Spiral Wounds – Shadows

Spiral Wounds – Shadows

Un album, deux avis :

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 7/10

 

Quand le label Great Dane Records m’envoie un album physique à chroniquer (eh oui, il y en a encore et c’est précieux.), il s’agit, en général de death metal, ce qui est le cas en la personne de ce « Shadows » du groupe Italien Spiral Wounds.
Ils pratiquent le noble art du « old school » et là, ma foi, on s’en prend plein la face, car leur musique est rentre-dedans.
Je dirais, pour faire simple quelle s’inspire aussi bien du soleil de la Floride que de celui du grand Nord.
On y trouve les ingrédients suivants : pas mal d’éléments heavy , à commencer par les introductions, genre « pour qui sonne le glas », un riffing death classique qui tisse une toile d’araignée sonique vous enveloppant dans une glue malsaine ; au niveau des vocaux, on a le droit à deux voix qui s’affrontent, entre growl caverneux et timbre fielleux et acide.

Le tout est boosté par une batterie énervée qui aime le blast beat, changeant de tempo fréquemment au sein d’un même titre. Et pourtant ce power trio « fabrique » sa batterie par le biais de machines ; cependant, c’est bluffant, car on croirait entendre un musicien et non « de la programmation ».

Un peu de death n’roll de-ci de-là (« Shadows of murderous death »), car ils doivent bien aimer Entombed, entre le côté ténébreux, voire morbide de leur musique, et son aspect tout en densité violente, ils leur arrivent parfois de lancer un sentiment un peu épique ou mélodramatique (“From bad to worse”) dans leurs compositions.
Comme dit plus haut, c’est un power trio, et comme souvent dans ces cas-là, l’efficacité, l’impact de leur metal extrême ne fait pas semblant : en un mot comme en deux, cela cartonne. Après, rien d’original, mais ils ressentent bien leur musique et vous le font savoir, tant cette galette respire « le true ».
Pas ultra techniciens, mais ils savent accrocher dans vos oreilles, le riff qui tue et vous obsède la pensée (“Human plague”).

Un moment agréable si on peut dire, car, ici, l’atmosphère est chargée d’un sentiment de « c’est la fin ».
À vous.

 

Note du SoilChroniqueur (Antirouille) : 8/10

 

Spiral Wounds est un groupe italien de black death metal actif depuis peu. Ils font paraitre un EP au titre éponyme en 2021 puis Great Dane Records signe leur premier album paru cette fin aout, Shadows .

On retrouvera au chant et pour une fois sans la basse qu’il laissera à PatrizioGiuseppe « Tato » Tatangelo, qu’on retrouve dans bien des projets dont Defechate chroniqué en ces pages fin janvier pour l’album Unbounded.
Comme sur ce dernier, nos italiens ont fait le choix d’un son exempt de modernité, celui –là même qu’on trouvait sur les cassettes démos à un temps où les Alpes n’existaient pas encore. On est certes dans un son boueux mais pas totalement plat, Spiral Wounds ne se refusant pas du relief à leurs compos.

Ça lorgne du côté des marais puants floridiens sans se refuser quelques escapades scandinaves death’n’roll. A ces accents death poisseux viennent se greffer des relents heavy et quelques riffs thrashys bien incisifs.

La voix semble sortie du cul des enfers mais ne rechigne pas à être revendicative et bien caustique pour le coup. La batterie programmée semble organique et se démarque ainsi des beat-box sans âme lançant des « tchoucas tchoucas » à tour de bras sans aucune variation. Les riffs sont assez classiques pour le registres, ne sortent pas des sentiers battus mais sont font le job. Les variations de tempos sont légions au sein d’un même titre, passant d’un blast à te rompre la nuque à un break punitif qui te scotchera sur place.

Spiral Wounds nous envoie un album crasseux à souhait, de ceux qui nous faisaient frétiller dans les âges d’or du style. Pas de réelles surprises avec Shadows, mais bordel que c’est bon !

