photos + Report : Metalfreak

Spread Eagle 01

La soirée s’annonçait bien : revivre une nouvelle fois un pur moment de rock ‘n’ roll avec un groupe qu’on n’a plus besoin de présenter tant leur hard rock surpuissant fait des ravages un peu partout : les Américains de Spread Eagle se sont fait un petit arrêt dans notre Brin de Zinc Chambérien pour nous distiller leur musique rugueuse et sauvage, qui a fait leur renommée aux quatre coins de la planète. En première partie, nos régionaux de l’étape Whisky Of Blood qui commence sérieusement à se faire une réputation aux quatre coin de la France. Bref, rock ‘n’ roll, qu’on vous dit !

Whisky Of Blood 28

Inutile de faire de la redite de tout ce qui a déjà été dit lors des précédents live reports de Whisky Of Blood (et si mes écrits sont aussi intéressants que ma conversation lors du concert, autant m’abstenir…) sinon qu’il y avait un batteur  que je ne connais pas, et que le plaisir du show a surtout été de revoir (et déconner un brin – de Zinc – avec eux) Phil et Cyril, qui rivalisent de talent, de bonne humeur communicative et de complicité tant sur scène qu’en dehors. Un bon moment, comme ils savent nous en proposer régulièrement.

Whisky Of Blood 04

Le quatuor est reparti sous des tonnerres d’applaudissements évidemment mérités et la surprise a surtout été de voir leurs fans quitter la salle pour… ne pas revenir ! Dommage pour eux, ils ont loupé le set explosif des Spread Eagle.

Spread Eagle 07

Parce que là, niveau incandescence, on est encore montés d’un cran !
Et les gaillards, même s’ils n’ont sorti que trois albums en trente-cinq ans et que le dernier, « Subway to the stars » date de 2019, leur set est toujours d’une grande qualité ! Quand je parlais de pur moment de rock ‘n’ roll, on y était totalement ! Voir et surtout écouter ce catalogue de riffs n’a fait que confirmer mon regret de ne pas avoir vus ces New-Yorkais l’an dernier au même endroit.

Spread Eagle 06

Musicalement, ça a dépoté sévère. Scéniquement, ça manquait quand même de folie, une indiscrétion a mentionné le long périple que le groupe a fait depuis le matin pour venir à Chambéry, le groupe ayant joué la veille en Angleterre !
Malgré tout, set propre, carré, avec son lot de solos (même de batterie) et de refrains à reprendre à tue-tête avec le chanteur.
Un pur moment de rock ‘n’ roll, qu’on vous dit !!!

[Rétrospective 2025] Soft Scent (Chambéry, le Brin de Zinc, 26 juin 2025)

[Rétrospective 2025] Soft Scent (Chambéry, le Brin de Zinc, 26 juin 2025)

Photos + Texte : Metalfreak

Soft Scent 29

Un gars, deux filles : Anna « MissLucifer » au chant et synthés), Enrico à la batterie et aux percussions (électroniques ou non) et Sara à la basse et aux chœurs, voilà la combinaison gagnante ce soir-là au Brin de Zinc. Le trio Italien Soft Scent nous a proposé son compromis entre darkwave, post punk et synthwave de la plus belle des façons le temps d’un concert.

Un pur régal tant à regarder qu’à écouter tant ces trois artistes transpirent le rock sombre où toute émotion devient exacerbée…

Et le pire, c’est que s’ils reviennent, on y retournera ! Bref, une belle façon de débuter un été et ça mérite bien un retour en images !

