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Maggy Luyten

Le 2 décembre 2018 posté par Metalfreak

Interviewers : Antirouille & Metalfreak
Interviewée : Maggy Luyten
Photos : Antirouille & Metalfreak

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Pour sa rentrée musicale en ce samedi 15 septembre, Metallian RPO faisait venir à la Source, salle fontainoise (38), le très charismatique Kip Winger. Pour ouvrir cette soirée, Gérard Fois montait sur scène pour nous faire découvrir son nouveau projet, Heart of Isolation.

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L’affiche nous promettait ensuite une grande inconnue en ces termes : Maggy & Friends. Maggy Luyten est la chanteuse de Nightmare, soit, mais qui sont ces « Friends » ? Qu’allions-nous voir et surtout entendre ? Les réponses à ces questions ont été au-dessus de ce que nous pensions ou espérions. Les musiciens qui ont évolué à ses côtés étaient de ses proches ; des musiciens qui ont ou qui vont partager ou qui partagent encore avec elle des projets musicaux. Ces moments de convivialité, d’émotions ou, pour reprendre des mots qui ne sont pas les miens, « de passion, d’authenticité et de partage » ont été tels que, chez Soil Chronicles, nous avions d’une part envie d’en savoir plus sur ce que nous venions de vivre ce 15 septembre, et d’autre part de vous faire découvrir cette prestation si vous n’étiez pas des nôtres ce soir-là.

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Metalfreak et moi-même (Antirouille) avons donné rendez-vous à Maggy aux Studios KNT d’Echirolles (38) et c’est sur une terrasse baignée des rayons d’un soleil qui chauffait encore en ce mois d’octobre, qu’elle s’est prêtée au jeu des questions réponses.

Antirouille : Maggy, on se voit aujourd’hui pour parler de cette date du 15 septembre, de ta prestation, mais avant peux-tu nous présenter ton parcours musical ?
Maggy : Waouh ! Tu veux la version longue, courte, moyenne ? (rires)

A : L’épisode avant Nightmare.
M : C’est l’épisode le moins intéressant de ma carrière, mais qui au final était indispensable. Juste avant Nightmare, j’étais dans une période où j’ai un peu tourné le dos au Metal et où j’ai essayé plein d’autres choses car je sortais de plein de déceptions qui étaient liés à des projets metal. J’avais fait l’amalgame entre « le metal » et « ça marche pas ». C’était dû au fait que je n’étais pas toujours avec les bonnes personnes. Sinon, ça fait plus de vingt ans que je fais ça et mon premier groupe, je l’ai eu à quinze ans et au clavier ; j’étais hyper timide, hyper introvertie, on ne dirait pas hein ? (rires) Comme quoi ça se soigne. J’ai commencé à chanter quand mes parents ont déménagé et que j’ai dû quitter mon groupe. J’en ai ensuite retrouvé un qui avait déjà un claviériste et le gars m’a demandé si je chantais, ce à quoi j’ai répondu oui ; j’ai fait un essai qui leur a plu et j’ai commencé comme ça, à beugler dans un micro dans un garage.

Chris Metalfreak : Ça t’a donné le déclic, à savoir « je veux être chanteuse ! » ?
M : A la base je n’ai jamais voulu être chanteuse, j’ai glissé dans le truc. Je voulais être prof, ce que je fais finalement aujourd’hui, puisque je donne des cours de chant. En musique, j’étais plus piano.

A : C’est ton premier amour, le piano ?
M : Oui. Je n’ai jamais eu de cours. Les seuls cours que j’ai eus, c’était avec ma grand-mère : je devais avoir huit ou neuf ans, avec la « méthode rose » dans laquelle il y a du solfège et je n’aimais vraiment pas ça. Un jour, elle s’est mise à jouer quelque chose et moi je l’écoutais et je l’imitais en faisant semblant de lire les partitions et j’ai joué ce qu’elle jouait. Et là, elle m’a dit : « OK, si tu n’as pas envie, on va faire autrement ». A partir du moment où elle a arrêté de vouloir m’apprendre avec les notes, j’ai bien voulu rouvrir le livre et apprendre avec les notes, parce qu’elle ne m’obligeait plus en fait. Ça fait partie de ma philosophie aujourd’hui : si quelqu’un veut apprendre la musique, s’il n’en a pas envie, il ne faut pas l’emmerder avec des notes.