 

Tracklist :

1. Beneath the Mud (3:11)
2. Dreaming Fears (4:22)
3. Death Painted in the Face (3:16)
4. Declino (4:30)
5. From Bad to Worse (3:55)
6. Human Plagues (4:11)
7. So I Die (3:58)
8. Luminary Clarity (4:27)
9. Hermetic (3:42)
10. Shadows of Murderous Death (6:11)

 

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Egregore – The Word of His Law

Egregore – The Word of His Law

Note du SoilChroniqueur (Arno) : 8/10

Quand deux membres de Mitochondrion et anciens HavocAbriosis ou encore Archspire décident de monter un groupe ensemble, cela devient Egregore, un tout nouveau monstre de black death metal, aussi technique qu’inquiétant.

En moins de trente minutes, « The Word of His Law » fait la démonstration de tout le potentiel du duo et impose déjà ce dernier comme un élément incontournable de 2022. Cela peut sembler déconnant mais j’entends dans la musique du Morbid Angel, des rythmiques parfois slayeriennes, des dissonances à la Voivod, des accélérations purement black contemporain et le tout baignant dans une atmosphère sombre et épaisse de perdition, de blasphème.

Compte tenu du CV des protagonistes, on se doutait bien que le niveau de jeu serait élevé et, sur ce point, aucune des six compositions ne dit le contraire. Mais au-delà de l’aisance, il y a la qualité d’écriture, l’inspiration vocale (les chœurs de « Libidinization of Will Azothic » par exemple) ainsi qu’une vraie vision artistique parfaitement exprimée dans cette sublime pochette.

Je ne dirai pas qu’une telle réussite dès le stade du premier album, c’est du jamais vu, mais avec pareille entrée en matière il y a de fortes chances pour que l’on entende encore longtemps parler de Egregore dont le « The Word of His Law » étouffe la concurrence.

Un disque impressionnant.

Tracklist :

1. The Place and the Time
2. Howling Premonition
3. Exfiltrating the Triangle
4. Reborn as the Word of His Law
5. Libidinization of Will Azothic
6. An Address to Abraxas

https://www.facebook.com/Egregore137/

Ukronakh – Stonewounds

Ukronakh – Stonewounds

Note du SoilChroniqueur (Arno) : 8/10

Les membres d’Ukronakh ont beau avoir traîné dans tout un tas de groupes, je n’en connais aucun. Cela fleure donc bon l’underground ukrainien mais cela explique aussi la qualité de ce premier album : « Stonewounds« .
Car oui la qualité est là, et pas uniquement au niveau de la production et de l’esthétique (le fameux combo « pochette – logo »). Parce qu’en vrai lorsque je me suis ramassé l’intro de « Коли тіні блукають (As Shadows Wander) », je ne m’attendais clairement pas à un truc aussi massif et étrangement aérien, chacune des sept compositions s’inscrivant dans un registre black death légèrement atmosphérique. Par ce dernier qualificatif j’entends que la formation ne joue pas la carte bas du front de la violence extrême mais privilégie les mid tempo écrasants et le développement d’ambiances prenantes notamment grâce à un chant incroyablement caverneux qui fout bien les miquettes mais également capable de grimper dans des registres plus hurlés.

Quand on connaît l’excellence des formations ukrainiennes, on n’est finalement pas si surpris du niveau développé par Ukronakh au cours de ce premier jet. On attend juste la suite avec impatience car si ce n’est là qu’un tour de chauffe, les prochains titres risquent de chambouler l’ordre établi.