[Rétrospective 2025] Conscious Pilot (Chambéry, le Brin de Zinc, 15 mai 2025)

[Rétrospective 2025] Conscious Pilot (Chambéry, le Brin de Zinc, 15 mai 2025)

Photos + Texte : Metalfreak

Conscious Pilot 16

Quand on a un retard considérable dans les live reports, on a recours à une petite facilité, mais chhht, faut pas le dire.
Mai dernier, les Ecossais (Glasgow) de Conscious Pilot nous ont abreuvé le temps d’un concert la Savoie en général et le Brin de Zinc en particulier de leur post punk endiablé, et ça valait bien un petit retour en images. Belle découverte en ce qui me concerne et je ne saurais trop conseiller d’aller jeter une oreille attentive sur leur deuxième EP « Wipe clean« . Brute comme peut l’être l’énergie d’une telle formation, les gaillards se sont lâchés pendant un set brûlant comme un avant gout de la canicule qu’on allait subir dès le mois de juin !

Bref, à revoir !

Emerald Moon (Chambéry, le Brin de Zinc, 13 juin 2025)

Emerald Moon (Chambéry, le Brin de Zinc, 13 juin 2025)

Photos + Report : Metalfreak

Emerald Moon 13

Si je vous disais que j’ai du retard dans mes live reports, vous me croyez ?
Bon, ok, on est début octobre, le concert a eu lieu mi juin avant même que l’été ne commence : si on me disais que je fais un tantinet dans l’abus, je répondrais qu’on n’est pas loin de ne pas avoir tort !
Cela dit, le concert de ce soir-là est de ceux qu’on garde longtemps en mémoire ! Et il y a deux sortes de concerts qui restent longtemps en tête : quand ils sont très mauvais ou quand ils sont très bons ! Et là, le concert d’Emerald Moon, ce soir-là, au Brin de Zinc, est de ceux qui resteront longtemps dans les esprits. Bon, déjà, pour cela, il fallait venir… du coup, je vais me fendre d’un traditionnel « tant pis pour les absents« .

Emerald Moon 09

Je ne vais mentir à personne, j’avais bien vaguement entendu parler de cette formation des Rhône-Alpes sans, et je l’avoue honteusement, prêter plus d’attention que cela. Les « joies » d’un planning overbooké, ceux qui gèrent un média comprendront mon propos.  Cela dit, certains membres ne m’étaient pas inconnus, à commencer par l’excellent guitariste Fabrice Dutour que j’ai eu le plaisir de découvrir un soir d’octobre 2021, dans ce même lieu, avec les excellents Back Roads, dont l’album « II » avait particulièrement plus à la rédaction de Soil Chronicles, et, s’il vous plait, en première partie de Marco Mendoza. Et comme avec Back Roads, le gaillard sait s’entourer : avec le non moins formidable Michaal Benjelloun (Gaelle Buswel Band) en deuxième gratteux, la divine Vanessa Di Mauro au chant, François C. Delacoudre (ex-Laura Cox Band) à la basse et le batteur Laurent Falso (ex-Jack Bon). Autant dire que ça a présagé une belle soirée.

Emerald Moon 06

Et musicalement dans tout ça ?
On est totalement dans le classic rock, Emerald Moon rend un vrai et vibrant hommage à la décennie entre 1975 et 1985, et ce concert n’est ni plus ni moins que la release date de leur premier album « The sky’s the limit » sorti… ce même jour (hep, Chris, t’en a d’autres, des Lapalissades comme celle-là ?) ! Et on ne va pas se mentir, on est à quelques jours de l’été mais il fait déjà une canicule à acheter une maison en viager. Et dans la salle ? La température est encore plus élevée : déjà par la musique, l’ambiance, le timbre – que mon ami Olivier No Limit appelle sympathiquement « le gosier » dans sa chronique – de la chanteuse qui n’a d’égal que sa beauté, la complémentarité des guitaristes, et une section rythmique aux petits oignons, une musique qui oscille entre classic rock, hard rock, blues, laissant exploser une certaine colère par ci, pas mal d’émotions par là (surtout lors des moments acoustiques), beaucoup de feeling… Bref, un pur moment de rock ‘n’ roll. Tu m’étonnes qu’avec une recette pareille, ça matche dans tous les sens.