CM : Le peu que j’ai su en musique, je l’ai su par mimétisme : je suis incapable de lire une note.
M : Oui, mais du coup ça limite si tu veux lire une partition. Du coup, j’ai appris, je sais lire la musique.
Sinon, je peux te dire que les beaux projets que j’ai fait c’est Beautiful Sin avec Uli Kusch (Ndr : ex-batteur dans Holy Moses, Gamma Ray, Masterplan, Helloween). Il m’a beaucoup appris, il m’a bien fait grandir dans le monde de la musique dans la mesure où il a été le premier à me dire : « là, ce n’est pas bon ; recommence. »

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Il y a eu Ayreon évidemment, la super expérience que j’ai renouvelée il y a peu. Puis il y a eu Virus IV qui a été un très bel épisode aussi. On est resté plusieurs années à faire de très belles choses ensemble.

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Il y a eu le parcours Epysode qui a été très important, un projet de concept album sur lequel j’ai mis corps, âme, argent, temps et énergie et tout ce que tu veux et qui n’a jamais été reconnu ou perçu de la sorte car je suis restée à ma place de chanteuse. La personne avec qui j’étais en binôme a préféré se garder tous les crédits. C’est juste après Epysode que j’ai eu une période de dégout.

CM : C’est la déception dont tu parlais ?
M : Exactement, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Il y a eu d’autres choses qui ne sont jamais montées à la surface parce qu’on n’a jamais été au bout. Un projet avec Bas Maas qui joue avec Doro maintenant (Ndr : guitariste depuis 2011), on a tout un album qui n’est jamais sorti et ça fait partie aussi des déceptions. J’ai fait plein d’autres choses qui font que j’ai des bagages plein d’expérience. Je pourrais écrire un livre ! (rires)

A : Et Nightmare ?
M : Nightmare c’est une autre thérapie.

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CM : Tu les as rencontrés comment ? Tu as fait un featuring avec eux il y a deux ou trois albums et ça a été une suite logique que tu y sois maintenant ?
M : C’était en 2012, je me souviens, quand j’ai enregistré le duo avec Jo (Ndr : Amore – chanteur de 1999 à 2015) : ça c’était super bien passé, il y a eu un bon feeling, surtout avec Yves (Ndr : Campion – bassiste du groupe et dernier membre du line-up originel). J’étais déjà super fan de leur musique, je kiffais leurs riffs. Ce duo, c’est étrange, je l’ai vécu à la fois très bien et en même temps pas trop. Je suis restée dans la retenue pour ne pas écraser le duo, je n’ai pas pu m’exprimer comme je l’aurai voulu, comme j’en avais envie et je ne suis pas fière de ce morceau. Eux, ils en sont contents mais pas moi du tout.

CM : Tu referais différemment ?
M : Ah oui ! Complètement oui, mais bon…
Quand Yves m’a appelé pour intégrer le groupe, je lui ai dit : « écoute, il faut vraiment que je dorme dessus », parce qu’en fait je n’avais pas forcément envie de refaire quelque chose dans le Metal, puis j’ai bien réfléchi, je me suis dit : « mais t’es une grosse conne ! Arrête de tout mélanger, et puis si c’est les bonnes personnes, ben vas-y : fait toi plaisir ! »

