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In Hell – Satanica Mundi

Le 26 janvier 2019 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • Fab Darkhell – Guitares
  • James Spar – Chant
  • Cédric Van Gele – Basse
  • Olivier Dantreuil – Guitares

Style:

Death/Black Metal

Date de sortie:

25 Janvier 2019

Label:

Mystyk Productions

Note du SoilChroniqueur (Antirouille) : 10/10

L’année 2018 se finissait pour moi sur des sommets avec le premier EP au titre éponyme d’Akiavel, véritable pavé jeter dans le Death Metal avec ses trois morceaux de très haut niveau, laissant présager un avenir plus que radieux au groupe. Akiavel vient de signer chez Mystyk, label à tenir à l’œil et surtout à l’oreille car il a déjà sous son aile des groupes comme le très talentueux Scarlean pour qui il me serait difficile de cacher mon amour pour ces mecs et leur musique, ou bien encore Freitot, Dirtyprotest ou le groupe tout aussi talentueux qui nous intéresse aujourd’hui, In Hell.

In Hell s’est formé dans le Nord de la France en 2014 et nous a envoyé en 2017 son premier scud/skeud plein de haine envers toutes les religions sous la forme d’un EP au doux nom d’Hostis Ecclesiae. Quelques changements sont à noter au sein du groupe, Hélios cède sa place à Olivier à la guitare, Alghol cède la sienne à James derrière le micro et la machine à blast Slave Blaster, qui est pour moi le meilleur batteur d’Algérie, met également un terme à sa collaboration avec le groupe. Il n’est pas remplacé à l’heure actuelle mais il se murmure déjà quelques noms dans la famille In Hell quand à un éventuel remplaçant. C’est donc des parties programmées qui rythmeront Satanica Mundi, premier album toujours rempli de la même haine de la religion, qui sort ce 25 janvier chez Mystyk prod, donc, pour ceux qui auraient déjà décroché.

Satanica Mundi, tout un programme, et il est fort à parier que vous allez en prendre plein la gueule, que vous soyez chrétien, juif ou musulman, pour ne citer que ces trois-là. Si vous croyez en une espèce de Guide Suprême rempli d’amour qui vous dicte votre manière d’être et vous attend après votre trépas, In Hell va vous donner sa façon de penser et ne va pas chercher le dialogue. Ça tombe bien, non ? Car en face, le cherchent-ils vraiment ce dialogue ?

Satanica Mundi ouvre avec « Origin of Occult » et le ton est donné : croyants du monde entier, vous allez effectivement en prendre plein la tronche. Après une petite intro musicale à vous tordre le bide d’angoisse, ça démarre à fond sur un rythme stroboscopique, ponctué par des « father fuck you » et des « god in hell » assénés par une voix venue directe des bas-fonds des enfers blackeux, doublée d’une autre growlée tout aussi infecte jouant le registre Death Metal. Tout comme la voix de James, la musique joue sur les deux registres mais se veut plus inspirée par le Death, emportée par des mélodies anxiogènes nous rappelant des grands noms qui ont marqué le style au fer rouge, Asphyx ou Carcass pour ne citer qu’eux.

Georges Pell, nommé évêque auxiliaire à Melbourne par le pape Jean-Paul II, puis nommé membre du conseil des huit cardinaux par le pape François a tout pour être un saint homme reconnu de ses pairs. Sauf que ce gus-là est en procès pour avoir touché des petits garçons et avoir fermé les yeux sur des attouchements sur mineurs faits par d’autres membres de l’Église. In Hell vous conte cette petite histoire qui, malheureusement, se répète un peu trop, mais avec leurs propres mots que je vous laisse le soin de découvrir… Ne vous attendez pas à de la poésie… Musicalement, ce morceau nous offre de belles cassures de rythme comme on les aime et Cédric est admirable, reléguant la basse au premier plan sur des envolées puant le Heavy Metal malsain. Là, il n’y a pas de bassiste pour la forme : il y en a un et vous allez l’entendre.

« Blasphementes » démarre sur des voix incantatoires pour faire place à celle désincarnée de James sur des riffs thrashy que se renvoient Fab et Olivier, avec, en fond, cette mélodie angoissante propre au Death Metal.

On retrouve ces riffs saccadés sur « Sheol and Hades », sur des rythmes envoutants et malsains complétés par une voix blackeuse détestable, mais aussi sur « Sheitan himself », point fort de cet album. L’ouverture incantatoire est presque radieuse et entêtante et n’est qu’invitation à se joindre au mouvement. Mais tout ceci ne sera que de courte durée car on se prend ensuite en pleine poire ce qui ressemblerait à l’apocalypse. Death, Black et Thrash se côtoient en toute harmonie. Les riffs auraient pu être de Metallica s’ils avaient continué sur leur voie au lieu de choisir la Pop. Les soli sont bien exécutés, la basse est présente et nous fait oublier que la batterie n’est que programmation

Mélodies angoissantes, voix crasseuses à large éventail, soli de haut vol, basse percutante, riffs envoutants… putain, la barre est haute ! C’est con pour la batterie mais ça veut juste dire que le prochain va tout dégommer, de nos oreilles jusqu’aux plus hauts sommets des différents cultes. Cet album est une réussite.

In Hell nous présente ici un chef-d’œuvre avec Satanica Mundi où se mêlent Death, Thrash et Black sur fond de haine antireligieuse. Si l’enfer existe, Satanica Mundi a dû y être créé, dans une des forges de Satan, au bord du Styx.

Tracklist :

01. Origin of Occult (4 :38)
02. KIabbalah (3 :50)
03. George Pell holy Perversion (4:22)
04. Blasphementes (4:45)
05. Sheol and Hades (3:52)
06. The dark Secrets of the Knights Templar (4:57)
07. Sheitan himself (5:26)
08. Bei den sieben Hollen (5:08)
09. Al isra hell (3:38)

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