Tracklist :

1. Коли тіні блукають (As Shadows Wander) (9:19)
2. Мова моя мохом поросла (My Speech Grew with Moss) (5:45)
3. Де журба обіймається зі злістю (Where Sorrow Embraces Anger) (7:34)
4. Подихом чорних небес (Breath of Black Sky) (6:58)
5. Зорі поміж гілля (Stars Between Branches) (6:14)
6. Мертвою тишою поміж курганами (By Dead Silence Between Mounds) (5:40)
7. Він малював туманом гір (He Was Painting by the Highland Mist) (6:59)

https://ukronakh.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/ukronakh/
https://www.instagram.com/u_kronakh/

Hate – Rugia 

Hate – Rugia 

Note du SoilChroniqueur (Arno) : 7,5/10

 

Hate, cela m’a toujours laissé froid. C’est vrai qu’en termes de concurrents directs à Behemoth et Vader, ce sont les meilleurs et il n’y a qu’à voir l’accueil fait à chacun de leur douze (en comptant ce dernier) albums pour en être persuadé. Les Polonais jouissent d’une grosse côte de popularité, justifiée par la qualité constante de la musique que l’on pourrait résumer ainsi : grosse prod’, grosse technique, gros blasts, gros riffs.
Pour ceux qui apprécient, voire adulent, le quatuor, je ne vois pas en quoi ces neuf nouvelles compositions pourraient les décevoir. Car si le son me semble un peu plus sale qu’à l’habitude, tous les éléments qui font la force de Hate sont à nouveau bel et bien présents. Il y a toujours ces tempos de trépanés à la double grosse caisse, le chant mi figue mi pain aux raisins (ni black, ni death donc) et des compositions qui s’épurent de plus en plus pour maximiser l’efficacité. Moins de riffs mais plus d’impact !

A titre personnel, je ne suis toujours pas convaincu par cette école polonaise mais Hate a la maturité et le savoir-faire nécessaire pour embarquer de vieux grincheux tels que moi.
Evidemment que ça poutre !

 

Tracklist :

1. Rugia
2. The Wolf Queen
3. Exiles of Pantheon
4. Saturnus
5. Awakening the Gods Within
6. Resurgence
7. Velesian Guard
8. Sun of Extinction
9. Sacred Dnieper

 

Myspace : https://myspace.com/hatepoland
Instagram : https://www.instagram.com/hateofficial/
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YouTube : https://www.youtube.com/c/HateOfficialchannel
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Bandcamp : https://hate.bandcamp.com/

Devolution – Consumer

Devolution – Consumer

Note du SoilChroniqueur (Arno) : 7/10

Devolution vient de Toulouse, « Consumer » est son premier album. Le fait que l’on y retrouve un membre d’Antropofago laisse déjà à penser que le niveau va être plus que correct et, effectivement, ces huit compositions sentent très bons !

On comprend vite que les types ne sont pas là pour finasser mais leur black death est plus technique que chaotique. Il fallait donc une production suffisamment claire pour bien faire ressortir les nuances au sein des attaques frontales et, sur ce point, le groupe a parfaitement réussi son coup. Tous les instruments sont bien audibles, c’est clairement du boulot de pros.

Comme de plus en plus régulièrement dans l’Hexagone, les textes sont en français et même s’ils sont difficilement compréhensibles du fait d’un chant grunt, on saluera l’effort et la beauté de certains titres, à l’image de « Ecimer l’âme » qui est fort d’un point de vue imaginatif.

Côté dextérité des musiciens, rien à dire non plus. Ils sont à l’aise tant sur les tempos rapides (majoritaires) que sur les ralentissements plus death, avec de bonnes alternances de rythmiques et un riffing varié par compositions sans qu’on est l’impression de copier coller. Il y a donc un bon boulot d’écriture et ça s’entend à chaque instant.

Tout cela est plus que prometteur !

Tracklist :

1. Aux Portes du Vide
2. Le Poids du Jugement
3. De l’Étincelle à la Conflagration
4. Au Crépuscule de l’Humanité
5. Déliquescence
6. Vestiges
7. Écimer l’Âme
8. Chaos Cérébral

https://devolution-band.com/
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https://devolution-band.bandcamp.com/releases
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