A : Comment est né ce projet Maggy and Friends ?
M : Alors, c’est né d’une proposition de faire la première partie de Kip Winger en acoustique, ce à quoi j’ai répondu oui tout de suite, sans hésiter. Après réflexion, je me suis dit : « je fais quoi au fait en acoustique ? » Puis ça a été vraiment par étape. Au début, je pensais faire quelques reprises avec Gérard (Ndr : Fois qui a ouvert en première partie), faire quelques covers, qu’il allait m’accompagner, et puis ce n’est pas ce que j’avais envie de faire. La date était sur Grenoble, les gens me connaissent ou pas mais, s’ils me connaissent, c’est pour être la chanteuse de Nightmare (Ndr : Nightmare est un groupe grenoblois). Et du coup, faire des reprises devenait un peu relou même si c’est bien fait. Je pars ensuite sur le fait de le faire en solo et de voir si je pouvais faire des reprises toute seule. J’étais avec Kelly, on a essayé une chanson de Nightmare et on s’est dit que ça sonnait bien si je ralentissais, si je changeais un peu l’accord et puis on s’est mis à chanter dessus tous les deux, c’était la première qu’on essayait et on a trouvé ça trop beau. J’ai essayé une deuxième chanson de Nightmare, et ça l’a fait ; j’ai réessayé  » Indifference » que j’avais déjà au piano et puis là je me suis dit : « ça y est j’en ai trois, j’ai un concept » et je suis partie sur le thème de Nightmare en acoustique. Puis j’ai trouvé moyen le fait de le faire en solo, peut-être parce que je ne suis pas assez solide pour ça et, de là, j’ai demandé à mes loulous, Matt (Asselberghs) et Franck (Milleliri) de m’accompagner mais Matt avait un concert avec Sangdragon et Franck avait déjà prévu un truc aussi dans son agenda ce soir-là, donc, mes deux guitaristes me lâchent… Je pense immédiatement à Steven (Segarra) qui avait déjà remplacé Franck et avec qui le contact était super bien passé et on a commencé à bosser ensemble. Avec Steven, ça a vraiment été une belle rencontre cette année ; il y a eu ce concert mais, avant, j’avais donné des cours de chant dans son école de musique, Décibel. Rejoindre ce projet acoustique était devenu une évidence. On combinait cours et répèt’s, on faisait tourner un peu les morceaux et on trouvait ça tellement bien qu’on s’est dit : « et pourquoi pas une petite percu là-dessus ? », et comme j’étais sur Lyon, je pense à mon boom, François, qui est l’ancien batteur de Virus IV. Il me dit OK, il venait d’avoir une annulation pour ce soir-là et donc dispos… bingo ! Je me retrouve à un combo de trois. En deux jours et huit heures de répèt’, le truc était en place ou, du moins, c’est à ce moment-là que j’ai pensé que ça devenait solide, qu’on allait tout dégommer ! Je me dis ensuite que ce serait bien qu’il y ait Yves, parce que c’est quand même du Nightmare que je vais jouer et il me dit oui tout de suite. Après, vu que Niels remplace Piv en ce moment, je me dis que ce serait bien qu’il soit avec nous aussi et c’est devenu de plus en plus Maggy and Friends. Christophe Godin, c’était la cerise sur le gâteau. Je lui ai demandé, ça ne coutait rien de le faire, et depuis le temps qu’on avait envie de rejouer ensemble… Il me répond qu’il n’a rien de prévu ce jour-là et il accepte ! J’étais bénie ! Il comptait venir en spectateur parce qu’il adore Winger ; alors comme il venait, autant jouer quoi ! Je pense que ce projet est le plus facile de tous ceux que j’ai mis en place mais qui n’a pas été sans effort.

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A : Et le duo avec Kelly, ça s’imposait aussi ?
M : C’est tellement l’évidence que je n’en ai même pas parlé, il fait partie de moi donc je n’en parle même plus, c’est horrible. (rires) Mais, oui, ça c’était la base.