Emerald Moon 12

Et le chant de Vanessa Di Mauro est bluffant : puissant, d’une justesse à toute épreuve, avec ce qu’il faut de charisme pour tenir sa scène comme une pro. L’histoire dit que ça ne fait que six ans qu’elle est dans la musique, ça donne une idée du travail accompli pour un tel résultat. On pense régulièrement à Thin Lizzy (surtout), Led Zeppelin, Melissa EtheridgePat Benatar ou Lenny Kravitz : quand je disais plus haut qu’on est dans un hommage au classic rock d’il y a 40-50 ans, je résume bien l’atmosphère de la soirée, sensation d’autant plus confirmée que les cinq Artistes (oui, avec un grand A) se sont fendus de quelques belles reprises comme « Ramble on » (Led Zeppelin), « NutBush City limit » (Ike & Tina Turner), « Stay with me » (Faces, le groupe de Rod Stewart et Ronnie Wood) ou évidemment le sublimissime « The boys are back in town » (Thin Lizzy). On a failli avoir droit à un certain « Heartbreaker », toujours du dirigeable, mais il semblerait que la chaleur a eu raison de l’ampli de Fabrice Dutour

Emerald Moon 16

Pour les autres titres, évidemment qu’il a fait la part belle à l’album, et devant une assemblée aussi conquise, ils ont passé magistralement le cap du passage sur scène. Grand concert, vraiment !

Emerald Moon 02

Bref, un concert en tous points réussi, qui valait les 60 kilomètres aller-retour du déplacement, et justifiait l’achat de l’album au merch’. A tel point que je vais me faire, le 11 octobre prochain, le trajet jusqu’au Woodstock Guitares d’Ensisheim pour les applaudir une nouvelle fois ! Un tel coup de cœur mérite bien ça !
(… et promis, je mettrai cette fois-ci moins de trois mois pour en faire un compte-rendu…)

 

Wyatt E. (Chambéry, le Brin de Zinc, 05 mai 2025)

Wyatt E. (Chambéry, le Brin de Zinc, 05 mai 2025)

Photos + report : Metalfreak

Wyatt E. 04

« Des sonorités profondes, relaxantes et majestueuses, construites à partir de synthés hypnotiques et de multiples couches de guitares. Une aventure sonore introspective pour élever vos esprits et nourrir vos âmes. Wyatt E. crée une mixture d’éléments orientaux antiques et d’instruments modernes, créant ainsi un expérience spectaculaire et quasiment méditative« . Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le staff du Brin de Zinc sur l’event du concert pour décrire la musique de ce groupe Belge de drone doom aux sonorités Orientales.

Wyatt E. 18

Tu penses bien qu’avec une telle description, il n’en fallait pas plus pour titiller ma curiosité et c’est happé par l’envie de me soumettre à un voyage méditatif sur ce genre de fond sonore que je parcourais les quelques 40 kilomètres qui me séparent de ce lieu qui m’est cher !

Wyatt E. 07

Ca n’a pas loupé, ce trio, au nom assumé d’un certain Wyatt Berry Stapp Earp (1848 – 1929), chasseur de bisons, officier Américain et Marshal à Dodge City qui a inscrit sa légende lors la fusillade d’O.K. Corral à Tombstone avec Doc Holliday, et ses frères Virgil et Morgan Earp qu’au moins tous les lecteurs de Lucky Luke connaissent, nous a balancé sa musique très lourde, aux titres très longs qui en deviennent lancinants, devant un parterre de spectateurs des plus attentifs.

Wyatt E. 16

Avec des rythmiques pachydermiques au possible, d’une lourdeur à nous donner l’impression de nous faire écraser par un troupeau de rouleau compresseurs tout en nous faisant voyager dans les tréfonds du temps et du Moyen-Orient, le trio aux fausses barbes nous a abreuvés d’un concert aux relents mystiques.
Fascinant, ni plus ni moins !