CM : Est-ce que c’est appelé à se reproduire ?
M : Eh bien oui ! De là est né un concept merveilleux, pour moi en tous cas. Je vais continuer ce projet, ce concept « Maggy and friends » et ça impliquera que tout sera centré autour de moi. Alors ça peut paraitre un peu prétentieux mais je me comprends. Le noyau c’est moi et, autour de ce noyau, je vais me faire grave plaisir… Ça commence par Christophe Godin avec qui on s’est fait un concert acoustique il n’y a pas très longtemps et puis, si j’ai envie de jouer avec untel, telle chanson, tel musique à tel endroit, hé ben je vais me faire plaisir, tu vois ? En gros le concept c’est : « je me fais plaisir ».

A : Ce ne sera pas forcément avec les mêmes personnes ?
M : Ça va forcément se reproduire puisque j’adore jouer avec eux, mais que la liste ne soit pas exhaustive et que je puisse moi-même dire : « ah ben, avec untel, c’était super bien mais j’ai plus envie… Et, avec untel, ce serait trop bien ». Je suis arrivé à un point de mon parcours où j’ai envie de me faire super plaisir, d’arrêter de me prendre la tête, de ne pas être obligée de trouver un label puis de faire un album et aussi parce qu’on ne vit qu’une fois et que, dans cette vie, il y a encore trop de gens avec qui j’ai envie de jouer. Ce concept me va à ravir parce qu’il est sans obligation. Je joue avec qui je veux, même des gens pas connus avec qui j’ai envie de le faire parce qu’ils ont un putain de talent. C’est la cours de récré, Maggy and Friends !

A : Le répertoire, tu as principalement repris des titres du dernier album ?
M : Oui, que Dead Sun et Eternal Winter, que l’on continue de jouer.

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A : Et les deux autres titres, pourquoi ce choix ?
M : Alors, il y avait « Dawn of a Million Souls« … que j’aurais pu faire tellement mieux. C’était un peu pour marquer le coup, pour dire qu’il n’y a pas que Nightmare dans ma vie et que j’ai la chance de faire partie de la grande famille d’Ayreon. De plus, je kiffe ce morceau et il est le premier titre que j’ai chanté en tant que fan… et c’était Russell Allen en plus ! Il y a dix ans, j’avais dit à Ayreon que s’ils voulaient quelqu’un d’autre pour chanter « Dawn of a Million Souls« , qu’ils pensent à moi et dix ans plus tard, ils m’appellent… Donc, pour moi, cette chanson a une symbolique énorme. Il y a quasi vingt ans d’histoire dans cette chanson.

A : quand tu dis que ça pourrait être mieux, je ne vois pas… En quoi ce titre aurait-il pu être mieux ?
M : Au niveau voix, je pense que ça allait, mais pas au piano. Ce n’est pas ce que je voulais faire et personne n’a rien remarqué car c’est la voix qu’on écoute.

A : « Don’t talk to Strangers » de Dio ; pourquoi ce choix ?
M : Alors, celui-là aussi, il a quinze ans d’histoire. J’ai connu Christophe Godin quand il faisait tous les soli sur l’album Epysode. On s’appréciait et on s’était dit que ce serait trop bien de faire un truc ensemble, et il me disait que je lui faisais penser à Dio, ce qui est déjà un compliment. Par la suite, il m’avait envoyé « Don’t talk to Strangers » en instrumental et je l’avais enregistré en vocal. On se l’était échangé et on n’a jamais été jusqu’au bout de la prod’. Et là, en 2018, on a enfin pu la jouer ensemble sur scène, tous les deux. Tu vois, ce n’était pas un hasard non plus cette chanson.

A : Pourquoi avoir fermé par « Eternal Winter » ?
M : Parce qu’elle a une histoire aussi, cette chanson-là. C’est avec elle que j’ai postulé pour faire partie de Nightmare. Ils avaient vraiment aimé ma façon de la faire. Je me la suis appropriée et, maintenant, je l’aime beaucoup. Il y a des anciennes chansons de Nightmare avec lesquelles j’ai un peu de mal parce que je n’arrive pas à sortir de l’interprétation de Jo, qui avait sa façon à lui, très haut perchée, tandis qu’ »Eternal Winter » est plus posée, plus ancrée dans la mélodie.

A : C’est dur de réécrire un titre en acoustique ?
M : Je ne trouve pas, ça fait partie de moi. Depuis toute petite, je joue du piano et, retrouver des notes à l’oreille, ça devient naturel. J’ai gardé toutes les mélodies du chant et, des fois, en voulant taper un accord, je tapais un truc qui changeait tout car ce n’était pas le bon, et du coup ça sonnait pas mal ; de là, je me mettais à renverser des accords et ça le faisait. C’est comme ça que j’arrangeais les titres.

A : Tu laissais aux autres musiciens carte blanche pour leur partie ?
M : Oui. Guitare, percu, ils ont fait leur truc à eux. Je n’ai rien dit car j’estime que c’est leur instrument.

A : Vous avez monté tout ça en peu de temps ?
M : Deux mois ! Moins de deux mois, même ! J’envoyais les titres à Christophe par WhatsApp et il me les renvoyait aussitôt. On s’est fait une répèt’ ici à KNT le jour même, l’après-midi, pour prendre un peu les repères, se mettre d’accord et go !

A : Comment as-tu ressenti « Inner Sanctum » sur scène ce soir-là ?
M : Pour moi, ce titre à dix mille fois plus de sens en acoustique qu’en version metal. Le fait d’avoir une version acoustique redonne du sens à la version classique.

A : Allez-vous sortir un support physique de ce concert ?
M : Alors, la bonne nouvelle, le papa de Steven avait placé quatre caméras et ça rend super bien. Il a déjà fait le montage et on a le concert filmé. On a récupéré les « tracks » qui ont été enregistrés à la table de mixage, on va recoller tout ça sur les images, faire un montage et commercialiser le truc. Mais je ne sais pas si on va le faire de façon officielle ou si on va garder quelque chose d’officieux et d’unique pour les gens qui étaient là et qui avaient envie de revoir le truc. En tout cas le support physique existe et donc ce moment est immortalisé.

A : Tu me parlais récemment d’Edith Piaf. Quels sont les artistes metal ou non metal qui t’inspirent ?
M : Alors, je peux te parler des artistes qui me hantent. Quand je reprends certains de ces artistes, c’est bizarre mais j’ai l’impression qu’il y a leur âme dans la pièce et qui sont là pour contrôler si tu vas faire ça bien et qui te disent : (Ndr : avec une voix fantomatique) « Je t’autorise à faire cette chanson » (rires) et, quand tu chantes, tu es surpris du son qui sort de toi et tu comprends rien : ça c’est le lâcher-prise. Et comme artiste comme ça, il y a Janis Joplin, Edith Piaf, Led Zeppelin… pas sur toutes les chansons mais genre sur « Kashmir« , « Stairway to Heaven« , et il y a Freddie Mercury. Avec ces quatre-là, je ne pourrais pas te dire pourquoi mais c’est énorme. Après les gens qui m’inspirent sont Russell Allen, Annie Lennox, Billy Joel, Elton John, les Beatles, Bono et U2, Disturbed où j’ai appris à être un peu plus punchy sur ma voix… et il y en a plein d’autres.

A : Je voudrais revenir sur ton duo avec Kip Winger.
M : Oups ! (rires) Trop drôle…

A : C’était prévu ?
M : Non ! Pas du tout ! Ben… j’aurais appris mon texte ! Il m’a eue, en fait ! (rires) La où c’est vraiment l’ironie de toute cette soirée… J’avais dit à Yves qui fait partie de l’orga, en rigolant mais avec une pointe de sérieux, que s’il pouvait m’arranger un duo avec Kip Winger, ça pourrait être sympa. Yves m’a fait part de beaucoup de scepticisme mais qu’il verrait. J’avais abandonné l’idée, en fait. Pendant son concert, j’ai entendu mon prénom mais je ne m’y attendais plus ; punaise, si j’avais su, j’aurais appris ce texte… la honte quoi ! Heureusement que je connaissais le refrain… (Rires) Sinon j’aurais fait des harmonies sur les couplets, on aurait fait des questions-réponses, ça aurait été extraordinaire, mais là c’était totale impro. (Rires)

CM : Est-ce vous avez une actu sur Nightmare ?
M : L’actu du jour, on part en Egypte où on va faire le Metal Blast Festival demain (Ndr : le 27 octobre) et puis, pour l’instant, on va mettre le paquet sur la prod’ de l’album puisqu’il faut qu’il soit prêt pour le printemps. On défendra sa sortie en été, on fera un max de fests et il sera publié fin de l’été.

A : As-tu d’autres projets ?
M : Ouf ! 2018, projets de folie ! J’ai dit oui à trop de choses, il va falloir faire des choix l’année prochaine.

CM : il te reste un mois ! Tu me dis 2018, il te reste un mois… (rires)
M : Ne m’enlève pas le mois en cours, il me reste novembre et décembre. (rires) J’ai le projet avec Christophe Godin, qui est un projet acoustique : on a deux concerts en décembre qui sont prévus vers Annecy ; et le projet Edith Piaf est en stand-by, je n’ai pas le temps.

CM : J’écouterais ça, j’adore d’Edith Piaf depuis l’enfance. Ce sera quoi ce projet ?
M : Alors à la base c’est un projet solo où je fais le piano et la guitare en plus de la voix et je reprends dix-sept ou dix-huit titres de Piaf et, en parallèle, j’ai re-bossé sept ou hiut titres version metal symphonique. Et il y en a une qui est sorti sur youtube, c’est « La foule ».
Mais je n’aurais jamais assez d’une vie pour tout faire, ça y est je commence à l’accepter. (Rires)

CM : Ça fait trois ans que tu es dans Nightmare. Tu as vu la première année qu’il y a eu beaucoup de « Maggy-septiques » quand tu as pris la suite de Jo. Tu les as tous retournés ! Tu vois ça comme une revanche ? Nightmare, c’était Jo ; maintenant c’est Maggy !
M : C’est le but qu’on ne puisse plus comparer. Je pense qu’il ne faut pas cracher sur le passé. Jo avait une vraie image dans Nightmare, parce que l’image d’un groupe, c’est beaucoup le chanteur, et je pense que j’ai retourné la situation et que les gens ont carrément accepté le truc. Mais ça demande du temps car quand tu es un groupe qui dure depuis plus de trente ans et dont le principal chanteur a été Jo, tu ne peux pas effacer ça comme ça ; ça demande du temps. La preuve, c’est qu’on n’a pas encore vraiment réussi à décoller.

CM : Tu avais participé pour Dead Sun ?
M : Oui. Pas musicalement – les compos étaient là – par contre mélodie et textes, oui, beaucoup.

CM : Le prochain va beaucoup plus être ancré « Maggy » ?
M : Il va beaucoup plus être ancré « groupe ». Je ne veux pas tomber dans le piège « Nightmare, c’est Maggy qui dirige ». J’ai compris que si je veux vraiment faire ça, ce serait en solo. Là, on travaille en groupe, on se dit les choses, et ça va être un bon gros mélange de prises de tête, de « moi, je n’aime pas ci, toi, t’aimes bien ça »… On a trouvé un équilibre et on sait ce qu’on veut. La couleur de l’album est définie et elle plait à tout le monde, à nous du moins, et maintenant est-ce que ça va plaire aux fans ? Je pense que l’album sera plus dynamique au niveau des couleurs. Jusqu’à un certain point, tu peux imposer des choses à un groupe, il y a des limites ; si tu veux aller plus loin, tu fais un solo.

A : Maggy, on ne va pas te retarder, tu as un vol pour l’Egypte, milles merci pour avoir pris le temps de nous répondre.
CM : Merci Maggy, bon vol, bon fest.
M : Merci à vous et à bientôt.

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